ERMENGAUD
l'asile de Bendorf, près de Coblence, asile d'abord très modeste qu'il agrandit successivement; en 1866 il y annexa un service pour les maladies nerveuses, puis en 1867 la colonie agronomique d'Albrechtshôhe. Eu même temps, il déploya une grande activité littéraire et produisit une série d'ouvrages et de mémoires qui présentent en général un grand intérêt. En 1855, il fonda, avec Bergmann, Eulenberg et Mannsfeld, le Correspondenzblatt iind Archiv der D. Ges. f. Psych. undger. Psychologie, qne par la suite il dirigea seul. Erlenmeyer mourut à Bendorf eu 1877. Nous citerons de lui :
I. Die Gehirnatrophie der Erwachscnen. Neuwied. 1852, in-S", 3. erweiterte Auflage, ibid., 1857, in-8". — II. Wie sind die See/eiistôrungen in ihrem Beyinne su behandeln? Nemvied, 1860, ia-8°. Mémoire couronné, traduit en sept langues, 5. verm. u. verb. Aufl.. ibid., 1865, in-8. — III. Die subcutanen Injectionen der Arzneimillel, 5. Aufl., >"euwied u. Leipzig. 1806, in-S». — IV. Die Embolie der Hirnarlerien. >'euwied. 2. AuO., 1867. in-S'. — V. Die freie Behandhing der Gemiithskranken, etc. Neuwied, 1869, in-S", 1 pi. — VI. Die luetischen Psychosen in diagnostischer und prognoslischer Be-iiehung. Neuwied, 1876, in-S"; 2. Aufl., ibid., 1877, in-8'. L. Hx.
ERMAN (Les deux).
Eriuan (P.\ul). Physicien allemand, connu par ses travaux sur la physique (particulièrement électromagnétisme, magnétisme, etc.), sur la météorologie, sur la physiologie, etc. II naquit à Berlin le 29 février 1764 et y mourut le 11 octobre 1851. 11 était professeur de physique à l'Université de Berlin (1809) et de 1810 h 1841 secrétaire de l'Académie des sciences de cette ville. 11 obtint le prix de 5000 francs, décerné par Napoléon I*''' au meilleur mémoire sur le galvanisme. Nous nous bornerons à citer de lui des Observations sur le sang chez les 77ioUusques [Ahhandl. d. Berliner Académie, 1816-1817), un mémoire Sur l'ondulation automatique des branchies latérales de quelques bivalves (ibid., 1855), un autre Sur les gaz de la vessie natatoire chez les poissons {Gilbert' s Annalen, Bd. XXX, 1808), Sur la contraction musculaire (ibid., Bd. XL, 1812), Sur quelques modifications des théories hygrologiques {id. ibid.,), etc.
Erman (Georg-Adolph). Eils du précédent, né à Berlin, Je 12 mai 1806, mort le 12 juillet 1877. Il suivit les traces de son père. Il devint, en 1859, professeur extraordiaire à l'Université de Berlin. Erman s'est fait connaître par un voyage scientifique autour du monde, pendant lequel il recueillit les observations nécessaires pour établir sur des bases sérieuses la théorie du magnétisme terrestre; c'est du moins grâce aux observations patiemment notées par Erman que Gauss et Weber purent établir cette théorie. Ce voyage, qui avait duré trois ans, de 1828 à 1850, a été publié dans une relation en cinq volumes avec atlas (Berlin, 1855-1848). Erman continua à s'occuper du magnétisme terrestre, ainsi que des autres branches de la physique et particulièrement de la météorologie. U n'entre pas dans notre plan de citer les publications d'Erman. Nous nous bornerons à mentionner son dernier grand ouvrage publié à Kiel, en 1874, avec la collaboration de Petersen : Gnindlagen der Gaussischen Théorie und die Erscheinungen des Erdmagnetismus in Jahre 1829. L. H.n.
ERIUEI^'G&L'D, en latin Armegandus Blasius. Médecin français, né à Montpellier, florissait en 1514. 11 possédait en son temps une grande réputation d'habileté. Il était le médecin du roi Philippe le Bel.
ERODIUM. 457
Ermengaud connaissait le latin, le grec, l'hébreu et l'arabe, et possédait un certain fonds de science, il a traduit de l'arabe en latin le Cantica d'Avicenne, avec les Commentaires d'Averroès. Cette traduction, revue par Andr. Alpago, fait partie des Opéra d'Averroès, t. X (Venise, impr. chez les Junte, 1555). Il a en outre traduit le Traité de la thériaque d'Averroès, reproduit dans les mêmes œuvres, de plus de l'hébreu en latin, d'après Moïse Maimonides, De regimine sanitatis, ad sidtanum Babijlonix, enfin de l'arabe de R. Moyse le Regimen de asthmate. L. Ib.
