FODERE
teur, il devient systématique et obscur ; selon lui, la science de la vie estf'oncléc sur ï énergétique, « qui dépend, dit-il, d'un premier fait, celui de la natve de notre intelligence... V énergétique est la base de toute véritable philosoplia... Elle est la science de la nature, la science des sciences, en un mot, la véritaie physiologie... » Quoiqu'il en soit, Fodérà a joui d'une certaine célébrité. Nob; citerons de lui :
I. Pvincipii délia legislazione criminali. Palerme, 1815, 2 vol. — II. Hisloire de quelques doctrines médicales comparées à celles de Broussais; suivie déconsidérations sur les études médicales considérées comme science et comme art, et d'un mémoire sur la thérapeutique. Paris, 1821, in-S". — III. Examen des observations critiques de Broussais sur les doctrines médicales analogues à la sienne, i'aris, 1822, in-S". — IV. Recherches sur les sympathies et sur d'autres 2)hénombies qui sont ordinairement attribués comme exclusifs du système nerveux. Paris, 1823(1822), ia-8°.. — y . Recherches expériinentales sur l'absorption et l'exhalation; mémoire couronné par l'Institut royal de France. Paris, 1824, in-8°, 1 pi. (extr. in Arch. gén. de méd., t. II, p. 57, 1823). — VI. Discours sur la biologie, ou science de la vie; suivi d'un tableau des connaissances naturelles envisagées d'après leur nature et leur filiation. Paris, 1820, in-8''. — VII. Recherches sur l'organisation et les fonctions du cysticerquc pisi forme, ou hydatide des lapins. In Arch. gén. de méd., t. III, p. 215, 1823. — VIII. Observation d'une myopie de l'œil droit et d'une presbyopiede l'œil gauche sur le même individu. Ibid., p. 221. — IX. Sur les substances qui agissent sur le système nerveux. Ibid., p. 475. — X. Recherches expérimentales sur le système nerveux; présentées à l'Académie des sciences. ]nJourn. complém. du Dict. des Se. méd., t. XVI, p. 289, 1825; t. XVII, p. 97, 18-23; t. XX, p. 289, 1824. — XI. Examen de l'opinion de M. Broussais sur les nerfs de la sensibilité et de la motilité, etc. Ibid., t. XXI, p. 3, 1825 ; t. XXVI, p. 101, 1826. — XII. Nombreu.x arlicles dans le Journal de physique de Lamétherie, le Journal de physiol. expérim. de Magendie, le Journ. compl. des Se. méd., etc. L. Hn.
FODÉBÉ (François-Emmainuel). C'est à Saint-Jean-de-Maurienne que naquit, le 8 janvier 1764, ce savant praticien, d'une humble famille de la Savoie. Grâce à la protection de de Saint-Réal, intendant de la Maurienne, il put être placé gratuitement au collège des Provinces, dans l'Université de Turin. Reçu docteur dans cette dernière ville, le 12 avril 1786, il obtint du roi Victor-Amédée III une pension qui lui permit d'aller compléter pendant trois ans des études si bien commencées. Fodéré en profita pour voyager, pour visiter l'Angleterre , la France. De retour dans sa patrie, en 1790, il fut nommé médecin-juré du duché d'Aoste, puis attaché à l'armée française, et eut sa part de la gloire et des dangers de la guerre d'Italie. Nous le voyons ensuite, en qualité de chirurgien, au milieu des troupes commandées par le général Carteaux, médecin de l'hospice de V Humanité Ae Marseille, professeur de physique et de chimie à l'Ecole centrale de Nice, membre du jury médical d'instruction publique, du jury médical du département des Alpes-Maritimes, secrétaire de la Société médicale de Marseille, médecin de l'hôpital de Trévoux, pi'ofesseur (par concours) à l'École de médecine de Strasbourg (1814). C'est Là qu'il mourut le 4 février 1855, laissant la réputation d'im grand caractère et d'un incontestable génie. Il peut être considéré comme le fondateur de la médecine légale. A Paris, la Faculté de médecine, sur la proposition d'OrfiIa, son doyen ; à Strasbourg, la Faculté de médecine, qu'il avait tant illustrée par ses ouvrages et son savant enseignement ; à Marseille, la Société royale de médecine, sur la proposition de Roux, ouvrirent des souscriptions pour lui élever un monument ; sa statue, œuvre de J. Rochet, orne, en effet, une des places de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne.
