MUSEUM NATUR.E
Libérait manu
Divini senis
D. Thomœ Finckii
Professoris jjer aniios LVI optime meriti,
In quein ISatuia omnia sua munera coutulit,
Publico bono exstructum
Ut cum Nafurœ perenniiale
Fama ejus esset semper superstes.
A. G. cIo. lo. c. Lvii. L. Hx.
288 FI>iE.
FIXCKEXAU (Jacques). Médecin allemand du dix-huitième siècle; naquit à Marienbourg, en Prusse, le 10 février 1674, prit le grade de docteur à Kônif^sbergen 1706, obtint en 1713 la chaire ordinaire de médecine à l'Université de cette ville et mourut peu après, le 29 août 1717, laissant un certain nombre de dissertations, parmi lesquelles nous citerons :
I. Diss. de memoria. Regiomonte, 1709, in-4°. — II. Biss. de fonticulorum usu tempore pestis. Regiomonte, 1710, in-4°. — III. Diss. de sclopetorum vulneribus. Regium., 1716, in-i°.
IV. J)iss. de pulsu. Kegiom., 1716, iii-4°. — V. Diss. de temperamentis. Regiom., 1717,
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FIXK (Pierre), célèbre chirurgien, né à Genève en 1760, perdit son père de bonne hem'e, mais trouva dans l'affection que lui portait Jurius un dédommagement à cette perte; c'est sous la direction de ce savant chirurgien qu'il commença ses études ; il les continua, en 1778, à Paris, ou il écoula les leçons de Desault. En 1782, Fine revint à Genève et se fit nommer chirurgien-major du régiment qui venait d'y être formé ; sa réputation s'établit rapidement, et il ne tarda pas à être nommé chirurgien en chef de l'hôpital général de sa ville natale. Malheureusement, pendant une épidémie de typhus, qui éclata à Genève, lors du blocus de cette ville, en 1814, il mourut, emportant d'unanimes regrets. Un grand nombre de Sociétés médicales l'avaient agréé comme membre correspondant : les sociétés de médecine de Paris, de Montpellier, de Lyon et de Grenoble ; en 1805, il avait obtenu une médaille d'encouragement de la Société de Montpellier et une autre de celle de Lyon. Habile opérateur, il fit faire à la chirurgie des progrès marqués ; il pratiqua avec succès plusieurs entérotomies et fixa les règles de cette opération ; dans un cas de rétention d'urine produite par un rétrécissement de l'urèthre, il se servit d'un procédé particulier : « N'avant pu parvenir avec une sonde dans la vessie, dit Maunoir, il fut obligé, pour remédier aux accidents de la rétention d'urine, de pratiquer la ponction de la vessie. Fine l'exécuta par la partie antérieure du bas-ventre, et dès ce moment les accidents immédiats cessèrent. Cependant les essais répétés pour parvenir dans la vessie par la voie naturelle continuaient à être infructueux. Fine eut l'idée de pénétrer dans le canal de dedans en dehors, en profitant de l'ouverture de la vessie faite par le trocart ; il réussit, etc. )) Nous citerons de Fine :
I. De la submersion, ou recherches sur l'asphyxie des noyés et sur la meilleure méthode de les secourir. Paris, an VIII (1800), in-S"; aut. éJit. Ibid., 1802, in-S»; aut. édit. Ibid., 1803, in-4''. — II. Observation sur une plaie de la gorge. In Journ. de méd., t. LXXXIII, p. 64, 179U. — III. Observation sur une rupture du cœur. In Rec. des actes de la Soc. de santé de Lyon, t. I, p. 201, an VI (1798). — IV. Observation sur une éruption particulière, survenue pendant le cours d'une vaccine, la Journ. de méd. de Leroux, 1. 