‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.36Chapitre 14 sur 49 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

JRISSICII (Johan.n-Gottfried). Médecin allemand, né à Âugsbourg, le 24 septembre 1744, docteur en médecine et agrégé au Collège des médecins de celte ville, mort en 1806.

Essich n'a été qu'un compilateur; il a produit 30 volumes en 12 années; ce sont surtout des manuels ou des traités de médecine populau'e, qu'on trouvera énumérésdans le Dictionnaire historique delà médecine. Nous ne reproduirons pas cette liste. L. Hx.

ESTERLE (Carlo). Chirurgien italien, né en 1818 à Gavalese, dans le Trentin, fit ses études à Padoue et y fut deux ans aide à la clinique chirurgicale, suppléa pendant un an Signoroni, après le décès de ce chirurgien, dans

ESTIIONIENS. 95

la chaire de médecine ope'ratoire. Après de longs voyages sur le continent et en Angleterre, il vint se fixer dans sa ville natale. Celle-ci l'envoya, en 1848, siéger dans le parlement allemand de Francfort, et il fit tous ses efforts pour obtenir la séparation du Trentin de l'Allemagne; il ne réussit pas. De retour dans sa patrie, il publia, en collaboration avec Luigi Pastorello, la Gaz%etla medica di Trentivo, qui ne vécut que deux ans. Il acquit une grande réputation comme praticien et opérateur, et en 1857 fut nommé professeur d'accouchements à l'École des sages-femmes d'Aile Laste, près de Trente. A partir de cette époque, il publia une série d'articles, de mémoires, de rapports cliniques, etc., en particulier dans \c& Annal i uaiversali di medicina. Après la paix de Villafranca en 1859, il alla se fixer à Novare et y devint membre du Conseil sanitaire de la province, cliirur^ieu en chef de VOspedale Maggiore et professeur d'accouchements au même hôpital. Il mourut des suites d'une intoxication septique à Novare, le 6 septembre 1862, à peine âgé de quarantequatre ans. L. IIjn.

ESTEVE (Les deux).

Estcvc (Pedro-Jaijie). Célèbre médecin espagnol du seizième siècle, né dans le royaume de Valence, à Morella, d'après Escolano et Nicolas Antonio, à San Mateo, d'après Ximeno. On ne sait au juste oîi il fit ses études; tous ses biographes cependant s'accordent à dire qu'il étudia à Montpellier et à Paris. 11 revint dans sa patiie avec la réputation d'un grand savant • il était en effet trèsversé dans les langues latine, grecque et arabe, dans la philosophie, l'astrologie et les humanités, et, selon Escolano, éminent en anatomie, en médecine et en botanique. Il occupa la chaire de botanique à Valence vers 1552.

Esteve est surtout connu par une traduction latine du livre des Epidémies d'Hippocrate : IlippocradsCoi... 'E;Ti5r,pîwv liber secnadiis, a PetroJacobo Steve, medico, latinitale donalus, et fusissimis commentaris illustvalus, etc. Valenliae,

1551, 1585, in-fol. Cet ouvrage est accompagné de commentaires si remarquables que pendant plusieurs siècles il a passé pour une œuvre de Galien. On cite encore d'Esteve :

I. Nicandri Colophonii poelae et medici anliqidssiini clarissimique i/ieriaca. Yalentiae,

1552, in-8'>; c'est une traduction de celte poésie grecque eu vers latins, rédigée dans le même mètre que l'original. — H. Diccionario de las ycrbas y plantas médicinales que se liallan en cl reino de Valencia. Cet ouvrage n'a pas été imprimé par suite de la mort de l'auteur. L. Un.

Estvve (Louis). Médecin du dix-huitième siècle, docteur de Montpellier et membre de la Société royale des sciences de cette ville. Il fit un cours public qui lui valut beaucoup d'honneurs, d'après Desgencttes. Estève avait de la verve et l'esprit très caustique. Il a laissé quelques ouvrages :

I. Traité de l'ouie, auquel on a joint une observation qui peut servir à e'claircir l'action du poumon du fœtus. Avignon, Ï751, in-1'2. — II. Quœsliones chymico-medicx duodecim, etc. Montpellier, 1759, in-4°. — lit. La vie et les principes de M. Fizes, pour servir à Vhistoire de la médecine de Montpellier. Montpellier, 17(35, iu-S". — IV. Lettre d'un Suisse aux étudiants en médecine de Peironellim (Montpellier). Claris, 1775, in-12 (mauvais pamphlet). L. Hs.

