ANALYSE CHIMIQUE DES BOUES D EILSEÎJ
Acide humique 55,26
Fibres végétales 24, 9é
Matière résineuse fétide 0;74
Terre bitumineuse 0,52
Soufre 5,67
Sulfate de chaux 6,52
Carbonate de chaux 4.99
Eau 921,42
Perte 1,98
Total des matières 1000,00
Gaz hydrogène tulfuré 7,9
Mode d'admi.nistration et dose. Les eauv d'Eilsea se prennent en boisson, en bains d'eau et de boue, en inhalations froides et chaudes et en application locale. L'eau de la source de Georges alimente surtout la buvette d'Eilsen. Soit que l'eau ait un goût assez peu agréable, soit que son odeur sulfureuse prononcée déplaise aux malades, presque aucun d'eux n'ingère cette eau minérale pure. Sa dose est en général de 3 à 4 verres pris le matin à jeun, et de quart d'heure en quart d'heure. La durée des bains d'eau préalablement chauffée à 32 ou à 54 degrés centigrades est do quinze minutes à une heure ; celle des bains mêlés de boue est de \ingt minutes. Quelquefois il suffit d'une application partielle des boues, et alors celte application varie d'une demi-heure à une heure. Le temps passé dans les salles d'inh. dation chaude et froide est d'une demi-heure. On administre l'eau minérale d'Eilsen surchauffée à 54 ou à 55 degrés centigrades quelquefois sur le corps tout entier, quelquefois sur l'une de ses parties. On se contente dans ce dernier cas de l'application de l'eau à la température de la source.
Effets physiologiques et thérapeutiques. L'action de l'ean d'Eilsen, de quelque façon qu'on l'emploie, n'est pas marquée sur les personnes qui n'éprouvent aucun accident nerveux, mais elle est manifestement sédative lorsque le système nerveux est surexcité. Le système sanguin n'est ^uère influencé par l'eau d'Eilsen à l'intérieur et à l'extérieur; cependant cette eau en boisson, en bains et en douches, diminue plutôt les battements du cœur et des gros vaisseaux. Ce résultat est très-probablement produit par les principes fixes et gazeux qu'elle contient, mais surtout par la présence du fer, de l'acide carbonique et de l'hydrogène sulfuré.
Certains buveurs de cette eau mélangée de lait se plaignent, à la suite de son ingestion, de maux de tète quel |uefois violents et de vertiges qui vont jusqu'à l'incertitude de la marche et persistent même pendant la station verticale. Ces accidents indiquent que la dose est trop considérable et que les malades ne doivent boire qu'après avoir laissé l'eau exposée à l'air pendant un certain temps
EILSEN (Eaux minérales de). 47
flour permettre l'évaporation de ses gaz. L'estomac la digère en général facilement, et l'intestin voit augmenter souvent les liquides qu'il secrète : aussi l'eau d"Eilsen en boisson est-elle laxative plutôt que constipante comme le sont la plupart des eaux ferrugineuses. Les sulfates de magnésie et de soude -qu'elle tient en dissolution expliquent ce résultat. Cette eau est sensiblement diurétique et cette action est mise à profit cbrz ceux qui ne jouissent pas de l'intégrité parfaite de leurs voies urinaires. Les buveurs qui ont leurs bronches saines n'éprouvent aucune action physiologique, mais ceux qui ont des liu'yn- "ites, des bronchites ou des catarrhes chroniques, voient leurs crachats modifiés dans leur quantité et leur qualité. C'est certainement grâce à l'hydrogène sulfuré ■que ces résultats sont obtenus. C'est à lui aussi qu'il faut attribuer l'amélioration ou la guérison de certaines affections de la peau ou des membranes muqueuses accessibles à la vue. Les maladies du vagin et de l'utérus, surtout «elles (|ui coïncident avec des lésions aiguës ou chroniques de l'enveloppe cutanée, ou surviennent après leur dispurition, diminuent progressivement, et les douleurs, les malaises, les écoulements blancs qu'elles produisent, cèdent aux lotions et aux injections souvent répétées. Ces eaux conviennent aussi au traitement des ulcères atoniques, aux 0[)hthaImies granuleuses, dont elles diminuent l'inflammation chronique et la suppuration. Elles répriment les bourgeons charnus qui éternisent les vieux ulcères ou les maladies anciennes de la conjonctive palpébrale ou oculaire. Nous venons d'iiKli(pier les effets sédatifs ou calmants sur le système nerveux des eaux d'Eilsen ; il n'y a pas de saison où elles ne montrent leur efficacité dans les troubles neuriques qui accompagnent les diverses formes de l'anémie, de la chlorose et souvent de rhjsténe. Ces alfeclions reconnaissent pour cause une composition du sang qui ne contient plus qu'impaifaitement ses éléments norm 'U\, et alors l'action du principe ferrugineux dissous dans cette eau donne l'expliiation de son efficacité cuiative. Mais ■cette explication est insuffisante lorsque les phénomènes existant du côté de l'innervation sont primitifs, et les autres éléments salins et gazeux de l'eau d'Eilsen ■agissent seuls.
