SUR 1000 VIVANTS DE TOUT AGE, COMBIEN DE DECES A.NKUELS
Il résulte de ces chiffres que la mortalité finlandaise a une tendance à diminuer, mais ce mouvement ne s'opère qu'avec une grande lenteur.
Les documents dont je dispose ne me permettent de calculer la mortalité par âges que pour l'année 1865, année où la mortalité paraît avoir été moyenne (25,5 p. 1000 vivants). — Au contraire, l'année 1870, succédant à des années désastreuses, présente la mortalité la plus faible (18 p. 1000) qu'on ait rencontrée en Finlande depuis le commencement du siècle.
Notre tableau fournit aussi la mortalité des funestes années 1866, 1867 et 1868, la plus cruelle des trois, afin de donner une idée de la grandeur du désastre qui frappa alors la Finlande ; si énormes que soient les chiffres relatifs à l'année 1868, ils sont encore trop faibles, surtout pour les vieillards, ayant été calculés d'après le recensement de 1865, qui avait cessé d'être exact en 1868.
Nous allons à présent étudier la mortalité finlandaise à chaque âge.
La statistique finlandaise déclare en moyenne 29 mort-nés p. 1000 naissances (1869-75); malheureusement j'ignore ce qu'elle entend par le mot mortnë; il est probable qu'à l'exemple de la Suède elle prend ce mot dans le sens médico-légal. — Cette proportion s'élève à 57 dans les communes urbaines.
La famine a notablement augmenté la proportion des morts-nés; tandis que l'année heureuse 1864 n'en comptait que 26,8 sur 1000 naissances, il y en a eu 52,2 en 1866; 55,9 en 1867, et 41,5 dans la désastreuse année 1868. —
FINLANDE (démographie). 307
Les documents ne aistingiient pas les morts-nés légitimes des illégitimes. Contrairement à ce qu'on observe en France, la mortalité des enfants de 0-1 an paraît avoir une tendance à diminuer en Finlande ; voici en effet les probabilités de mort (Do.i/So) observées depuis 1812.