EUPHORIE
bium, Omphalea et Ilura {voy. ces mois); X Ophthalmohlapton, du Brésil, à latex très-âcre; les Algernonia, Dalembertia, et VAniliostema, à tort rapproché des Euphorbes, dont une espèce du Gabon, VA. Aubryamim, a les graines probablement les plus actives comme évacuant que l'on connaisse dans cette famille.
B. EUPIIORBIACÉES BIOVULÉES.
6. Dichapétalées. Fleurs hermaphrodites ou polygames, à périanthe double (calice et corolle), régulier ou irrégulier, à pétales libres ou unis en corolle gamopétale, régulière ou irrégulière. Étamines fertiles en nombre égal à celui des pétales, ou moindre, hypogynes, périgynes ou épigynes. Fruit incomplètement déhiscent. Graines sans albumen.
Cette série renferme surtout les Dichapelalam {Chailletia), dont quelques espèces sont connues comme acres, empoisonnant les animaux.
7. Phyllanthées. Fleurs unisexuées, à périanthe simple ou double, régulier, à pétales libres ou nuls, hypogynes ou plus rarement périgynes ; à étamines en nombre défini ou indéfini, insérées au centre de la fleur ou autour d'un rudiment de gynécée. Fruit déhiscent ou indéhiscent. Graines avec ou sans albumen, à embryon droit, arqué ou convoluté.
Cette série renferme les Wielandia, à tons verticilles 5-mères; les Savia et Actephita, Amanoa, Andrachne ; les Caletia; les Securinega , à fruit parfois en baie; les Antidesma, à fruit souvent uniloculaire; les Aporosa (Scepa); les Ilymenocardia, à fruit ailé; les Baccaurea, à fruit charnu, à graines arillées, acides; les Putranjiva, Bureavia, Longetia; VHyœnanche, du Cap, à fruit vénéneux; lesPhyllanthiis, à fruit sec, ou charnu {Cicca), 3-5-mère; les Agijneia et Breynia, très-analogues aux Phyllanthus.
8. Ccdlitrichées. Herbes aquatiques, à fleurs unisexuées ou plus rarement polygames [(rapportées par plusieurs auteurs aux Onagrariées), à périanthe (?) simple, 2-mère. Étamines 1,2. Gynécée 2-carpellé, à loges ovariennes subdivisées en deux compartiments uniovulés. Fruit séparable en quatre portions (demi-loges) sèches et monospermes. Graines albuminées. — Ne renferme que le genre Callitriche.
Les Buxées (et Stylocérées) , attribuées par beaucoup d'auteurs à cette famille, sont pour nous des Célastracées, de la série des Buxées. H. Bn.
Bibliographie. — L., Fragm. Melhod. natitr. [Tricoccas). — Adans., Fam. des pL, II, 546 (1763). — A.-L. Joss., Gen., 384 (1789). — Adr. Juss., De Euphorbiacearum generibus medicisque eartim viribus Tentamen (1824). — Kl., in Ei-ichs. Arch., I, 175, 250. — Kl. et GnEKE, Tricocc. (1860). — E. Boiss. et J. Mull. arc, in DC. Piodr., XV. — H. B.v., Hist. des plant., V, 105, fam. 46, fig. 143-258 ; Tr. Bot. méd.phanér., 916. H. Bn.
UUPnORBiniE. Matière vitreuse, cassante, acre et amère, insoluble dans l'eau, l'éther et les huiles, soluble au contraire dans l'alcool et les acides étendus, extraite par Buchner et llerberger de la résine d'euphorbe. L. H.\.
EUPUORBIQUE (âcide). Matière crislallisable extraite par Riegel des feuilles et des fleurs d'une euphorbe, VEuphorbia cyparissias. L. H.\.
EUPHORBOrvE. Voy. Euphorbes, p. 395.
EUPHORIE [Ëuphoria Juss.). Genre de plantes de la famille des Sapindacées et du groupe des Sapindées, dont les représentants sont des arbres à
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feuilles alternes, imparipennées, à fleurs polyg-ames-dioïques. Le calice est formé de 5 sépales libres, l'androcéc, de 6 à 10 étamincs pourvues d autUères inlrorses, et le fruit, d'une à trois coques cruslacées, renfermant chacune une seule graine, dépourvue d'albumen et complètement entourée d'un arille charnu ou pulpeux, sacciforme.
Les Euphoria habitent les régions tropicales de l'Asie et de l'Océanie. On en connaît tout au plus une dizaine d'espèces. La plus importante e<l VE. Longana Lamk {Dimocarpus Longan Lour.), bel arbre d'origine de l'Inde, que la culture a répandu dans la plupart des pays tropicaux. On l'appelle Boboa, (Eil-de-dmgon, Longane. L'arille jaunâtre, charnu, qui entoure ses graines, est recherché comme aliment, à ciiuse de sa :;aveur sucrée et acidulé; on en fait des tisanes rafraîchissantes.
L'£. Litchi Desf. [Litchi chiiiensis Sonn., Dimocarpus Litchi Lour., Euphoria punicea Lamk), que les Européens appellent vulgairement Litchi ponceaii, Cerisier (le la Chine, est maintenant placé dans le genre Neplielium L., à cause de son calice gamosépale, en forme de coupe peu profonde dentée sur les bords. 11 est très-répandu dans les régions tropicales de l'Asie. Ses graines sont entourées d'un grand arille rouge, pulpeux, acidulé et sucré, plus estimé que celui de VE. longana. On en fait des conserves et des boissons rafraîchissantes.
Il en est de même de l'arille de VE. nepheliiim DC. ou Ramhoustan, qui est le Dimocarpus crinita de Loureiro et le Nepheliiim lappaceum de Linné, et qui habite également l'Asie tropicale. Ed. Lef.
