FEDERIGO
a fermenté ; mais ils n'offrent aucun symptôme d'altération parenchymateuse des poumons. Déjà Benoiston de Chàteauneuf avait constaté le petit nombre de cas de phthisie que présentent les amidonniers : 1,02 sur 100 malades. Trébuchet, dans ses rechercbes, a trouvé chez eux le cliiffre dt 65 décès par phthisie sur 1000 décès.
Une affection assez commune est une éruption herpétique que l'on rencontre au pourtour des commissures des lèvres et sur le pavillon de l'oreille. L'izTitation des paupières et de la conjonctive, due à l'action directe de molécules pulvérulentes, s'observe fréquemment aussi chez les ouvriers féculiers et amidonniers. Nous devons signaler de plus l'angine glanduleuse.
Les autzes maladies que l'on constate le plus souvent sont l'embarras gagtrique, la diarrhée et les douleurs rhumatismales. Elles doivent être attribuées en partie à l'influence de l'humidité ambiante, en partie à l'absence de soins hygiéniques individuels. Al. Layet.
Bibliographie. — Parent-Ddchatelet et OnFii.A. fiapporl sî»' l'in/litrnrr drs /'rculer/cs, etc. In Ann. d'hyr/iène, 1'» série, t. XI, 18")4. — Gaultier de Claubuy. Quelques observai ions mtr l'influence des marais cl fcculeries, etc. lu Ann. d'Ityg., ï'" série, t. XII, 1834. — Ciikvallieh. Sur les inconvénients que présentent les fabriques de fécule sous le rapport de l'Iiygiène publique. In Ann. d'hrjg., '2« sér., t. XVIII, 1862.
Consullez en outre: Rapports du Conseil central de salubrité de la Seine, du Nord, de la Gironde, etc. A. L.
FEDELISSlini (Giambattista). Médecin qui vécut à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. On connaît peu de choses de sa vie : il est né à Pistoja, où son père Gérard exerçait la médecine ; il suivit la même carrière que lui et en même temps s'adonna au culte des Muses ; il acquit une égale célébrité comme poëte et comme médecin. Ou dit même qu'il écrivit une histoire de son pays restée inaclievée. Voici la liste des ouvrages que Zaccaria lui attribue :
1. Il gidrdino morale, in rime e versi lirici Toscani. Florence, 1594. — II. Carmina de laudibus Nie. Forliguerrae, Pistor. Cardinalis. Florence, 1598, in-4°. — III. Pastorale Carmen. Florence, 1599. — IV. Panegijricum in Henrici IV et Mariae Medices nupiias. Florence, 1G80. — V. Bella eita e morte di S- Caterina martire, poemetto epico in verso sciolto. Florence, 1614. — VI. Centuria d'osservazioni t/iaumafisiche. Bologne, 1619. — VII. Lexicon herbarum. Pistoja, 1().36. — VIII. Prépara zioiie da farsi al tempo délia primavera per schifare le febre pestilemiale maligne. Pistoja, 1656. — IX. Opuscula nonnulla de febri. In Opuscula clarorum medicorum . Pistoja, 1627. L. Ils.
Il eut un frère :
Fedeiissimi (Rainero), médecin comme lui et auteur de l'ouvrage suivant :
Enchiridion pharmaceuticum medicamentorum omnium quœ in anlidotario florentino continentur. Bologne, 1617, in-12. L. Hn.
FEDERIGO (Gaspare). Médecin italien de mérite, naquit à Venise le 17 avril 1769; son père était avocat et sa mère la sœur du célèbre Gaspare Gozzi ; en 1788 11 fut reçu docteur en médecine et en chirurgie à l'Université de Padoue; il s'établit dans cette dernière ville, mais ce n'est que le 13 février 1821 qu'il y obtint la nomination de professeur ordinaire de thérapeutique spéciale et de clinique médicale à l'Université ; ses leçons s'adressaient spécialement aux chirurgiens provinciaux [chirurghi provinciali civili) . \\ était directeur de l'Institut clinique des chirurgiens et membre de plusieurs sociétés savantes. 11 est mort le 7 mars 1840. Le docteur G. L. Podracca a écrit l'élose de Federigo en 1841 ; cet éloge a été réimprimé à Padoue en 1874 sous le titre