ERMERIIVS (Les). Nom d'un grand nombre de médecins hollandais, parmi lesquels :
ErmerinM (Fra^z-Zacharias). Né à Middelbourg, en 1808, reçu docteur à Leyde en 1832, publia successivement divers ouvrages très-remarques. En 1844, il fut nommé professeur de pathologie à Groningue et prononça comme discours d'ouverture : Oratio de veterum medicorum inferpretis miinere a medicis non recusando (Groningrc, 1844, in-8»). Outre la clinique, la pathologie et la thérapeutique, il enseigna l'anatomie pathologique et l'histologie. On lui doit des éditions critiques remarquables d'Arétéc de Cappadoce, d'Uippocrate, etc. 11 mourut du typhus en mai 1871.
I. Diss. de Hippocralis doclrina a prognoslice orinnda. Liigduni Balav., 1852, in-4''. — II. Anecdota medica graeca, ex codiribun Mss. expromsil. Lugduni Itatav., 18iO, in-8°. — m. Hippocratis liber de viclus ratioiie in morbis ncutis, ima cum ohservationihus criticis in Soranum Ephesium de morbis mulierum et arte obstetricia. Lugduni Balav., 1841. — IV. Oratio de perpeluis mateiiac et formae in vita mutabililale ac motu. Groningae, 1851, in-8°. — V. Aretaei Cappadocis quae sitpersunt recens, et illustrata. Groningae, 1847. — VI. Hippocralis et aliorum medicorum veterum reliquiae. Trajecti ad Rhenum, 1859-1864, 3' part. {0-4°. — VII. Continualio epimetri ad editionem Hippocralis. Accedwit nonmilla ad Aretaeum. Trajecti ad Rlien., 1867, in-4°. L. llx.
ER]VDTEL OU ER1\DL (Christian Heinrich). Médecin et botaniste allemand du dix-huitième siècle, naquit à Dresde. Il fit ses études à Leipzig, puis, de 1706 à 1707, voyagea en Hollande et en Angleterre, devint en 1710 médecin à la Cour de Pologne et plus tard premier médecin du roi Frédéric-Auguste. Il vécut longtemps à la Cour et mourut à Dresde, le 17 mars 1754. Erndtel était membre de l'Académie des Curieux de la Nature. On cite de lui :
I. Diss. de usu historiae naluralis exotico-geographicae in medicina. Lipsiae, 1700, in-i". — II. Relatio de itinere kuo anglicaiio et balavo. Lipsiae, 1710, in-8''; Amstelodami, 1711, in-8°. — III. Epistola de fiera Japonica, codice bibliothccac regiae berolinensis rarissimo- Dresdae, 1716, in-4''. — IV. Plantavum civca Scdlicenses thermas elenclius. Norimbergi, 1723, in-8°. — V. Warsavia physica illustrata, sive de aère, aquis, locis cl incolis Warsaviae, etc. Dresdae, 1750, in-4°. L. Hn.
ERODlom {Erodiwn L'Hérit.). Genre déplantes de la famille des Géraniacées, dont les représentants, voisins des Geranium{voy. Géraine), avec lesquels ils étaient autrefois confondus, s'en distinguent en ce que les cinq étamines extérieures, opposées aux pétales, sont réduites à des filets stériles. De plus, les prolongements des carpelles, presque toujours velus à leur face interne, se détachent de l'axe, du sommet à la base, à la maturité, et s'enroulent en spirale dans leur moitié inférieure.
Les Erodium sont des plantes herbacées ou suffrutescentes, répandues dans les régions tempérées du globe. On en connaît une cinquantaine d'espèces dont
458 ERR (Eau minérale d').
la plupart sont douées, comme les Géranium, de propriétés toniques, astringentes, hémostatiques et vulnéraires. Tels sont notamment VE. cicutariiim L'IIérit., qui pullule dans les champs, les friches, les lieux incultes, des terrains sablonneux, et VE. gruiniim Willd., espèce du midi de l'Europe et du nord de l'Afrique.
VE. moschatum Willd. est répandu dans les lieux sablonneux de l'ouest et du midi de la France. Toutes ses parties exhalent une odeur de musc trèsprononcée. Il figurait autrefois dans les officines sous la dénomination à'Herba Moschatœ v. Aciis muscatœ. Ses feuilles étaient fort employées pour préparer des infusions stimulantes, digestives et antispasmodiques. Ed. Lef.
EROS ("Epwî). Ce nom paraît avoir été porté par trois anciens médecins, si l'on s'en rapporte à trois anciennes inscriptions latines citées par Gruner. L'un d'entre eux paraît avoir été le médecin de Julie, iille de l'empereur Auguste; on lui attribue un ouvrage en fort mauvais latin, intitulé : Curandarum segritudiniim mtdiebrium ante et post partum, liber unicus. Ce livre a été encore attribué à Trotula. D'après Gruner, il n'appartient ni à l'un ni à l'autre, mais à un médecin de l'école de Salerne, vivant vers le douzième siècle de notre ère. Cet ouvrage se trouve dans la collection Xldine des Medici antiqui /a/m/, Venetiis, 1547, in-fol., et dans les Scriptores gynœciorum, Basileae, 1566, in-4'', et enfin a été publié avec le De Virgimim statu de H. Kormann, Lipsioe, 1778, in-8". Il n'offre que peu de valeur. L. Hn.
