‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.36Chapitre 31 sur 49 · EUTERPE · texte numérisé non relu

EUTERPE

EURKPHOIW L'un des médecins les plus célèbres de l'Kcole de Gnide, probablement contemporain d'Ilippocrate, a dû rédiger plusieurs des ouvrages de la collection hippocratique, entre autres : Ilspl ^ia£Tï;ç yyutvÂ; {De viclu salubri) ; c'est probablement lui qui a publié la deuxième édition des Préceptes cnidiem.

Euryphon distinguait les hémorrliagies artérielles et veineuses et traitait la phthisie avec le lait de femme et d'ânesse et avec le cautère actuel. L. Un.

EUSCORPION. l'oij. Scorpion.

EUSOMPHALlElVïi. Isidore Geoffroy-Saint-Uilaire a désigné par ce mol une famille de monstres doubles autositaires, dont les deux composants, sensiblement égaux et presque complets, sont réunis par des parties similaires, mais possèdent chacun un ombilic et un cordon ombilical distincts.

Les Eusomphaliens se divisent en trois genres, les Céphalopages, les 3Iétopages et les Pijgopages {voy. ces mots et Monstres). L. Un.

EUSTACHE (Trompe d'). Voy. Oreille.

EUSTACIII (Bartolommeo). L'un des plus savants analomistes du seizième siècle, né à San Severino (Marche d'Ancùne ou Calabre?) vers la iin du quinzième siècle ou au commencement du seizième. 11 étudia la médecine à Rome et se livra avec ardeur à l'anatomie; peu après avoir été reçu d'.icteur, il fut nommé professeur d'anatomie au Studio délia sapienza et médecin pensionné. Il enseigna avec éclat et devint médecin du cardinal duc d'Urbino, qui fut plus tard élu pape. Il mourut en août 1574 dans un voyage à Fossonibrone où rap[)elait le cardinal délia Rovere, l'un de ses prolecteurs.

Eustachi était partisan de Galien qu'il défendit énergiquement entre autres contre Vésale ; cela ne l'empêclia pas de faire progresser l'anatomie et il se montra beaucoup moins pussionné que Sylvius dans sa défense des Anciens; il était versé dans l'anatomie comparée et dans l'anatomie pathologique dont il comprenait toute l'importance pour mieux connaître la structure normale du corps humain. Nous citerons son De renibus Uhellus (Venetiis, 1565, in-4"), où se trouvent nettement indiqués bien des découvertes que Bellini s'attribua plus tard, son De dentibus libellas (Venetiis, 1565, in- 4"), tous deux très-remarquables, et réunis l'année suivante à plusieurs autres ouvrages sous le titre : Opuscula anatomica, etc. Venetiis, 1564, 1574, 1655, in-4"; Leyde, 1707, in-8». On y trouve ses recherches sur l'oreille, sur la veine azygos, le canal thoracique, la valvule de la veine cave inférieure, les valvules des veines coronaires du cœur. Enfin mentionnons : Tabtdae anatomicae cl. viri B. Eustachii, etc., Romae, 1714, 1728, 1740, 1785, in fol.; Genov., 1717, in-ibl. ; Amst., 1722, in-fol.; Lugd. Bat., 1744, 1762, in-fol. Ces planches remarquables faisaient partie d'un grand ouvrage qu'Eustachi avait entrepris sur l'anatomie et qui a été perdu. L. Hn.

EUTERPE {Euterpe Gaertn.). Genre de Palmiers, du groupe des Arécées, dont on connaît seulement sept ou huit espèces, propres aux Antilles et aux régions tropicales de l'Amérique. Leurs fleurs, dioïques, sont renfermées dans le même spadice ; les mâles ont un périanthe hexamère et six étamines à anthères dorsiûxes ; les femelles, un ovaire triloculaire qui devient à la maturité

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une drupe piriforme renfermant une seule gniine pourvue d'un albumen ruminé. VE. edulis Mart., du Brésil, doit son nom à ce que son bourgeon terminal se mange comme légume. Il en est de même de celui de VE. oleracea Mart., autre espèce brésilienne dont les fruits fournissent, par expression, de Vhuile (le palme. Ed. Lef.

EUTYcmus. Surnom d'un médecin arabe, bistorien et patriarche d'Alexandrie d'Egypte. Il est né à Fostath ou le vieux Caire, en 876. Son nom véritable, dit-on, était Séid, ou plutôt Saïd-ben-Balrich; le surnom d'Eutycliius, c'est-àdire beureux, lui avait été donné par les clirétiens, ce nom latin étant la traduction du mot Saïd. La Biographie des médecins, d'Osaïbiali, nous apprend qu'il avait pratiqué la médecine avec succès et composé divers ouvi âges de médecine d'une certaine importance, entre autres, un Ketab-fd-Thebb, mais ce sont ses travaux bistoriques, fort estimés des bistoriens et des lettrés, ce sont ses ouvrages de polémique religieuse, qui lui ont acquis la grande notoriété dont il était entouré. La liste de tous ses travaux se trouve dans la Bibliothèque orientale d'IIerbelot. Eutycbius est mort le J2 mai 940. A. Bureau.

