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DIGT. E.\C. 4* S. I

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du oluten est exempte des inconvénients de l'ancien procédé, elle permet de recueillir ce produit, que l'on emploie aujourd'hui pour la confection de pâtes alimentaires. Dans la l'abrication par fermentation, le gluten est perdu ; et c'est plus spécialement à sa présence dans les eaux provenant de la décantation que sont dues leur décomposition putride et les odeurs pestilentielles qu'elles exhalent à un si haut degré.

Quant aux féculeries, rangées dans la troisième classe par le décret de 1815, elles y ont été maintenues par celui de 1866.

Pour obvier aux inconvénients que les fabriques de fécule et d'amidon ont pour la salubrité extérieure, on a dû songer, avant tout, à leur interdire de déverser sur la voie publique les eaux grasses et les eaux sures provenant de l'usine. Ces eaux doivent être détournées des ruisseaux et fossés contigus ou voisins, et conduites dans des réservoirs spéciaux. Dans le principe, on se contentait de pi'escrire de les amener perdre dans un puits absorbant. C'est là une mesure incomplète, tout à l'ait aléatoire du lestc, car les puisards à fond perdu masquent, sans les détruire, les graves inconvénients de la fermentation des eaux mères, et ne mettent aucun obstacle à l'iniiltration de ces eaux à travers le sol; ce qui est une cause d'infection des puits voisins, dont l'eau ne tarde pas à laisser dégager une odeur ti'cs-marquée d'hydrogène sulfuré, et à cesser d'être potable.

11 est donc nécessaire de prescrire l'emploi de puisards et citernes à parois étanches. Cette mesure offre d'ailleurs l'avantage de permettre d'utiliser, comme en"rars,les liquides accumulés dans ces réservoirs. Il faudra seulement, au moment de leur vidange, assurer l'exécution des prescriptions hygiéniques, en vue d'empêcher les émanations fâcheuses qui pourraient incommoder le voisinage. C'est ainsi que le transport de ces eaux à engrais ne devra se faire que la nuit. Les tonneaux dans lesquels doit s'effectuer ce transport seront parfaitement clos; et afin de diminuer, autant que possible, le nombre des transvasements, on leur donnera une capacité suifisante, celle de dix hectolitres au moins. Pour opérer le transvasement des citernes dans les tonnes, les conduits de pompe qui servent à élever les eaux seront bien fermés, de manière à rendre l'évaporation insensible ; et le conduit, en toile imperméable, partant du tuyau de la pompe, sera introduit jusque dans l'intérieur des tonnes, afin d'éviter tout épanchement au dehors.

Telles sont les mesures d'hygiène extérieure, lojigtemps presque uniquement prescrites. Elles se rapportent, plus particulièrement, à la fabrication de l'amidon par le procédé de fermentation.

Quant aux eaux provenant des lavages qui succèdent à la décantation, comme elles ne contiennent que très-peu de matières insalubres, il était permis de les écouler vers les cours d'eau, ou de les diriger dans les fossés et rigoles des champs. On ne doit plus aujourd'hui regarder ces mesures d'hygiène comme suffisantes. On possède, en effet, les moyens d'enlever, aussi complètement que possible, aux eaux de lavage, toute tendance à la décomposition putride, de telle façon qu'elles n'arrivent dans les cours d'eau que parfaitement limpides. On obtient ce résultat en les neutralisant au moyen de substances qui, comme la chaux et le tannin, donnent lieu à des précipités. C'est pourquoi on devra prescrire les mesures suivantes, susceptibles d'application, quel que soit le procédé employé pour la fabrication.

Dans le procédé par malaxation, les eaux de première décantation seront,

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comme dans le procédé par fermentation, conduites dans des réservoirs élanches, et enlevées dans des tonneaux pour les besoins de l'agriculture.

Les autres eaux, provenant des lavages ultérieurs et successifs, se rendront alternativement dans deux bassins construits en maçonnerie, et de capacité convenable pour contenir le produit d'une journée de travail. Quand un bassin sera rempli, on y ajoutera du lait de cbaux en proportion telle, qu'on emploie 2 kilogrammes de chaux vive par mètre cube d'eau à pnrilier.

Après la précipitation par l'eau de chaux, on devra laisser les eaux en repos, pendant un temps suffisant pour que le dépôt puisse se faire; puis, le liquide clarifié s'écoulera au dehors, en traversant des trous pratiqués sur une ligne verticale dans un madrier de chêne encastre dans les parois d'une ouverture faite dans le mur ; successivement, les chevilles fermant ces trous seront enlevées, jusqu'à ce qu'on arrive au niveau du dépôt.

En sortant du réservoir d'épuration, le liquide s'écoulera dans un conduit à ciel ouvert, de quelques mètres de longueur au moins, à l'extrémité duquel sera placé, pour servir de filtre, une suffisante quantité de tannée.

Pendant qu'un bassin sera en vidange, l'autre recevra les eaux de la fabrique, qui seront clarifiées à leur tour. Les bassins seront curés aussi fréquemment que leur envasement rendra cette opération nécessaire, et les boues extraites pourront être employées à la fertilisation des terres arables ou des prairies.

Enfin, si, d'une manière accidentelle, le sol recevait des eaux ou des résidus industriels , afin d'en éviter la décomposition putride, on y ajouterait de la chaux en quantité suffisante.

