‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.39Chapitre 25 sur 89 · FOA^GUS · texte numérisé non relu

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duits de nouvelle formation, elles ne présentent d'autres caractères communs «ue la laxité de leur tissu, l'abondance ou plutôt la ténurité des parois vasculaires ; il n'y a pas lieu d'en faire une description détaillée puisqu'il faudrait réunir dans celte étude des productions inflammatoires cicatricielles, hypertropliiques, ou même néoplasiques les plus variées appartenant aux divers tissus «t systèmes, osseux, tégumentairc, muqueux, séreux, et à la plupart des organes, puisque les fongosités ont été observées aussi bien dans les cavités muqueuses que dans les cavités séreuses, dans les divers viscères.

La structure des fongosités est en rapport avec le siège et la nature de la pro- «duction, qu'elle soit inflammatoire, néoplasique, ou liypertrophique. L'article abnous nous dispense d'insister sur ce sujet et malgré la distinction queBreschet a voulu établir entre les fongosités proprement dites qui ne représentent que des l)ourgeons chai'nus hypertrophiés et les fongosités néoplasiques, nous pensons que «e mot ne saurait répondre à aucun état anatomique précis losqu'il est employé sans autre qualificatif. A. Hékocqce.

FOXGCS. Tumeur ou excroissance ayant l'aspect de champignon ou «l'éponge. Cette expression a été employée dans les acceptations les plus variées, C'est ainsi que Hippocrate et Gelse, Archigène et Galien l'emploient pour désigner «.les productions ou excroissances à la surface des plaies, des ulcères et des os, Archigène paraît être le premier qui ait bien décrit les fongus de la dure-mère <et des os ; pendant longtemps le mot fongus a été employé comme synonyme de fongosités, ou d'excroissances, mais avec Marc-Aurèle, Sèverin, Tul^us, Fabrice ■de Hilden, BarthoUn, Scultet, etc., les chirurgiens ont désigné sous le nom de fungi les tumeurs les plus variées. C'est en vain que Bieschet, dans le Dictionmiire des Sciences médicales, a tenté de donner une description générale du l'on'ms ; ainsi qu'il le dit lui-même « l'anatomie pathologique peut seule nous •f^uider dans ce dédale, )) [Dict. des Se. médical., p. 531, 1816) ; malheureusement l'expression de fongus est tellement peu précise qu'elle ne répond plus aux. exigences des descriptions actuelles. Il faut donc en prendre son parti, et retrancher cette expression de la classification des tumeurs.

ifn rapide aperçu historique et bibliographique sur le fongus, démontrera uftisammcnt l'insuffisance de ces descriptions de tumeurs basées sur un aspect «extérieur, et si nous l'entreprenons c'est au seul titre de l'intérêt historique.

Il faut passer en revue chaque tissu, chaque organe , pour énumcrer les «iliverses espèces de fongus, qui ont été décrites par des observateurs ou des opérateurs plus expérimentés que savants en anatomie pathologique.

A la surface des téguments on a observé les fongus dans toutes les parties du corps, soit à la suite de plaies, soit à la suite de l'application des vésicatoires, de cautères, de brûlures; dans tous ces cas, il s'agit de plaies en voie de cicatrisalion dont les bourgeons charnus ont pris un développement exagéré, on peut considérer connue analogues les fongosités des ulcères.

Les fongus des orifices des muqueuses, des lèvres, du mamelon, de l'anus, <le la vulve, du gland sont des végétations de nature syphilitique, ou des hypertrophies papillaires, ou des épitbéliomas.

Les observations de Fabrice de Hilden, de Purmann et Antonius Nuck, sur les iongus de l'oreille s'appliquent à des polypes ou à des végétations.

