‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.38Chapitre 74 sur 113 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

Flores (JosÉ). Médecin américain de la fin du dernier siècle, naquit à Guatemala, et fit ses études médicales à l'Université Saint-Charles, dans sa ville natale ; une fois reçu docteur en médecine, il ne tarda pas à obtenir la première chaire de médecine à l'Université, et la charge de premier médecin du royaume de Guatemala. Souffrant de voir l'état d'infériorité où se trouvait l'enseignement de la médecine et de toutes les sciences en général dans sa patrie, ce professeur distingué et laborieux conçut le dessein d'élever l'Université de Guatemala au niveau des plus célèbres universités d'Europe, et, dans ce but, enricliit considérablement la bibliothèque de l'école, fit construire des machines et des instruments, et créa un musée auatomique de pièces en cire, musée dontMorejon parle avec le plus grand enthousiasme ; il fit un voyage en Europe, et en visita les principales universités, pour se rendre compte des réformes qu'il serait nécessaire d'introduire dans la sienne.

Mais un des plus grands mérites de Flores, c'est d'avoir combattu les épidémies si meurtrières de variole, qui alors sévissaient périodiquement en Amérique et menaçaient de la dépeupler ; il préconisa l'inoculation avec le pus varioleux frais, et fit tous ses efforts pour propager cette pratique. Il a de plus publié un ouvrage sur le traitement du cancer et d'autres maladies, faisant connaître une foule de remèdes employés par les Indiens, et dont lui-même avait reconnu l'utilité ; mais les meilleurs esprits ont leurs travers, et il ne faut pas être trop étonné de voir Flores recommander l'administration de lézards coupés en fragments, comme un moyen héroïque contre le cancer. L'ouvrage dont il a été question a pour titre :

Especifico sencillo y harato nuevamento descuhierto en el reino de Goaiemala jiara la curacion radical del horrible mal del cancro y otros mas freciientes. Madrid, 1782, in-i". Cet ouvrage a été traduit en français (Lausanne, 1784; Bordeaux, 1784; Paris, 1785), en allemand (Magdebourg, 1787; Leipzig, 1788); en italien (Turin, 1784); en hollandais (Amsterdam, 1787). L. Hx.

FLORET (SAIXT-) (Eaux MINÉRALES de). Prototliemiales , bicarbonatées sadiques moyennes et ferrugineuses faibles; carboniques fortes. Dans le département du Puy-de-Dôme émergent, dans la commune et sur le bord gauche du ruisseau qui leur a donné leur nom, au pied de la vieille tour de Rambaud, deux sources incrustantes qui ont formé des travertins et des cfflorescences salines qui les recouvrent, dont Bucholz a signalé la forme singulière. Leur eau est claire, limpide et transparente, sans odeur traversée de bulles gazeuses grosses et nombreuses qui viennent s'épanouir à sa surface ou se fixent sur les parois intérieures de leurs fontaines. Sa saveur est assez désagréable, quoique acidulé, ferrugineuse et salée. Ses dépôts sont principaremcnt formés de carbonates de chaux et de fer. La température de ces deux sources est, suivant M. Lecoq, de 15", 5 centigrade pour la première, et de 16" centigrade pour la seconde.

Ces eaux sont employées h l'intérieur seulement par les personnes de la contrée qui viennent les boire lorsqu'elles sont affectées de dyspepsies, de gravclles hépatiques ou rénales accompagnées d'anémie ou de chlorose. A. R.

410 FLORMAN.

Bibliographie. — Banc (Jean). La mémoire renouvellée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nyynphes françaises [St-Floret). Paris, 1605. — Duclos. Observations sur les eaux minérales de plusieurs provinces de France [St-Floret). Paris, 1675. — Legrand d'Aussï. Voyage fait en 1787 e^ 1788 dans la ci-devant haute et basse Auvergne [St-Floret). Paris, an III de la République. — Bucholz. Histoire naturelle de la ci-devant province d'Auvergne, extraite de la collection générale (St-Floret). Paris, 1796. — Lecoq (H.). Recherches sur les eaux minérales de l'Auvergne [St-Floret). In Annales d'Auvergne, 1828. — Nivet (V.). Dictionnaire des eaux minérales du département du Puy-de-Dôme. Clermont-Ferrand, 1846, p. 226. A. R.

