‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.39Chapitre 24 sur 89 · ACUITÉ · texte numérisé non relu

ACUITÉ

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De 20 à 50 aus.

De 30 à 40 ans.

De 40 "a 30 ans.

IS

De 50 à 55 ans.

Tous les chiffres portés au tableau indiquenl l'acuité eu vingtièmes. Les nombres indiquant l'acuité normale pour les différents âges sont empruntés à Giraud-Teulon.

D'après ce tableau, les foreurs, les charpentiers, les journaliers conservent l'acuité normale, tandis que pour les ajusteurs elle commence à baisser avant 40 ans de 1/20, entre 40 et 50 ans de 2/20, de 50 à 55 ans de 5/20.

Les fondeurs et les forgerons subissent une diminution bien plus notable qui, pour les premiers, atteint déjà 4/20 avant 40 ans, 5/20 de 40 à 50 ans; de 7/20 après 50 ans (Bourru).

G. Les prescriptions hygiéniques que comporte l'industrie de la fonte des métaux doivent avoir pour but : d'une part, de mettre les ouvriers à l'abri des inconvénients particuliers que soulève le travail professionnel; de l'autre, de préserver le voisinage de toute incommodité préjudiciable comme de toute cause d'incendie.

La substitution de la fécule au poussier de charbon, mesure à peu près généralement adoptée aujourd'hui dans les fonderies de cuivre, a fait disparaître en partie la cause principale des dangers que couraient les ouvriers mouleurs. 11 n'en est pas de même dans les fonderies en fonte de fer. Dans ces dernières, on ne saurait trop préconiser la manière de procéder à la préparation des moules adoptée dans la fonderie de canons de Ruelle.

Mais la parfaite aération des ateliers par une ventilation active est la condition de salubrité indispensable à remplir. Pour cela, les ateliers seront munis d'ouvertures suffisantes, toujours faciles à fermer ; ils seront surmontés de lanternons à lames de persienne faisant office de ventilateurs, et assez spacieux pour permettre l'installation de larges hottes ou entonnoirs destinés à condenser les vapeurs et les poussières nuisibles. C'est ainsi que ces hottes seront placées audessus des châssis et des fosses où l'on coule le métal; aux endroits où l'on procède au flambage des moules par la résine, principalement dans les fonderies d'ornements; au-dessus de ceux où, dans les fonderies de canons, on piafi(iiie les opérations de freltage et de tubage; au-dessus des amas de coke embrasé, ou de scories brûlantes dont on fait l'extinction, etc.

On fera de même pour les creusets et les chaudières où l'on fond des métaux donnant lieu à des dégagements insalubres : le cuivre, le zinc, les vieux métaux imprégnés le plus souvent de graisses et de crasses de toutes sortes, comme, par exemple : les vieux caractères d'imprimerie, les vieux tuyaux de cuivre, etc. On activera directement le tirage de ces hottes au moyen dhin fourneau d'appel placé dans leur cheminée, ou mieux en les faisant communiquer aux cheminées des fourneaux, à la cheminée centrale de l'usine.

Dans certains cas où le danger est plus manifeste, comme dans la fonte du plomb, dans l'essayage des métaux précieux, etc., on fera bien d'installer autour

58i> FO.NDERIES.

de la chaudière de fusion ou du creuset à coupelle un ritleau vitré descendant de la hotte jusque sur le fourneau; ou bien encore un tambour à axe vertical en tôle, muni de portes glissant dans une charnière. Ces appareils clos seront mis en communication avec la grande cheminée de l'usine, alin de déterminer par l'activité du tirage l'entraînement des gaz et des vapeurs nuisibles.

Les-étuves, presque toujours placées dans l'atelier commun à la fonte du métal et au moulage, devront être isolées par une double enveloppe, afin de soustraire les ouvriers à leur haute température, comme à l'influence des fumées qu'elles laissent échapper.