Les fongus de l'utérus de Palfyn et de Mùllei-, ceux de la vulve, décrits par Tulpius, Palfyn, Dugaux, Guillaume Smellie, Haller sont des tumeurs dont la

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nature serait fort difficile à déterminer. Quant aux fongus de la vessie décrits par Jacques Delechamp, Lecat, Schaarschmid, ce sont très-probablement des cancers. Le fongus du testicule, tel que l'a décrit Ladran après Celsc, est constitué par le testicule enflammé faisant liernic à travers ses enveloppes, et d'ailleurs on a conservé la dénomination de fongus bénin du testicule pour désigner une affection bien limitée et distincte du cancer. {Voy. Testicule).

Il est plus difficile de classer les fongus de l'œil de la cornée, décrits par Johann 5Iuys et Duverney, ce dernier a probablement désigné ainsi l'encanthis. Les fongus des gencives de Van Meerkem est une épulis et le fongus du voile du palais de F. Piuysch, une tumeur indécise.

Au gland, à l'anus, à la vulve, on a confondu sous le nom de fongus des \é<^é~ tations spécifiques ou inflammatoires, ou encore des épéthéliomas.

Sous le nom de fungi durce matris, on a décrit non-seulement des tumeurs de la dure-mère, mais aussi des tumeurs des os du crâne, des hernies cérébrales, des bourgeons charnus des os du crâne, et il nous faudrait plusieurs pages pour en établir la bibliographie, en effet, de Vigiliis Kreutzner qui reproduit les documents si variés que Haller a recueillis dans sa Bibliotheca, signale déjà des travaux bien nombreux dans lesquels, malheureusement, il est trop souvent difficile de déterminer la nature des tumeurs décrites ou leur siège précis. Fabrice de Hilden semble avoir décrit une hernie cérébrale sous ce nom, il en est de même pour A. Paré, enfin dans les observations de Scbenk, Yigier, Bartholin, Hermann Conrig, Sachs, Riedlin, Nuck, Cooper, Fantoni, Sand, Mauquest, Purmann, Ruysch, Pantbot, VanSivieten Henkel, Bœrhave, il s'agit tantôt de tumeurs cérébrales, ou crâniennes, ou de tumeurs de la dure-mère.

Il faudrait remonter à une époque relativement très-récente pour élablir la distinction entre ces diverses tumeurs ; c'est ainsi que les premières mono"^raphies sur le fongus médullaire ou fongus hoematode ou encore ostéosarcome du crâne et sur le fongus de la dure-mère proprement dit, ne datent que du commencement du siècle.

Telles sont, pour ne citer que les plus importantes, les publications de Seeri<T 1855, MuUer 1829, Chélius 1850; quant aux véritables tumeurs de la duremère, fongus de la duremère, les observations de Louis (1819, Mém. de lAcad. roy. de Chirurgie), peuvent être considérés comme le début d'une distinction vraiment anatomique. Ces sujets seront traités dans des articles particuliers. (Ostéosarcome, Dure-mère).

II serait beaucoup plus ditficilc d'établir des distinctions précises entre les divers fongus articulaires ou osseux ; à ne parcourir que les principaux travaux d'ailleurs très -intéressants, de Fabrice de Hilden, d'IIœfer, de Scultet, et surtout de Purmann et de Heister, on voit que sous le nom de fongus articulaire on a confondu des tumeurs blanches, des cancers au niveau des articulations des ostcosarcomes et peut-être même des végétations de bourses muqueuses. Il en est ainsi pour les tendons, puisque sous le nom de fongus on a aussi bien décrit des synovites tendineuses, ou des tumeurs fibreuses ou des sarcomes.

Enfin sous le nom de fongus hœmatodes, ou fongus médullaire, on a décrit des cancers des os, ou carcinomes télangiectodes, la plupart de ces tumeurs rentrent dans la description des carcinomes, des sarcomes, des ostéosarcomes, et des tumeurs myéloïiles; comme elles ont été décrites depuis une époque fort rapprochée il est plus facile d'en établir le classement, d'autant plus qu'ordinairement les observateurs en donnent la synonymie. Il faut espérer que désormais ces ex

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