FliORiTi (Augustin). Médecin italien du seizième siècle, naquit à Mazara, en Sicile; c'était, paraît-il, un homme très-savant, également versé dans la philosophie et dans l'art de guérir; aussi fut-il comhlé d'honneurs, et eut-il, entre autres, celui d'être chargé de l'enseignement de la médecine et de la philosophie dans sa ville natale. Il mourut à Mazara en 1590. Roch Pirtus, Octave Gaétan et divers auteurs parlent de lui avec éloges et lui attribuent un livre intitulé : Topographia Mazariœ. L. Un.

FLORi]\S-SAiA'T-Ai\DRÉ (Eau MINÉRALE de). Athemiale, amétallite, carbonique et sulfureuse faible. Dans le département des Hautes-Alpes, dans l'arrondissement et à sept kilomètres d'Embrun, émerge d'une roche calcaire une source dont l'eau claire, transparente et limpide, est traversée par des bulles gazeuses de deux sortes : les unes sont grosses et se fixent en perles sur les parois de la fontaine, les autres beaucoup plus petites montent lentement à ia surface de l'eau. L'odeur de l'eau de Florins est hépatique, surtout pendant les temps chauds et orageux; sa température est de 13" centigrade. Son goût est agréable et fait deviner à peine qu'elle est à la fois ferrugineuse, carbonique et sulfureuse. Son débit est peu abondant, sa densité n'est pas connue et son analyse chimique, faite en 1848 par M. Niepce, a montré que 1000 grammes contiennent :

Carbonate de chaux 0,227

— magnésie 0,019

— fer traces.

Sulfate de soude 0,031

— chaux 0,027

— magnésie traces.

Chlorure de sodium 0,529

— calcium 0,017

— magnésium 0,011

— aluminium traces.

Iode indices.

Silicate d'alumine 0,031

Matières organiques indéler.

Total des matières fixes 0,592

( azote 01it.C0708

Gaz ! acide carbonique 0 01221

t — sulfhydrique 0 009S7

Total des gaz 0 02886

Il n'y a point d'établissement à Florins-Saint-André et les eaux sont exclusivement employées en boisson par les malades de la contrée, qui viennent y demander la guérison d'affections de la peau et surtout des états pathologiques de leurs voies aériennes, digestives et urinaires, qui reconnaissent pour cause un vice herpétique évident ou probable. A. R.

FLORMAl\ (Arwid-Henric). Médecin suédois très-distingué, naquit à Tosterup, près d'Helsinborg, le 4 septembre 1761 ; il fit ses premières études à Hel-

FLOSCULAIRE. 411

sinborg, puis en 1777 se rendit à Upsal, et en 1785 à Copenhague; de retour à Lund, en 1786, où il professa l'anatomie, il fut nommé prosecteur en 1787, servit dans la marine en qualité de chirurgien, en 1788; puis, en 1789 et 1790, fut attaché àl'liôpital de Garlskrona ; il y fut chargé d'un cours d'anatomie pour les jeunes chirurgiens, se fit recevoir docteur en médecine à Lund, le 26 janvier 1791, se rendit à Berlin en 1797, et fit un court séjour dans les vik les de Leipzig, de Dresde et de Halle ; enfin, revint à Lund en 1798, et y fut nommé professeur d'anatomie, de chirurgie et de médecine vétérinaire, le 3 février 1801 ; le 16 mai 1811, il fut nommé membre honoraire du Collège médical de Stockholm. Enfin, en 1831 , il quitta l'enseignement, et en 1852 fit don à l'Université de sa belle bibliothèque médicale.

Dans sa longue carrière, Florman publia un grand nombre de mémoires sur l'anatomie normale et pathologique, la chirurgie et la médecine vétérinaire, et inspira une foule de dissertations inaugurales sur divers sujets. Nous citerons :