1, p. 515, an IX (1801), ei t. VII, p. 457, an XII (1804). — Y. Mémoire sur un nouvel appareil à extension permanente pour la fracture du col du fémur. Ibid., t. XXIV, p. 140, 1812, 1 fig. — YI. Mémoire et observation sur un dépôt situé entre la vessie et le rectum, la Annales de la Soc. de méd. de Montpellier, t. II, partie 1, p. 257. — VII. Obs. sur une rupture de l'estomac. Ibid., t. III, partie 1. p. 241. — VIII. Observ. sur une hydropisie enkystée. Ibid., t. 111, p. 247 ; t. XXXI, p. 161. — IX. Observ. et réflexions sur l'extirpation d'une tumeur enkystée à la joue. Ibid., t. IX, partie 1, p. 251. — X. Mémoire et observation sur l'entérolomie. Ibid., t. VI, partie 1, p. 54, 65. — XI. Sur l'anus artificiel. Ibid., p. 65. — XII. Observ. sur l'extirpation d'un lipome qui occupait une grande partie de la joue et toute la partie latérale gauche du cou. Ibid., t. VII, pai'tie 1, p. 134. — XIII. Remarques sur l'opération qu'exigent les becs-delièvre et les tumeurs cancéreuses des lèvres. Ibid., t. XXI, p. 159 — XIV. Observation d'un dépôt purulent de la cuisse qui s'est fait jour dans le rectum, etc. Ibid., t. XXIX, p. 552. — XV. Observ. d'une imperforation du vagin, Ibid., t. XXIX, p. 266. — XVI. Observation d'une rétention d'urine, produite par un rétrécissement de l'urèthre, et guérie par un pro-
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cédé opératoire particulier; avec réflexions par Sédillot et une lettre de P. Fine à Sédillot. In Journ. gén. deméd. de Sédillot, i. XXXIX, p. 145, 168; t. XL, p. 187. — XVII. Mém. et observ. sur le fongus hématode. Ibid., t. XLV, p. 5i, 151. — XVIII. Sur le renouvellement d'un fongus hématode après son extirpation. Ibid., p. 170. — XIX. Observation sur deux eas de luxation du fémur en dehors ou en arrière. Ibid., t. XLVIII, p. 381. L. ïh.
FIKKE (Léonard-Louis). Né à Gappeln, le 24 octobre 1747, médecin pensionné, d'abord à Teklembourg, ensuite à Lingen, ce savant, cet observateur scrupuleux, et narrateur fidèle des faits dont il était spectateur, et qui est mort au commencement de ce siècle, a laissé plusieurs ouvrages qui suffisent pour établir la réputation d'un médecin jaloux d'être compté parmi les meilleurs praticiens. Ces ouvrages portent ces titres :
I. De morbis biliosis anomalis... Monasterii Westphalorum, 1780, in-S". Il a élé traduit en français par J. -G. -.\. Lugol : Histoire de l'épidémie bilieuse qui a eu lieu da?is le Comté de Teklembourg depuis Vannée 1116 jusqu'à l année 1780. Paris, 1815, in-S". — II. Disquisitio physico-medica, an in canibus per castralioneni possit jirœcaveri rabies. Lingen, 1784 in-4°. — III. Exercitationes physico-medicœ de admirandâ naturœ simplicitate, et de ntili, quidem, sed admodum liniitandd mcdicinâ populari. Rintein, 1785, in-4"'. — IV. Von dem verschiedenen Verfahren der Voelker bey Kranken, Sterbenden und Verstorbenen. Zwey Beytrâge zur Geschichte des Menscheit, und der Medicin. Nebst Plan eincs herauszugebenden Werkes ûber die einheimische Arzneykunde der verschiedenen Voelker auf der Erde. Lingen, 1789, in-8°. — V. Versuch einer allgemeinen medicinisch-praktischen Geographie [Essai d'une géographie générale médico-pratique , dans laquelle est exposée la partie historique de la médecine indigène des peuples et des Etats). Leipzig, 1792-1793 5 vol. in-8°. — YI. Spécimen medicum historiam sistens insertionis variolarum in Coniitatibus Teklemburgensi atque Linge nsi exercitce. Lingen, 1792, in-4°. A. G.