Sait-on que Fodéré, par son mariage (7 février 1793) avec la fille d'un savant médecin, nommé Moulard, put se dire le parent de Bernadotte et de Joseph Bonaparte? En effet, ces deux personnages qui, alors, ne rêvaient pas les hau-
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teurs du trône, épousaient presque en même temps les deux sœurs Glary, de cette heureuse maison Glary qui a donné une reine à l'Espagne, à Naples, à la Suède ; et ces deux reines étaient les cousines germaines de madame Fodéré, dont le mari, malgré cette grande parenté, cousin de deux rois, resta tout simplement le bon docteur Fodéré, sans profiter du plus petit rayon bonapartiste, qui était alors capable de faire une fortune.
Les ouvrages laissés par Fodéré sont les suivants :
I. Traité du goitre et du crétinisme, précédé d'un discours sur l'influence de l'air humide sur l'entendement humain. Turin, 1789, in-8°. Paris, 1800, in-S" ; traduit en allemand par G.-W. LiNDEMANN. Berlin, 1790. — II. Opuscules de médecine philosophique et de chimie. Turin. 1789, in-S". — III. Mémoire sur une affection de la bouche et des gencives, endémique à l'année des Alpes. Embrun, an III, 1795, in -8°. — IV. Analyse des eaux thermales et minérales du Plan-de-Saly, sous Montléon. Embrun, an III, 1795, in-8°. — Y. Essai sur la phthisie pulmonaire relativement au choix à donner au régime tonique ou relâchant. Marseille, an IV, 178G, in-S". — VI. Les lois éclairées par les sciences physiques, ou Traité de médecine légale et d'kygiknc publique. Paris, an VII, 1798, 5 vol. in-8°; Bourg, ISl'i, 5 vol. in-S" ; Paris, 1815, 6 vol. in-8°. — VII. Mémoire de médecine pratique sur le climat et les maladies des montagnards, sur la cause fréquente des diarrhées chroniques des jeunes soldats, sur l'épidémie de Nice. Paris, 1890, in-8''. — VIII. Essai de physiologie positive, appliquée spécialement à la médecine pratique. .Avignon, 1806, 3 vol. in-8°. — IX. De apoplexiâ disquisilio theorico-practica. Avignon, 1808, in-8°. — X. Recherches expérimentales sur les succédanés du quinquina et sur les propriétés de l'arséniate de soude. Marseille, 1810, in- 8°. — XI. De infanticidio. Strasb., 1814, in-4°. — XII. Manuel du garde-malade, Strasbourg, 1815, in-12; Paris, 1827, in-S". — XIII. Traité du délire appliqué à la médecine, à la morale et à la législation. Paris, 1817, 2 vol. in-8°. — XIV. Voyage aux Alpes maritimes. Paris, 1822, 2 vol. in-8°. — XV. Leçons sur les épidémies et i'hygiène publique. Strasbourg, 1822-1824, 4 vol. in-8°. — XVI. Essai historique et moral sur la pauvreté des nations, la population, la mendicité, les hôpitaux et les enfants trouvés. Paris, 1825, in-8°. — XVII. Mémoire sur la petite vérole vraie ou fausse et sur le vaccin. Strasbourg, 1826, in-8°. — XVIII. Essai historique et pratique de pneuniatologie humaine, ou recherches sur la nature, les causes et le traitement des flatuosilés et de diverses vésanies. Strasbourg, 1829, in-8°. — XIX. Recherches historiques et critiques sur le choléra-morbus, 1851. — XX. Manuscrits, restés, croyons-nous, inédits, et portant ces litres: Traité des maladies nerveuses, 2 volumes; Philosophie sociale, ou du principe de vie de l'homme en société, 4 vol. A. C.
