FEUILLES
g'ôttlichen Gûte und Vorsorge bey dem uralten, aber neu entdeckten, mitteu in dem Kloster Heilsbronn befindlichen Heilbronnen, etc. Nûrnberg, 1750, in-4°. — Y. Observations sur l'action des eaux d'Heilbronn et l'emploi du calomel contre les douleurs articulaires et les perforations du palais dans le Commercium Utterarium de Nuremberg (ITSl et 1756). L, Hn.
FEUILLE DE FIGUIER. On a donné ce nom à l'ensemble des sillons qui occupent la face profonde du pariétal, et dont la disposition a de l'analogie avec celle des nervures de la feuille du figuier. D.
FEUILLE DE MYRTE. Spatule terminée en pointe, et qui a la forme d'une feuille de myrte. D.
FEUILLES (Mat. M ÉD.) Les feuilles des plantes jouent un rôle important dans la matière médicale et la thérapeutique ; elles participent à un haut degré à la partie active de la plante entière, et cèdent, avec une grande facilité, cette partie active aux différents véhicules ; mais pour qu'elles possèdent au maximum toutes les propriétés dont elles sont susceptibles, il faut apporter le plus grand soin dans leur récolte.
Une foule de circonstances : la culture, le climat, la composition et l'exposition du terrain, la saison, l'âge et la santé de la plante, exercent une influence notable sur sa constitution, et par suite sur sa composition. 11 importe donc de ne récolter les feuilles que dans les conditions favorables au développement des principes qui les font rechercher.
De nombreux exemples prouvent que la composition chimique des végétaux varie d'une manière notable aux différentes époques de leur existence. Les principes actifs de l'aconit, de l'apocyn, de la viorne clématite n'existent pas dans les jeunes pousses : en Suède on mange les jeunes pousses d'aconit en salade ; en Amérique on tait de même pour les jeunes pousses d'apocyn, et en Toscane pour les pousses de la viorne. On peut établir les l'ègles suivantes pour la récolte des feuilles : si elles doivent être récoltées seules et isolées des autres parties de la plante, on devra toujours faire cette récolte un peu avant la fleuraison de la plante, car plus tard elles deviennent dures, comme ligneuses, moins abondantes en sucs, qui affluent vers les parties supérieures pour servir de nourriture aux nouveaux organes qui doivent prendre naissance ; telles sont les feuilles de mauve, de guimauve, de chicorée, descabieuse, etc. 11 faut, au contraire, attendre l'époque de la floraison, quand les feuilles partagent avec les fleurs un principe aromatique qui augmente et devient plus suave à mesure que la plante approche de la floraison; les plantes aromatiques telles que certaines labiées sont dans ce cas.
Une fois la floraison arrivée, l'augmentation des principes actifs n'a plus lieu. Bien plus, une diminution de plus en plus considérable de ces principes a lieu ; c'est là justement ce qu'il faut prévenir.
La plus grande partie des feuilles est employée à l'état de dessiccation ; mais certaines feuilles ne pourraient pas subir cette opération sans perdre toutes leurs propriétés, on est donc obligé de les employer à l'état frais : toutes les feuilles des plantes de la famille des Crucifères sont dans ce cas.
Les feuilles doivent être récoltées, autant que possible, par un temps sec, deux ou trois heures après le lever du soleil, et quand toute l'humidité de la nuit a disparu.
La dessiccation des feuilles doit être faite avec le plus grand soin : on les étend sur des claies en osier en couches très-minces, et on les expose soit