EISTHIOMÈIVE. Voy. VuLVE.

ESTUOXIEXS. Voy. Russie, p. 754.

96 ESTLANDER.

ESTIEIVWE (Charles). Ce médecin appartenait à la famille des Estienne, imprimeurs justement célèbres de Paris. Il était le troisième fils de Henri Estienne et i'rère puîné de Robert Estienne, si connu par les belles éditions qu'il a données et par son profond savoir. Seul de sa famille Cliarles Estienne embrassa la carrière médicale. 11 fut reçu docteur à Paris le 8 mai 4542. Son frère Robei t ne faisait pas de brillantes aiïaiies dans sa maison et boutique de la rue Saint-Jean-de-Beauvais, à l'enseigne de l'Olivier. Charles tenta de les relever, mais inutilement. La maison, ébranlée depuis longtemps ])ar d'implacables créanciers, finit par sombrer. Charles Estienne subit le sort de son frère et fut incarcéré. Telle était la détresse du prisonnier que ce dernier, du fond de son cachot, se vit obligé de recourir à la bienveillance et à la sympathie de ses collègues, les médecins de Paris, et sur sa demande la Faculté lui accordait, le 51 août 1563, un secours de dix couronnes d'or, comme en témoigne le livre YII, fol. 74, des Registres-Commentaires. 11 mourut l'année suivante dans la misère.

On a de lui :

I. Paradoxes ou propos contre la commune opinion débalus en France des déclamall'ns foreuses, pour exciter les jeunes esprits en causes difficiles, 1554, in-8°. — II. Paradoxe que le plaider est de chose t7-ès utile et nécessaire à la vie de l'homme, 1554, in-8°. ■ — IIl. Dictionarium latino-grœcum, 1554, iii-b". — IV. De nutrimenlis libri. l'arisiis, 1550, iii-8°. — V. Vinelum, in quo varia vitum, uvarum, vinorum, antiqua, latina vulgariaque noinina. . . conlinentur. Parisiis (s. d.), 1557, in-8°. — VI. Devasculis libellus, adolescentutorum causa... ex lîoy filio decerplus. V^rmn, 1556, iu-S»; 15i5, in-8°. — VII. De lalinis et grœcis nominibus arborum, fruticum, lierbarum, piscium cl aoium, liber. Liiteli;e, 1544, iu-8. — VIII. De re horlensi libetlus. l'arisiis, 1556, in-8°; 1559, 111-8°. — IX. Seminariitm et sive plautarum earum arborum, quœ posl liorlos conferi soient, l'arisiis, 1530, in-8°; 1540, ia-8°. — X. De re vesliaria libellus, ex llay filio excerptus. Parisiis, 1556, in-8°, 2° cdit. — XI. Sylva-Frutetum-Co/lis. Parisiis. 1558, iii-8°. — XI. Arbusturn-Fonliculus-Sinnetuni. Parisiis, 1558, iii-8°. — XII. De rectâ lalini sermonis pronuncialione et scriplurn. Parisiis, 1558, iii-8°. — XUI. De re navali libellus. Parisiis, 1557, in-8°. — XIV. Seminarium et plantarum fructiferarum prœserlim arborum quce post liorlos conferi soient. Parisiis, 1545, in-12°. — XV. La dissection des j>arlies du corps humain, en trois livres, faiclz pur Charles Estienne . .. avec les figures et déclarations des incisions, composées par Estienne de la Rivière, chirurgien. Paris, 1519, in-fol. ; 1546, in-f'ol. — XYI. l'agriculture et Maison rustique, par Charles Estienne et Jean Liebault. Paris, 1637, in-4°. — XVII. Dictionarium hisloricum ac poeticum. Lutetiœ, 1544, in-4°. A. C.

ESTLAiVDER (OPERATION d'). Voy. PoiTRINE.

