L. Hn
FEDIA. On a donné à la Mâche les noms de F. oîitoria et de F. locustar mais c'est un Yalerianella {voy. Mâche, vol. III, sér. 2, 592). H. Bi\.
FÉE (ântoine-Laurent-Apollinaire). Né à Ardentes (Indre), le 7 novembrel789, ce savant éminent, cet homme de bien, estmort à Paris, le21 mai 1874, dans sa quatre-vingt-cinquième année, après avoir successivement rempli les fonctions suivantes : Pharmacien sous-aide-major (7 novembre 1809), aidemajor (6 octobre 1813), reçu pharmacien à l'école spéciale de Strasbourg (1" mai 1815), membre titulaire de l'Académie de médecine (4 février 1824), démonstrateur à l'hôpital militaire d'instruction de Lille (1825), pharmacienmajor (22 décembre 1828), professeur de botanique à la Faculté de médecine de Strasbourg, en remplacement de Nestler (25 juillet 1835). Par l'aménité et la sûi'eté de son caractère, par la fécondité et le charme de son esprit, par la variété de ses connaissances, Fée s'était créé une place distinguée parmi les savants, les philosophes éminents, les philologues, et les littérateurs de premier ordre. C'est qu'il ne s'était pas retranché exclusivement dans sa science professionnelle ; c'est qu'à l'exemple d'autres illustrations scientifiques, il pensait que toutes les œuvres intellectuelles se tiennent et se soutiennent réciproquement ; c'est, enfin, qu'à son heure il était littérateur ou philosophe, et que entre deux publications de botanique il lançait soit un conte philosophique, soit une œuvre de critique littéraire ou des impressions de voyage. Heureux les hommes qui, bien doués par la nature, savent marier agréablement la science pure à la culture des lettres : ils se ménagent ainsi un double droit au souvenir de la postérité! Nous avons là sous les yeux le catalogue de toutes les publications de Fée ; cela forme une brochure de plus de trente pages ; tâchons d'en concentrer, sur un petit espace, les éléments principaux :
A. BoT.\NiQUE. — I. Entretiens surla botanique. Str;isb., 1825, in-12, planches. — II. Note sur les Cijcadées et en particulier sur les Ceratozamia mexicana. In Journ. d'hortic, de Strasbourg, 1857. — III. Sur les Arilles et les Arillodes ; sur la morphologie de la fleur de l'iris, 1858. — IV. De la reproduction des végétaux. Strasb., 1853, in-4°. (Thèse de concours). — V. Premier mémoire sur la sensitive et autres liantes sommeillantes. Strasbourg.
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1849, in-4°. — VI. Porlieria hygromelrica. In Bullet. de la Soc. bot. de France, 1859. — VII. Influence de la lumière sur les feuilles. In Encyclop. des gens du monde, t. XVII, p. 461 ; 1842. — VIII. Physiologie (Même ouvrage, t. XVIII, p. 372 ; 18i5). — IX. Mém. sur le groupe des Phyllériées. Paris, 1834, in-8°. — X. Mém. sur l'ergot de seigle... Strasb., 1843,in-4'>. — XI. Méthode lichénogvaphique et gênera. Paris, 1824, in-8°. — XII. Examen des bases adoptées dans la classification des fougères. Strasb., 184i, in-fol. — XIII. Essai historique cl critique sur la phyto?iomie ou nomenclature végétale. Lille, 1827, in-8°. — XIV. Essai sur les cryptogames des écorces exotiques officinales. P;iris, 1824, in-4°,
— XV. Mémoire sur trois espèces de Sphœria brésiliennes, Strasb., 1834, in-S°. — XVI. Monographie du genre Trypelhelium, mai 1829. — XVII. Monographies des genres Paulia, Gassicurtia, Sarcographa, Glyphis, Pyrenodium, Parmentaria, Mdanetheca, familles des Lichens. In Linnœa, t. X, 1830; t. XI, 1837 {Mémoire de la Société impériale des curieux de la nature, t. XVIII, 1858). — XVIII. Notice sur le Darœa incisa. In Journal de pharmacie, 1821. — XIX. Histoire des Acrostichées . Slrasb., 1844-45, in-fol. —XX. Histoire des Villariées et des Pleurogrammces. Strasb., 1851, in-fol. — XXI. Mémoires sur les fougères. Paris, 1854-57, in-4°. — XXII. Histoire du jardin botanique de la Faculté de médecine de Strasbourg, 1856. — XXllI. Catalogue méthodique des plantes du jardin botanique de la Faculté de médecine de Strasbourg, 1830.. — XXIV. Un grand nombre d'articles dans le Dictionnaire classique d'histoire naturelle (Oory) ; dans V Encyclopédie des gens du monde; dans l'Encyclopédie du dix-neuvième siècle; dans le Bulletin universel de Férussac.
