SUÈDE
DEUX
DEUX
SEXES
SEXES
DEUX SEXES
Mortalité par saisons. Les documents finlandais relèvent avec soin les décès suivant les mois oiî ils ont lieu, enquête qui serait fort intéressante, si l'âge des morts était simultanément indiqué ; mon père a montré combien l'hiver est favorable aux jeunes enfants et funeste aux vieillards. Il est regrettable de ne pouvoir constater si cette loi qui s'applique à la Suède se vérifie aussi bien en Finlande.
FINLANDE (démographie).
SUR 12 000 DÉCÈS ANNUELS DE TOUT AGE, COMRiEX EN CHAQUE MOIS DE L' ANNEE (les MOIS ÉTANT SUPPOSÉS ÉGAUx) (l8b9-68).
Juillet 946
Août 851
Septembre "îôâ
Ottoiire 778
Kovembre 824
Décembre 863
Janvier SB- Février lOSO
Mars 1142
Avril -1286
Mai 1584
Juin llol
Total .... 12,000
Ces chiffres sont des résultats ti-op complexes pour présenter beaucoup d'intérêt; remarquons cependant qne les différences saisonnières sont bien plus marquées en Finlande que ilans aucun autre pays de l'Europe. Enfin, les mois d'aoîit et de juillet, qui présentent en Finlande une mortalité assez faible, donnent au contraire en France et en Italie de gros coefficients mortuaires causés par les décès enfantins.
Causes de décès. Il est naturellement très-difficile de relever avec exactitude toutes les causes de décès dans un pays aussi vaste que la Finlande ; les indications que fournissent à cet égard les documents de ce pays n'en sont pas moins précieuses, parce qu'elles permettent de se faire une idée de la fréquence rela' tive des maladies. Les chiffres suivants ne se rapportent qu'aux années 187U-7I, parce que ces deux années ont été complètement exemptes d'épidémies et de famines.
SUR 1000 DÉCÈS EN GÉNÉRAL, COMBIEN PAR CHAQUE MALADIE (l870-7l).
Vaiiole 5,8
Itoiigeole 5,15
Scarlatine 5,8
Cionp 24,9
Coqueluche 51 ,3
Esquinancie , 11,5
Typhus 80,6
Dysenterie 16,7
Phliiibie • 221
Fièvre intermittente . . 2,43
Autres 575
Total. . . . 1000,00
La variole, qui paraît avoir été plus rare que d'habitude pendant la période étudiée, a au contraire fait de nombreuses victimes en 1875 (196,5 sur 1000 décès). De même, la coqueluche s'est montrée très-meurtrière en 1872 (106 sur 1000 décès), et le typhus, excité en 1868 par la famine, causait encore l'année suivante 176 décès sur 1000.
La terrible famine de 1868 a à peu près décuplé la fréquence de la plupart des causes de mort relevées; mais la plus funeste a été le typhus de famine, qui a fait près de 60 000 victimes, dont 32 000 dans le seul trimestre de printemps (mars, avril et mai) !