Mais une mesure de salubrité excellente à tous égards consistera à bien disposer et bien distribuer les ateliers. Les salles où se pratiquent les principales opérations de l'art du fondeur seront isolées les unes des autres : ce qui permettra d'établir pour chacune d'elles le mode de ventilation le plus favorable. C'est ainsi que dans le sol de la sablerie, sous le banc de travail des ébarbeurs, on établira une ventilation fonctionnant de haut en bas, de manière à soustraire les ouvriers à l'absorption des poussières et à entraîner ces poussières vers un orifice de dégagement situé sous les pieds mêmes de l'ouvrier. Dans l'atelier où l'on fond, des arrosages fréquents mettront obstacle à la dissémination des poussières, en même temps qu'ils tempéreront la chaleur ardente des fours.

Il est toute une série de mesures hygiéniques, spécialement individuelles, dépendant à la fois de la bonne volonté de l'ouvrier et de l'initiative de l'administration, qui doivent être regardées comme éminemment salutaires. Tels sont : les soins de propreté, que l'on devrait favoriser par la facilité de prendre des bains; l'usage modéré des boissons débilitantes, de l'eau, par exemple, toujoiirs tiède dans ces ateliers : à cet égard, uzie infusion légère de café devrait être, en général, concédée aux ouvriers fondeurs; l'acidulage, dont on fait usage quelquefois, ne peut être que dangereux, dans les fonderies de plomb, plus particulièrement, en favorisant l'absorption des poussières toxiques. Un vêtement de travail devra être conseillé ou mieux exigé; des sabots seront trèsutiles pour prévenir les brûlures, si fréquentes dans l'opération de la coulée, le nettoyage des rigoles et celui des fours ; le chauffeur des fours à réverbère se trouvera bien de faire emploi de lunettes colorées pour adoucir l'éclat du métal en fusion; il devra éviter toute imprudence pouvant amener un refroidissement; une fois son travail terminé, il changera de vêtements dans l'atelier même et ne regagnera point immédiatement son domicile. Les fondeurs se garderont de tout excès alcoolique, qui les prédisposerait par-dessus tout aux congestions cérébrales, et feront usage, s'il est possible, d'une alimentation suflisamment réparatrice. Nous conseillerons enfin la diversité des travaux, autant que la spécialité professionnelle le permettra : l'influence d'un travail nuisible se faisant surtout sentir par sa continuité.

Les fonderies en seconde fusion sont toutes rangées dans la troisième classe des établissements dangereux ou insalubres; les hauts fourneaux sont compris dans la seconde classe. Les principaux inconvénients que ces industries ont pour le voisinage sont : les fumées; les vapeurs métalliques; l'entraînement au dehors des fraisils, des noirets dans le flambage des moules, des escarbilles incandescentes ; les dangers d'incendie ; le bruit des machines soufflantes ; l'ébranlement du sol.

Voici quelles sont les prescriptions destinées à prévenir ces inconvénients :

rONDEKlES. 080

On n'autorisera les hauts fourneaux qu"à une assez grande distance des lieux habités, surtout si les gaz ne sont pas utilisés;

On fermera les ouvertures sur la '.'oie publique et sur les propriétés voisines,

On élèvera les cheminées à cinq mètres en contre-haut des cheminées voisines ; dans un rayon de cent mètres ;

Les dispositions nécessaires seront prises pour retenir intégralement les noirets provenant du flambage des moules, et les fraisils provenant des cubilots, soit au moyen d'une cheminée à flamme renversée, avec des tablettes en Joule disposées en chicane dans la partie descendante; soit en intercalant entre le cubilot et la cheminée une chambre de dépôt ;

On éloignera les fourneaux, les fours à réverbère à une distance d'au moins cinquante centimètres des murs mitoyens;

On construira l'étuve en matériaux incombustibles, avec porte en fer et tuyau d'évaporation élevé à la hauteur des cheminées de la fonderie;

Toutes les pièces de bois existant à un mètre de l'emplacement des fourneaux seront remplacées par du fer ;

On isolera suffisamment les charpentes en les recouvrant de plâtre et de mortier ;

On éloignera de même des murs mitoyens la machine soufflante, pour ne pas incommoder les voisins par le bruit;

Enfin, on pourra établir les ventilateurs dans le sous-sol (une cave par exem- })le), de manière à supprimer tout bruit et tout ébranlement inconmiode poulie voisinage.