EROTlAi\US ('EpwTtavd;), ou selon certains manuscrits Hérodien ("Hoo^tavôî). Ce glossatcur grec, du premier siècle de l'ère chrétienne, mérite d'être cité pour un ouvrage intitulé : Uepi twv -nap' 'iTt-noy-pÔL-zzi )i;£wv (recueil des mots qui se rencontrent chez Hippocrate). Quelques auteurs pensent qu'Erotianus était médecin. Il vivait probablement à Rome, sous Néron, car son ouvrage est dédié à Andromachus, médecin de ce prince. L'excellent glossaire d'Erotianus fut publié pour la première fois par Henri Estienne dans son Dictionarium medicum, Paris, 1564, in-8°. Eustache en a publié une traduction latine à Venise (1566, in-4''). Enfin on doit à Franz la dernière et la meilleure édition (Leipzig, 1780, in-8»). L. Hn.
ÉROTOnA.NiE. Voy. Aphrodisie et Monomanie.
ERR (Eau minérale d'). Athermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible. Dans le département des Pyrénées-Orientales, dans l'arrondissement de Prades, dans le canton de Saillagouse. L'eau de la source d'Err est transparente et limpide, malgré la couche ocracée qui la recouvre. Elle n'a aucune odeur et les bulles gazeuses qui la traversent sont en petit nombre et d'un petit volume. Elle n'a pas d'action sensible sur les préparations de tournesol. Son goût est légèrement piquant et sensiblement ferrugineux. Sa température est de .8°, 2 centigrade. On n'en connaît pas l'analyse chimique exacte. On sait seulement, d'après Anglada, qu'elle est bicarbonatée et ferrugineuse. Elle est d'ailleurs très-peu abondante. Aussi n'est-elle employée qu'en boisson par les habitants du voisinage qui y viennent en grand nombre se soigner de suites de convalescence accompagnées d'une très-grande faiblesse, d'anémie ou de chlo-
rose. L'eau d'Err, à l'intérieur, est renommée aussi dans les affections uro-poétiques accompagnées de catarrhe, de graviers ou de petits calculs.
La durée de la cure est en général de vingt-cinq jours.
On n'exporte pas l'eau de la source d'Err, dont la température et la composition permettraient pourtant un transport facile. A. R.
ERCJCA. {Eruca Tourn.). Genre de plantes de la famille des Crucifères, dont l'espèce type, E. saliva Lamk, est connue sous le nom vulgaire de Roquette (voy. ce mot). Ed. Lef.
ERUCAGO. Sous le nom à'Erucago segetum Tournefort [Instit., 232, t. 103) a décrit et figuré une plante de la famille des Crucifères, qui est le Bunias Erucago de Linné et des auteurs modernes.
C'est une herbe annuelle, à racine pivotante, commune dans les champs et les moissons du midi de la France, où on l'appelle vulgairement fausse-roquette. Sa tige dressée, rameuse, haute de 3 à 5 décimètres, est couverte, ainsi que les feuilles, de poils courts et de glandes saillantes qui la rendent rude au toucher. Ses feuilles sont alternes, les inférieures pétiolées et roncinées, les supérieures sessiles, linéaires, lancéolées. Les fleurs, assez grandes, de couleur jaune, sont disposées en grappes lâches au sommet de la tige et des rameaux. Ses fruits sont des silicules tétragones, pourvues sur leurs angles de crêtes dentées, très-saillantes.
Cette plante était préconisée autrefois comme incisive et slernutatoire. Elle figurait dans les officines sous la dénomination de Senien et Herba Erucaginis {voy. Rosenthal, Syn. plant, diaph., p. 646). Ed. Lef.
ERUCASTRUM. Genre de Crucifères, établi par Presl {PL Sic, I, 92), mais que l'on considère aujourd'hui comme une simple section du genre Brassica, caractérisée par la silique étroite, à valves convexes ne pi-ésentant qu'une seule nervure longitudinale.
L'espèce type, E. ohtusangulum Rchb. {Brassica Erucastrum L.) est une herbe vivace, à fleurs jaunes, qui croît dans les lieux arides et les décombres et qui possède les propriétés stimulantes et antiscorbuliques des autres plantes de la même famille. Ed. Lef.