EUXAa'TDllVE OU EUXAlXTniQL'E (AcinE). C'^H'^O'". Ce corps, encore appelé acide purréiqiie, se trouve à l'état do sel de magnésie dans la purrée, couleur jaune provenant des Indes Orientales, formée probablement par le suc d'une plante évaporé avec de la magnésie (Stenbouse) ; pour d'autres ce serait, soit un bézoard intestinal, soit un dépôt formé dans l'urine de cbameau, d'élépbant ou de buffle. L'euxantbine se présente en prismes jaunes, brillants, peu solubles dans l'eau froide, solubles dans l'eau cbaude, dans l'alcool et dans l'étber. A 180 degrés, il se décompose en acide carbonique et en euxanlhone [voy. ce mol). L. Hn.

EUXAl^TnoME ou PURRÉoiv. C'^HW. Produit de décomposition de l'acide euxantbique cbauffé à 180 degrés; ce corps se forme encore quand on dissout l'acide euxantbique dans l'acide sulfurique concentré. 11 constitue des prismes jaunes, peu solubles dans l'eau et l'étber, facilement solubles dans l'alcool bouillant. Fondue avec de la potasse caustique, elle donne d'abord de l'acide euxantbonique, G'''H"'0^, et à une température plus élevée de l'bydroquinone. L. Un.

EL'ZET-LES-BAIIV'S (Eaux minérales d'), Athermales ou hypothermales, sidfatées calciques moyennes et bitumineuses faibles, sulfureuses faibles. Bans le département du Gard, dans l'arrondissement et à 15 kilomètres d'Alais, à 2 kilomètres du bourg d'Euzet et à 17 kilomètres d'Uzès, sur le chemin de fer de Tarascon au Martinet.

La station d'Euzet, à 133 mètres au-dessus du niveau de la mer, occupe le fond d'un entonnoir, dominé par des collines de 100 à 300 mètres de hauteur. Celle du sud est recouverte de sapins, celles de l'est et de l'ouest ne sont tapissées que de chênes rabougris et de brins d'herbe desséchés. Les vents du nord y ont donc seuls un accès facile, et sont violents en hiver. Ils soufflent rarement pendant la saison thermale, ce qui est à regretter, car ils rendraient tolérable la température, parfois de 35 à 40 degrés centigrade à l'ombre. L'expérience a prouvé que du 15 août aux premiers jours de septembre les chaleurs

EIZET-LES-BAINS (Eaux minérales d'). 405

sont insupportables à Euzet. Il y règne, malgré l'écran que forme la montagne, un vent du midi ou de l'est, venant du désert, et à peine rafraîchi par son passage sur la Méditerranée. 11 est alors très-dangereux de sortir, car on contracte facilement des fièvres intermittentes endémiques, ce qu'explique l'existence de nombreux marais et d'étangs où l'eau salée est mêlée d'eau douce qui descend dn versant des collines. C'est à 6 kilomètres d'Euzet que se trouve Aigues-Mortes.

Quatre sources qui ont reçu les noms de source de la Marquise, source de la Comtesse, source de la Valette et enfui source de Saint-Jean de Sciragues émergent à Euzet et aux environs,

1" Source de la Marquise. L'eau de cette source est claire et limpide. Elle ne laisse dégager que quelques rares balles gazeuses d'un assez petit volume. Son odeur est sensiblement hépatique, mais surtout bitumineuse. Elle passe sur des marnes calcaires lacustres, ainsi d'ailleurs que les autres sources d'Euzet, mais ces marnes sont plus visibles auprès de ce griffon. Elles sont composées de couches imprégnées d'essence en quantité assez notable pour que les veines feuilletées de cette pierre brijient au contact d'un corps en ignilion, avec une flamme claire et une fumée noirâtre semblable à celle qui s'élève des lampes à pétrole. L'eau de la Marquise est exclusivement consacrée aux bains pris en baignoires isolées, aux douches et aux étuvcs. Elle a un débit en vingt-quatre heures de 25 000 litres, et absorbe en moyenne par litre 3 milligrammes d'iode. Sa température est au griffon de 17°, 8 centigrade. Nous en donnons l'analyse chimique en même temps que celle de la Valette, car l'eau de la source de la Comtesse et celle de la source de Saint-Jean de Sciragues n'ont été l'objet d'aucun examen complet.

2" Source de la Comtesse. Ses caractères physiques et chimiques sont les mêmes que ceux de la source précédente, dont elle ne diffère que par la quantité d'iofle qu'elle absorbe par litre : \\ milligrammes en moyenne. Cette source a un débit de 15 000 litres en vingt-quatre heures, et une température de 13 degrés centigrade au griffon. Limousin-Lamothe a publié en 1827 les résultats de l'analyse chimique des eaux d'Euzet. 11 a fait connaître le produit sommaire obtenu par lui avec l'eau de la Comtesse, dont la composition chimique quantitative n'a pas été plus exactement indiquée depuis cette époque.

3» Source de la Valette. La fontaine est à 100 mètres de celles de la Marquise et de la Comtesse. Son eau est employée exclusivement en boisson. Ses caractères physiques, chimiques, et sa température, sont à peu près les mêmes que ceux de la source de la Comtesse. Ainsi, elle a 13 degrés centigrade et elle absorbe en moyenne 9 milligrammes d'iode par litre. La source de la Valette a un débit de 18 000 litres d'eau en vingt-quatre heures. 0. Henry père a publié en 1824 l'analyse des sources de la Marquise et de la Valette, et a trouvé dans 1000 grammes les principes suivants :

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