Le ralentissement des battements cardiatjues et artériels que ces eaux déterminent sur l'homme en santé a conduite leur administration utile dans certaines maladies organiques du cœur et des gros vaisseaux.
Le médecin qui dirige la cure ne doit jamais oublier que ces eaux contiennent du fer, et agir avec une grande réserve, sans jamais s'exposer à déterminer des accidents qui pourraient être mortels. Les eaux d'Eilsen, et surtout celles de la source de Georges, sont souvent administrées en boisson avec avantage dans les dyspepsies, les gastralgies, le>. enlcmlgies, les constipations opiniâtres et les hémorrhoïdes internes qu'elles font souvent fluer. La fréquentation de la source de Georges et surtout le séjour <\an!i les salles d'inhalation, et particulièrement dans la salle d'inhalation ihaude, rendent de grands services aux bronchitiques, aux catarrheux, aux asthmatiques, aux emphysémateux qui ne crachent qu'incomplètement et qui sont soulagés de leur dyspnée habituelle à mesure que leur expectoration est plus abondante et plus liquide. L'eau accidentellement sulfureuse d'Eilsen jouit d'une réputation méritée dans les affections humides de la peau; la cure interne doit être associée à la cure externe et au séjour dans les pièces dont l'air e-t s:ituré par les vapeurs et par les gaz qui sont fournis par l'eau divisée qui tombe dans leur bassin. Enfin celte eau est utile, en boisson surtout, lors de l'existence d'affections des voies urinaires dont
48 EISELT.
le symptôme principal est l'augmentalion du mucus ou du pus contenu dans les urines, qui ne tardent pas à devenir plus limpides et d'une composition normale.
Nous négligeons à dessein les vertus souvent vantées de l'eau d'Eilsen propre, selon beaucoup d'auteurs, à rendre fécondes des femmes qui, avant leur usage, n'avaient jamais été mères. Ce que nous avons dit de l'efficacité de ces eaux sulfureuses accidentelles dans certains troubles vaginaux et utérins explique d'ailleurs leur vertu curative. Les boues du bassin des sources d'Eilsen sont mêlées à l'eau des bains préalablement chauffée et s'administrent dans les raideurs articulaires et musculaires consécutives à de grands traumatismes, à l'existence de rhumatismes articulaires et musculaires, à certaines contractures, quelle qu'en soit la cause. Lorsqu'une paralysie d'oripine rhumatismale ou accidentelle est localisée, les boues d'Eilsen chauffées doivent être appliquées topiquement en cataplasmes dont la durée sera plus ou moins prolongée.
La durée de la cure est d'un mois environ.
On exporte peu l'eau des sources d'Eilsen. A. Rotureau.