ÉRUCTATIOIV. Évacuation sonore par la bouche de gaz provenant de l'estomac. Comme dans le vomissement, la contraction des parois de l'estomac est rarement suffisante pour produire l'expulsion des gaz; le plus souvent l'intervention de la contraction du diaphragme et des muscles abdominaux est nécessaire; c'est un effort qui, comme tout autre, est précédé d'une large inspiration.
Les gaz qui, grâce à leur légèreté spécifique, se sont accumulés dans la région du cardia, à la partie supérieure de l'estomac, s'échappent facilement lorsque le sujet est assis ou debout; s'il est couché, il est souvent forcé de se placer sur son séant pour donner issue aux gaz.
L'éructation se fait la bouche largement ouverte et le bruit qui la caractérise dépend des vibrations des bords du pharynx plus ou moins resserré.
Les éructations trop répétées sont parfois suivies de vomissements {voy. ce mot). L. Hn.
460 ERXLEBEN.
EBUPOVEL. Nom indigène d'une plante de la famille des Cucurbilacées, que l'on vend dans les bazars de l'Inde et qui est employée en décoctions, comme altérante, dans le traitement des alfeclions scrofuleuses et syphilitiques [voy. Ainslie, Mat. méd., t. II, p. 102). Rheede {Hort. malab., t. VIII, p. 23, tab. 12) l'a figurée sous le nom d'Erima-Pavel. C'est le Momordica dioica Roxb. ou bien le Coccinia indica Wight et Arn. [Bryonia grandis L.). Ed. Lef.
ERVA. Nom portugais qui signifie herhe et qui est donné comme prénom à diverses plantes brésiliennes employées en médecine. Ainsi :
L'Erva do ANDOURHiNA est V Euphorbla linearis Retz. {voy. Ecphorbe) ;
L'E. DE BicHo, le Polygonum antihxmorrhoidale Mart. {voy. Polygonum);
L'E. DE cobra, le Mikania opifera Mart. {voy. Mika.nia) ;
L'E. DOS COBRAS, VEuphorbia pilulifera L. {voy. Edphorbe) ;
L'E. DE coLLEGio, V Elepliuntopus Martii Grab., Composée astringente, que l'on emploie contre les inflammations, les lièvres, les dyspepsies, etc.;
L'E. MoiRA, le Solanum nigrum L. {voy. Morelle) ;
L'E. MULAR, le C7'Oton a)iilsyphiliticns Mart. {voy. Croton) ;
L'E. POMBINHA, le Phyllanlhus ISiruri L., de la famille des Euphorbiacées [voy. Phyllanthus) ;
L'E, DO RATo, VlJragoga MarcgraviiU. Rn {Palicoiirea Marcgravii A. S. H.), de la famille des Rubiacées {voy. Palicourea) ;
L'E. Santa Luzia, VEuphorbia hypericifolia L. {E. ophthalmica Pers.);
L'E. TocsTAOu, le Boerhaavia hirsuta >Yilld., de la famille des Nyctaginacées {voy. Boerrhaavia). Ed. Lef.
ERVILIEXS. Infusoires ciliés appartenant au sous-ordre des Hypotriches de Stein, à corps ovale, plus ou moins déprimé, revêtu en partie d'une cuirasse membraneuse et ayant la face ventrale garnie en totalité ou en partie de cils fins ou serrés; à l'extrémité postérieure du corps est un gros cirrhe pointu et mobile; l'œsophage est lisse et rigide. Le noyau est en général ovalaire; les vésicules contractiles sont au nombre de deux ou trois.
Cette petite famille, créée par Dujardin, ne renferme que les genres Erviliael Trochilia. Stein a rangé les Erviliens dans la famille des Chlamydodontides; Saville-Kent en a fait une famille à part voisine de cette dernière. Les Erviliens ne renferment qu'un petit nombre d'espèces appartenant au genre Ervilia, dans lequel les cils sont disposés dans une échancrure de la face ventrale, à droite : E. monostyla, marin, E. fluviatilis, et au genre Trochilia, dans lequel les cils forment une bande courbe sur la ligne médiane de la face ventrale : T. sigmoides, marin, T. palustris. F. H.
ERIUM. Linné {Gen., n" 874) a établi, sous ce nom, un genre de plantes de la famille des Légumiiieuses-Papilionacées, que l'on réunit aujourd'hui, à titre de simple section, au genre Vicia Tourn. {voy. Yesce). Ed. Lef.
ERXLEBEIV (Johann-Cristia>-Polycarp). Naturaliste, né à Quedlimbourg, le 22 juin 1744. Il apprit les premières notions de médecine à l'hôpital mihtaire de Verda, dirigé par son grand-père Leporin. En 1765, il se rendit à Gottingue, soutint en 1767, pour obtenir le grade de docteur en philosophie, une thèse remarquable, oij se trouvent exposés les divers systèmes zoologiques {Diss. sist.
