L. ILn
EMGOliAMBA. Nom SOUS lequel les Mexicains du canton de Mechoacan désignent un arbuste que l'on croit être le Solamnn igneum L., et dont les fruits fournissent, par expression, une substance huileuse employée comme résolutive et vulnéraire. Ed. Lef.
EXGOL'EMEIMT. Sous ce nom l'on décrit la lésion déterminée par l'accumulation des matières dans un conduit ou un tissu. Ainsi Vengouement stercoral est dû à l'accumulation des matières fécales. Si cet eni^or^ement a lieu dans une anse intestinale herniée, l'engouement qui en résulte présente les symptômes de la hernie étranglée [voy. Hernie).
L'engouement pulmonaire se caractérise soit par une fluxion aiguë du tissu pulmonaire {voy. Pneumonie), soit par une congestion passive, c'est-à-dire par une stase sanguine {congestion hypostatique) survenant chez les individus débilités, chez ceux dont la circulation est ralentie ou encore dans la période agonique. L. Hn.
E\GOULEVEi\'T. Les Engoulevents, qui pour Linné ne constituent qu'un seul genre {Caprimuîgus), méritent en réalité d'être considérés comme une famille distincte sous le nom de Gaprimulgidés {Caprimulgidœ Vig.). Cette famille n'a pas, comme le supposaient quelques auteurs, de liens de parenté avec les RoUiers ou avec les Hirondelles {voy. ce dernier mot), mais offre des affinités incontestables avec les Martinets et les Oiseaux-Mouches {voy. ce dernier mot et le mot Déodactyles). Les oiseaux dont elle se compose ont le bec profondément fendu, sans échancrures latérales, mais avec la pointe recourbée en crochet et la base aplatie et garnie de soies roides, les yeux gros et saillants, la tête large et enfoncée dans les épaules, le corps allongé, porté sur des pattes extrêmement courtes, les doigts faibles, avec le pouce légèrement réversible, les ailes bien développées et taillées en pointe, la queue tantôt coupée carrément à l'extrémité, tantôt disposée en lyre ou prolongée par des filaments, et le pelage semblable à celui des Chouettes par ses teintes et par sa nature duveteuse. La livrée des Engoulevents est en effet toujours de couleurs modestes et par un mélange de gris, de fauve, de brun et de noir en proportions variables, s'harmonise admirablement avec la nuance du terrain ou avec les teintes de l'écorce des arbres sur lesquels ces oiseaux se tiennent accroupis. Comme les Chouettes et les Hiboux, les Engoulevents ont pour la plupart des habitudes nocturnes ; comme eux ils savent se diriger dans les ténèbres; mais leur bec et leurs pattes sont généralement trop faibles pour qu'ils puissent s'attaquer à des
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animaux rertébrés : aussi fontrils principalement la chasse aux Coléoptères et aux Papillons de nuit. Il paraît cependant que certains Podarges d'Australie [voy. ce mot), plus robustes et mieux armés que les autres Caprimulgidés, poursuivent parfois les petits Passereaux.
Seuls les Engoulevents qui habitent les forêts des contrées tropicales restent pendant toute l'année dans leur pays natal ; les autres et notamment ceux de nos contrées changent de résidence à l'approche de la mauvaise saison et vont passer l'hiver sous un climat plus chaud. A ce moment ils se réunissent en bandes, mais à d'autres époques ils vivent isolés ou par couples, dans les bois, dans les steppes ou dans les jardins. Ils ne construisent pas de nids et déposent sur la terre l'œuf unique ou les deux œufs dont se compose chaque ponte. Ces <Eufs sont tantôt d'un blanc pur, tantôt manques de taches brunâtres sur un fond crème. Les parents, en cas de danger, les transportent parfois d'un endroit à l'autre, en les tenant dans leur gueule énorme, et plus tard ils savent défendre avec la plus grande énergie leurs petits auxquels ils témoignent beaucoup d'attachement.
Les Engoulevents ont un vol silencieux et rapide, mais ils ne s'élèvent jamais à une grande hauteur. Sur le sol, ils cheminent avec une gaucherie singulière et, quand ils sont surpris en plein jour, ils n'essaient aucune résistance, se contentant d'ouvrir la bouche et de pousser des sifflements rauques. Pendant la nuit certaines espèces américaines font entendre aussi des cris rauques ou plaintifs, mais en général les Engoulevents sont des oiseaux silencieux. Ceux que l'on conserve en captivité restent tristement accroupis dans un coin de leur cage, au moins pendant la journée, et sont trop engourdis pour chercher eux-mêmes leur nourriture. Ils sont cependant plus intelligents qu'on ne pourrait le supposer d'aiprès la gaucherie de leurs allures et leur apathie ordinaire.
La famille des Caprimulgidés est représentée sur toute la surface du globe, à l'exception des régions froides des deux hémisphères et de quelques petites îles de rOcéanie. Elle se subdivise en plusieurs tribus : 1° les Podarginés {Podargince Gr.), qui se composent des Batrachostomes des Moluques, des îles de la Sonde et de la péninsule malaise, et des Podarges {voy. ce mot) de l'Australie et de la Nouvelle-Guinée ; 2'^ les Stéatornithinés (Stealornithinœ Bp.)ou Guacharos {voy. ce mot) de l'Amérique tropicale; 3° les Nyctibiinés {Nyctibiinœ Cab. et H.), qui vivent également dans les régions les plus chaudes du Nouveau-Monde; 4° les Caprimulginés {Caprimulginœ Svv.) ou vrais Engoulevents, qui sont presque cosmopolites; 5" les Podagerinés {Podagerinœ Gr.), qui se rencontrent les uns dans l'Amérique méridionale, les autres dans l'Indo-Chine, aux Philippines, à Célèbes, à Bornéo et en Australie.