BiiiLioGRAniiE. — AccuM (C.-F.). Phy.t. cliem. Beschreibiing von der Lage und den Bestandtheilen der Schwefelquelleii zu Eilsen. In Crell's Beilràgen zu den cheni. Annal., Bd. V, S. 450-456. — Westruwb (J.-F.). Beschreibung der Gesundbrunnen u. Schwefelbàder zu Eilsen. llannover, 1808. — IIei.neke (J.). Eilsens Heilquellen. Hannover, 1808. — GesHAiiDr (J.-Chr.). Uebcr die Gas- und Schlammbàder bei den Schwefelquellen zu Eilsen. Berlin, Th. I, 18H ; Th. II, 1812. — Sthoiimeyer in Gilbcrfs Amial. d. Phys., Bd. XXXVIII, S. 468. — WuRZER (F.). Bas Neuente ûber die Schwefelquellen zu Nenndorf, S. 42, 88, 90. — Hupelanh. Uebersichl, S. 173. — Du même. Journal, Bd. XXVII, St. 4, S. 101; Bd. XXX, St. 6, S. 95; Bd. LI, St. 6, S. 114; Bd. LUI, St. 5, h. 126. — Gebhardt (J.-Chr.). Ueber die vonûglichsten Heilkrâfte des Gesundbrunnens zu Eilsen. Biickeburg, 1822. — Du même in Hannôv. Magaz., n^ôS, S. 259-265, 1822. —Du »iême in Hufeland's Journ., Bd. L, St. 2, S. 68-112; Bd. LU, St. 4, S. 115-118. — Zaegel in Hufeland's und Qsann's Journ. der prakt. Ileilk., Bd. LXIV, St. 5, S. 58; Bd. LXVIII, St. 3, S. 118 ; St. 4, S. 102. — Du même. Physikalisch-niedizinische Abhandl. ûber das schwefelliallige M.-Wasser und die Bâder zu Eilsen, von Dr. S. Zaegel. Mit einer Ansiclit von Eilsen. Biickeburg, 1851. — Osann (E.). Physikalisch-medicinisr.he Darstellung der bekannlen Heilquellen der vorzûglichsten Lânder Europas, S. 772-780. Berlin, 1852. — IIelfft ((I.). Handbucli der Balneolherapie. Praktischer Leitfaden bei Verordnung der Minerai quellen , Molken , Seebàder, Klimalischen Kurorte , etc. Berlin, 1857, S. 28-30i. — Dueand-Faruel, Le Bret, Lefort. Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale. Paris, 1800, p. 606-608. — Braun (Julius). Brxumen-Arzt in Uelime-Olynhausen, Systematisches Lelirbucli der Balneolherapie mit Berûcksichtigung der klimalischen Thérapie der Lungenphlhise. Berlin, 1808, S. 126-127. — Delmas et Lauabza. Élude comparative sur les stations de boues minérales françaises et allemandes. Paris, 1872. — Rapport de M. Le Bret à la Soc. d'hydr. méd. de Paris sur cet ouvrage.
EOIBKE (Georg). Né le 17 décembre 1771, à Hambourg, fit ses études médicales à Kiel, oii il fut reçu docteur en médecine en 1794. Il s'était occupé de chimie industrielle et devint inspecteur général des salines du Danemark. Nous ne connaissons ])as la date de sa mort. On cite de lui :
I. Versuch einer systematischen Nomenklatur fàr die phlogistische und antiphlogistische Chemie. Halle, 1793, in-S". — 11. Spécimen inaugurale, sistens analysin chemicam joniium inuriaticarum Oldesloënsium. Kiel, 1794, in-8°. A- D,
EISELT (Johann-Nepomuck) . Nous ne savons que peu de chose sur cet accoucheur distingué. Il fit ses études à Prague et y fut raédecia et accoucheur à la Maternité; on le retrouve plus tard à Policzka, petite ville de Bohême, dont il a publié la topographie médicale et où il était médecin pensionné et vaccinateur. Il y vivait encore en 1872. Nous citerons de lui :
I. Historia rupturaeuteri in xenodochio caesareo regio Pragensi 1829 féliciter sanatae, etc.
EISENMANN. 49
Pragse, 1829, in-8°. — II. Policzka, K. Bohm. Leibqedinqsstadt, in historisch-medhinischtopographischer Beziehung. Prag, 1853, gr. in-8°, pi. liihogr. — III. Die HeilqucUen des Taborer Kreises beschrieben. Tabor, 1859, ia-S". — IV. Elenchus medicamenlorum conipositoruni, specificorum atque arcanorum, etc. Tabor u. Neuhaus, 1840, in-S". — V. Dev Johannisbadur Sprudel, rûcksichtlich seiner Heilwirkungen auf deti menschlichen Orgaiiismus, und dessen Umgebungen. Prag, 1846, in-16, 2. Aufl., Prag, 1858, gr. in-8°. — VI. Nombreux articles et comptes rendus dans le Pra^er Vierteljahrsschr. f. prakt. Medicin. L. Hn.
