FERDINANDI
jg73 Du MÊME. Hygiène des pro/iessio/is cl industries, etc., 1875. — Lecadre (â. h..]. Des
marteaux mécaniques. In Rapp. du conseil de salubrité de la Seine-Inférieure, 1874.
FERA (Coregonus fera). C'est une espèce de Salmonidé du genre des Goré- CTones, surtout abondante dans le lac de Genève ; l'acclimatation dans nos rivières en a été vainement tentée jusqu'à ce jour. La fera vit à de grandes profondeurs ; sa chair est délicate. P. Gerv.
FERBER (Jean-Jacques), minéralogiste distingué du siècle dernier, est né à Carlscrona, en Suède, le 9 septembre 1745. Il étudia d'abord la médecine sous la direction de son père ; mais ses goûts le portaient vers les sciences naturelles et il se rendit à Upsal, en 1700, pour suivre les leçons de Wallerius, de Kronstedt et de Linné. Attaché au Collège des mines de Stockholm en 1765, il visita ensuite les provinces minières de la Suède et revint finalement à Carlscrona, pour y travailler à un Dlarium florœ carolicoronensis. En 1765 il entreprit une série de voyages dans la plupart des pays de l'Europe. Après un séjour assez long à Berlin, où il étudia la chimie sous Pott et Markgraf, il parcourut les mines du Harz, de la Bavière, de l'Autriche, de la France, et enfin de l'Angleterre, où il visita surtout avec soin les mines de Derby et de Cornouailles ; il revint ensuite en Suède. En 1774 il professa l'histoire naturelle et la physique à Mietau (Courlande), puis à Saint-Pétersbourg où l'avait appelé Catherine. Mais il refusa la direction des mines de la Sibérie que l'impératrice voubit lui confier, et peu après, en 1780, quitta la Russie. Après de nouveaux voyages il se rendit à Berne, sur l'invitation des magistrats de cette ville, pour améliorer les mines du canton. Il y mourut d'apoplexie le \ 1 avril 1 790 et fut enterré à coté de llaller.
« Ferber a rendu de grands services à la minéralogie : ses observations ont le mérite si rare et si précieux de l'exactitude ; il ne fut pas toujours heureux dans ses hypothèses, dont quelques-unes ont été critiquées vivement ; mais lui-même ménageait peu ses adversaires, et il soutenait ses conjectures géologiques avec beaucoup d'opiniâtreté. Ses ouvrages ont beaucoup contribué aux progrès de la géographie physique du globe » (Jourdau, in Biographie méd., éditée par Panckoucke).
Nous ne citerons que les ouvrages principaux de cet auteur :
I. Diss. deprolepsi jAantarum. Upsal, 1765, in-4°. — II. Briefe aus dem Welschland ûber naiûrliche Mevkwurdicjkeilcn, etc., an Ign. Edler von Born. Prag-, 1775, in-8°. Traduct. en .frànç. par le baron de Dietrich (maire de Strasbourg). Strasbourg, 1776, in-S". — III. Beytrâge ziir Mineralgeschiclite von Bôlimen. Berlin, 1774, in-S". — IV. Beschreibung des Quecksilbcrbergiverks zu Idria in Mittel-Craijn. Berlin, 1774, in-8°. — V. Versuch einer Orijktographie von Derbijsliire in England. Jlielau, 1776, in-8°. — YI. Neue Beijtrâge zur Mineralgeschichte, 1778, in-8\ — VII. Unlersuchung dcr Htjpotliese von der Verwandlung der minerai isc/ien liôrper ineinander. Berlin, 1788, in-8°. — VIII. Mineralogische iind metallurgische Uemerkungen in Neufchûtel, Franche-Comté und Bourgogne, im Jahr 1788 angestellt. Berlin, 1789, in-8°. — IX. Mémoires et travaux insérés dans la Berliner Sammliing, le Naiurforscher, la Berliner Monatssc/uift, les Moll's Jahrbûcher der Berg- und Hiittenkiiiidc et les Nova Acta de l'Académie des sciences de Saint-Pétersboui'g.