CITADINS
CARRR.
Nyland. . . .
Aabo
Tavastehus. .
Wihorg. . . .
Saint-Michel .
Kuopio. . . .
Wasa
Uleaaborg . .
Finlande. . .
Rapport des sexes. Nous avons déjà indiqué, à l'article Russie (p. 765), pourquoi nous préférons le rapport P'/P", généralement employé dans ce Dictionnaire, au rapport inverse, dont se servent, je ne sais pourquoi, la plupart des auteurs.
Quoique les l'ecensements ne dénombrent que la population de droit, et regardent comme présent quiconque n'est absent que passagèrement, notre tableau montre, dans tous les gouvernements de la Finlande, une grande inégalité des deux sexes. Le rapport moyen est 952,5 hommes pour 1000 femmes (en France, 999 hommes pour 1000 femmes), soit 1051 femmes pour 1 000 hommes.
296 FINLANDE (démockaphie).
Ce rapport a sans doute varié dans le cours des temps, depuis le siècle dernier mais non pas dans de grandes limites. En somme, depuis le commencement du siècle (où les guerres avaient diminué le nombre des hommes), leur proportion n'a guère cessé de s'élever lentement, mais continûment. Les malheurs de 1830-40 semblent avoir pourtant un peu retardé cette restauration des hommes qui paraît également arrêtée par lagueiTe de 1855.
Pour 1000 femmes on a compté: en 1751 916,5 hommes.
Population par origines ethniques. On sait que les Finnois ne sont pas originaires de la Finlande {voy. Finnois) ; ils ont conquis ce pays à une époque indéterminée, et y ont détruit un peuple dont le souvenir et le nom ne sont conservés que par quelques chansons populaires ; c'étaient les Hiidet ou Jàttilàisset. Mais on sait que, si les langues disparaissent souvent, les races s'évanouissent rarement d'une façon complète; elles se mêlent, se combinent, mais laissent presque toujours quelques vestiges. Dans quelles proportions les Hiidet se sontils mêlés aux Finnois ? c'est ce que nous n'entreprendrons pas de mettre en lumière.
Aujourd'hui, on distingue trois variétés de Finlandais : les Suomi, de beaucoup les plus nombreux, et qui donnent leur nom au pays ; les Kvènes et les Karéliens, populations généralement pauvres et répandues dans le nord du pays, où leurs villages se mêlent parfois à ceux des Lapons.
Considérée dans son ensemble, la population de la Finlande se décompose ainsi :