FONTAINE (LES
I. In Hippocratis legem commentarium, quo perfecli medlci natura explicatur. Roaiîe, 1586, in-i°. — H. De calculorum remediis, qui in renibus et vesicâgignunlur. Roms, 158(j, in-4°. — m. De venenis eorumque cumtione. Romie, 15S7, in-4°. — lY. In seplem aphorismorum Hippocratis libros commentaria. Veneliis, 1591, ia-i°. — V. In llipp. Prognostica CMimenlarii. l'atavii, 1597, in-4°. — VI. De tuenda valetudine et producendâ vitâ liber. Florenliie, 1(JÛ2, 111-4°. — YII. De honiinis excrementis libelhix. Pisis, 1615, in-4°. —VIII. ConsuUationes msdicœ. VenetiiS, 16l9-ltr22, 2 vol. in-iol. — IX. Tractatux de febrium acuiarum et pestilentium remediis. yeneliis, iQ'2[, in-i". A. C.
Fonseca (A.\Toi>"E de). Autre mâdeciii portugais, dont on a ce traité :
De epidemiâ febrili grassanle in exercilu régis catholici in inf'eriore Palalinata, anno 16-20 et 1621. Mechleniœ, 16-23, in-4°. A. C.
Foniieca (Gabriel de). Celui-là, Portugais comme les deux précédents, fut professeur de philosophie à Pise, médecin du pape hinocent X, et mourut à Rome eu 1668, laissant :
Medici œconomia. RomîE, ia-8°. A. C.
Fonseca llenriques (Francisco da). C'est Dézeimeris qui a fait connaître ce médecin portugais, qui naquit à Miraudella, fut attaché au roi Jean V, et se recommande surtout par ses travaux sur la syphilis et sur les eaux minérales de son pays. Yoici les titres des ouvrages qu'il a laissés :
I. Pleurologia de pleuritide et ejus curalione. Lisbonne, 1701, in-4°. — II. Apiarium medicuni, niedico-cliyniiciun, chirurgicuni, et pliarniacculicum. Lisbonne, 1701, in-S". — III. Aitrora medicinalis. Lisbonne, 1701, iii-8°. — IV. Tralado imico so azongue ttos cazos que lie prohibido. Lisb., 1708, in-4°. — V. Medicini lusitanica socorro delpliico a os clamores de naturâ liunianâ para talal profligacaon de sus in alos. Amsterd., 1710, in-l'ol. — VI. Madeyra illustrado. Mclliodo de conkecer e curar o niorbo gallico, composito palo doutor Duarte Madeijra Arraez. Lisb., 1715, iii-fol. — YII. Aquitegio médicinal in que se dâ noticia das agoas de caldas, de fontes, rios, poços, lagoas, e cisternas do reyuo de Portugal. Lisb, 1726, in-16 de 288 pages. A. C.
Fonseca (Louis-Enriquez de). Autre médecin portugais, vivait au dixseptième siècle. Il fit ses études à l'Université d'Alcala et y devint professeur de médecine et de philosophie; plus tard il se rendit à Xaples où il obtint la première chaire de médecine. On connaît de lui :
Novœ sccurce curationis podagrœ, libcUuni I. — De tuinoribus prceter naluram, libellum L — De motu seu circulalione sanguinis, libeUum l. — Oraliones duœ ; prima est cnconiiastica chirurgiœ ; secunda, Prolcgomena in dissectione cavilatis naturalis. ISaples, 1(j87, in-4°. L. Un.
FO.Vi^OREtE (AnNAUo), de Montpellier, prit ses degrés dans cette ville, vers 1660, et fut nommé agrégé en 1665, en remplacement de Gaspard Fesquet, qui devenait professeur. En 1675 une chaire de chimie fut créée pour lui, et il eut pour démonstrateur Matte, auquel des lettres patentes avaient à tort attribué les prérogatives de professeur, quoiqu'il ne fût ({iiartiste et nullement lettré; ces prérogatives furent enlevées à Matte et attribuées à Fonsorbe, qui conserva sa charge jusqu'à sa mort, arrivée en 1695. (Éloy). L. 1L\.
FOXTAiXE (Les).
