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ESSENCES

rurier. Esse servit d'abord dans l'artillerie, puis dans l'administration à Stellin et à Berlin. En 1842, il devint caissier à l'Jiôpital de la Charité de cette ville, et rendit dans cette modeste situation de tels services que le ministre Eicldiorn lui coidia les Ibnctions d'inspecteur en chef. Peu après il partagea avec ^\oll^ la direction de l'hôpital, fut en 1850 nommé directeur de l'administration de celui-ci, et à la mort de von Ilorn, qui était le directeur médical, devint seul directeur de tous les services de l'établissement. 11 prit sa retraite en 1875.

Esse fut attaché au Conseil de santé du ministère et y rendit les plus grands services; il se trouva, par la force des choses, en relation avec toutes les administrations de l'État et des communes, de même qu'avec les Universités du royaume, el par son iniluence introduisit partout des améliorations et des réformes utiles. En 1855, il fut nommé conseiller intime; lors de son quatrième centenaire, l'Univcrsilé de Grcifswald lui conféra le titre de docteur en médecine honoris causa.

Esse mourut le 8 décembre 1874. Ses titres à la reconnaissance de ses concitoyens et de l'humanité tout entière sont exposés dans une très-importante noli( e que lui a consacrée P. Borner [Deitstsche V ierteljahrsschrift fur. ôff. Gei^iindlieitap/lege, Bil. Vlll, p. .lôT, 1875). Citons seulement de lui :

I. Die Kraiikenliàuser, ilirc Einrichtung uml Verwallung. Derlin, 1857, in-8°, 8 pi.; -. Auflape, ibid., 18G8, pr. in-8°, avec atlas. — II. Das neue Krankenhaust der jùdischen Gemeinde zu Berlin, in seineti Enirichtungen dargexttlll. Berlin, 1861, in-8°, 15 pi. litli. — 111. Das Baracken-Lazaretli der kgl Lharilé ;u Berlin. Berlin, 1868, 10-4°, fig- — IV. Das Aiigusla-Ilospilal und das mil demxelben verbundene Asyl fur Krankenpflegerinven iu Berlin. Bei'liii, 1873, in-l'oi., pi. — V. Articles dans Annalen des C/iarité-Krankenhoiises, Deutsche Vierlelj. f. ôffenlliclie Gesundkeitspflege, etc. L. II.n.

ESSE1\CES. Les essences, encore appelées huiles essentielles ou volatiles, sont des substances à aspect huileux, volatiles, généralement très-odorantes, peu solubles dans l'alcool et l'éther, incolores ou jaunâtres, inflammables, trèsaltérables à l'air el se transformant en une sorte de résine. La plupart existent toutes formées dans les plantes, d'autres ne prennent naissance qu'au moment où les parties végétales sont mises en contact avec l'eau : telle est l'essence d'amandes amères ou aldéhyde benzoïque, qui est le résultat de l'action de l'émulsine sur l'amygdaline ; telle l'essence de moutarde, qui se forme par l'adion de la myrosiiie sur le myronate de potasse. On les prépaie, soit par distillation des plantes avec l'eau (c'est le cas le plus fréquent), soit par incision des plantes (essence de lauiier de la Guyane, essence du Dryobalanops camphora), soit par expression (essence de citron, d'orange, etc.); on les rectifie par distillation.

Au point de vue de leur composition, les essences sont Jnjdrocarbone'es, oxygénées ou sulfurées.

Les essences hydrocarbonées ne comprennent que les hydrocarbures isomériques ou polymériques du térébenthène, C^'^H'^ et se trouvent le plus souvent associées à des essences oxygénées. Elles sont plus légères que l'eau et leur point d'ébullition varie soit entre 160 et 175 degrés, soit entre 246 et 260 degrés; il est probable que les premières répondent à la formule C'"H'®, les secondes à la formule C'^IP'. Citons comme exemples les hydrocarbures des essences d'orange, de cédrat, de citron, de bergamote, de carvi, de fenouil, de cascarille, de sureau, de baies de laurier, de gaultberia, d'absinthe, d'anis, de menthe, de thym, d'eucalyptus, de myrte, de persil, de romarin, de girolle, decubèbe, de copahu,

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