Dans certains cas, on prescrira l'usage exclusif du coke, si l'emploi de lu houille doit incommoder le voisinage. - Alexandre Layet.

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fo\dei;ri^- Voij. FoîsDEi'.iEs.

584 FO^i'FKÈDE (eau minérale de).

FOXDOIRS WK URAi.s*«E. La fonte de la graisse des animaux (ou suif) a pour objet de la débarrasser des parties charnues ou membraneuses qui y sont mêlées. Cette opération se pratique par divers procédés qui ne présentent pas tous les mêmes inconvénients au point de vue de l'hygiène professionnelle. Elle sera exposée à l'article Suif. D.

FOXFRÈDE (Eau MINÉRALE de), atheriiiale , amétallite , peu gazeuse. Dans le département du JjOt-et-Garonne, dans l'arrondissement de Marmande, dans le canton de Castelmoron, sur la rive droite et à mi-hauteur de la berge du Loi, à 15 kilomètres au-dessus de son confluent avec la Garonne, dans une j)lainc entourée de coteaux garnis de vignes, à une petite distance de la ville et du château de Castelmoron, émerge du terrain tertiaire dont la couche est constituée en ce point par un tuf marneux et compacte, la source de Fonfrède. Cette source, connue depuis longtemps dansla contrée, n'a commencé àêtre fréquentée plus assidûment i[u"en 1856; elle est appelée aource de Fonfrède àe deux mots qui, en patois du jiavs, veulent dire fontaine froide. Cette eau est d'une parfaite lunpidité, elle est sans odeur et n'a pas une saveur marquée. Elle ne semble laisser dégager de gaz ni à la buvette ni même au griffon, quoique l'analyse y découvre une petite quantité de gaz acide carbonique en liberté; elle est très-légère et très-facilement assimilée, aussi dissout-elle promptcment le savon et cuit-clle parfaitement le légumes. La température de l'air étant de 17" centigrade, celle de l'eau de la source de Fonfrède est de 15° centigrade. Son débit est de 10 litres par minute, ou de J440 litres en 24 heures. Son analyse chimique a été faite par M. Filhol, directeur de l'École de médecine de Toulouse, qui a trouvé que 1000 gramme contiennent les jirincipes suivants :

Di(;ai'l)Onale de ciiaux 0,ôôO(i

— magiR'bio O,05o'2

— proloxyilo lie ler (),UO-iO

Suifale de chaux 0,5678

A/.olale de chaux 0,0164-

Chlorure de sodium 0,0540

Silicate de chaux 0,014o

— potasse 0,0127

Matière organique O.OiOU

Iode et liihine traces.

Total des matières kines 0,8552

Gaz acide carbonique libre Ogr. 0^271

Mode d'administration et dose. Le rendement de la source de Fonfrède explique pourquoi on n'a pas construit d'établissement minéral ; mais si le besoin s'en fait sentir un jour, il ne sera pas difticile, en captant les sources qui émergent sur la rive droite du Lot, de recueillir une quantité d'eau minérale suftisante pour alimenter un certain nombre de baignoires et d'appareils de douches. En attendant, l'eau de Fonfrède est exclusivement employée en boisson, à la dose de quatre à six ou sept verres, pris le matin à jeun, et de quart d'heure en quart d'heure. Certaines personnes la boivent aussi en mangeant pure et plus souvent coupée de vin ; quelques habitants de la contrée prétendent se bien trouver de son ingestion après les repas et pendant les premiers temps de leur digestion, qu'elles favorisent au lieu de l'entraver.