EUPHRA1SE [Euphrasia L.). Genre de plantes de la famille des Scrofulariacées, qui a donné son nom au groupe des Euphrasiées. Ce sont des herbes annuelles, à feuilles opposées, à fleurs disposées en épis terminaux. Le calice est gamosépale, à quatre divisions plus ou moins profondes, la corolle irrégulière à limbe bilabié et l'androcée formé de quatre étamines didynames, à anthères plus ou moins longuement mucronées à la base. Le fruit est une capsule loculicide, renfermant de nombreuses graines très-petites et albuminées.
L'espèce type, E. officinalis L., est une jolie petite herbe annuelle, commune en France sur les pelouses sèches et les lisières des bois. Sa tige dressée, rameuse, haute de 5 à 30 centimètres, porte des feuilles sessiles, ovales ou ovales oblongues, plus ou moins profondément dentées sur les bords. Ses Heurs, de grandeur très-variable, sont blanches, tachetées de jaune et de violet clair. Toute la plante était vantée autrefois comme ophthalmique et céphalique : d'où son nom vulgaire de Casse-lunettes. Elle a une odeur légèrement aromatique et une saveur amère un peu astringente. Ed. Lef.
Ei;PlO\E. Hydrocarbure ou plutôt mélange d'hydrocarbures, dont la partie essentielle, d'après Frankland, serait l'hydrure d'amyle, C^H'^ L'eupione forme un liquide incolore, sans saveur, doué d'une odeur agréable, résistant à la plupart des réactifs, et obtenu par Reichenbach dans la distillation sèche du bois, de la houille, des résines et du caoutchouc. Elle accompagne généralement la paraffine. L. Hn.
EURIBALI on JURiBitLi. Nom commercial d'une écorce amère et astringentes, qui est formée par le Trichilia moschata Sw. {voy. Trighilia). L. Hn. Dicr. ENC. XXXVI, 26
i02 EURYGNATHE.
EDROTIUM {Eurotium Link). Genre de Champignons-Âscomycètes, du groupe des Péiisporiacées. Les réceptacles fructifères, ou péritlièces, de couleur jauiiâlre et dépourvus d'appendices filiformes Ifulcres), sont placés sur des hyphas qui ressemblent à de la moisissure et qui produisent des conidies. Les asques, nomltreux et spliériqucs, renferment huit spores hyalines globuleuses.
Les Eurotium se développent toute Tannée sur diverses matières en putréiaclion. VE. herbariorum Link, dont Aspergillus glaucus Link, n'est que l'état conidiophore, se rencontre souvent en abondance sur les fiuits conservés et sur les plantes desséchées dans les herbiers. Ed. Lef.
EURYALE [Eunjale Salisb.). Genre de Nymphéacées qui a pour prototype VEuryale ferox Salisb., herbe aquatique remarquable par ses grandes feuilles peltées, pouvant atteindre jusqu'à 1",50 de diamètre; ses feuilles sont couvertes sur les deux (iices de nombreuses épines jaune-rougàtres, recourbées en hameçon, et leur face inférieure est parcourue par des nervures jaune-verdàlres, anastomosées entre elles et très-saillantes. Les lleurs, petites comparativement aux dimensions des feuilles, sont construites à peu près comme celles des nénuphars; du milieu de leurs sépales hérissés d'épines droites et raides, qui leur donnent l'aspect de petits artichauts brunâtres, sortent des pétales en nombre indéfini d'un pourpre violacé intense. L'ovaire, infère et pluriloculaire, devient à la maturité une baie spongieuse, hérissée d'aiguillons à pointes dirigées en bas, et renfermant un grand nombre de petites graines vert-brunàtres, enveloppées d'un arille sacciforme, pulpeux, et pourvues d'un albumen double.
L'^. (ei'ox croît dans les eaux douces en Chine et dans l'Asie tropicale. C'est le Lien-lden ou Ki-léou des Chinois. Ses rhizomes charnus et sts graines servent à l'alimentation. Éd. Lef.
EURTALES. Groupe d'Échinodermes de la classe des Ophiurides, dont les représentants se distinguent des Ophiures par leurs bras couverts de crêtes papilleuses, et bifurques dès la base, à ramifications nombreuses, d'abord dichotomes, puis très-ii régulières. La face dorsale du disque est parcourue par dix côtes rayonnantes et les intervalles des bras sont dépourvus de plaques buccales.
Les Euryales vivent tous dans la mer, à des profondeurs très-variables. Gomme espèce principale, nous citerons VAslrophyton arhorescens M. et Tr., qui est commun dans la mer des Antilles et qu'on retrouve sur certains points de la Méditerranée, notamment dans le golfe de iNaples et dans le détroit de Messine. C'est VEuryale mediterranea de Kisso et le Gorgonocephatus arhorescens de L. A^assiz. Ed. Lef.
EIJRYAM«IUM. Sous le nom d'E. Sumbul, Kauffmann a décrit, dans les Nouveaux mémoires de la Société des sciences naturelles de Moscou, XII [1871], t, !2'i, 25, un Peucédan, proposé, entre autres, comme remède du choléra, et que sir J.-D. Hooker a figuré (in Bot. Mag., t. 6196) sous le nom de Fenda Sumbul. C'est le Peucedanum Sumbul II. Bs. (sér. 4, 1, 734 [voy. Uist. des plantes, Xll, 186. — Tr. Bot. méd. phanérog., 1041]). H. Bn.
EURYCÉPRALE. Yoy. GraNIOLOGIE.
£<L'RYG]\ATU£. Yoy. Craniologie.