EISEIV (Les).
'Eisen (Garl-Christoph). Médeciii allemand, né à Nuremberg, le 26 mai 1650 (d'après la Biogr. médicale), en 1648 d'après Jocher, fit ses e'tudes à léna, à Strasbourg et à Bàle, et fut reçu docteur à cette dernière Université en 1673. En 1674, il devint membre du Collège médical de sa ville natale, puis en 1680 fut nommé médecin pensionné à Culmbach. Il mourut de phthisie pulmonaire le 3 février 1690, laissant entre autres :
I. flî'ss. de comate somnolento. Basileae, 1675, in-4°.' — II. Tulissimum piorum refugium in emblemate quodam versibus latinis et germanicis expositum, etc. Norimbergi, 1675^ in-4°. li. Hn.
Eisen von Schwarzenberg (Johann-Georg). Quoique cet auteur soit qualifié de médecin dans diverses biograpbies. nous doutons qu'il eût acquis ses grades en médecine. Né à Bolsingen, en Franconie, le 19 janvier 1717, il étudia la théologie à léna, fut précepteur en Livonie en 1741, puis devint pasteur dans plusieurs petites localités de cette province. Ses émoluments ne lui suffisant pas pour vivre, il exploita sous le nom de t'inclura diilcis un arcane de sa composition. U cultiva en même temps l'économie politique et était sur le point de faire accepter ses idées philanthropiques au czar Pierre III, qui le fit venir à Pétersbourg, lorsque ce prince mourut. 11 réussit cependant à faire abolir l'esclavage en Livonie en 1767, et deux ans après introduisit dans cette contrée l'inoculation variolique. II fut ensuite chargé de surveiller cette opération à l'hospice des Orphelins de Pétersbourg.
En 1771, Eisen von Schwarzenberg inventa l'art de faire des conserves sèches des plantes potagères, puis perfectionna l'art d'établir des herbiers; il réussit moins dans ses tentatives de guérison de la syphilis par les baies de genièvre. En 1775, il renonça à sa place de prédicateur, mais dès l'année suivante en accepta une autre à Terespol, en Lithuanie, où il termina sa carrière le 15 février 1779, On lui attribue entre autres les ouvrages suivants :
I. Die Kunst aile Kûchenkrâuter und Wurzeln zu trocknen und in Kartuse zu packen. Ober-Palen, 1772, in-4°. — II. Die Blatterimpfungskunst erleichtert und den Milltern selbst ûbertragen. Riga, 1774, 2 Hefte in-S". — III. Der Philantkrop, 1777. — IV. Ouvrages de théologie. L. Hn.
EIS£I\IIttAniIV (Les).
Eisenmann (Georg-Heinrich). Professeur d'anatomie et de médecine à l'Université de Strasbourg, naquit dans cette ville le 18 novembre 1693 ; il y commença ses études médicales, puis il alla visiter les Universités de France, de Hollande et d'Allemagne, et y puiser de nouvelles connaissances. De retour à Strasbourg en 1719, il reçut le bonnet de docteur. Le 6 mars 1733, il fut nommé à la chaire de physique et de mathématiques, et le 6 octobre de l'année DTCT. EHC. XXXIII. 4
50 EISENMANN.
suivante à celle d'anatomie et de chirurgie, qu'il occupa pendant vingt ans avec beaucoup de succès. En 1756, il se démit de cette place et passa à celle de professeur de pathologie, dont il remplit les fonctions jusqu'à sa mort, arriver le 16 septembre 1768. Eisenmann était chanoine de l'église Saint-Thomas^ (Dezeim.). Il a publié :
I. Thèses tnedico analomica. Argentorati, 1741, in-4°. — IT. Quaesliones medicœ varii argumenti. Argentorati, 1742, in-4''. — III. De glandula thyreoidea. Argentorati, 1742, in-4°. — lY. Tabulae anatomicae quatuor, itteri duplicis observationcm rariorem sistentes, ex décréta facultatis medicinae argentoratensis in lucem editce. Ibid. Argentorati, 1752, in-fol. L. Hn.