Fontaine (Jacques). Plus connu sous son nom latinisé de Fontanus. Les biographes le disent « conseiller-médecin ordinaire de Louis XIII >). Rien ne prouve cette assertion, contraire à nos reclierches particulières; du moins si Jacques Fontanus a pris ce titre, ce ne fut que ad honorem, car il ne fut jamais inscrit parmi les conmiensaux de la couronne. Il est plus certain qu'il occupa
290 FONTAINE-BONNELEAU.
la charge de premier re'gent de la Faculté de Jiiédecine en rUniversité d'Aix, qu'il était originaire de la petite ville de Saint-Maximin, faisant aujourd'hui partie du département du Var, et qu'il mourut en 1621, laissant différents ouvrages, parmi lesquels il faut citer :
I. Prognoslicorum ad artem inedicam spectanlium generalis et dllucida Perioche, ex Hippocrute et Galeno sunimo studio collecta. Turoni, 1597, in-12. — II. Methodus generalis cognoscendi, prœdicendi, et curandi morbos eorumque symptomata. Ad veterum, maximèque Hippocratis et Galeni normain exacla. Avenione, IGOl, 524 pp. — III. Traité de la thériaquc. Avignon, 1601, i2i-12, 208 pp. — IV. Responsio ad Disputalionem rescriplam D. Sei'pillonii, de iisu partium. Avenionœ, 1G03, in-8°. — V. Practica curandorum morboriun corporis humani, in quatuor libros distincta. Parisiis , 1611, in-8°, 572 pp. — VI. Jacobi Fontani Sammaximitani primarii medici, et in Academia Aquensi Borbonia Profesforiis Hegii, opéra : in quibus universce artis medicœ secundum Hippocratis et Galeni doctrinam, partes quatuor methodicè explicantur. Genève, 1613, in-4°. — VU. De astrologia medica liber. Lugdurii, 1620. in-S". — VIII. Des marques des sorciers et de la réelle possession que le diable prend sur le corps des hommes, sur le subject du procès de l'abominable et détestable sorcier Louys Gaufridy, prestre bénéficié en l'église paroissiale des Accoules de Marseille, qui n'aguieres a esté exécuté à Aix par arrest de la cour du Parlemoit de Provence. Dédié àlareyne régente de France par J. Fontaine, conseiller et médecin ordinaire du roy, et premier professeur en son université de Bourbon en la ville d'Aix 1611, réinoprimé en 1865. Arras, in-12, 48 pp. A. C.
F4tnta!ne (Gabriel). Fils du précédent, mort vers l'année 1660, a enrichi la littérature médicale de ces deux ouvrages :
I. De veritate medicinœ Uippocraticœ, firmissimis rations et experhnentorum momentis stabilita, seu medicina antihermetica. Lyon, 1637, in-4°, — II. Epitome tractatus de febribus. Lyon, 1657, in-4°.
Fontaine (Piiilippe). Né à Beauvais, en 1662, docteur régent delà Faculté de médecine de Paris (29 août 1704), médecin de l'Hôtel-Dieu, mort à Paris, le 5 novembre 1724, et enterré à Saint-Séverin.
Fontaine (Achile). Fils du précédent, né à Glermont (Oise), en 1704, docteur de la Faculté de Paris (50 septembre 1752), médecin de l'IIôtel-Dieu, professeur aux écoles de la rue de la Cùcherie (1756-1759), mort le o février 1762, et inhumé dans l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie.
Fontaine (CiNCiNîNATtjs). Né à Uzès (Gard), le 8 décembre 1793, de Pierre- Joseph Fontaine, également médecin, et de Julie-Espérance Descombier; mort le 1" janvier 1868. Ce praticien fort distingué, docteur de Montpellier (août 1817), élève de Broussonnet, de Fages, de Delpech, membre de l'Académie du Gard (1852), était devenu chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu. Il n'a rien écrit que sa thèse inaugurale : Essai sur le fungns scrofuleux des articulations (79 pages) ; mais il a laissé la réputation d'un des chirurgiens les plus habiles, les plus sages et les plus expérimentés de nos provinces du midi de la France. Par son testament, daté du 9 juillet 1860, il légua : à l'Hôtel-Dieu, tous ses livres et ses instruments de chirurgie, plus une somme de trente mille francs destinés à augmenter ces collections; et à la Faculté de Montpellier, dix mille francs, destinés à couronner la meilleure thèse soutenue dans l'année. A.C.
FO\TAi\E-BO\:\ELEAU (Eaux MINÉRALES de), atliermules , c rénatées ferrugineuses faibles, carboniques faibles. Bam le département de l'Oise et sur les limites du département de la Somme, dans l'arrondissement de Glermont, dans le canton de Crèvecœur, à 500 mètres seulement du villas-e de Fontaine-Bonneleau et à 8 kilomètres du bourg de Conty (chemin de fer du Nord jusqu'à Crève-
FONTALNE-BONNELEAU. 2^1
cœur ou à Conty), cmergent, au milieu de beaux bois, trois sources connues depuis longtemps (1770), et qui ont reçu les noms de source n" 1 ou source Lajmtelle, de source n° 1 ou source Vallot, et de source ?i« 5 ou source
Lavernoi.