ESTLAXDER (Jarob-Aucuste). Médecin finlandais, né à Helsmgfors le 24 décembre 1851, était le iils d'un pasteur protestant. Il fut reçu licencié en médecine en 1858 (Nekros i hen, Ilelsingfors, 111-8") et docteur en médecine et eu chirurgie en 1860. Dans l'intervalle, 1858-1859, il visita Paris et Londres; dans cette première capitale, il fut un élève assidu de >;élaton. Il fut nommé professeur de chirurgie à l'Université d'Helsingfors le 22 février 1860. Il prit part eu 1867 au Congiès international médical de Paris et en 1870 à celui de Philadelphie. Il mourut le 4 mars 1881, de la lièvre palustre, à Messine, où il s'était rendu pour raison de santé (bronchite chronique).

Estlander était un opérateur très-hardi et très-habile. Il aimait la France et habitait fréquemment Paris. C'est dans un journal français, la Revue de médecine et de chirurgie, en 1879, qu'il publia son fameux mémoire sur la Résection des côtes dans remplnjsème chronique, opération devenue classique, et qui depuis est désignée sous son nom {opération d' Estlander) . Il a encore donné à

ESTOMAC (anatomie et histologie). 97

la même revue sa Méthode d" autoplastie de la joue ou d'une lèvre par nn lambeau emprunté à Vautre lèi^re [ibid., 1877), son Étude clinique sur les tumeurs malignes du sein chei la femme {ibid., 1880), eiîfin VOstéosarcome de la mâchoire inférieure et son traitement par la résection de cet os [ibid., 1879) ; ajoutons d'importants mémoires dans quelques revues allemandes, enfin de nombreux articles dans Finska liikare Salhkapets Handlingar, 18G9-1880; dans Nordiskt medecinskt Ai^kiv, iS10-lS19, etc. L. Hn.

ESTODER (Eau minéuale d"). Athermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible. Dans le département des Pyrénées-Orientales, dans l'arrondissement et à 9 kilomètres de Prades. Une seule source jaillit à Estoher d'une roche schisteuse. Son eau est claire, limpide et transparente, sous une couche épaisse d'enduit ocracé indiquant qu'elle est très-ferrugineuse. Des bulles gazeuses très-fines et très-rares viennent s'épanouir à sa surface. Elles n'a aucune action sensible sur les préparations de tournesol, qu'elle finit par rougir à peine. Sa température est de 15 degrés centigrade. On n'en connaît pas l'analyse chimique exacte, car Anglada s'est contenté de dire : « Les réactifs versés dans celle eau minérale n'y indiquent que l'absence des chlorures et de la chaux, tandis qu'ils ont montré des traces très-sensibles d'acide sulfurique et par conséquent de sulfates. »

Aucun établissement n'existe à Estoher, dont l'eau est utilisée en boisson et en lotions seulement. Elle est prise à l'intérieur le malin à jeun par les habitants à la dose de 2 ou 5 verres. C'est pour remédier à un vice du sang dont l'élément globulaire s'est modifié ou a disparu à la suite de maladies longues, de pertes de sang naturelles on accidentelles, d'anémie ou de ch'orose, qu'on la boit avec le plus de succès. Les lotions avec l'eau de cette source guérissent promptement les ulcères atoniques, et principalement ceux des jambes, occasionnés par l'existence de varices qui rendent la circulation capillaire diflicile, surtout au niveau des malléoles. A. II.