FŒIVICLXUM. Voij. Fenouil.
FlEXL'M CA.WELORUM. Nom donné au Schénantlie {Andropogon Scliœnanthus L.). Voy. Andropogon. Pl.
FŒlXUitt GR.KCL'M. YoiJ. FeNUGREC.
FŒROE (Iles). Voij. Ferôe.
FOERT<^CH (Jean-Philippe). Naquit le 1 i mai 1652 à Wertheim, en Franconie; son père était bourgmestre de la ville. Il étudia la médecine aux Universités de Francfort, léna, Erford, Helrastaedt et Altdorf, et, après divers voyages en France et en Allemagne, alla se fixer à Hambourg. Poète et musicien, en même temps que médecin, il consacra tous ses loisirs aux arts d'agrément ; reçu docteur en médecine à Kiel, en 1682, il se distingua dans la pratique à un tel point que le prince de Holstein en fit son médecin en 1689 ; il était depuis 1680 mature de chapelle de ce prince à Gottorp ; l'évêque d'Eutin le prit pour son médecin en 1694. On ignore l'année de sa mort ; il n'a écrit aucun ouvrage important sur la médecine; on sait seulement que sa dissertation inaugurale roulait sur les pétéchies. L. Hn.
472 FŒTUS (anatomiu et physiologie).
FOES (Anuce). Plus connu sous le nom latinisé de Foesius. Dans le mois de novembre 1810, Percy, baron de l'Empire, commandeur de la Légion d'honneur, était appelé à honorer une grande mémoire : il s'agissait de présider à l'inauguration, dans la salle des assemblées de la Faculté de médecine de Paris, du buste d'Anuce Foesius, sculpté dans un albâtre des carrières de Sainte-Barbe, près de Metz. Qu'est devenu ce buste? Nous ne savons. Toujours est-il que nous l'avons cherché en vain là oii il devrait se trouver.
C'était, en effet, une grande gloire pour la profession que ce Foesius, lequel, né à Metz, en 1528, d'une famille honnête, mais obscure, mourut le 8 novembre 1595 ; c'est-à-dire qu'il vécut à une époque où la langue grecque n'était presque point connue en France ; où les Écoles de médecine l'etentissaient encore de la doctrine des Arabes ; où Hippocrate était pi'esque étranger aux médecins français, qui ne possédaient du Prince de la médecine que quelques fi-agments informes traduits par l'École de Salerne sur des manuscrits arabes ; où, enfin, l'École de Cos n'était connue que d'une manière moixelée, par lambeaux, par parties isolées, incohérentes et mal interprétées. Foes, lancé de bonne heure parmi les savants, et pénétré de leurs desseins, qui étaient, en quelque sorte, dans l'air, conçut le projet de rendre à Hippocrate le trône de la médecine et de le rétabhr dans l'empire qu'avaient envahi l'ignorance et l'erreur. Enfant de la Faculté de Paris , il y trouva Fernel , Jacques Goupil , Jacques Houllier, lesquels, ardents défenseurs de la doctrine hippocratique, de la bonne cause, comme ils disaient, encouragèrent leur jeune confrère et lui procurèrent tous les morceaux manuscrits qu'ils purent rassembler des ouvrages de l'homme unique qu'ils voulaient faire revivre après l'avoir adopté pour guide.
Et en 1595, Foes, depuis longtemps revenu dans sa patrie, fit gémir les presses à Francfort-sur-le-Mein, et lança dans le monde savant son Hippocratis opéra omnia quœ exstant, un volume bien moins effrayant encore par sa masse que par l'idée du temps, de l'application et des sacrifices de toute espèce que sa composition avait dû coûter à son docte et laborieux auteur.