FI.\XA!\DE. § I. Géographie physique. La Finlande (en finnois Stiomi ou Suomenmaa) est située entre le 60" et le 70° de latitude nord, et le 58" et le 50" de longitude à l'est de l'île de Fer. C'est un vaste triangle, d'une étendue d'environ 375 000 kilomètres, et d'une élévation moyenne de 100 mètres audessus du niveau de la mer.
De formation entièrement granitique, la Finlande présente un sol très-pauvre; la terre végétale y est rare et peu épaisse; souvent elle laisse voir la pierre nue. On y rencontre des crevasses innombrables ; des lacs extrêmement nombreux et à bords très-déchiquetés, et les torrents qui s'en échappent, donnent aux paysages un aspect très-pittoresque; d'ailleurs la contrée ne contient aucune montagne, mais seulement des collines peu élevées et irrégulières. La plus grande partie de la Finlande est couverte de forêts.
Orographie. La Finlande est un pays de lacs sans montagnes, ce qui l'a fait comparer avec justesse au Canada. En dehors du territoire lapon, où s'élèvent les dernières hauteurs des Alpes Scandinaves, on ne rencontre en Finlande que des collines dont les plus hautes ne dépassent guère 500 mètres, et ne forment pas de chaînes régulières ; celles qui décorent parfois les cartes de géographie sont bien plutôt destinées à indiquer la ligne de partage des eaux qu'à marquer des hauteurs réelles, car le plus souvent un voyageur reconnaîtrait difficilement leur place.
Tel est, par exemple, le Maanselkà (dos de terre), qui sépare pourtant les eaux de la mer Glaciale de celles du golfe de Bothnie.
Outre ces faibles hauteurs granitiques, la Finlande présente des chaînes de collines composées de cailloux et d'argile mêlée de sable qu'on attribue aux glaciers qui couvraient autrefois le pays, et dont ces séries d'éminences marqueraient les reculs successifs. La plus remarquable de ces chaînes est celle oui longe les côtes méridionales des lacs de Karélie et du Saïma, et qui, se prolongeant ensuite parallèlement au golfe de Finlande, va finir dans la petite pres-
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qu'île de Bangoe; elle porte' le uom de Salpausselkae (barrière), parce qu'elle sépare assez exactement les lacs de la mer.
Hydrologie. 1" Mers et îles. Le golfe de Bothnie présente une longueur de 590 kilomètres; sa largeur varie de 80 à 200 kilomètres et sa profondeur de 20 à 50 brasses. L'eau en est claire et très-froide. Elle gèle facilement, notamment au niveau du Quarken, la partie la plus étroite du golfe, et peut parfois livrer passa^^e à des années avec leur aitillerie. Aussi la navigation y est impossible depuis novembre jusqu'à la fin d'avril, et dès le mois d'août, les vents d'ouest et du nord-ouest, qui soufflent avec une grande violence, rendent difticile d'éviter les écueils. Les côtes sont très-découpées, moins décfiiquetées pourtant que du côté de la Suède ; les rivages de cette mer présentent partout un aspect sauvage et pittoresque.
Le solfe de Finlande est long de 570 kilomètres (largeur variable de 50 à 110 kilomètres; profondeur de 52 mètres sur quelques points, et parfois de 8 à 10 mètres). Ce golfe gèle tous les ans. Les côtes sont extrêmement découpées, échancrées et rocailleuses. La navigation y est périlleuse.
Le fond de la mer est une roche Cidcaiie, mais cette roche se laisse souvent traverser par des pointes de granit.
Le groupe d'Aaland* se compose de sept îles principales et d'une multitude de rochers, dont une soixantaine environ sont habités.
Quelques-imes de ces îles sont granitiques. Presque toutes sont rocailleuses et fort élevées au-dessus de la mer. Elles renferment plusieurs montagnes dont quelques-unes (Asgarda, Lângsbàrgsrôda et Getaberg) sont assez considérables.
Les habitants sont presque tous pêcheurs, mais ils ont aussi quelque agricultiu-e et entretiennent des bestiaux. Tous sont de race et de langue suédoises.
