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ÉVANOUISSEMENT

L'angine granuleuse, la laryngite chronique, le catarrhe bronchique durant depuis longtemps, la phthisie pulmonaire au premier et au second degré, les affections gastriques, le lymphatisnie et la scrofule, les maladies cutanées, les douleurs rhumatismales articulaires et musculaires chroniques et certaines maladies utérines, quand elles coexistent avec des maladies de la peau ou les suivent, sont celles où réussit le mieux une médiiation interne et externe par les eaux d'Euzel. Les eaux de la Valette agissent sans secousse et sans déterminer d'hémoptysie chez les poitrinaires. C'est affaire aux médecins pratiquant à cette station de chercher ou de savoir si l'élément sulfureux, très-peu fixe à Euzet, et son association à un principe que nous avons nommé bitumineux ou pétrolien, expliquent suffisamment la manière d'agir plus douce et p;ir conséquent moins redoutable qu'à la plupart des stations hydrosulfurées. A Euzet, on applique, nous l'avons vu, les eaux à haute dose dans les dyspepsies, 8 à 10 verres chaque jour, par exemple, accompagnés de douches en jet et froides sur la région épigaslrique. Mais dans les difficultés de digérer accompagnées de gastralgie, l'ingestion de l'eau de la Valette doit être de 2 à 4 verres seulement, si l'on veut qu'elle soit assimilée et produise la diminution ou la disparition des douleurs nerveuses.

Nous donnons la préférence aux eaux môsolhermales, chlorurées sodiques fortes, bromo-iodurées, carboniques, dans le traitement du lymphatisme et de la sciofule, mais, lorsque les engorgements ganglionnaires sont internes, comme dans le carreau, nous croyons avec le docteur Auphan que l'application interne et externe des eaux d'Euzet a une utilité incontestable. Lesmaniftstations cutanées, coïncidant avec les troubles de l'estomac ou de l'intestin ou les suivant, rentrent aussi dans la sphère d'action des eaux d'Euzet, surtout quand ces manifestations sont sèches, car celles qui sont humides résistent presque toujours à ce traitement hydrominéral. Il en est de même dans le rhumatisme articulaire ou musculaire subaigu, alors surtout qu'il s'observe chez les sujets nerveux. Le traitement extérieur par les bains et les douches d'eau et de vapeur d'Euzet suffit presque toujours à guérir ou à atténuer les douleurs chez les rhumatisants.

L'action favorable des eaux d'Euzet en lotions, en injections ou en douches locales sur les maladies chroniques ou granuleuses du col utérin, n'a rien de particulier.

La duiée de la cure varie de vingt-cinq jours à un mois.

On exporte exclusivement l'eau d'une seule des sources d'Euzet, celle de la Valette. A. Rotureau.

Bibliographie. — Béchamp. Analyse de la source la Valette d'Euiet. Montpellier, 1872. — BoNNEFOT. Contribution à l'étude de la thérapeutique respiratoire; résumé des observations prises à la station hydrominérale d'Euzet. In Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris, t. XlV, p. 158. — Adphax. Considérations médicales sur les eaux sulfuro-bitumineuses à base de chaux et de magnésie d'Euzet, t. V, p. 72. — Puisate (de). Lecture sur le mémoire de M. Auphan. In Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris, t. V,

p. 107. X... (docteur). La station thermale d'Euzel [Gard), eau sulfureuse, sulfatée

et bitumineuse. Paris, 1882, Brode, 7 p. in-8°. A. R.

ÉVACUAi^TS (Médicaments). On donne quelquefois ce nom aux médicaments vomitifs, purgatifs, diurétiques {voy. ces mots). L. Hn,

ÉVAKOt'ISSEMEi^T. Voy. Sï.NCOPE.

408 ÉVAUX (Eaux minérales d').

E%'AXS. iNom (le plusieurs médecins anglais et américains, parmi lesquels :

Evnns (George-Fabian). Fils d'un chirurgien de llelpcr, qui éleva douze enfants, dont trois médecins, est né dans cette localité en 1806. 11 fit ses études métiicales à (lanibiidge, puis à Dublin, et lut envoyé à Paris par son père, qui connaissait Laenncc. Ce dernier venait de mourir, lorsque le jeune Evans arrivait en France. 11 se rendit à Londres pour y terminer sa médecine au collège Saint-Rarthélemy, et il alla se fixer à Birmingham, où il acquit une grande réputation comme médecin de l'hôpital général ; il occupa ce poste pendant trente-quatre ans. 11 est mort dans cette ville le 51 août 1875. A. D.

ÉVAPORATIOX. Voy, CuALEun et Vaporisatio.\.

