‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.38Chapitre 43 sur 113 · POUR 1000 FEMMES DE 15 A 50 ANS, COMBIEN DE NAISSANCES ANNUELLES · texte numérisé non relu

POUR 1000 FEMMES DE 15 A 50 ANS, COMBIEN DE NAISSANCES ANNUELLES

Natalité illégitime. Sur 100 naissances en général, il y en a eu 7,1 illégitimes en Finlande (1859-68). C'est une proportion légèrement inférieure à celle qu'on observe en France. Cette proportion varie notablement avec l'habitat; elle n'est que de 6,62 dans les campagnes, tandis qu'elle s'élève à 14,26 dans les villes et à 21,2 à Helsingfors. Elle paraît être plus faible dans la province de Wasa, et surtout dans celle de Wiborg.

Comme en France et comme ailleurs, cette proportion tend à augmenter peu à peu, mais ce mouvement est assez lent en Finlande.

SUR 100 NAISSANCES, COMBIEN d'iLLÉGITIMES.

Mais l'article Natalité nous montre que cette méthode ne peut pas donner ce qu'on lui demande habituellement, c'est-à-dire le degré de légèreté des mœurs d'un pays. Il faudrait pour cela comparer le nombre des naissances illégitimes à celui des filles adultes qui sont capables d'en fournir. Malheureusement, les documents ne distinguent pas simultanément les âges et les états civils, et nous sommes obligé d'adjoindre aux jeunes filles et aux jeunes veuves un bon nombre de vieilles femmes, qui ont passé depuis longtemps l'âge des amours. Ce calcul nous montre que, pendant la période normale 1862-65, 1000 veuves

FIiNLANDE (démuguapiiie). 505

et filles au-dessus de 15 ans ont fourni 16,9 naissances illégitimes par an, proportion qui s'est notablement abaissée pendant les années de disette (résultat remarquable que voile absolument la manière ordinaire de calculer) : 14,8 en 1866 et en 1867, et 11,8 seulement en 1868. La natalité illégitime a d'aillem-s moins diminué que la proportion des naissances légitimes pendant ces années de malheur.

Enfin, il convient d'ajouter que sur 1000 filles au-dessus de 15 ans on comptait 149 filles mères d'après le recensement de 1865.

Proportion des sexes. Ce rapport était, pendant la période quinquennale 1861-64, de 104,6 garçons pour 100 filles, proportion que les mauvaises années qui ont suivi n'ont guère altérée, car nous la voyons, en 1865-68, osciller pour les naissances légitimes entre 104,4 et 106, rapport atteint en 1868, la plus funeste de ces quatre années.

La proportion des sexes a été à peu près la même parmi les naissances illégitimes (104,4) pendant la période 1859-68.

Distribution des naissances suivant les mois. Ce renseignement ne donne pas en Finlande de résultat plus nettement caractérisé que pour les autres pays; on remarquera pourtant la faible proportion des naissances dans les trois derniers mois de l'année ; la conception de ces enfants s'est faite en janvier, février et mars, saison où l'on se marie fort peu dans les pays du Nord (Finlande, Suède, Norvège) ; au contraira, les enfants nés en septembre sont relativement assez nombreux ; ils ont été conçus en décembre, où les mariages sont fréquents dans les mêmes pays. Mais il ne faudrait pas chercher à établir d'autres relations entre les mois de forte matrimonialité et ceux des conceptions fréquentes. Il faut ajouter enfin que le nombre des naissances varie beaucoup moins avec les saisons que celui des mariages.

SUK 12000 NAISSANCES, C0MB1E:>J EN CHAQUE MOIS DE l'aN.XÉE, LES MOIS ETANT SUPPOSES EGAUX

En Janvier 1 084naissances, conceptions en avril.

Février 1 032 — — rnai.

Mars 1 Oil — — juin.

Avril 996 — — juillet.

Mai 1 020 — — août.

Juin 1 059 — — septembre.

Juillet 1 019 — — octobre.

Août 9o4 — — novembre.

Septembre 1 06G — — décembre.

Octobre 907 — — janvier.

Kovembre 911 — — février.

Décembre 951 — — mars.

Total 12 000

Naissances multiples. Mon père a montré devant la Société d'anthropologie, et exposera de nouveau à l'article Jumeaux, la constance singulière du rapport des naissances multiples aux naissances en général, et la valeur ethnographique de ce rapport. L'étude de la statistique finnoise confirme ces conclusions.

Sur 1000 grossesses, on a compté en moyenne 14,9 grossesses doubles et 0,2 grossesses triples, rapport qui doit être considéré comme assez élevé (en France 9,9), et qui se rappi'oche de celui qu'on observe en Suède et en Danemark. En Hongrie, nation de langue altaïque comme la Finlande, ce rapport s'élève à 13.

Les chiffres suivants montrent la constance de ce rapport :

BICT, ENC. 4* s. II. 20

Vo,i

li,9

506 FINLANDE (démoghapiue).

tn l8o9, sur 1000 grossesses, 14,8 sont doubles et 0,2 sont triples.

Moyenne delà période décennale lSo9-68, 14,9 — 0,2 —

Mortalité. La mortalité de la Finlande paraît varier dans de très-grandes proportions avec l'abondance des récoltes de l'année. On comprend que dans un pays où la population est presque tout entière agricole, et livrée par conséquent à la meixi d'un climat inégal et toujours rigoureux, les années de mauvaises récoltes doivent avoir des conséquences inconnues dans les contrées où les désastres agricoles sont moins complets et moins irréparables.

On s'en convainc aisément en considérant un tableau graphique de la mortalité générale étudiée année par année; on constate ainsi les inégalités les plus brusques et les plus considérables; rarement elle dépasse 30 décès p. 1000 vivants, et rarement elle est inférieure à 22 ; toutefois, en 1843, elle était de près de 47 p. 1000; jamais elle n'avait atteint les chiffres effroyables de 1868, où plus de 79 personnes moururent sur 1000, proportion énorme qui fut encore dépassée dans les districts de Satakunta (près Bjorneborg).

Les variations annuelles sont trop considérables pour être complètement effacées quand on considère des périodes plus longues :

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