ÉRYSIPELE. 461
dijudicalionem systematian anlmalium. Gottingae, 1764, in-4), et qui fut suivie d'un précis d'histoire naturelle {Anfangsgrûnde der Naturgeschichte^ Gôltingen, 1768, in-8"). Il fit alors des cours d'histoire naturelle et de médecine vétérinaire. En 1769, il publia à Gottingue ses premiers opuscules sur la médecine vétérinaire. Il devint agrégé de philosophie eu 1771, professeur titulaire en 1775. Il était depuis 1774 membre de l'Académie des sciences de Gottingue. Il mourut dans cette ville le iS août 1777. L. Hn.
ERVlveiUin [Eryngium Tourn.). Genre déplantes de la famille des Ombellifères {voy. Panicaut). Ed. Lef.
ERYSirauiH. Voy. Velar.
ÉRYSlPËLE. Synonymie. Allemand : Rose, Rothlauf, Wundrose ; en anglais : Erysipelas, the Rose, Saint Anthony's Pire, en italien : Risipola. On a encore désigné, en France, cette maladie sous les noms de : la rose, feu sacré, feu saint Antoine, ignis brunus, ignis sylvextris, etc. L'élymologie du mot érysipèle est loin d'être bien déterminée. Les uns le font dériver de èpxteiv (gagner) et n-éXa; (proche), ce qui représente bien un des caractères de Térysipèle {ip^kiv Ttapâ. là TTsÀo;). D'autres acceptent plus volontiers comme étymologie les mots èpuôpoî ou sjouo-dç (rouge) et TTÛaç (proche), ou bien èpuad; (rouge) et nûlr (peau).
Définition. Les définitions ont bien varié jusqu'à notre époque pour désigner l'érysipèle, en raison des nombreuses théories qui furent successivement émises pour expliquer la marche singulière de cette affection. Les progrès de l'analomie pathologique, la connaissance déjà fort avancée des processus infectieux que l'observation clinique exacte semble avoir en partie dévoilée, permettent de définir plus rigoureusement aujourd'hui la maladie dont nous nous occupons. « L'érysipèle est une maladie infecto-contagieuse, résultant d'une inoculation Iraumatique et caractérisée par un état fébrile subit lié à l'infection, par une rougeur et une inflammation de la peau d'intensité variable et souvent par des phénomènes typhoïdes ».
D'après celte définition, on peut voir que' l'érysipèle purement médical, c'està-dire d'origine spontanée, n'existe pas : la seule variété est l'érysipèle Iraumatique. J'aurai l'occasion de justifier cette proposition dans le courant de cet îirlicle et de montrer que la division adoptée par Gosselin et Maurice Raynaud dans le Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques est aujourd'hui surannée. Bien que la rédaction de ce travail ait été confiée à deux plumes différentes, il nous a paru préférable de coordonner nos recherches en un seul tout et de décrire dans un même chapitre les différentes formes cliniques de l'érysipèle, qui sont en réalité des modalités diverses d'une même entité morhide.
J'étudierai d'abord, après un historique succinct, la pathologie expérimentale, la pathogénie et l'anatomie pathologique de l'érysipèle, laissant pour la seconde partie de ce travail l'exposé clinique de la maladie avec ses localisations <ît ses complications multiples.
Historique. Dans le livre III des Épidémies [Œuvres complètes, édition Littré), Hippocrate parle longuement des affections érysipélateuses (to èpv<Tiitùai) ; il distingue déjà les variétés qui furent appelées médicale et chirurgicale depuis cette époque et il analyse les complications internes qui peuvent sur-
venir, surtout du côté de la gorge et du cerveau. On trouve même décrits avec un orand luxe de détails les accidents gangreneux qui succèdent à l'érysipèle de certaines parties du corps (pubis, parties génitales), les abcès, les nécroses osseuses qu'on observe assez souvent. Ce qu'il faut craindre avant tout, disait Hippocrate, c'est que « la maladie ne se déclare à l'intérieur ».
Depuis Celse (liv. I, chap. xxvi, sect. 51) les notions déjà si précises qu'avait léguées Hippocrate s'obscurcissent et on trouve désignées sous le même nom les affections les plus diverses. Cette indécision va se continuer pendant longtemps. C'est ainsi que l'auteur croit reconnaître dans la rougeur qui entoure certains « cancers » ce que les Grecs appelaient âpu(7tTce>7ç. Toutefois, il accorde une mention particulière à l'érysipèle de la tète, qu'il regarde comme le plus dangereux.