ÉVALX (Faux jiimôrales et co.NFEnvES d'). Hi/perlhermales ou prolothermaies mnétalliiex, carboniques et azotées faibles. Chemin de fer d'Orléans, Vierzon et Montluçon, d'où une voilure mène en quatre heures à l'établissement. A l'une des extiémités du département de la Creuse, sur les confins du Puy-de- Dôme et de l'Allier, dans l'arrondissement d'Aubusson, Evaux est un village de 1-400 habilanls, à TtG kilomètres de Guérot et dans une vallée aiiosée par la Tardes, uliluent du Cher, à iGG mètres au-dessus du niveau de la mer. Les promenades cl les excursions sont intéressantes, et les environs d'Evaux sont très-accidentés. Les matinées et les soirées sont humides et fraîches, et le milieu du jour est en généial cluiud : aussi les ihumatisants doivent être munis de vètemcnis convenables pour se garantir des transitions de la température. La saison tlicrniale commence le l""juin et finit avec le mois de septembre. Un nombre presque illimité de sources thermales émerge dans un espace Irès-circonscrit, et des fouilles récentes ont trouvé les ouvertures des anciens puits qui captaient les sources dans les temps les plus reculés. On pourrait compter jus. qu'à 22 sources Ihermo-minéiales, mais 5 d'entre elles sortent au milieu d'une piscine qu'elles alimentent d'eau courante, formant ainsi un même groupe. Voici les noms de celles principalement employées à Evaux et aux environs, car on ne creuse presque nulle part une excavation assez profonde sans produire un suintement d'eau thermale. Toutes émergent d'un terrain primitif et ont reç\i les désignations suivantes : Source du Puils-de-i Escalier, Source du Puits-de-César, Sources Innommées, Sources du Grand-Mur et du Petit- Cornet, Source du Puits-du-)Iilieu-du-Bassin, Source du Bain-de-Vapeur, Source du Puits-Carré on Delamarre, Sources de la Piscine-Ronde, Source Marien, Sources du Bassin-des-Cin(j-Sources , Source du Puits- Desglaudes, Sources Chaudes, Source du Midi, Soui'ce-du-Puits-du-Premier-Juillet, Source du Puits-des- Médailles, Source du Centre -du- Bassin -de -Gauche, Source du Puits-Triangulaire et Sources Ferrugineuses.

Toutes les sources d'Évaux, moins les sources Ferrugineuses et Sulfureuses, ont les mêmes propriétés physiques et chimiques; elles diffèrent par leur température seulement. Elles sont claires, limpides, transparentes, incolores, inodores, d'une saveur fade, d'une réaction neutre ou légèrement acide, et ne forment aucun dépôt appréciable, mais elles donnent naissance à des conferves qui ont une identité presque absolue avec celles des bassins de Néris [voy. ce mot). Les gaz qui se dégagent des eaux d'Evaux éteignent les corps en combustion.

ÉVAUX (Eaux minérales d'). 409

1» Source du Piiits-de-r Escalier. Le Puils-de-l'Escalier, à ciel ouvert, comme presque tous ceux d'Evaux, est au pied du rocher. Il est construit en béton et sa forme est à peu près carrée. Il est tapissé à l'intérieur d'une légère couche de conferves vertes qui deviennent jaunâtres au contact de l'air, lorsqu'elles se détachent et lorsqu'elles montent à la suiface de l'eau. Des bulles gazeuses, médiocrement grosses, traversent à intervalles irréguliers la masse d'eau et viennent s'épanouir à sa surface. L'eau du Puits-de-l'Escalier a 45", 9 centigrade, l'air extérieur ayant 25". Un tuyau de plomb fait communiquer ce puits avec celui de César dont il abaisse la ihermalité. Un autre tuyau du même métal, parlant de la surface de l'eau du Puits-de-l'Escalier, alimente un bassin à ciel ouvert et carré, qui fournit l'eau du Petit-Établissement. Nous reportons l'analyse chimique de cette première source au tableau qui suit la description de la source du Grand-Mur.

2° Source du Puits-de-César. Ce puits est à 7 mètres du précédent; il est également en béton et a la forme d'un cône tronqué; ses conferves ont une teinte verte différente de celles du puits de l'Escalier et jaunissent moins promptement à l'air. Les bulles gazeuses sont plus nomlireuses et plus petites, et s'attachent aux parois du vase, ce qui n'a pas lieu au Puits-del'Escalier. L'eau du Puits-de-Cé^ar est plus fumante que la précédente; la chaleur de l'atmosphère étant de 2i degrés centigrade, elle a 56°, 7 centigrade. Son analyse est au tableau qui suit la description de la quatrième source d'Évaux.

3° Trois sources Innommées. Elles émergent dans des puits isolés entourés de bri(|ues et de ciment. Le premier a la forme d'une pyramide quadrangulaire; il est à I mètre à peine de la base du cône du Puits-César. Le deuxième puits est à 5U centimètres du premier, et le troisième est à D mètres du second. L'eau de la première source est moins gazeuse et forme des conferves moins abondantes que les deux autres. Sa température est de 40 degrés centigrade, l'air étant à 25 degrés. Les bulles gazeuses de la deuxième source ne sont guère plus abondantes, mais elles laissent déposer une couche plus épaisse de ■conferves. La température est de 42", 8 centigrade. L'eau du troisième puits est plus gazeuse, et les conferves qui y naissent sont plus abondantes et plus vigoureuses. Sa température e^t de 40 degrés centigrade. La composition chimique des trois sources Innommées n'est pas exactement connue.