Ce nom de Foes, qui n'a encore rien perdu de sa grandeur et de sa célébrité, cessa, en 1655, époque de la mort du petit-fils d'Anuce Foes, d'être porté par des médecins; et peu de temps après, la famille se dispersa, au point qu'on n'en retrouve plus aujourd'hui que quelques faibles restes. Cependant, au commencement de ce siècle, Percy a pu voir, à Metz, la maison de Foes, cet ancien sanctuaire du travail , ainsi qu'une métairie au village de Scy, une petite chambre rustique qui servit pendant trente ans de musée à l'éditeur des œuvres hippocratiques. Voici les titres des publications d'Anuce Foes :
I. Hippocratis Coi liber secundiis, de morhis vulgaribus, difficillimux et pulciterrimus ; ohm à Galeno commeniariis illustratus, qui (emporis injuria interciderunt ; nunc vero penè in integriim resdlutus, commentariisque sex et latinitate donatus. Bàle, 1560, in-8°. — II. Pharmacopœa : Medicamentorum omnium, quœ hodiè ad publica medentium munia in officinis exstant, tractationem et usum ex antiquorum medicorum prœsci-ipito continens. Bàle, 1561, in-8°. — m. OEcononda Hippocratis alphaheti série disaHcta . Francfort, 1588, in-fol.; Genève, 1662, in-fol. — IV. Tou fj.eya.lo\j Itittox^ktou^, Travrwv, Twv Ixrp'jà-J /.O/iufKHU, ra z^piz^op-viof : Magni Hippocratis , medicorum omnium facile principis, opéra omnia quœ exstant; in VIII secliones ex Erotiani mente distributa, nunc denuo latinâ interpretatione et annotation ib us illustrala, Anutio Foesio.... authore.... Francfort, 1595, in-fol.; ibld., 1603, in-fol.; ibid , 1024, in-fol.; Genève, 1657, in-fol. A. C.
FŒTUS. § I. Anatoniie et physiologie. Terme employé pour désigner dans l'espèce humaine le produit de conception à une certaine période de la ges-
FŒTUS (anatomie et physiologie). 4'73
talion. Peuiiaiil la vie intra-utérine, le germe fe'condé et se développant s'appelle snccessivement embryon et lœtus. Le moment oîi il perd le nom d'embryon pour prendre celui de fœtus n'est pas le même pour tous les auteurs. Nous devons dire du reste que cette distinction n'a rien de précis et sera toujours plus ou moins arbitraire, car elle ne repose sur aucune base anatomique ou physiologique bien établie.
Généralement on est d'accord pour donner au produit humain le nom d'embryon pendant les deux premiers mois, mais, tandis que quelques-uns pensent qu'à partir de ce moment il doit prendre le nom de fœtus, les autres ne le caractérisent ainsi que vers le quatrième mois.
Pour nous, considérant qu'à la fin du troisième mois seulement la forme définitive et spécialement humaine est généralement acquise et la période rudimentaire des principaux organes en partie franchie, considérant enfin que le dernier stade (amniotique) reste seul à parcourir et que les modifications extérieures qu'il aura à subir ne portent que sur le volume, nous étudierons le produit de la conception sous le nom de fœtus, depuis le 90*^ jour jusqu'au terme de la gestation.
Nous ie considérerons comme formé; nous étudierons son développement, son accroissement, renvoyant pour la partie embryologique aux. différents articles oij ce sujet sera entièrement traité (do;/. Œuf, Embryon).
L'histoire du fœtus pendant la vie intra-utérine, pour être exposée avec quelque clarté, doit être divisée en trois parties : anatomie, physiologie et pathologie.
C'est ainsi que nous allons présenter l'étude de ce vaste sujet, dont tant de points sont encore plongés dans une profonde obscurité que n"ont pu faire disparaître les progrès incessants de l'embryologie et de la physiologie.
Développement du fœtus. Du 90" ail 120" jou)'. Toutcs Ics parties du fœtus sont parfaitement distinctes.
La tête et le ventre sont seuls volumineux et contrastent singulièi'ement, par suite du peu de développement des parties molles, avec l'aspect grêle et squelettique du reste du tronc et des membres.
