L. Un
FA]\'TOî\'i (Les deux).
Fantoni (.Iean-Baptiste), né à Turin, en 1652, était bibliothécaire et premier médecin de Victor-Amédée, duc de Savoie ; il enseigna l'anatomie dans les écoles de sa ville natale. Il a laissé plusieurs ouvrages manuscrits, auxquels il n'a pu mettre la dernière main, la mort l'ayant enlevé le 27 août 1692, à l'âge de 40 ans, dans les environs d'Embrun, où le duc était campé pendant le siège de Chorges. Son fils Jean Fantoni a revu ses manuscrits, dont il a tiré les meilleurs morceaux, qu'il a donnés au public sous ce titre :
Obscrvaiioncs anatomico-mcdicœ. Taurin!, 1699, in-4'' ; Venetiis, 1715, in-4°. La première édition contient 31 observations, la seconde, 57. On y trouve de bonnes choses sur les maladies du cœur.
Fantoni (Jean), fils du précédent. Ce savant homme naquit en 1675, à Turin. II étudia les belles-lettres, la philosophie, et ensuite la médecine dans l'université de cette ville. Reçu docteur, les libéralités de Charles-Emmanuel lui fournirent les moyens d'aller se perfectionner dans les pays étrangers ; il parcourut l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, et partout il acquit d'utiles et précieuses connaissances dans son art. Il paraît qu'il s'attacha beaucoup à Méry, pendant son séjour à Paris, car on a remarqué dans ses dissertations plusieurs choses qu'il a tirées de ce célèbre chirurgien et anatomiste. De retour à Turin il enseigna publiquement l'anatomie, et passa successivement aux chaires de médecine théorique et pratique. Le roi de Sardaigne le nomma ensuite médecin du
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prince de Piémont, son fils. Il s'acquitta de cette place sans négliger ses exercices dans l'université de Turin. Il mourut en 1758, à l'âge de 83 ans. Ses ouvrages sont:
I. D/'sscrlationcs analoinicœ. Taurini, 1701, in-8°. — II. Anatoniia coppris himiani ad usitm theatri anatomici accommodala. Taurini, 17H, in-i°. — III. Disscriationes duœ de structura et usu durœ malris et lympliaticorum rasortiiii. Romas, avec les Opuscides de Pacchioni. — IV. Disseitationcs duœ de llierm/s Valdcriaiiis, atjuis Gratianis, Maurianensibus. Genevse, 1725, in-S" ; 1758, in-4°. — V. Opnscnta mediea et pfnjs/olof/ica. Genevae, 1738, in-4°. — YI. Dissertai iones analoniicœ septem priores renovatœ, de abdomine. Taurini, 1745, in-8°. — VU. Spécimen observationimi de aciitis febribus miliaris. Verona, 1747, in-S»; ISissae, 17C2, in-S". A. G.
fjlIKZAGO (Frangesco-Luigi). Né à Padoue vers 1770, y fit ses études médicales et devint professeur de pathologie, nosologie, médecine légale et d'hygiène à l'Université, et plus tard directeur du musée pathologique. 11 s'est heaucoup occupé de l'étude de la pellagre et est mort en 1832. Nous connaissons de lui :
I. Memoria sopra la pellagra del terrilorio Padovano. Padouc, 1789, in-4°. — 11. l'aralelli tra la pellagra ed alcune malallie clie piii le rassomiglianu. Padoue, 1792, in-8°. — m. Memoria suUu pellagra. Padoue, 1815, in-8'>. — lY. hlruzioite calcc/iislica sulta pellagra, scrilta pcr ordine del yoverno Venesia. Padoue, 1816, 111-4°. — V. Storia dcl inostro di due corpi, clie nacque sul Bresciana in Novembre \^(\"1, refcrita. P;idoui', 180,", 111-4°. — YI. Sulle virlii delta digitale nelle alienazioni meiitali e sulla sua azioiie in générale. Padouc, 1810, in-8°. — VII. Saggio sulle differenze essenziali délie malallie universali. Padouc, 1809, in-8°. — YIII. Institutiones pnlhologicœ. Leinzig-, 1815, in-8°. — IX. Memorie sopran alcuni pezzi morbosi, conservati net gabinette patologico delV Università di Padova, fasc. I. Padoue, 1820, in-4°. — X. Préface à Gior. Gregorij Lezione sopra i doveri e la qualità di unmedico. Florence, 1789, in-S". — XI. Memoria sulle cause dclla pellagra. In Memoria délia Academia di Se., Lelt. ed Arli di Padova, p. 22, 1789. A. D.
FAR.tDAY (Michel). Ce savant illustre, auquel lu science moderne doit tant de découvertes et de perfectionnements, était fils d'un simple forgeron, et naquit à Newington Butts, près de Londres, le 22 septembre 1791. Mis, en 1804, à l'âge de 13 ans, en apprentissage chez le relieur Riébau, il ne se borna pas à recouvrir les livres de parchemin ou de carton, il passait tous ses loisirs à les lire et à les étudier. Une circonstance vint donner un nouvel essor à ces dispositions instinctives. Un client de son patron, M. Dance, membre de l'institution royale, qui avait remarqué l'intelligence du jeune apprenti et son désir de savoir, l'emmena avec lui entendre les dernières leçons du cours professé par Humphry Da^■y dans cet établissement. Faraday recueillit ces leçons, les rédigea avec soin, et relia son volume en un beau manuscrit in-4°, qu'il adressa à Davy, « en le priant de l'aider à quitter le commerce qu'il détestait, et à se vouer à la chimie qu'il .aimait ». Moins d'un an après, le jeune enthousiaste faisait partie de cette institution royale, comme aide-préparateur (mars 1815), et comme secrétaire, il accompagnait son illustre patron dans ses voyages en France, à Milan, dans les Alpes tyroHennes, en Allemagne, à Genève. Davy mourut en 1829; il put donc suivre pendant quinze ans les progrès de son élève, qui grandissaient chaque jour. L'histoire impartiale a été obligée de i^econnaître que le maître, grand seigneur et baronnet, jouissant d'une renommée européenne, ne put se défendre d'une certaine jalousie envers le pauvre fils du forgeron; ce dernier, qui réunissait à des talents du premier ordre une rare modestie, ne sembla point remarquer cette injustice, ou du moins il ne s'en plaignit point, et il aborda les magnifiques travaux qui ont fait sa gloire, et qu'on peut résumer ainsi : En