B. Zoologie. — XXV. Entretien sur la zoologie. Strasbourg, 1830, in-18. — XXVI. Entretiens sur les oiseaux. Strasbourg, 1830, in-18. — XXVII. Eludes philosopliiqiics sur l'instinct et l'intelligence des animaux. Strasbourg, 1853, in-12. — XXVIII. JMtre à M. Isidore-Geoffroy Sainl-IIilaire sur l'adoption d'un règne humain. Strasbourg, 1862. — XXIX. Il ne faut pas maltraiter les animaux. In Bulletin de la Société protectrice des animaux, 1855.
C. Médecine. — W\. Examen microscopique de l'urine normale. Strasbourg, 1844, in-8°.
— XXXI. Le rêve et la fulie ont-ils quelques rapports et sont-ils comparables ? In Bulletin de V Académie de médecine, 1855. — XXXII. De la longévité humaine à propos de l'ouvrage de M. Flonrens. Strasbourg, 1861, in-i".
D. LiTrÉiuTURE. —XXXIII. Flore de Virgile... Paris, 1822, in-8°. — XXXIV. Flore de Théocrite et des autres bucoliques grecs. Paris, 1852, in -8°. — XXXV. Commentaires sur la matière médicale et la botanique de Pline. Paris, 1853, 3 vol. in-8°. — XX.WI. Biographies rfeDaléchamp, Uesfonlaines, Dillenius, Dioscoride, Hermann, Guerrier de Dumast, Jussieu, Lamouroux, Linné, îiestlei% Personn, Pline l'Ancien, Claude Richard, Achille Richard, Gustave Richard, Thouin, Tournefoi't, Vaillant (^'o^<^•e^/e Biographie de Didot). —XWSU.Caroli Linnœi, sueci, D. M., systema aaturce... Paris, 1850, in-8°. — XXXVIII. Le Cimetière de campagne, imitation libre en vers français de l'Élégie anglaise de Grag. Paris, 1813, in-S". — XXXIX. Pelage, tragédie en cinq actes et en vers. Paris, 1819, in-8°. — XL. La Maçonnerie, ode... Paris, 1819, in-8°. — XLI. Les Ombres. In Bull, de la Soc. litt. de Strasb., 1808, in-8<>, t. IV, p. 188. — XLII. Légende: Omnia vincit amor. In Même recueil, p. 505. — XLIII. Voceri, chants populaii^es de la Corse... Strasb., 1850, in-8''.
Enfin, Fée a laissé plusieurs manuscrits terminés : Voyage en Italie pendant Vannée 1841; Statistique universelle de la Péiiinsule ibérique; Les vies malheureuses ; V Enfer de Dante, traduction en prose avec commentaires ; Mélanges littéraires et philosophiques, etc. A. C.
FÉ-FÉ. Nom donné à l'éléphantiasis des Arabes en Océanie. D.