I. Diss. inaug. med. de fehre biliosa anno 1788 naiitas afficiente. Lundae, 1790, \n-¥. . — II. Observationes in hodiernam de dcntibus prœcipue homiuum doctrinani. Resp. Sv. Hak. Bring. Lundse, 1793, in-4''. — III. De controversa quœstione an cor nervis car eal? Resp. Baeyer. Lundœ, 1796. — lY. Diss. de vi venenata niicix vomicae novis experimenlis probata. Resp. Nie. Mortinsson. Lundre, 1798, in-4°. — V. De ossiiim inflammatione. Resp. Ringeiisson. Lundse, 1799, 111-4°. — VI. De meUwdo mersis subveniendi per iuflalionem aeris. Resp. A. Malmstrôm. Lunda;, 1802. — VII. bi vulnera venenata nostralium animadversiones. Resp. Hedren. Lundœ, 1803. — VIII. Program til Mcd. Doctors Promotion vid kgl. Acad. i hind. Lund.. 1806. — IX. De insolita costarum depressione, elc. Resp. Malmstrôm. Luiidae, 1807, in-4°. — X. De structura Ugamenlorum coli musculosa adliuc dubia. Resp. Sporsell. Lund;c, 1808. — XI. Comparalio suturarum veraruni calvariœ hominiset brutorum. Resp. Hanstrôm. Lundae, 1809. — XII. Observationes circa doctrinam de articulationibus ossium ab osteologis receptam. Resp. Sandmark. Lundœ, 1811. — XIII. De longitudine fetnoris aucta sine prœvia luxatione. Resp. Trendelenburg. Lundae, 1812. — XIV. De anevrysmate cordis. Lundœ, 1812. — XV. De signis inflamniationis membranariun serosarum. Resp. Lorifih. Lundœ, 1812. — XVI. Obseni. in anatoniiam Chondropterygioriim , prwcipue Sqiiali et Rrijae gcnerum. Resp. Retzius. Lundœ, 1819. — XVII. De articulationibus sic dictis accidentalibus fracturas ossium interdum subsequeiitibus. Resp. INehrmann. Lundœ, 1821. — XVIII. Anatomia Murenœ anguillœ comparata et observationibus phxjsiologicis dilucidata. Resp. Lagberg. Lundœ, 1821. — XIX. Thésaurus anatomicus, cornplectens prceparata anatomica et pathologica ex homine et brutis, etc. Lundœ, 1817, in-8°. — XX. Anatomisk Handbog for Lakâre och Zoolnger. Lund., 1823-50, in-8°. — XXI. En sâllsijnt angina suppuratoriu, anmârkt ar 1780 uti Carlskrona. In Kgl. Vet. Acad. nya IlandL, t. XI, p. 310, 1790, et Suinnil. f. Aerzle. Bd. Xiy, p. 467, 1792. — XXII. Hydrocephalus eller Vattensot i Hufvudel, etc., t. XV, p. 282, 1791. — XXIII. Berâtlelse om Dynt-Masken funnen hos Menniskan. Ibid., t. XXXI, p. 179, 1810. — XXIV. Dynt funnen i hjernan pa ett yrsjukt Svin. Ibid. Handl. for 1815, (t. XXXVl) H. 1, p. 152. — XXV. Nye Svine-Sygdomme. In Veterinair. Selskabets Skr. Deel 1, p. 376, 1808. — XXVI. On the Pestis bovilla. In Edinb. Med. a. Surg. Journ., t. VI, p. 147, 1810. — XXVII. Anmàrkningar vid Polyper i hjertat. In Sv. Lâk. Sâllsk. Handl., Bd. IV, p. 165, 1817. — XXVIII. Jakttagelse om en Pseudomembran emellan dura mater ochtunica aracimoidea. Ibid. Bd. VI, p. 219, 1819. — XXIX. Ett ovanligt slags volvulus intestinorum. Ibid. Bd. VIII, p. 163, 1822, 1 pi. — XXX. Underrâttelse om bruket af de mest beprôfvade preservativer och botemedel mot den un i Europa grasscrande Cholerasjukdomen, etc. Lund., 1831, in-8°; 2« édit., 1834, in-S». — XXXI. Articles dans Sv. Lâk. Salis. Handlingar . L. Hn.

FLORUS. Fut le médecin de la mère de Drusus, comme nous l'apprend Aétius ; il s'agit probablement ici de Drusus Germanicus, fils de Livie, et à ce compte Florus aurait vécu au commencement de l'ère chrétienne. C'est tout ce que nous avons pu savoir sur son compte. L. Un.

FLOSCULAIRE. Genre de rotateurs servant de type à la famille des Floscu^.

Page 1