Galien, ainsi que ses successeurs, se livrent à des tbéories, à des discussions,, au sujet de la nature de la maladie, et contribuent beaucoup à égarer la question. On trouve relatés dans les écrits de cette époque tous les détails du traitement alors employé, traitement fort compliqué, comme on le verra plus loin, et dont nos pères avaient encore gardé certaines pratiques tombées depuis en désuétude. La maladie est due à une Immeur bilieuse, qui, accumulée dans le corps, disaient ces auteurs, clierche à s'échapper par la peau et y détermine une rougeur très-vive : de là l'irritation cutanée, la fièvre, les vomissements bilieux du début, etc. Certains auteurs, comme Ilœser {Geschichte der epidem. Krankh., p. 5, Il Bd., 2 Aufl., 1865), ont cru reconnaître dans la relatioit ancienne de certaines épidémies survenues en Grèce (d'après Diodore et Thucydide) et en Europe (165-180 ap. J.-G.) de véritables affections érysipélateuses qui désolèrent successivement plusieurs contrées (Tillmanns, Deutsche Chiv., 1880, Lief 5). On avait même remarqué, paraît-il, que l'érysipèle présentait une gravité variable avec les populations qui en étaient atteintes : c'est ainsi que le sang gaulois résistait facilement à la maladie.
Paul d'Égine et les Arabes nous ont laissé au sujet du traitement des complications de l'érysipèle des détails fort intéressants. On a déjà cessé d'être fidèle à l'école galénique pour entrer dans une voie plus décisive et on recommande, pour l'érysipèle du cerveau, la déplétion sanguine par les veines ranines. Mai& la médecine arabe'n'enregistre guère plus de succès que l'ancienne.
Pendant les siècles qui suivirent, on négligea d'écrire sur l'érysipèle, ou du moins aucun point de vue nouveau n'attira l'attention. Jusqu'à notre siècle, lesmédecins des différents pays, de l'Europe, de l'Asie, de l'Amérique, se sont bornés à faire la relation d'épidémies dans la description desquelles il est souvent difficile de reconnaître l'érysipèle. Cette grande période fut cependant fertile en observations, car, si l'on en croit Hœser, c'est depuis lors que fut faite la remarque de l'analogie ou plutôt de la coïncidence fréquente des épidémies d'érysipèle avec les épidémies de variole, de scarlatine, de rougeole, de furoncles et de diphtlîérie. Les médecins qui observèrent, pendant le dix-septième et le dix-huitième siècle, dans les diverses parties du monde, furent tous d'accord pour reconnaître ce fait dans leurs relations; ils signalèrent même certains rapports entre l'érysipèle et la fièvre puerpérale, question encore fort discutée de nos jours. 11 n'échappa à aucun d'eux de trouver remarquable la production des complications érysipélateuses après les plaies dans les mêmes conditions que la pyohémie, la septicémie, etc.
Dès la fin du dix-huitième siècle, il se produit une véritable révolution dans
ÉKYSIPELE. 465
les théories adopte'es jusqu'alors pour expliquer la pathoge'nie de Térysipèle. Aux idées d'Hippocrate, qui croyait à un afflux du sang vers la partie malade, à celles de Galien, qui donnait le premier rôle à la Inle, à celles d'Ambroise Paré et de Sydenham (1676), qui, d'après les errements de l'École galénique, croyaient à l'influence de la bile, de l'atrabile et du sang, on vit peu à peu succéder des notions nouvelles, nées de l'observation des siècles précédents et de la discussion des faits cliniques. En 1777, Lorry ose parler de la contagion de l'érysipèle, mais il ne trouve guère d'écho, car jusqu'en 1800 c'est toujours le foie qui est en cause. Cependant Untcrwood (1780) se croit autorisé à accorder à un miasme délétère, d'origine extérieure, un rôle prépondérant. L'érysipèle serait engendré par un agent exogène, inconnu, mais coupable de l'adultération du sang. Voilà donc, avant notre siècle de progrès, les deux principales idées émises au sujet de la maladie qui nous occupe. Que de discussions, que d'hypothèses, que d'hésitation depuis celte époque !
Nos voisins d'outre-mer accueillirent avec empressement les idées nouvelles; Wells (1800), Travers, Bright, Copland, Nunneley, se mirent au travail et confirmèrent ces découvertes. En France, on resta beaucoup plus réservé, puisqu'en 1854 Valleix {Guide du me'd. praticien, 3" édit., Paris, 1854, t. V, p. 308) repoussait encore toute idée de contagion. Alibert {Précis théorique et pratique des maladies de la peau. Paris, 1822), Renauldin (Diss. sur l'érysipèle. Thèse de Paris, 1802), Rayer {Traité des mal. de la peau, 2" éd., Paris, 1835, t. I, p. 154), Costallat (thèse de Paris, 1832), restent fidèles aux anciennes théories, tandis qu'en Allemagne et jusqu'à Rust {Theoret. und pract. Handb. der Chir., VI Ed., p. 424, 1832) les auteurs semblent ignorer presque entièrement la question, tant on trouve de confusion et d'erreurs dans leurs écrits. Au lieu, des innombrables variétés érysipélateuses admises jusqu'alors, Rust en décrit deux : l'érysipèle vrai et le faux, mais pas plus que Walther {Lehrb. der Chir.,
1843, Bd. I, p. 43), Langenbeck, Chelius {Lehrb, der Chir. Heidelberg, 1857) et Richter, il ne croit aux influences miasmatiques ou contagieuses.