ESTOMAC. 1. Anatoiiiîe et histologie. L'étude de l'évolution phylogénétique et ontogénélique montre que primitivement l'appareil digestif est une simple cavité qui s'ouvre à l'extérieur par un orifice unique, la bouche. Bientôt apparaît une seconde ouverture, l'ouverture anale, par laquelle sont expulsés les résidus des substances alimentaires, et à cette période du développement on peut se figurer l'appareil digestif comme un canal régulier, uniformément calibré, qui traverse la cavité du corps pour s'ouvrir à ses deux extrémités dans le milieu ambiant. Indépendamment d'une série d'autres perfectionnements dont nous n'avons pas à parler ici, on voit de très-bonne heure s'effectuer sur le trajet du tube digestif certaines modifications qui permettent de le diviser en régions morphologiquement distinctes. Ces régions sont : l'intestin antérieur, l'intestin moyen et l'intestin postérieur ou terminal. Chacune de ces parties peut à son tour subir certaines dilférenciations (changements de calibre, de structure, etc.) et se subdiviser en régions secondaires. C'est ainsi que l'intestin antérieur, au lieu de conserver dans toute son étendue un même calibre uniforme, se dilate dans sa portion qui précède immédiatement l'intestin moyen, pour former une sorte de réservoir dans lequel les aliments séjournent plus ou moins facilement. Tout d'abord ce n'est qu'une simple dilatation du tube sans modifications dans la structure de ses parois, par conséquent sans modifications DICT. ENC. XXXVI. 7

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importantes dans son fonctionnement, mais bientôt une partie des éléments, comme on le sait, d'origine enlodermique, prennent des caractères différents de ceux des cléments primitifs, aciiuièrent des propriétés toutes spéciales, et jouent un rôle bien défini, qui leur appartient en propre, dans la digestion.

Dès lors la dilatation de l'intestin antérieur est devenue un organe nettement caractérisé à tous les points de vue, aussi distinct du reste de l'intestin antérieur que celui-ci l'est de l'intestin moyen : cet organe est l'Estomac.

Anatomie comparée. Chez presque tous les Invertébrés, à partir des Vers, letube digestif présente sur une partie de son trajet un rendement qui a généralement reçu le nom de caîcum stomacal ou d'estomac, de telle sorte que nouspourrions jusqu'à un certain point nous croire autorisé à envisager cet organe dans les différentes Classes de cet Embranchement. Outre que les limites restreintes de cet article ne nous permettent pas d'entreprendre cette étude,, nous devons nous liàler de dire que le terme estomac appliqué aux Invertébrés semble n'impliciuer qu'une simple analogie de forme extérieure avec h région de l'intestin connue sous te nom chez les Vertébrés ; et, en admettant même qu'il y ait liomologie, nos connaissances sur le développement anatomique, et surtout sur l'histologie du tube digestif des Invertébrés, sont encore trop incomplètes pour que l'on puisse chercher à l'établir avec quelque précision. Nous nous contenterons donc, pour ces raisons, d'étudier l'Estomac chez les Vertébrés.

Chez la plupart des Vertébrés inférieurs la limite entre l'estomac et l'œsophage ne se voit pas à l'extérieur. L'intestin antérieur se dilate graduellement à l'une de ses extrémités, de telle sorte qu'en réalité il n'y a ni œsophage ni estomac moi'phologiquement bien différenciés : il y a un tube œsophage-stomacal. De même il arrive fréquemment qu'il n'y a pas de séparation entre l'intestin moyen et l'extrémité correspondante du renflement stomacal, et ce n'est alors qu'en examinant l'intérieur de la cavité qu'il est possible de faire la part exacte de ce qui revient à ces deux portions du tube digestif. La limite, d'après Ge^enbaur et Wiedersheim, serait établie par l'embouchure du conduit excréteur du foie. Si l'on remarque cependant que ce canal excréteur peut déboucher dans l'intestin à des hauteurs très-variables, on verra que ce point de repère n'a rien de bien rigoureux. Dans certains cas il faudra s'en contenter, faute d'un autre, mais le plus souvent il existe une disposition anatomique qui nous paraît devoir fournir une ligne de démarcation plus précise. En effet, on voit apparaître de très-bonne heure, et d'une façon presque constante, une valvule, la valvule pylorique, qui marque nettement le point où finit l'intestin antérieur et par conséquent l'estomac, et celui où commence l'intestin moyen. Enfin l'examen histologique, à défaut de tout autre moyen, révèle la plupart du temps des différences de structure entre l'estomac d'une part, l'œsopliage ou l'intestin moyen d'autre part.