Eisenmann (Gottfried) . Médecin distingué, n é à Wurtzbourg le 20 mai 1795,. était le fd s d'un pauvre cordonnier. En 1810, il commença l'étude du droit, puis de 1813 à 1815 prit part à la guerre de la délivrance et obtint une distinction militaire, après quoi il se livra avec ardeur à la médecine de 1816 à 1821, prit le diplôme de docteur en 1819 et à partir de 1822 exerça la médecine dans sa ville natale. Elève et ami de Schonlein, il fut l'un des adhérents les plus zélés de V école dite naturaliste, qui révolutionna la médecine allemande en se substituant à l'école si stérile dans ses résultats dérivés de la philosophie naturelle ; il suivit son maître jusque dans ses défauts et comme lui tomba dans la systématisation à outrance. Quoi qu'il en soit, ses productions scientifiques,, que nous énumérons ci-dessous, portent le cachet d'un esprit sérieux et trèsjudicieux et présentent une importance pratique réelle.
D'un esprit extrêmement libéral, Eisenmann fut l'un des plus fervents partisans des revendications du peuple allemand, opprimé par ses rois et ses nombreux principicules; il contribua en 1818 à la formation de la Burschenschaft de Wurtzbourg et se livra à des déclamations politiques enthousiastes ; en 1825. le séjour de Munich lui fut assigné par le gouvernement bavarois, puis en 1824 il fut relégué à Carlsstadt près de Wurtzbourg; enfin, il obtint quelque temps après, en 1825, l'autorisation d'exercer la médecine à Wurtzbourg ; mais le 21 septembre 1832 il fut arrêté pour délit de presse, comme rédacteur d'un journal populaire, le Bairisches Volksblatt, et condamné à la prison à perpétuité. Enfermé dans la forteresse d'Oberhaus, près de Passau, puis soumis en 1841 à une captivité plus douce dans la forteresse de Rosenberg, il ne sortit de prison qu'en 1847. L'année suivante lui apporta des dédommagements; il fut nommé par plusieurs collèges électoraux membre du parlement réuni à Francfort et là se montra, comme toujours, le défenseur de toutes les libertés. La ville de Nuremberg lui octroya le droit de bourgeoisie. Eisenmann se retira enfin à Wurtzbourg, vivant en paix du fruit de ses travaux scientifiques, et y mourut le 23 mars 1867, à l'âge de soixante-douze ans. Nous ne citerons de lui que les ouvrages relatifs à la médecine :
I. Der Tripper in allen seinen Formen und in allen seinen Folgen. Erlangen, 1830, 2 vol. in-8°. — II. Prospect zu seinen Schriften ûber die liranhheilsfamilien. Erlangen, 1834, in-8°. — 111- Die Kindbett/ieber. Ein naturhislorischer Yersuch. Erlangen, 1834. gr. in-8°. — IV. Zur Naturgeschichte der Entziindungen. Berlin, 1834, in-8°. — V. Die Krankheitsfamilie Pyra (Schleimhaut-Exantheme) beschrieben. Erlangen, 183i, in-8». — ■yi. Bie vegetaliven Krankheilen und die entgiflende Ueilmethode. Erlangen, 1855, gr. iii go^ — VU. Bie Krankheitsfamilie Typhus. Erlangen, 1833, in-8°. — YIII. Bie Krank heitsfamilie Cholosis. Erlangen, 1836, in-8°. — IX. Bie Priifung der Ilomœopalhie. In Gemeinverstândlicher Sprache vorgetragen. Erlangen, 1856, in-8°. — X. Bie Wundfieber und die Kindbettfieber. Erlangen, 1857, pet. in-S". — XI. Bie Hei/quellen des Kissinger
EISFELD. 51
Saallhales. Physisch, chemisch und therapeutisch beschrieben. Erlangen, 1837, gr. in-12.