FÉGARITE (de l'espagnol fegaritis, gangrène de la bouche). Quelques auteurs ont employé le mot fégarite pour désigner une stomatite ulcéreuse el gangreneuse qui attaqua un grand nombre de soldats français en 1810 a Madrid et à Tolède. Il est facile de s'assurer, en lisant les descriptions de Montgarni et d'Ozanam {Histoire des maladies épid., t. IV, p. 287), que la fégarite n'est autre que la stomatite ulcéreuse qui a été observée dans un grand nombi^e de pays et qui régne fréquemment dans nos garnisons à l'état de petites épidémies (A. Laveran, Traité des maladies des armées, p. 560). En 1810, la stomatite ulcéreuse était très-peu et très -mal connue ; il n'est pas étonnant que quelques médecins aient cru avoir affaire à une espèce nouvelle de stomatite particulière à l'Es-
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pagne, d'autant que l'épidémie de Madrid et de Tolède paraît avoir présenté une gravité insolite. Les progrès de la géographie médicale accomplis dans ces dernières années ont permis de reviser le tableau des endémies aux noms barbares qui figurent dans les Traités d'Ozanam et de Boudin ; il a été reconnu que bon nombre de ces prétendues endémies n'existaient pas en tant qu'entités morbides ; c'est ce qui est arrivé pour la Jégarite qui, de l'avis de tous les auteurs, doit être confondue avec la stomatite ulcéreuse {voy. Stomatite).
A. Laveran.
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Feiir (Johann-Michael). Un des premiers et des plus célèbres membres de l'Académie des Curieux delà nature, est né à Kissingen, en Franconie, le 9 mai 1610. Il fit ses premières études au collège de Schweinfurth, puis se rendit à l'Université de Leipzig (1653), pour y étudier la médecine; de là il passa à l'Université de Witlemberg pour y suivre l'enseignement du fameux Sennert, mais la guerre qui éclata en 1634 ne lui permit pas de continuer ses études et il dut, pour vivre, entrer au service d'une famille saxonne, en qualité de précepteur (1650). Deux ans après, Sulzberger, premier médecin de la cour, le fit nommer directeur du laboratoire de chimie de Dresde et lui abandonna une partie de sa clientèle. En 1639, Fehr se rendit à Altdorf, pour s'y perfectionner sous la direction de Gaspard Hoffmann, puis visita l'Autriche, Venise, et alla terminer ses études médicales à Padoue, où il prit le bonnet de docteur le 18 février 1641, sous la présidence de Vesling.
A son retour dans sa patrie, il s'établit à Schweinfurth et acquit rapidement réputation et fortune ; c'est à ce moment qu'il devint membre de l'Académie des Curieux de la nature, sous le nom à' Argonaiita ; en 1666 il en fut nommé président, en remplacement de Laurent Bausch qui venait de mourir. En iQ88, il fut frappé d'apoplexie et se démit de ses fonctions présidentielles ; pour le dédommager, l'empereur Léopold le nomma son médecin, mais il ne jouit pas longtemps de cette faveur et mourut deux ans après, le 15 novembre 1688.
Fehr a inséré dans les Ephémérides des Curieux de la nature un grand nombre d'observations généralement peu importantes et dont quelques-unes témoignent une grande crédulité et même quelque peu de superstition chez leur auteur; il a en outre publié un certain nombre d'ouvrages, tous conçus d'après le plan que l'Académie des Curieux de la nature imposait aux travaux de ses membres et qui consistait à recueillir sur chaque substance médicamenteuse, étudiée au point de vue de l'histoire naturelle et de ses emplois thérapeutiques, tout ce qui avait été dit d'intéressant à son sujet depuis l'antiquité ; il est juste de dire que les écrits de Fehr renferment un grand nombre de détails intéressants et de remarques judicieuses sur certaines maladies, telles que les fièvres contagieuses, la peste, la pourpre miliaire, etc.; il a déplus observé qu'après l'épidémie de rougeole de 1644 un grand nombre de sujets qui avaient été atteints de cette maladie moururent phthisiques.
Nous citerons de lui :
I. Anchora sacra, seu de scorzonera. Breslau, 1664, in-8° ; léna, 1666, in-S". — II. Hiera picra, seu de ahsinthio analecla. Leipzig, 1G67, in-S". — IIL Catarrhi singularïs extractio e naribus ^jer pulverem ignoium. In Miscellan. Acad. Naturce Curiosoruni, Dec. 1, A. 1, 1670; A. 2, 1671. — IV. De puero yix^ovtl et bulimo in convalescent la e febre maligna. Ibid. Dec. 1, A. 5, 1672. — V. Esus rerum absurdarum. Ibid. Dec. 1, A. 1, 1670; Dec. 2, A. 10, 1691; Dec. 3, A. 5 et 6, 1697 et 1698. — VI. Tumor scroti monstrosus, fascina proxi~