L. Hn
FITZMAIVIV (Jean). Naquit à Ltibeck le 5 janvier 1657. Il entreprit ses éludes médicales à l'âge de dix-sept ans, à l'Université de Rostock, puis en 1655 quitta cette ville pour se rendre à Giessen et à Tubingue. Il fit ensuite un voyage en Italie et étudia pendant quelque temps à Padoue, et à son retour, en 1659, se fit recevoir docteur à Giessen. Après un nouveau voyage en Hollande, où il visita les plus célèbres universités, il s'établit en 1660 dans sa ville natale et en 1676 en devint le premier médecin. Il mourut le 27 mars 1694, sincèrement regretté par ses concitoyens, et laissant, outre quelques poésies latines, les dissertations suivantes :
I. Diss. de phthisi. Giessae, 1658, in-4°. — II. Diss. de laele. Giessae, 1658, iii-4\ — III. Diss. de efficientia et dependentia causarum secundarum. Giessae, 1659, in-4°.
11 ne faut pas confondre cet auteur avec son fils :
Fitzmann (Jeab). Mort à Lùbeck le 16 décembre 1705, à l'âge de qtiaranle ans, et connu seulement par sa thèse inaugurale :
Diss. de epilepsia. Ultrajecti, 1692, in-4°. L. Hn.
FIZEAIJ (Louis-AiMÉ). Lorsqu'en 1825, par ordonnance royale du 25 février, les professeurs de la Faculté de médecine de Paris furent brutalement destitués, on dut les remplacer, et les nouveaux élus furent : Clarion, Guilbert, Bougon, Deneux, Pelletan, Laennec, Berlin, Gayol, Landré-Beauvais, et Fizeau. Pourquoi Fizeau au milieu de ces hommes connus déjà par des travaux plus ou moins importants? Pourquoi Fizeau élevé à l'honneur de s'asseoir dans la chaire de pathologie médicale? 11 eût été difficile de répondre. Cette nomination inspira à l'auteur des Médecins français contemporains cette boutade : « Je vous recommande spécialement M. Fizeau, dont la piété m'est particulièrement connue. Sa réputation comme médecin n'est pas très-répandue ; il n'a pas écrit, ou du moins très-peu et assez mal, mais il écrira par la suite; il n'est guère accoutumé à parler devant un public, et n'a pas la langue fort libre, mais il se formera. C'est un homme très-respectable, qu'il ne faut pas décourager ; il aura quelque jour en médecine .les idées qui feront époque. En attendant, et pour les lui faire