L'idée d'infection, émise d'une façon nette et précise, date de Piorry {Clin, de la Pitié, 1834. — Gaz. méd. de Paris, t. I); elle est purement française. 11 y a d'abord, d'après le savant clinicien que je viens de nommer, une absorption, par la peau, une inoculation, si l'on veut, d'un poison septique; il en résulte une dermile intense pouvant s'étendre plus ou moins suivant la région anatomique et la résistance du sujet. Voilà donc mis en ligne ce nouvel élément essentiel, l'infection, nécessaire pour expliquer l'évolution si bizarre de la maladie et pour renverser les théories humorales et atrabilaires. On ne garda des anciennes descriptions que le chapitre de l'étiologie, car on ne saurait trouver mieux exposé que dans les ouvrages du commencement de ce siècle le rôle des agents extérieurs, de la constitution médicale, etc. Dans ses Leçons orales de clinique chirurgicale (t. 111, p. 235), en 1859, Velpeau enseignait déjà la non-spontanéité de l'érysipèle, le rôle effacé des prédispositions individuelles et la nécessité de l'absorption d'un agent septique, produit dans la plaie ou dans le milieu ambiant. Edouard Labbé, en 1858 (thèse de Paris, n» 168), renouvelait les assertions du maître ; elles furent d'ailleurs bientôt consacrées par une autorité justement célèbre, par Trousseau {Journ. de méd. de Beau,
1844. — Gaz. des hop., 1848, p. 5). Dans des thèses inspirées par les maîtres éminents de l'époque, Aubrée (1856, n° 250), Tboinet (1859, n° 154), Fenestre (1861, n« 78), Martin (1865, n» 11), Blin {Bull, de l'Ac. de méd., 1864, p. 909),
enlrepnrenl de vulgariser les nouvelles notions, tentèrent même d'aller plus loin en essayant de définir le poison septique de Piorry. Est-ce un vibrion ou une bacte'rie, dit Martin ? Est-ce un poison ou un ferment, dit Volkmann [Ilandb. der allg. und. spec. Chir., Bd. I, 2 Lief)? Nepveu en France et Hueter en Allemagne ne tardèrent pas à résoudre la question. Contrairement à l'assertion des auteurs, ce serait Nepveu qui aurait le premier trouvé, sinon signalé les bactéries de l'érysipèle, tandis que la découverte de Hueter serait postérieure, quoique son travail eut été publié en 1869 (Berlin, klin. Woch., 16 août) et celui de Nepveu en 1870 (Soc. de biologie [Denucé|).
11 ne me reste plus dès lors qu'à signaler quelques auteurs dont j'aurai à analyser les travaux plus loin, quand il s'agira de démontrer la nature infectieuse de l'érysipèle. D'ailleurs, les noms de Pasteur, de Nepveu, de Cornil, de Bouchard, d'Orth, de Fehleisen, de Tillmanns, de Rosenbach, etc., reviendront trop souvent tlans le courant de ce travail pour que j'aie besoin d'insister plus longuement.
L'aperçu historique que l'on vient de lire permet de reconnaître dans l'évolution de cette question deux grandes périodes principales :
La première s'arrêtant au commencement de ce siècle, pendant laquelle ont cours les théories humorales, n'admettant que l'érysipèle de cause interne.
La seconde s'étendant de Lorry, Unterwood, etc., jusqu'à nos jours, pendant laquelle se développèrent les idées de contagion et d'infection pour arriver à la découverte du streptococcus, cause de la maladie.
Ce sont les travaux de cette dernière période que je vais maintenant analyser pour établir sur des bases solides la pathogénie de l'érysipèle. Mais en saine nosographie il ne faut négliger aucune des grandes lignes qui ont servi à tracer l'histoire de l'affection et influé sur le traitement : aussi aurai-je soin d'exposer au début de la pathogénie les théories principales qui ont eu cours dans la science. Quelques-unes d'entre elles jouissent encore, comme on le sait, d'un certain crédit auprès d'esprits hésitants ou trop indépendants.
Pathogékie. Je ne reviendrai plus sur les opinions depuis longtemps abandonnées des premiers temps de la médecine et je laisserai de côté ce qu'on appelait alors l'érysipèle interne ou des viscères. Deux théories principales jouirent d'un grand crédit, lorsque les connaissances en anatomie pathologique furent plus précises : ce sont les théories de la phlébite et de l'angioleucite.
