‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.36Chapitre 11 sur 49 · ESSE · texte numérisé non relu

ESSE

Ecorcc d'orange i ^ ...

.corce de ciiron \ ^^ ^^ grammes;

Vanille 30 —

Cannelle 15 —

Girofle 10 —

Sel ammoniac ■ ■ \

Carbonate de potasse I ^

Eau de cannelle ) aa 500 —

Alcool à 80 degrés )

On fait macérer ces substances pendant deux jours, puis on soumet le tout à la distillation au bain-marie.

L'esprit volatil aromatique de Sylvius est parfois employé comme stimulant diffusible et diapliorétique.

Esprit volatil de succin. On donne ce nom au liquide qui se condense au fond du récipient lors de la préparation de l'huile volatile de succin; on y trouve à côté d'huiles empyreumatiques de l'acide acétique et de l'acide succinique. L. Un.

ESQUIMAUX. Populations habitant actuellement les régions polaires de l'Amérique et d'une partie de l'Asie; ils se donnent à eux-mêmes le nom d'/«nuils (hommes) et rejettent celui lYEskimos (mangeurs de viande crue) qui leur a été donné })ar leurs ennemis, les Peaux-Rouges. Les Esquimaux se divisent en trois groupes suivant leur habitat: les Esquimaux du tjlrocnland [voy. Groë.nlakd), les Esquimaux de l'ex-Amérique russe et les Tchoukchis d'Asie. Malgré les distances qui les séparent, les tribus de ces régions présentent le même type et à très-peu de chose près le môme langage {voy. Sauvages [Races], o" sér., t. XV, p. 97 et suiv.). L. Un.

ESQUIROL (Jean-Etien>'e-Domiimque). Médecin français, né à Toulouse, le 3 février 1772, mort à Paris, le 12 décembre 1840. 11 se destinait à l'état ecclésiastique; survint la Révolution qui l'envoya à l'armée; il entra dans le service médical et, en 1794, il se trouvait comme élève dans les hôpitaux militaires de Narbonne. 11 étudia ensuite à Montpellier, puis vint à Paris, devint l'interne de Pinel à la Salpêtrière et aida ce célèbre praticien à rédiger sa Médecine clinique. En 1799, il fonda un établissement pour la guérison des maladies mentales. Reçu docteur en 1805, il visita, en 1808, tous les hôpitaux d'aliénés de Erance et fut nommé, en 1811, médecin de la Salpêtrière. 11 commença en 1817 ses cours de clinique des maladies mentales et amena le gouvernement à nommer une commission spéciale. 11 contribua beaucoup à modifier le régime barbare auquel les aliénés étaient soumis. Les asiles de Rouen, de Nantes, de Montpellier, ont été bàlis d'après ses indications. Il fut nommé en 1825 inspecteur général de l'Université près les facultés de médecine et, en 1826, médecin en chef de l'hospice de Charenton. Il fut au nombre des premiers membres titulaires de l'Académie de médecine créée en 1828 Outre des mémoires insérés dans les journaux scientifiques, des articles dans le Dictionnaire des sciences médicales et l'Encyclopédie des gens du monde, il a publié : Des maladies mentales, considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal. Paris, 1838, 2 vol. in-8". L. Un.

ESSE (G. -H.). Hygiéniste allemand, celui qui a le plus fait pour l'organisation des hôpitaux de son pays, né à Berlin en 1808. 11 était le fils d'un ser-

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