La tête, quoique relativement énorme, ne forme plus comme précédemment le tiers du volume du corps. Les fontanelles sont très-grandes et les sutures trèslarges.
La peau commence à se caractériser ; jusque-là ne formant pour ainsi dire qu'un enduit rougeàtre et visqueux, elle devient transparente et prend des teintes rosées surtout au niveau de la face, de la paume des mains et de la plante des pieds; quoique mince, elle ne laisse plus apercevoir les viscères par transparence.
La face, fort peu développée encore, tend à s'allonger. ^
Les ouvertures naturelles sont généralement encore fermées.
Les yeux, quoique très-gros, sont déjà recouverts, car les paupières formées seulement dans le troisième mois s'agglutinent immédiatement.
Quand l'occlusion des paupières est incomplète, elle persiste presque toujours du côté interne.
La conque de l'oreille est encore très-petite.
Les points lacrymaux sont bien marqués.
Le nez est peu saillant et forme un angle rentrant avec le front qui est légèrement déprimé.
Les lèvres ne sont pas renversées et laissent apercevoir au niveau de la bouche un petit mamelon qui n'est autre chose que la langue.
474 FŒTUS (anatomie et physiologie).
Le menton est déjà bien dessiné et commence à proéminer.
Le sexe peut être parfaitement reconnu. Le scrotum et son raphé sont distincts. Il n'est plus possible de confondre le pénis avec le clitoris, bien que ce dernier, placé entre les grandes lèvies bien apparentes, offre encore une certaine longueur ; à partir de ce moment il ne croît plus.
L'anus est ouvert. Le périnée existe sous forme d'une lame membraneuse.
Les membres supérieurs sont relativement plus longs que les membres inférieurs. Les articulations des doigts et des orteils sont visibles. Les ongles se rencontrent sous la forme de petites plaques minces et membraneuses.
Le cordon ombilical s'insère à peu de distance du bord supérieur du pubis, de sorte que la moitié de la longueur du corps correspond à plusieurs centimètres au-dessus de l'ombilic. 11 commence à se contourner en spirales en même temps que ses bosselures s'affaissent.
Les muscles conmiencent à accomplir des mouvements sensibles.
Le duodénum contient du méconium de couleur blanc-grisâtre. Le caecum est près du rein droit.
Le foie, très-volumineux, devient consistant.
Le vésicule biliaire est filiforme.
La protubérance céi'ébrale peut être très-nettement distinguée, et la moelle épinière commençant son mouvement ascensionnel n'occupe plus toute la longueur du canal racliidien. Le thymus est visible à l'œil nu.
Des points d'ossification apparaissent au niveau du corps des métatarsiens des premières phalanges des orteils et de l'ischion.
L'épine scapulaire devient apparente. C'est à cette époque que se soudent les deux points osseux du corps du sphénoïde.
Du 120'' au 150^ jour. Toutes les parties se perfectionnent et s'arrondissent.
La tête n'a plus que le quart de la longueur du corps.
Les bosses frontales s'accusent.
La face offre à peu près le même aspect qu'à terme.
La peau se couvre d'un duvet soyeux (lanugo), surtout au niveau de la racine du nez, et des cheveux argentins se montrent sur le cuir chevelu.
Les membres inférieurs commencent à l'emporter au point de vue de la longueur sur les supérieurs.
Les ongles prennent une consistance cornée.
L'insertion du cordon s'éloigne de plus en plus du pubis.
Du tissu adipeux commence à apparaître.
Le méconium devient jaune-verdàlre et se trouve dans le commencement de l'intestin grêle.
Les capsules surrénales sont plus volumineuses que les reins, ces derniers formés de 15 à 18 lobes.
Il y a des points d'ossification dans l'astragale, les trois pièces supérieures du sternum et l'ethmoïde.
Le point d'ossification du pubis n'est visible qu'à la fin du cinquième mois. Dans le cours du quatrième mois l'humérus l'emporte en longueur sur la clavicule.