Dans quelques féculeries, et amidonneries surtout, on fait servir les résidus solides à l'engraissement des bestiaux et principalement des porcs. En pareille circonstance, il est bon de conduire les eaux sures de la fabrique dans des citernes à engrais établies sous les étables et les écuries, car , par leur mélanf^e avec les urines des animaux, ces eaux subissent au contact de l'ammoniaque qu'elles v rencontrent une transformation telle, qu'elles perdent en grande partie leur odeur désagréable. On ne doit pas oublier, toutefois, que les porcheries appartiennent elles-mêmes à la première classe des établissements insalubres, à cause de l'odeur et du bruit insupportables auxquels elles donnent lieu. L'engraissement des porcs ne saurait donc être autorisé dans une amidonnerie qu'après enquête préalable de commodo et incommodo, et qu'en assurant l'exécution des mesures hygiéniques les plus rigoureuses.

C'est ainsi qu'une porcherie ne pourra être annexée à une fabrique d'amidon ou de fécule que si elle est située loin des villes. L'intérieur sera pavé en pierres dures, cimentées à la chaux hydraulique, avec pente vers une citerne étànche propre à recevoir les déjections liquides des animaux et les eaux de lavage des auges et des étables, qui devront être tenues avec la plus grande propreté. L'enlèvement des fumiers aura lieu au fur et à mesure de leur production. Les liquides de l'amidonnerie et de la porcherie, reçus dans cette citerne, seront enlevés à l'aide d'une pompe, munie d'un manchon en toile, conduisant à des tonneaux qui seront ensuite hermétiquement fermés pour être transportés sur les terres arables.

Tout ce que nous venons de dire concerne, plus particulièrement, la partie de l'hygiène industrielle qui a trait à la salubrité delà voie publique. Il faut maintenant nous occuper de l'hygiène intérieure, qui se rattache plus directement à la profession, c'est-à-dire à l'ouvrier lui-même.

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Parmi les causes d'insalubrité que l'on rencontre dans les féculeries et les amidonneries, nous devons citer d'abord l'humidité permanente qui y règne et les émanations pestilentielles qui se dégagent des cuves de fermentation et des résidus solides ramassés, en tas, dans l'usine.

Pour combattre de tels inconvénients, il est nécessaire de compléter les prescriptions d'hygiène déjà énoncées par les suivantes : Les ateliers seront pavés en larges dalles de pierre dure rejointoyées à la chaux hydraulique, avec pente et caniveaux pour l'écoulement des eaux, soit dans les citernes, soit dans les bassins d'épuration. II en sera de même des cours et couloirs, afin d'éviter toute infiltration de liquides dans le sol. On ne laissera séjourner dans les usines les eaux sures, (jue le temps nécessaire pour mettre de nouvelles cuves en fermentation immédiate. Les résidus solides seront enlevés chaque jour dans des vases clos, et l'outillage industriel tenu constamment en parfait état de propreté. Les ateliers seront largement aérés ; chaque cuve à fermentation sera surmontée d'une cheminée d'aérage dont la base sera un entonnoir, et s'élevant à deux mètres au moins au-dessus du faîte des bâtiments voisins. On exigera la suppression des brasiers qui, dans un grand nombre de féculeries, sont employés pour sécher l'amidon. Ces brasiers sont très-dangereux, par le dégagement d'acide carbonique auquel ils donnent lieu, et les incendies qu'ils peuvent causer. On les remplacera partout par un calorifère à air chaud placé à l'étage au-dessous du séchoir.

Grâce à de telles précautions, les ouvriers des amidonneries et des féculeries sont généralement à l'abri de l'absorption des miasmes délétères ; mais leur état de santé rappelle, jusqu'à un certain point, celui de tous les ouvriers qui subissent l'influence des émanations organiques. L'interruption du travail pendant une bonne partie de l'année est leur sauvegarde. Nous signalerons en particulier les accidents qui peuvent survenir pendant le curage des cuves. Ces cuves, qui ont servi au dépôt, contiennent souvent de l'acide carbonique, et il est dangereux d'y descendre pour enlever les sédiments avant de s'être assuré que l'air y est pur et qu'une chandelle peut continuer à y brûler facilement. Dans les féculeries, l'ouvrier, en général un enfant, qui pousse les tubercules sous le cylindre dévorateur, est exposé à des plaies graves de la main, accident contre lequel il faut le mettre en garde.

L'ouvrier malaxeur, dans les amidonneries, est sujet à une affection des doii^ts caractérisée par l'exfoliation de i'épiderme avec inflammation de la couche papillaire du derme. Elle est accompagnée de prurit et de cuisson parfois intolérables.

Les ouvriers féculiers et amidonuiers sont particulièrement soumis à l'action des poussières végétales, lorsque, pendant le séchage de l'amidon, ils pénètrent dans les étuves pour aller remuer avec des raclettes en bois tous les cadres, afin d'en renouveler les surfaces. Il en est de même lors de la mise en sac et du blutante de la fécule. L'usage du blutoir mécanique ne met point à l'abri de cette action des poussières ; c'est surtout au moment oià la fécule est chassée hors de l'appai'eil, et reçue directement dans des sacs, que celles-ci se développent en quantité considérable.

Leur absorption n'a point un effet aussi pernicieux sur les poumons que celui produit par les poussières siliceuses. La plupart des amidonuiers n'accusent qu'une extrême sécheresse de la bouche et du gosier. Ils expectorent souvent, après le travail, des crachats rendus gommeux par la présence de l'amidon qui

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