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versité de Pavie, il servit dans l'armée, et prit part à toutes les campagnes de Napoléon, depuis le camp de Boulogne. En 1814, il était médecin en chef de rai'mee italienne. 11 refusa de servir l'Autriche, qui supprima sa solde de retraite. Nommé membre de l'Institut des Sciences de Lombardie par l'Institut lui-même, il fut à trois reprises rayé par le gouvernement autrichien, et à trois reprises réélu de nouveau. En 1848, il fut nommé président du comité de santé publique, qui comprenait le service de santé de l'armée. Au retour des Autrichiens, il se retira à Varèse, où il succomba, après deux ans de cruelles souffrances. On a de lui :
I. Nuovo Saggio analitico sulla inflammazione. Milan, 1821, in-S". — II. Bella Scienza délia Vita. Milan, 1830, in-12. — III. Galafeo medico. Milan, 1841 ('2= édit.), in-8°. — IV. Annotazioni di Medicina pradica. Milan, 1845, in-S". — V. Grand nonribre de mémoires dans la Btblioteca Italiana, dans le Journal de l'Institut Lombard.
Son fils, Philippe de Filippi, qui vint au monde le 20 avril 1814, s'est fait connaître par de nombreux ouvrages afférents à riiistoirc naturelle. A. C.
FILISTATE. Voy. ARAIGNÉES.
FIL.ITÉLE. Voy. AuAIGNÉES.
FILIL'S AXTE PATREM. Cette locution s'applique aux plantes dont les fleurs paraissent avant les feuilles. Un assez grand nombre d'espèces sont dans ce cas, et mériteraient cette dénomination : mais on l'emploie spécialement pour le Tussilage {Tusailago farfara L.). Pl.
FILIX. Voy. Fougère.
FILLEIS PUBLIQL'ES. Voy. PROSTITUTION.
FILS DE LA VIERGE. Voy. FlBROÏi\E.
FILTRATIOX. FILTRE. § 1. Pharmacie. La flltration a pour but d'obtenir un liquide transparent en le passant à travers un tissu, un amas serré d'un corps, ou une substance poreuse qui en sépare les parties hétérogènes et insolubles.
La flltration prend plus spécialement le nom de colatwe, quand on se contente de verser le liquide sur un tissu de toile ou de laine peu serré, moins en vue d'obtenir une transparence parfaite que d'en séparer le marc des substances qui ont servi de base au médicament. La flltration, au contraire, a pour but d'obtenir un -liquide parfaitement transparent.
Pour les colatures, on se sert de carrés en toile, d'étamincs ou carrés en laine claire, de blanchets qui ne sont que des carrés en molleton de laine. Ces carrés sont maintenus modérément tendus et dans une position horizontale par des châssis en bois garnis aux quatre angles de pointes de fer servant à fixer le tissu. L'épaisseur du tissu qui constitue les blanchets permet presque constamment d'obtenir, dans un état de limpidité parfaite, les liquides qui les traversent, sinon dès le début, au moins en reversant sur eux les premiers produits.
Dans quelques circonstances, lorsque le liquide est abondant, visqueux, chargé de matières en suspension, on donne au tissu de laine la forme d'un cône profond, nommé chausse filtrante, chausse d'Hippocrate, que l'on attache par sa base à un cercle de fer suspendu dans l'air. Au fond du cône et à l'intérieur se trouve fixée une corde qui sert à en élever la pointe lorsqu'elle est obstruée par
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r accumulation du dépôt, et à mettre ainsi le liquide à filtrer en contact avec des surfaces plus nettes.
Le filtre Taylor est une chausse filtrante qui a la forme d'un sac ouvert à une extrémité, fermé à l'autre. On introduit ce sac par son extrémité fermée dans un cylindre en cuivre étamé, plus étroit et moins haut que lui, de telle sorte qu'il est forcément obligé de se replier sur lui-même. Son ouverture est fixée à celle du cylindre, et celle-ci est fermée par un couvercle garni d'un entonnoir. Les liquides sirupeux, versés dans cet appareil, filtrent avec une étonnante rapidité, en raison de l'étendue des surfaces filtrantes, de la multiplicité des plis sur lesquels le dépôt se répartit, de la hauteur de la colonne du liquide, et par suite de la pression considérable exercée sur les couches inférieures.
Filtration au papier. Quand on a à filtrer des liquides d'un certain volume et présentant peu de consistance, comme par exemple des solutions aqueuses de sels, on en opère souvent la filtration en étendant une feuille de papier non collé sur un carré de toile fixé à un cadre de bois, et versant dessus la solution. On comprend que cette méthode de filtration, d'ailleurs assez lente, en raison du peu de hauteur du liquide sur le filtre, ne puisse s'appliquer qu'à des solutions aqueuses, la grande surface que le filtre présente à l'air empêchant qu'on l'emploie à celles dont le véhicule est l'alcool, l'éther ou tout autre liquide volatil.
Une modification à ce moyen, qui le rend plus expéditif, a été donnée par M. Desmarets. Cette modification consiste à réduire le papier non collé en pulpe, eu le battant dans l'eau avec un balai d'osier. On divise cette pulpe bien lavée et égouttée dans le liijuide à filtrer, et on verse le tout sur un carré de toile. Le papier, en se déposant sur la toile, forme une couche très-perméable au liquide, et le laisse filtrer très-proroptement, et très-limpide; on reverse les premières portions, encore troubles, sur le filtre.
Le plus ordinairement, lorsqu'on veut filtrer un liquide, on plie la feuille de papier en cône que l'on place dans un entonnoir. On choisit de préférence une feuille de papier blanc non collé, on lui donne la forme d'un cône présentant sur toute sa longueur des plis destinés à prévenir son adhérence aux parois intérieures de l'entonnoir.
Gela fait, on engage le filtre dans l'entonnoir, en ayant soin de l'enfoncer assez peu pour qu'il n'en obstrue pas la douille, assez cependant pour que son extrémité inférieure, en s'arrondissant, produise une surface plus ou moins étendue que le poids du liquide ne tarderait pas à défoncer autrement.
Les entonnoirs dont on se sert le plus ordinairement sont en verre ; on les laisse ouverts pour les liquides aqueux dont on ne craint pas l'évaporation ; ils sont munis d'un couvercle, ou on les ferme seulement avec une lame de verre quand on veut filtrer des solutions alcooliques ou éthérées.
Ce mode de filtration sert dans la généralité des cas, mais il ne peut convenir pour les liquides qui attaqueraient le papier, tels que les acides, les alcalis concentrés, etc. On filtre ces corps de la manière suivante :
On met au fond d'un entonnoir, qui doit toujours être en verre ou en porcelaine, quelques morceaux de verre cassé; on place par-dessus des morceaux plus menus, et enfin une couche plus ou moins épaisse de verre pilé et dépoudré, ou de grès pulvérisé, ou charbon animal pulvérisé ; souvent aussi des couches alternatives de plusieurs de ces corps. Le grès et le charbon animal pulvérisé ne doivent être employés qu'après avoir été traités par l'acide chlorhydrique étendu,