Du 150" -au 180^ jour. Les formes générales s'accusent de plus en plus, grâce à l'abondance plus considérable du tissu adipeux.
Les cheveux sont plus abondants et offrent déjà une certaine longueur. Le bord des paupières et les sourcils sont hérissés de petits poils très-fins.
FŒTUS (anatomie et physiologie). 475
Les foulanelles deviennent moins vastes : les sutures se rapprochent également.
La membrane pupillaire existe toujours.
La peau est encore ride'e, plissée sur la face.
Elle est d'un rouge pourpré à la face, aux lèvres, aux oreilles, à la paume des mains, à la plante des pieds et au niveau des mamelles.
Elle commence à se recouvrir d'une matière blanchâtre, onctueuse, par le fait de la sécrétion des glandes sébacées. Cet enduit sébacé porte le nom de vernis caséeux.
La moitié de la longueur du corps correspond à l'appendice sternal.
Le scrotum bien développé offre une couleur rouge vif et est vide.
Le foie est granuleux et d'un rouge-brun.
Le méconium est dans l'intestin grêle.
La vésicule biliaire contient un liquide séro-mii queux, légèrement jaunâtre.
Les testicules et les ovaires situés au-dessous des reins sont assez volumineux.
Des points d'ossification se montrent au niveau de la quatrième pièce du sternum et du calcanéum.
Cependant, pour quelques auteurs, le point d'ossification du calcanéum apparaîtrait plutôt du quatrièfne au cinquième mois.
Du 180^ au 210^ jour. La peau est plus épaisse et moins colorée.
Le duvet et l'enduit sébacé sont plus généralement répandus.
Les cheveux sont plus longs et moins blancs.
Les ongles, plus longs, n'arrivent pas à l'extrémité des doigts.
L'intestin grêle a environ cinq à six fois la longueur de la bouche à l'anus.
Le caecum se rapproche de la fosse iliaque droite.
Le méconium envahit le gros intestin.
Les testicules se rapprochent de l'anneau inguinal.
Du 210* au 240* joMr. C'est le plus souvent à cette époque que toutes les parties du fœtus prennent plus.de consistance, que leurs contours s'arrondissent et que l'harmonie se montre dans les proportions.
La peau, couverte de matière sébacée et de duvet, est moins lisse.
Les os de la voûte du crâne deviennent isolément de plus en plus bombés.
La memln'ane pupillaire a disparu. Les paupières commencent à s'entr'ouvrir.
Les ongles recouvrent toute la dernière phalange.
L'insertion du cordon n'est plus qu'à 2 ou o centimètres au-dessous du point auquel correspond la moitié de la longueur totale du corps.
Les testicules sont quelquefois descendus dans le scrotum, souvent seulement celui du côté gauche.
La longueur de Lintestin grêle égale huit fois la distance de la bouche à l'anus.
Un point d'ossification se montre au niveau de la dernière vertèbre du sacrum.
Du 240* jour à la fin de la grossesse. Dans les derniers mois, les caractères de la maturité s'accusent de plus en plus et le fœtus diffère très-peu de ce qu'il sera à terme.
C'est dans ce mois seulement que se développe généralement un point d'ossification entre les deux condyles du fémur, au centre du cartilage qui forme l'extrémité inférieure de cet os.
Accroissement du fœtus. Dc POIDS ET DE LA LO.NGUECR. NouS donuons ici les
470 FŒTUS {ANA.TOWIE et physiologie).
tableaux concernant le poids et la longueur du fœtus pendant les différents mois de la grossesse et emprunte's à différents auteurs. Le tableau de Sclirœder emprunté à Ilccker nous paraît le plus exact, car il comprend la moyenne de
18 observations portant sur t'es fœtus de 3 mois.
Nous ferons remarquer que la durée de la grossesse, pour les auteurs allemands, est évaluée à 280 jours, divisés en 10 périodes ou mois de 28 jours. De plus, les dimensions données sont celles du commencement du mois.
LONGUEURS ET POIDS DU FŒTUS d'apios les auteurs.
MOIS
LONGUEUn