Chez l'Amphioxus et l'Ammocœte tout le tube digestif faisant suite directement à la cavité branchiale affecte un trajet rectiligne suivant l'axe du corps,, et l'estomac n'en est qu'une simple dilatation sacciforme. 11 n'y a pas de valvule pylorique et, si l'on veut absolument imposer une limite à l'estomac du côté de l'intestin moyen, on n'a d'autre ressource que de la placer au niveau de l'embouchure du conduit hépatique, ou, chez l'Amphioxus, du diverticulura que l'on considère comme le foie.

Chez les Cycloslomes adultes [Petromyzon, Myxiné), la disposition do l'esto-

ESTOMAC (A^AT0J1IE et histologie). 99

mac est sensiblement la même extérieurement, seulement il y a une valvule pylorique qui le se'paie de l'intestin moyen.

Parmi les Poissons, les Dipnoïdes ont un estomac qui n'est pas plus différencié que celui des Cyclostoraes. C'est encore une dilatation ovoïde ou à peu près, située sur le trajet de l'intestin qui est rectiligne. L'œsophage se continue insensiblement avec ce rendement. A partir de cet Ordre la valvule pylorique acquiert une existence piesque constante; elle ne fait défaut que dans des cas très-rares que nous signalerons.

Dans le Genre des Sélaciens, l'estomac subit un perfectionnement notalile-, il se replie sur lui-même et se subdivise en deux parties : l'une, partie desKendaute, (jui fait suite à l'œso|)liage; l'autre, partie ascendante ou tube pylorique, d'un calibre beaucoup plus faible, et qui se dirige d'arrière en avant en formant avec la portion précédente un angle aigu ouvert en avant.

Chez les Ganoïdes cotte conformation s'accentue encore (sauf quehjues exceptions : Lepidosteus) et l'estomac tend de plus en plus à constituer son individualité ; le tube pylorique est plus long, son trajet plus ci>mpli({ué; la partie descendante forme tantôt un renllement rectiligne ovoïde {Acipenser stuno), tantôt un appendice piriforme {Polyplerm) dont le sommet est dirigé en arrière et dans la grosse extrémité duipiel débouchent à la fois l'œsophage et le tube pylori(|ue, tout à côté l'un de l'autre. Le conduit pneumatique débouche dans la dilatation stomacale, soit sur la face dorsale (Sliirio), soit sur la fiice ventrale.

Parmi les Téléostéens, on observe de grandes variétés dans la forme, les dimensions et les limites de la dilatation stomacale. Dans quelques familles {Esocidœ, Cyprinidœ) il n'y a aucune ligne de démarcation extérieure entre les dilférentes région du tube'digestif, et l'embouchure du conduit hépatique permet seule d'établir une limite entre l'estomac et l'intestin moyen. Il y a cependant d'habitude une valvule pylorique. Au point de vue morphologique, l'intestin n'est donc pas beaucoup plus avancé que celui des Cyclostomes et des Dipnoïdes.

Dans la majorité des autres familles [Gadidœ, Pleuronectidœ, Gobudœ). l'estomac est mieux différencié, quoique encore simple; chez quelques-unes enfin {Percidx) il acquiert un développement et une individualité bien caractérisés. On peut lui décrire dans ce cas un cul-de-sac et deux extrémités, l'une pylorique, l'autre cardiaque.

De nombreuses variétés s'observent également parmi les Amphibiens Urodèles, même en ne considérant qu'une seule famille. Tantôt la région de l'estomac est à peine indiquée [Siren, Proteus); tantôt [Menobranchus Menopovia Salamandra) elle représente un sac plus ou moins long, bien séparé extérieurement de l'œsophage et de l'intestin par un étranglement très-apparent; seulement, cet estomac est encore rectiligne, tandis que chez les Anoures il décrit une courbure caractéristique dirigée du côté gauche, et parfois si accentuée que l'organe se place transversalement [Bufo), surtout dans sa moitié postérieure [Rana).

L'estomac des Sauriens et des Ophidiens possède en général, bien qu'il soit toujours nettement délimité, une conformation plus simple que celle que l'on trouve parmi les Amphibiens Anoures, et qui se rapprocherait plutôt de celle de l'estomac des Urodèles. Il est en général spacieux [Chamseleon, Agame)., souvent rectiligne [Ascalahotse, Anguis, Pleurodonte), parfois un peu incliné à gauche {Lacer ta).

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