Ces îles contiennent d'assez belles forêts (pin, piuastre, bouleau, aune et noisetier).
Aaland signifie, en suédois, pays d'eau, et jamais nom ne fut mieux mérité. Dans chacune de ces îles il y a des lacs nombreux, et dans la principale [Fasta- Aaland, Aaland de terre ferme) il y a plusieurs petites ririères. Cette île a 40 kilomètres de long et 55 de large. Les côtes en sont (comme dans toute cette région) profondément découpées par la mer, qui pénètre souvent dans l'intérieur des terres et qui la divise par des étranglements successifs en trois parties d'inégale grandeur.
Les autres îles sont beaucoup plus petites. Elles contiennent en somme 5000 habitants environ. Les principales sont Lemland, Liunparland, Kumlinge, Yardô, Brândô et Fôglô. Presque toutes sont à l'est de Fasta-Aaiand.
2° Lacs et fleuves. On peut diviser les innombrables lacs de la Finlande en quatre bassins principaux, qui s'épanchent dans la mer par des rivières au coms tourmenté et hérissé d'écueils.
1. Les lacs de la Ktirélie (120 grands lacs et plusieurs milliers de petits) occupent une surface d'environ 16 000 kilomètres carrés; tous se déversent dans le gi'and lac Saïma, puis, franchissant la chute d'imatra, la plus considérable de l'Eiu-ope par la masse d'eau déversée, elles forment le] fleuve JSuoksi, qui les conduit dans le lac de Ladoga.
2. Les lacs est-tavastlandais se jettent dans le lac Paeijaenne, long boyau de 128 kilomètres de long, et qui n'en compte pas plus de 26 dans sa plus grande
* En suédois, deux a de suite (ou, ce qui leur équivaut, l'a surmonté d'uii petit o] se prononcent 0.
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largeur. Le Kymmene (300 kilomètres de long), fleuve barré par de nombreuses cataractes et notamment par la chute de Hoegfors, déverse les eaux de ce lac dans le golfe de Finlande.
3. Les lacs ouesl-tavastlandais occupent une étendue moindre que les précédents, quoiqu'ils reçoivent un grand nombre de fleuves. Le lac Pyhaejaervi, qui les reçoit tous, épanche ses eaux par la rivière de Kumo dans le golfe de Bothnie.
4. Les systèmes des lacs dont nous venons de parler sont tous au sud du pays; si l'an remonte dans le nord, on rencontre sous le 64° le lac Oulujaervi (983 kilomètres carrés), qui reçoit les eaux d'une multitude de lacs et de rivières disséminés sur une étendue de 24 000 kilomètres carrés ; c'est la grande rivière Uleaa (200 kilomètres de long), qui porte ses eaux à la mer.
Deux autres fleuves méritent encore d'être nommés : c'est le Kemi, au nord du précédent, qui reçoit les eaux de plusieurs lacs et d'un grand nombre de rivières, et la Torneo, qui sort des lacs de Norvège et n'appartient à la Finlande que par sa rive gauche. La Torneo et son affluent le Mouonio présentent l'un et l'autre un lit accidenté par un grand nombre d'écueils et de cataractes.
Nous ne citons que pour mémoire le grand lac d'Inari ou d'Enare (1400 kilomètres carrés), au nord du territoire des Lapons; cette vaste étendue d'eau est glacée pendant dix mois de l'année; elle se déverse dans l'océan Glacial.
En somme, les innombrables lacs de la Finlande occupent environ 12 pour 100 de l'étendue totale du pays; mais il convient d'y joindre les marais et tourbières plus étendues encore (20 pour 100 de l'étendue totale). Un tiers du pays est donc occupé par les eaux.
Climat. Le climat de la Finlande est moins doux que celui de la presqu'île Scandinave, mais il est bien moins rigoureux que celui de la Russie [voy. Russie). Voici quelles sont les températures moyennes indiquées pour quelques villes de Finlande par le Rousskii Kalendar, renseignements que nous avons contrôlés par d'autres pour Helsingfors et pour Aabo.