‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.37Chapitre 23 sur 65 · FARADAY · texte numérisé non relu

FARADAY

1820, découverte du chlorure de carbone ; expériences nombreuses sur la composition des corps gras et des hydrogènes carbonés propres à l'éclairage. En

1821 , recherches importantes sur les alliages du fer et la constitution des aciers ; travaux sur la condensation des gaz, recherches aussi originales que fécondes, Cfui ouvrirent à la science de nouveaux horizons, qui établirent qu'à l'exception de six tous les gaz connus étaient aptes à changer d'état, à se solidifier même sous l'influence d'une pression de 50 atmosphères, c'est-à-dire de la pression d'une colonne d'eau six ou sept fois égale à la hauteur du Panthéon. En 1830, Faraday s'occupe de la fabrication des verres propres à l'optique, et en imaginant de faire entrer l'acide borique dans les matières qui composent les verres dit flint-qlass, il arrive à de magnifiques expériences sur la magnétisation de la lumière. On connaît ses conquêtes touchant l'analogie du fluide magnétique et du fluide électrique; d'Oersted, Ampère, Arago, avaient établi cette analogie, laquelle devait conduire au télégraphe électrique, et à d'autres merveilleuses applications ; mais Faraday est le premier qui, en enrichissant la science de la théorie de Vinditction, ait donné à ce sujet tous les développements désirables. Au moyen d'une suite d'expériences lumineuses. Faraday démontra que toute action chimique est accompagnée d'un dégagement d'électricité ; que l'électricité mise en mouvement par une molécule de zinc, consommée dans la pile pendant sa conversion on oxyde de zinc, représente celle qu'une molécule de tout autre métal ou une molécule d'hydrogène exigerait pour leur libération, s'il s'ao^issait de les séparer de leurs oxydes ; il prouva également que toutes les molécules du même ordre ont besoin, quels que soient leur nature, leur poids et leurs qualités spécifiques, que l'on emploie la même quantité de force pour river ou pour briser les chaînes qui les fixent dans un composé. Cette loi, que Faraday mit en évidence, est celle des équivalences électriques. Dans l'automne de 1821, notre illustre physicien répéta les expériences sur lesquelles Ampère venait de fonder son admirable théorie de l'électro-magnétisme. Une des conséquences, et bientôt un des résultats de cette théorie, étaient la possibilité de faire tourner des aimants sous l'action des courants électriques circulaires, et réciproquement, possibilité établie sur les lois de l'induction; Faraday arriva au but et dota ainsi les arts, la médecine et l'industrie, d'une de ces applications qui font honneur au siècle qui les a vues naître. En effet, c'est en rendant excessivement rapides la rupture et la reprise des courants induits, et en trouvant le moyen de ramener dans un même sens les actions qui se produisent dans un sens opposé, qu'on a créé le système sur lequel repose la télégraphie électrique ; dans les ateliers de dorure et d'argenture, c'est au moyen de Vinduction que l'on établit les courants qui déterminent le dépôt du métal et son adhérence aux moules qu'on lui présente ; c'est elle qui, dans les phares, donne au charbon rendu incandescent un éclat bien supérieur à celui des lampes à l'huile; c'est à son action que se rapporte un moyen très-commode d'appliquer l'électricité dans certaines maladies, et d'en régler l'action, moyen qui a conservé le nom de son inventeur, la faradisation. En un mot, la découverte de Faraday a fourni le mode d'émission de la force électrique le moins coûteux, le plus puissant, le plus maniable, le plus flexible et le plus universel dans ses effets.

Je m'arrête... L'examen des travaux de l'illustre physicien anglais demanderait des développements que ne peut comprendre un simple article de Dictionnaire, développements que le lecteur trouvera du reste dans la notice que M. Cap a consacrée à ce grand homme {Gaz. méd. de Paris, 1868), dans les éloges

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