l" Source Lapostelle. Son bassin est situé entre ceux des deux autres, sources, ses parois intérieures sont recouvertes de conferves blanches , savonneuses au toucher, et assez semblables à de la laine tant qu'elles ne sont pas jaunies par le dépôt ferrugineux de la source minérale. Son débit en 24 heures est de 250 000 litres environ. L'eau des trois sources de Fontaine-Bonneleau ;t à peu près les mêmes caractères physiques et chimiques, ainsi elle est claire, transparente et limpide ; son odeur est légèrement sulfuieuse ; son goût est franchement styptique et ferrugineux; sa température varie entre 9 degi'és et 10° centigrade; elle n'influence en rien les préparations de tournesol, M. Henry (Ossian) a fait en 1858, moitié sur place, moitié dans le laboratoire de l'Académie de médecine de Paris, l'analyse de l'eau de la source Lapostelle et il a trouvé que iOOO grammes renferment les principes suivants :
Bicarbonale de chaux 0,357
— magnésie 0,140
Crénale et apocicnate de fer 0,065
Chlorure de sodium et de magncsiuri]. . . . 0,011
Silice et ahimine 0,005
Selb (le potasse et ammoniacal I f. r,^,^
Phosphate, matière organique J ' "
Sulfates de chaux et de soude indices légers.
Total des matières fixes 0,596
Gaz acide carbonique Ogr. 020
2" Source Valîot. Son bassin est cà gauche de celui de la source précédente et son eau a les mêmes caractères ; elle n'en diffère que par son débit qui est un peu plus faible et par sa minéralisation un peu moins accentuée.
5° Source Lavernot. Le bassin de la source Lavernot est à droite de celui de la source Lapostelle. Les caractères de l'eau de Lavernot ne diffèrent guèrede ceux des deux autres sources ; elle laisse déposer un peu moins de substance ocracée sur les parois intérieures de sa fontaine et sur celles de son ruisseau d'écoulement. Son goût est manifestement moins ferrugineux, aussi une analyse chimique sommaire a indiqué que cette eau était moins minéralisée que celle des deux autres sources de Fontaine-Bonneleau. Le débit des deux sources Vallot eî Lavernot est d'environ 200 000 litres en 24 heures. Le limon chalybé, produiL par les conferves, recueilli et lavé, contient d'une manière certaine quoique en. petite quantité, de l'arsenic et du manganèse.
Emploi thérapeutique. Vallot , pharmacien à Amiens , et propriétaire de;^ sources de Fontaine-Bonneleau, les capta convenablement ; il fit même construire un petit établissement qui fut fréquenté pendant vingt années par les dames delà cour de Louis XV, mais en 1789 la maison de bains disparut, et depuis cette époque, ces eaux ne sont plus employées qu'en boisson. Les médecins des départements de l'Oise et delà Somme les conseillent à leurs malades du voisinage à la dose d'un à trois verres pris le matin à jeun et de demi-heure en demiheure. Ceux qui ne peuvent pas venir aux sources s'en font apporter et les boivent coupées de vin à leurs repas. Les personnes qui ont besoin d'un traitement ferrugineux trouvent cà Fontaine-Bonneleau des sources graduées qui sont ingérées avec avantage, dans tous les degrés de la chloro-anémie et dans tous les états morbides qui en sont la conséquence. Elles sont administiées avec succès aussi
292 FONTAINEA PANCHERI.
dans la convalescence des maladies longues et dans tous les affaiblissement des l'économie qui reconnaissent pour cause une déperdition sanguine abondante ou répétée, un séjour trop prolongé dans les mines, ou un empoisonnement lent par certaines substances métalliques comme le plomb ou le mercure, et enfin dans certaines diatlièses qui, comme le rhumatisme et la syphilis, ont diminué outre mesure le nombre et altéré la qualité et la forme des globules rouges du sang.
Sa durée est, en général, d'un mois environ. La cure commence au printemps et finit à la fin de l'automne.
On n'exporte que dans les environs l'eau des sources de Fontaine-Bonneleau et c'est un tort, car elles s'altèrent peu lorsqu'elles sont embouteillées et bouchées convenablement. A. Rotdreau.
Bibliographie. — IIenrv (Ossian]. Eaux minérales ferro-crénatées de Fonlaine-Bonneleau [Oise]. Broch. in-12, 12 pages. — Du même. Rapport sur l'eau minérale des (rois sources de Fontaine-Bonneleau [Oise] , j^rcs de Conti. In Bull, de l'Acad. de méd. de Paris, t. XXIII, p. 583. A. R.
FO\TAl\E-M&RI\' OC .^IARI\.%. (EaU MINÉRALE De). VojJ. DlZIER (SaI^t).