L'érysipèle est une phlébite, telle fut l'opinion la plus accréditée du commencement de ce siècle; on accordait alors, comme on le fait aujourd'hui pour les lymphatiques, une importance considérable à l'inflammation des veines. Ribes (.Soc. méd. d'émulation, 1816, p. 604) avait signalé des observations où une dissection attentive lui avait montré les parois veineuses épaissies, enflammées, en contact avec du pus. Sanson [Presse méd., 1837, p. 401) et son école, un peu plus tard, distinguaient nettement deux variétés d'érysipèle, s'appuyant sur les recherches et l'expérience du maître : l'érysipèle veineux et l'érysipèle lymphatique. Mais le plus souvent la phlébite était en cause et on tendait à admettre que la variété lymphatique s'accompagnait elle-même tôt ou tard d'inflammation des veines. Sanson prenait comme type de sa description la rougeur érysipélateuse qui se développe quelquefois chez les vieillards autour des ulcères variqueux des jambes, sous forme de réseaux rougeâtres apparaissant sur la peau œdématiée et luisante. Copland (art. Erysipelas. In Dictionary, Ed. comp., London, 1858) croyait aussi au rôle de la phlébite et à la présesce fré-
quente du pus dans les veines. Cruveilhier {Anat. path. génér., t. I, p. 158) dit, sans y insister toutefois, que pour lui la lésion érysipélateuse est surtout d'ordre phle'bitique. Il serait trop long de citer tous les adeptes de l'école de Sanson, cela me paraît du reste oiseux, puisque cette théorie n'est plus citée que pour mémoire; je veux seulement dire que la présence du pus dans les veines ou dans leur voisinage s'explique très-bien par les complicalions phlegmoneuses dont l'affection est si souvent suivie. Sanson et Gruveilliior avaient donc pris l'effet pour la cause.
L'érysipèle est une lymphangite. Telle est l'opinion qui a eu le plus de partisans depuis Blandin {Gaz. des liôp., 1844-1845. — Journ. des conn. méd.chir., juin 1845). Ce maître éminent semblait avoir séduit la plupart des esprits par la simplicité de ses vues et l'observation minutieuse à laquelle il s'était livré durant sa longue pratique. Il admettait deux facteurs dans l'érysipèle; le premier, la lymphangite, se rencontrait surtout comme complication des plaies; le second, la cutite, était presque la caractéristique de l'érysipèle médical. Les preuves ne manquaient pas à l'appui de ces notions, si précises qu'elles ont encore de nombreux défenseurs aujourd'hui. DIandin et son école donnaient comme raisons cliniques qu'il était fréquent d'observer l'engorgement des ganglions et la lymphangite Ironculaire en même temps que l'érysipèle. 11 est vrai que l'irritation lymphatique existe ot personne ne peut discuter la fréquence de la maladie dans les régions riches en vaisseaux blancs, au niveau des ouvertures naturelles, là où les réseaux sont les plus serrés : mais n'est-il pas possible d'expliquer les faits d'une autre façon que Blandin? Sans vouloir enlever à la lymphe son rôle principal de véhicule du contage, sans nier entièrement la possibihté d'une lymphangite primordiale dans certains cas, il est néanmoins très-important d'affirmer que nombre de complications érysipéiateuses ne se traduisent pas par des engorgements ganglionnaires, par des traclus rouges rétiformes. D'ailleurs on sait que, partout où il y a irritation vive dans les tissus, il y a lymphangite : devons-nous être étonnés alors d'en trouver les traces après l'invasion du virus érysipélateux ? Lordereau (thèse de Paris, 1875, n" 268), Cadiat {Bull, de la Soc. anat., 1875), ont trouvé des globules de pus dans les gaines périvasculaires lymphatiques, mais on n'a pas tardé à prouver que l'infiltration des globules blancs était générale dans le derme et non limitée au voisinage des vaisseaux. L'idée d'une lymphangite spéciale qui constituerait toute la maladie sans caractère infecto-contagieux ne peut plus être soutenue, parce qu'elle n'est pas la traduction fidèle des observations cliniques ni des lésions anatomo-pathologiques ; je ne connais plus guère qu'un défenseur de cette théorie, c'est A. Després {Considérations sur Vérijsipèle. Paris, 1862). On verra plus loin quelle importance réelle il convient de donner à l'angioleucite, non comme lésion primitive et principale, mais comme complication et voie d'infection. Je dois essayer maintenant de discuter les théories nouvelles, consacrées déjà par la pathologie clinique et expérimentale, aussi par les progrès de la bactériologie.
Contagion. Sennert avait dit dans son traité De febribus (lib. II, c. XVI) : Non raro hoc malum a parentibus in liberos propagari solet, reconnaissant ainsi le transport possible de l'érysipèle sur les personnes de l'enlourage du malade. Quoique la première idée bien nette sur la contagion de l'érysipèle ait été émise par Lorry, les médecins des époques précédentes n'avaient pas été sans reconnaître ce caractère de l'affection de se transmettre d'homme à homme,
DICT. ENC,