‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.38Chapitre 31 sur 113 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

FIXCELIUS (Job). Médecin allemand du seizième siècle, naquit à Weimar, en Thuringe. 11 étudia d'abord la philosophie à Wittemberg, puis la médecine à léna, oîi il prit le bonnet de docteur en loa'i. Peu après sa promotion, il obtint une chaire de philosophie dans' cette dernière université et en 156'i fut agrégé à la Faculté de médecine. Après un court séjour à léna, il revint à Weimar où il remplit les fonctions de médecin pensionné jusqu'en 1568 ; il accepta ensuite les mêmes fonctions à Zwichau. C'est dans cette dernière ville qu'il mourut, ne laissant qu'un traité en allemand sur les prodiges arrivés de son temps.

Manget parle d'un autre Fineelius, Jean de son prénom, dont il ne fait que mentionner un ouvrage sur la peste, écrit en latin et imprimé à Wittemberg (1598, in-8«). L. Hn.

FiniCH (Jean). Médecin anglais du dix-septième siècle; fit ses études à Oxford et y prit le degré de bachelier en philosophie le 22 mai 1647. La révolution qui éclata en Angleterre en 1648 le détermina à faire un voyage en Italie, et il prit le bonnet de docteur en médecine à Padoue. 11 enseigna l'art de guérir dans plusieurs villes de l'Italie, entre autres à Pise, où l'avait attiré le grandduc de Toscane. Lors de la restauration de Charles II, il rentra dans sa patrie, et après de nouveaux voyages en Italie et à Constantinople, où il avait été envoyé avec un titre officiel, il s'établit définitivement à Londres ; il y mourut le 18 novembre 1682. Finch avait pris part aux travaux du Collège royal de la capitale, dont il était membre. L. Hn

FINGK (les). 287

FIXCK (Les).

Finck (Jean-Yincent) . Médecin allemand du comm encement du dix-septièn'.e siècle, naquit à Fulda, comme il nous l'apprend lui-même en tête de son oavrage, fit ses études médicales à Mai-bourg, sous la direction de Henri Pctraeus, et s'établit ensuite à Hof, dans le pays de Bayreuth, où il pratiqua l'art de guérir avec le plus grand succès. On cite de lui l'ouvrage suivant :

Enchîrldion dogmatico-hermelicum morborum partium corporis humani prœcipuorum curatio7ies brèves continens. Lipsiœ, 1618, in-12; ibid., 1626, in-12.

Finck (Thomas) , célèbre médecin et mathématicien danois, naquit le 6 janvier 1561 à Flensbourg, dans le Slesvig. Son oncle maternel, qui prit soin de lui à la mort de son père, l'envoya à l'âge de seize ans à Strasbourg pour y étudier la rhétorique, la philosophie et les mathématiques. Après un séjour de cinq ans dans cette Université, Finck visita successivement celles d'Iéna, de Wittemberg, de Heidelberg, et enfin celle de Leipzig, où il employa une année entière à se perfectionner dans les mathématiques. De retour chez lui, il fut reçu avec considération par le célèbre Henri Rantzow, qui sut apprécier ses capacités et l'encourager. Finck, désii'eux de mûrir davantage encore ses connaissances, se rendit d'abord à Bâle, où il séjourna pendant six mois, et publia plusieurs ouvrages de mathématiques, puis passa en Italie, qu'il mil quatre années à parcourir, s'arrètant particulièrement à Padoue, à Pise et à Florence, pour y étudier la médecine. 11 revint ensuite à Bàle, où il reçut le bonnet de docteur en médecine des mains de Théodore Zwinger, le 24 août 1587. A son retour à Flensbourg, le duc de Holstein le nomma son médecin, et l'appela en cette qualité à Gottorp ; mais en 1591 il quitta la cour de ce prince pour aller remplir la chaire de mathématiques à Copenhague ; en 1602, il renonça à cette chaire pour accepter celle d'éloquence à laquelle il joignit en 1 605 la première chaire de médecine, qu'il remplit avec la plus grande distinction ; en même temps il avait été chargé de l'administration économique des biens de la communauté royale en l'Université de Copenhague, et s'en acquitta avec beaucoup de prudence. Enfin, après avoir consacré soixante-cinq années de sa vie à l'enseignement et aux progrès des sciences, il mourut le 26 avril 1656, à l'âge de quatrevingt-seize ans.

Finck n'a laissé sur la médecine que dix-sept dissertations peu importantes et quelques observations qui ont été insérées dans la Cista medica de Bartholin ; en revanche, il a beaucoup écrit sur les mathématiques, et on trouve dans Moller l'indication de tous ses ouvrages sur celte science. Mais comme il avait un amour ardent pour l'anatomie, il contribua beaucoup à ses progrès par la construction d'un bel amphithéâtre à l'usage des professeurs et des élèves de la Faculté de médecine de Copenhague ; l'inscription suivante, gravée sur le bâtiment en fait foi :

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