Emploi thérapeutique. L'eau de Fonfrède en boisson a deux effets phvsiologiques principaux et à peu près constants, qui sont l'augmentation de l'appétit et la diurèse. La première de ces actions a naturellement conduit à les employer

FONGOSITES. 285

dans les cas où l'estomac ne fonctionne pas ou fonctionne mal ; ainsi les dyspepsies qui se sont montrées rebelles à toutes les autres médications, cèdent assez promptement, en général, à l'usage intérieur de l'eau de Fonfrède. L'effet diurétique de cette eau, que M. le professeur Filhol attribue surtout à la présence de l'azotate de chaux qu'elle tient en dissolution, l'a fait administrer dans la diatlièse urique se manifestant par de la gravelle ou de la goutte, dans les inflammations chroniques ou même aiguës des voies urinaires, sur lesquelles elle a, comme les eaux d'Evian {voy. ce mot) , une action antiphlogistique et sédative. M. le docteur deGaulejac, quia publié une brochure sur ces eaux minérales, s'appuyant sur l'autorité de M. Durand-Fardol, compare l'activité de l'eau de Fonfrède à celle de l'eau de Gontrexéville dans toutes les maladies auxquelles convient cette dernière; nous pensons, après avoir analysé avec soin ce qu'en dit M. de Gaulejac, que les eaux de Fonfrède ont une ressemblance chimique, physiologique et thérapeutique, beaucoup plus frappante avec les eaux d'Évian, et sont d'une utilité incontestable dans les affections urinaires, où il importe de ne pas stimuler des organes encore enflammés, comme cela arrive à la suite du S('jour d'un corps étranger, resté pendant un certain temps dans la vessie ou lors de la formation de sables, de graviers ou de pierres dans les reins ou la vessie. L'eau de Fonfrède est avantageusement adnùnistrée dans le catarrhe simple de la vessie, alors surtout qu'il est produit par une cystite subaiguë ou chronique. Elles semblent indiquées enfin dans les affections calculeuses du foie et dans le diabète sucré. 11 faut reconnaître que si la théorie a conduit à des essais légitimes et encourageants, nous sommes forcés d'avouer que les expériences ont été jusqu'à ce jour trop peu nombreuses, pour avoir laissé notre esprit exempt de toute incertitude à cet éo"ard.

La durée de la cure est de 25 à 30 jours.

On n exporte pas encore l'eau de la source de Fonfrède,

Bibliographie. — De Gaulejac. Etiidi: sur l'eau inincrale de Fonfrède près de Chalelinoronsur-l.ol. Agen, 1875. A. R.

FON'GIE {Fungia). Polypes à polypiers de la grande division des Zoanthaires, distingués comme genre particulier par Lamark, et dont Qiioy et Gaimard ont fait connaître les parties molles. Dana et d'autres les ont plus récemment étudiés et ils les ont partagé en plusieurs genres dont le chiffre s'élève maintenant à une douzaine. Les Fongies sont isolées individuellement ou réunies plusieurs ensemble par gemmation ; leur polypier devient assez grand et prend une apparence de coupe aplatie ou de masse ellipsoïde, marquée en dessus de rayons lamelleuxqui aboutissent au centre buccal de chaque individu; le dessous est rugueux. Durant la vie, la partie calcaire des Fongies est enveloppée d'une masse charnue comparable au corps des Actinies et pourvue de même de tentacules dont la forme varie suivant les espèces. On connaît des espèces fossiles de ce groupe ; celles de l'époque actuelle vivent de préférence dans la mer des Indes et en Océanie; il en existe aussi dans la mer Rouge. P. Gerv.

FOXGOSITÉS, FOXGL'EL'X. On désigne ainsi des productions d'aspect charnu ou végétations qui forment à la surface des téguments, dune plaie, d'un ulcère, à l'intérieur d'un viscère, ou d'une des cavités du corps, une sorte de masse molle, spongieuse, qui rappelle l'aspect d'un champigno::.

Les fongosités sont formées soit par un tissu de la muqueuse ou de la séreuse enflammée, soit par des granulations à la surfoce d'une plaie, ou par des prc-

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