SUR 1000 DECES, COMBIEN PAR CHAQUE MALADIE EN
Vaiiole 50,25
PoufîL'ole 17
Scarlatine 5,15
Croup 19,4
Coqueluche 23,3
Esquinancie 7,2
Typhus 452
Dysenleric 57
Piithisie 58,5
Fiiison 0,98
Famine 17,2
Autres maladies .... 330
Décès en couches. Cette cause de décès est l'objet d'une étude spéciale de l'administration finlandaise, qui paraît regarder cette statistique comme exacte. En moyenne (1859-68), sur 1000 accouchements, il y a en Finlande 9,59 décès par suite de couches, proportion qui naturellement s'élève un peu dans les villes (11,16 par 1000 accouchements, et 9,49 dans les communes rurales). Cette j)roportion dépasse notablement celle qu'on a observée à Saint-Pétersbour"- (9 décès), et surtout celle que dénonce la statistique suédoise (5,28 décès par
1000 accouchements). Il est remarquable que les famines de 1866-68 n'aient eu sur la fréquence des décès par suite de couches aucune influence appréciable.
Morts par accidents. Elles sont assez fréquentes en Finlande (589 décès par an et par million d'habitants, en 1865-73); la plupart de ces décès sont causés par des submersions (558 p. 1000 décès par accidents) qui sont, comme on voit, en proportion plus élevée qu'en France (458 sur 1000 décès par accidents; voy. Mort violekte). Les documents ne distinguent d'ailleurs ni les sexes ni les âges.
Aveugles. Parmi les maladies les plus fréquentes en Finlande, se trouvent les maladies d'yeux. On a entrepris en 1875 un recensement très-soigné des aveugles et demi-aveugles, et l'on a trouvé 5 891 aveugles et 4 068 individus presque aveugles. Les femmes sont beaucoup plus sujettes à cette infirmité que les hommes, en sorte que sur 10 000 habitants de chaque sexe on compte 21,4 aveugles du sexe masculin, et 43,78 du sexe féminin, proportions évidemment très-considérables, car ce même rapport n'est en France que de 8,4, et dans le pays de l'Europe où il est le plus élevé, eu Norvège, de 13,6.
M. Ignatius attribue cette fréquence de la cécité à des usages singuliers d'économie domestique. Autrefois on aurait pu les attribuer aux chaumines sans issue pour la fumée dont les paysans faisaient usage; mais aujourd'hui ces constructions malsaines sont devenues trop rares pour qu'on puisse leur attribuer les chiffres exceptionnels que je viens de ^mentionner ; mais « l'usage de se baigner plusieurs fois par semaine dans des étuves surchauffées et remplies de fumée a persisté, et ne peut pas être sans influence sur le grand nombre des maladies des yeux. Il en est de même de la singulière coutume de faire sécher les grains et de les battre dans les étuves. » Jacques Bertillon.
Fll\XAïSOX (GEoacEs), chirurgien, naturaliste et voyageur anglais, naquit vers 1790 à Thurso (Ecosse septentrionale), d'une famille peu fortunée; il étudia la médecine à Edimbourg, avec son frère aîné. A un âge fort peu avancé, Georges Finlayson fut déjà choisi pour secrétaire par le chef du service médical en Ecosse; il assista à la bataille de Waterloo, comme chirurgien-major dans un régiment ; mais ayant perdu son frère quelques jours après dans les environs de Saint-Quentin, il demanda son passage dans les colonies anglaises. Il fut envoyé àCeylanen qualité d'aide-chirurgien d'état-major en 1816 et en 1821 fut attaché à une ambassade dans les royaumes de Siam et de Hué. Au retour de cette expédition, qu'il décrivit avec verve et dans un style remarquable (the Mission from the Bengal to Siam and to Hue, etc. ; London, 1825, in-8), il s'embarqua pour retourner dans sa patrie, mais il mourut dans la traversée, en août 1823.