XII. Veber Verdunnung und Verditnnen... Bamberg, 1858, gr. in-S". — XIII. Die Krankjieitsfamihe Typosis [WechseLkrankheiten] beschrieben. Zurich, 1859, in-S". — XIV. Die Krankheitsfamilie Rheuma, beschrieben. Erlançen, 1841-1842, 3 vol. in-8°. — XV. Die Hirn-Erweichung. Leipzig, 1842, gr. in-8°. — XVI. Das Friedrichshaller Bitterwasser , dessen Bestandtheile. Wirkung und Gebrauch. Erlangen, 1848, in-8°; 6. Aufl. Coburg, 1867, in-8°. — XVII. Ueau amère de Friedrichshall. ^Vurt2bourg, 1855, in-8". — XVIII. Die Pathologie und Thérapie der Rheitmatosen in génère. ^Vi■|rzburg, 1860, gr. in-8°. — XIX. Die Bewegung-s-Ataxie. yack fremden und eigenen Beobachlungen. Wicn, 1865, gr. in-8°, pi. — XX. Eisenmann a rédigé les Canstalt's Jahresberichte d'abord avec Canstatt, et à partir de 1851 avec Virchow, Scherer, etc. On lui doit encore la traduction d'un grand nombre d'ouvrages de médecine anglais ou français et de nombreux articles dans les journaux de médecine, ainsi que divers ouvrages et articles politiques. L. Hx.
EISEXMEXGEB (Saucel). De son nom latinisé Siderocrates, médecin allemand, né à Bretten (Souabe), le 28 septembre 1554, mort à Bruxelles, le 28 février 1585. Il fit ses études à Wiltemberg, où il fut reçu maître es arts en 1555. Il alla ensuite à Tubingue, y professa les mathématiques, en 1757, et remplit les fonctions de doyen jusqu'en 1563. Reçu docteur en médecine le 51 octobre 1564, il fut médecin du margrave de Bade, de l'électeur de Cologne et de l'évèque de Strasbourg. On a de lui un ouvrage De Methodo Medicorum et Mathematicorum, dans lequel il se montre partisan de l'astrologie appliquée à l'art de guérir {Biogr. Didot). L. Hk.
EISEXSCH.HID (Jea>;-Gaspard). Médecin et mathématicien, né à Strasbourg, le 15 septembre 1656, était le fils d'un potier d'étain. Il se livra d'abord en particulier aux mathématiques, fut reçu maître en philosophie en 1676, et soutint sa thèse de docteur en médecine en 1681, puis il se rendit à Paris, où il se lia d'amitié avec plusieurs savants, entre autres avec Tournefort et Duverney. De Paris il passa en Italie, puis en Allemagne, et revint à Strasbourg en 1684, époque où les honneurs du doctorat lui furent conférés. Une cliute très-"-rave qu'il fit deux ans après le priva de l'usage de ses jambes et le mit ainsi dans l'impossibilité de se livrer à la pratique. Toutes ses facultés se concentrèrent alors sur les mathématiques qu'il aimait passionnément et qu'il cultiva avec assez de succès pour mériter l'estime et l'amitié de Lahire, de Roland et de Cassini, et le titre d'associé de l'Académie des sciences de Paris (1699). Il mourut le 4 septembre 1712. Sauf sa thèse ïliol y.oipa.S(^-j, de ScrofuUs (Arcrentorati. 1681, in-4'') et quelques articles de médecine insérés dans les recueils périodiques, tous ses ouvrages concernent les mathématiques. L. Hn.
EISFELD (JoHA>>-FRiEDRiCH-AuGusr). Né à Heldrungeu, Prusse, le 50 novembre 1767. 11 avait étudié d'abord la théologie et aurait choisi volontiers l'état ecclésiastique, mais il se livrait à la polémique et il publia divers mémoires entachés, paraît-il, d'hérésie, ce qui lui attira quelques remontrances. Il renonça bientôt à ses premières études, et se rendit à \\'ittemberg pour v suivre des cours de médecine. De là, nous le trouvons à Leipzig, où il défendit sa thèse inaugurale en 1801. Il se fi.xa dans cette ville et devint professeur extraordinaire en 1802, fonction qu'il conserva durant vingt ans, jusqu'à sa mort, le oO novembre 1822.
On cite de lui :
I. Spécimen pfiysico-medicum meletamala quaedam ad hislonam naturalem typhi acuti Lipsiae aestivo tempore anni 1799 grassantis pertinentia. Leipzig, 1800, in-4°. — Beylrag