4" Sources du Grand Mur et du Petit- Cornet. Son puits est à 6 mètres de celui des trois sources précédentes. Sa margelle au niveau du sol est couverte d'une pierre, et un tuyau de plomb verse l'eau dans un bassin qui, après avoir reçu également les sources du Petit-Cornet, du Milieu-du- Bassin et du Bainde-Vapeur, alimente d'eau chaude les baignoires du Grand-Établissement. Les caractères physiques et chimiques sont les mêmes que ceux des autres sources d'Évaux, mais il est remarquable que l'odeur de l'eau de la source du Grand- Mur, sa saveur surtout, sont sulfureuses; sa réaction est acide. La température de la source du Grand-Mur est de 55", 8 centigrade, l'air étant à 22'',2 centigrade; son analyse chimique n'a pas été publiée.

Le tuyau de plomb où passe le lilet de la source du Petit-Cornet n'est éloigné que de 1™,80 du point d'émergence de la source voisine. Bien que le contraire s'observe ordinairement, le débit de la source du Petit-Cornet est d'autant moindre que le bassin est moins rempli, et il est plus abondant, au contraire, lorsque le bassin est plein. L'odeur et la saveur hépatiques de l'eau du

410 EVAUX (Eaux minérales d').

Petit - Cornet sont encore plus marquées que celles de la source du Mur; sa réaction acide est plus sensible. Pas de bulles gazeuses; la température est de 54", 5 centigrade, celle de l'air extérieur étant de 25",5. L'analyse chimique

de 1000 grammes de l'eau des sources du Puits-de-l'Escalier, du Puits-de-Gésar

et du Petit-Cornet, a donné en 1844 à Ossian Henry père les résultats qui suivent :

SOUnCE SOURCE

Dc riiiTS- sounCE pu peiit-

de-l'escaueb. decesab. corset.

Sulfate de soude 0,960 0,717 0,70790

— chaiiï . , 0,130 0,0'*0 0,02000

— potasse , 0,003 0,(10500

Chlorure de sodium 0,250 0,167 0,176i0

— potassium * 0,006 O,0OS6O

Bicarbonate de chaux „ 0,1S2 0,23800

— soude 0,060 9,0;>0 0,05300

— manrésie 0,270 0,045 0,10200

— fer et magné.-ie traces. 0,005 O.OUOoO

— strontiane traces. 0,00t 0,00350

Silicate de soude 0,134 0,117 0,15000

— lilhine traces. 0,001 0,00130

— alumine 0,130 0,070 0,07000

Sulfure de sodium indices. traces. 0,00789

Phosphate solulile, bromures et iodures alcalins, matière organii)ue azotée traces. traces. traces.

TOIAE, DES MATHOUES FIXES .... l,U7i 1,359 1,54589

l acide carbonique libre » 3,5 à 3,7 1

Gaz. A azote indét. 8fi,G à 87,3 [ indét.

( oxygène indét. 9,9 à 9,0 )

Total des gaz » 100 100 »

5° Puits - du - Milieu -du -Bassin. La profondeur de ce puits est de 3 mètres. Des bulles gazeuses d'un très-gros volume viennent assez fréquemment s'épanouir au centre de la nappe, et les parois internes sont tapissées d'une couclie de conferves vert jaunâlie moins épaisse qu'aux autres sources. L'odeur et la saveur de cette eau sont à peine sulfureuses, et sa réaction est presque neutre. Sa température est de 47", 8, celle de l'air étant de 29 degrés centigrade. Nous en donnons l'analyse avec celle de la source du Puits- Carré.

6° Source du Bain-de-Vapeur. Ce puits, situé à droite et à 1",70 du Grand-Établissement, a la forme d'un cône tronqué; sa profondeur est de o'",40. Des bulles gazeuses, médiocrement grosses, viennent presque incessamment s'épanouir à son milieu, et des conferves tapissent ses parois intérieures. Elles sont verdàtres, recouvertes de perles multiples et brillantes, et jaunissent à peine à l'air. La réaction de l'eau est Irès-notablement acide ; sa température est de 54" 5, celle de l'air étant de 26" centigrade.

7" Source du Puits-Carré ou Delamarre. Le puits carré et à ciel ouvert de celte source a 5™, 20 de profondeur; il se trouve immédiatement à gauche de la ramjie qui descend de la roule, à 4"", 50 de l'ancien bassin circulaire ou piscine romaine. La surface de l'eau est recouverte d'une couche liès-épaisse de conferves qui se sont détachées du fond du puits, car il n'en existe pas sur les parois. Cette eau, complètement inodore, recouverte de pellicules produites par un carbonate qui s'est formé au contact de l'air, est d'une digestion difficile. Son goût est fade, peu agréable, et sa réaction est acide. La tempér.iture de l'air étant de 27", 6 centigrade, celle de l'eau est de 49", 9. L'analyse de l'eau des

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trois sources précédentes a donné en 1844 à ïlenry père pour 1000 grames les résultats qui suivent :

SOUnCE SOURCE

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