VI
Ces proportions sont celles que Lehmann a constatées pour 100 parties de sanc.
FOIE (physiologie). 625
La conséquence naturelle de celte diminution de la partie aqueuse du sang qui a traversé le l'oie, c'est que les résidus solides, envisagés en bloc, sont bien plus abondants au-dessus qu'au-dessous du foie. Nous ne reviendrons pas ici sur le sucre qui, à l'état de jeune ou pendant la digestion de matières protéiques, manque dans le sang de la veine porte ou n'y existe parfois qu'en proportion infinitésimale, tandis qu'il se trouve dans le sang des veines sus-hépatiques, avec les variations de quantité que nous avons indiquées précédemment ; mais nous devons remarquer, ainsi que nous l'avons déjà fait, que si le sucre vient se surajouter au sang qui sort du foie, celui-ci par contre perd, en le traversant, sa fibrine et une partie de son albumine. Lehmann a trouvé que sur 1000 parties de sang, moins les globules, le sang de la veine porte contenait en moyenne de 4,5 à 5,9 de fibrine, tandis qu'elle ne se retrouvait aucunement dans le sang des veines sus-hépatiques. Il ne s'agit ici que de la fibrine qu'on obtient par le battage du sang, car, malgré l'absence de celle-ci, le sang des veines sus-hépatiques peut se coaguler, quoique, difficilement. D'après David, cette particularité est due à ce que le sang qui sort du foie est pauvre en substance fibrino-plastique ,'globuline) dissoute, tandis qu'il est plus concentré, contient plus d'acide carbonique, moins de principes basiques, et, pour tous ces motifs, la substance fibrino-plastique serait éliminée avant de se mettz'e en contact avec la substance fibrinogènc. Cette dernière existe en certaine quantité dans le sang des veines sus-bépaliques ; car, en y ajoutant du sérum contenant de la substance fibrino-plastique, on provoque une coagulation plus abondante même que celle qu'on obtiendrait en opérant de la même façon sur le sang de la veine porte. Nous indiquerons plus loin les variations de la quantité d'urée contenue dans le sang avant et après son passage au travers du foie, variations constatées par Cyon.
L'albumine diminue d'environ un tiers dans le sang pendant son passage au travers du foie. Sur 1000 parties de sang moins les globules, Lehmann a trouvé, en fait d'albumine :