L'Engoulevent d'Europe {Caprimulgus europœus L.) mesure à l'âge adulte une trentaine de centimètres de long et porte une livrée grise, tachetée et vermiculée de noir, de blanc et de roux. Il se trouve dans toute l'Europe tempérée et il est représenté dans le nord de l'Afrique et dans l'Asie centrale et orientale par des races distinctes ou par des espèces voisines. Dans nos campagnes, on le connaît sous les noms vulgaires de Tête-chèvre et de Crapaud volant. Le dernier de ces noms fait allusion aux formes lourdes et écrasées de l'Engoulevent, qui s'aplatit quelquefois sur le sol; quant à l'autre dénomination, dont Caprimulgus est la production latine, elle repose sur un grossier préjugé. Voyant l'Engoulevent hanter les parcs des Chèvres et des Brebis pour chercher dans les fientes
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des Bousiers et d'autres Coléoptères, les bergers ont attribué à cet oiseau, comme au Crapaud, l'babitude de sucer le lait des Chèvres.
Les Antrostomes {Antrostomus Gould) du Nouveau Monde, dont VA. carolinensis Gm. ou Faucon de nuit est l'espèce la plus connue, ne diffèrent pas beaucoup par leurs formes des Eugoulevents proprement dits, tandis que les Macrodipterj'x [Macrodipteryx Sw.) africains se distinguent par la présence, chez le mâle, d'une longue plume, à tige nue et terminée en palette, qui sort du milieu de l'aile. Dans un genre voisin, chez les Cosmetornis, ces plumes singulières sont aussi développées, mais offrent des taches sur toute leur longueur. Chez les Hydropsaîis du Brésil, ce sont les pennes latérales de la queue qui s'allongent démesurément, ce qui a fait donner le nom spécifique de lyre à une espèce de ce croupe que l'on appelle aussi Hydropsaîis furcifer ou H. torquatus.
Les Ibijaux ou Nyctibius de l'Amérique du Sud sont caractérisés principalement par leur bec triangulaire, extrêmement large à la base, en grande pai'tie membraneux et couvert de soies allongées et de plumes pectinées, avec le bord de la mandibule supérieure dilaté de manière à former une dent obtuse en avant du crochet terminal. Une espèce de ce groupe, l'ibijau géant [Nyclibius grandis Gm.), mesure près de 55 centimètres de long sur 1™,50 d'envergure. Enfin les Engoulevents du genre Podager Wagl. se reconnaissent à leur bec robuste, à bords légèrement relevés et abrité sous des soies courtes et roides, à leur tète très-large, à leur corps épais, porté sur des pattes longues et complètement dénudées. Le type de ce genre, le Podager nacunda V., habite le Brésil, la Guyane, le Paraguay, la Bolivie et la République argentine. E. Oustalet.
Bibliographie. — Gray (G.-R.). List of Spécimens of Birds in the Collection of British Muséum, 1848, part. II, sect. I, Fissii-ostres, et Handlist of Birds, 1869, t. II, p. 53. — Cissix. Catalogue of the Capritnulyidœ in the Collection of the Acad. of Nat. Se. of Philadelphia, 1851, et Notes on an Examination of the Birds of the Family Caprimulgidœ. In Proc. Acad. Nat. Se. Philad., 1851, t. V, p. 175. — Sclater (Ph.-L.). Notes upon the American Caprimulgidœ. In Proc. Zool. Soc. Lond., 1866, p. 123. — Degland et Gebbe. Oniilh. europ., 2= ùdit., 1867, t. I, p. 605. E. 0.
ElVGRAis. Voy. RoRALE (Hygiène).
EXGSTRÔill (Les). Parmi les nombreux médecins suédois de ce nom nous mentionnerons :
Engstrôm (Georg). Né dans la paroisse de Qvillinge (Linkôping), le 20 mai 1795; après avoir servi dans l'armée, il se fit recevoir maître en chirurgie en 1821, puis se fixa à Wadstena, où il fut nommé médecin de l'hôpital central. En 1855, il fut chargé, aux frais de l'ordre des Séraphins, d'un voyage en Danemark et en Allemagne, pour y étudier l'organisation des asiles d'aliénés. Outre des traductions d'ouvrages allemands et un grand nombre de rapports et d'articles dans le SvensJi Làkare Sàllskapet Aarsberàttelse et Handlingar, Engstrom a publié :
Berâttehe afgifwen till k. Serafiner-Ordens-Gillet angaaende aatskilliga utlâiidska Hospitals-Inràttningar och wansinnige personers behandling derslàdes. Stockholm, 1835, in-8°. L- Hn.
EXXEAPHYLLOX. La plante que Pline a nommée ainsi est VHelleborus fœtidus L. Plusieurs auteurs ont ensuite appliqué le même nom à la Dentaire