FOXTABXE.l PAXCHERI (lleckel). Sous ce nom, j'ai décrit en 1870 (thèse pour le doctorat en médecine) une Euphorbiacée spéciale à la Nouvelle- Calédonie, qui fournit une huile drastique, que j'ai obtenue après mon saavnt collègue et ami le professeur Bavay (de Toulon), et dont j'ai étudié le premier les propriétés physiques, chimiques et thérapeutiques. Je veux faire connaître ici et le végétal et le produit. Déjà décrite avec doute par M. Bâillon {in Adansonia, II, p. 214) sous le nom de Baloghla? Pancheri, et avec les mêmes réserves par M. Mûller d'Argovie {Prodrom., II, p. 17) sous celui de Codlœum? Pancheri, cette Euphorbiacée m'a paru s'éloigner sensiblement de chacun de ces genres, si bien que j'ai cru devoir créer pour elle une nouvelle section générique S en lui donnant le nom de Fontainea Pancheri. Ce nouveau genre de la tribu des Jatrophées, très-rapproché des Givotia de l'Asie, a eu la bonne fortune d'être adopté par les deux savants monographes des Euphorbiacées (M. Bâillon, dans son Histoire des Plantes, t. V, p. 194. — M. Millier d'Argovie, in litleris).
Description. C'est, le plus généralement, un arbre de moyenne taille, présentant Taspect de notre poirier; mais il prend quelquefois cependant des proportions beaucoup plus considérables. Jusqu'ici, il n'a été trouvé qu'en Nouvelle- Calédonie et localisé dans une portion très-restreinte de la partie sud de l'île où il rechei"che les terrains calcaires. C'est à l'île Nou et dans les environs de Nouméa où le calcaire abonde que j'ai eu l'occasion de l'étudier; on ne le retrouve pas ailleurs. Le tronc, qui peut acquérir un assez grand développement et atteindre jusqu'à 10 ou 15 centimètres de diamètre, est à peu près cylindrique et recouvert d'une écorce grisâtre, rugueuse, fendillée et d'une épaisseur assez considérable. Par incision, il en découle un latex jaune orangé quand il est récent,
Le genre Fontainea est dédie à II. C. Fontaine professeur à lécole de méd 'cine et de pharmacie navale, pharmacien ei chef do la marine, mon premier et trèi-savant maître (voir piur la diagnose de ce genre : Laillon, Histoire des plantes, t. Y, p. 194). L'espèce uniq:.e d^ ce genre unique porte le nom de Pancher, botaniste distingué qui a contribué pour un' large part à faire connaître les richesses végétales de la Nouvelle-Calédonie 1 1 de Tahiti, ca'i il a passé une grande partie de son existence toute dévouée au culte de la botanique. C'ist à ce voyageur intrépide dont la fin malheureuse à Kouméa est une vraie perte pour la science, qu'on doit le premier envoi en France (Muséum d'histoire naturelle; de la plan'c qui m'occuj)e.
FONTAINEA. PANGilERl. 295
mais passant au rouge pourpre par dessication ; le même suc, chargé de résine, se retrouve dans les parois de l'ovaire avant et après maturité. Le bois compacte et d'une couleur jaune-serin pourrait être utilisé pour les arts, ainsi que l'a montré mon ami le chef d'escadron H. Séberl, dans son livre intitulé : Des hois de la Nouvelle-Calédonie. Paris, 1875, p. 118. Les feuilles luisantes et d'un vert foncé, à peu près identiques sur les deux faces, sont alternes (;), entières, pétiolées, largement ovales, coriaces, glabres, penni-nerviées et à nervures réticulo-veincuses. Le limbe décurrent et limité au pétiole par deux glandes bien visibles dans le jeune âge, mesure en longueur 8 à 9 centimètres et 4 centimètres dans sa plus grande largeur. Les fleurs dioïques ou très-rarement hermaphrodites, sont disposées dans l'un comme dans l'autre sexe, en grappes terminales. Elles présentent un calice légèrement pubérule, gamosépale, sacciforme, irrégulièrement 4-5 denté, à préfloraisou valvaire. Les pétales, au nombre de trois à six, sont d'un blanc mat, lanugineux, étalés, beaucoup plus longs que les sépales et alternes avec eux. Cette corolle, douée d'une odeur excessivement suave, est caduque comme le calice. Au-dessous du point d'insertion des pétales, on trouve dans les deux sexes un disque ordinairement hexapentagone de couleur orange, continu et cependant très-visiblement composé de cinq à six pièces. Les étamines, très-nombreuses, sont réunies par la base de leurs filets en un faisceau étendu à toute la surface du réceptacle : filets blancs, lanugineux, grêles, anthères biloculaires. L'ovaire apposé sur le disque est libre, ovoïde, hémisphérique ; il renferme quatre, cinq ou six loges uniovulées à ovules anatropes, allongés; quatre, cinq ou six stigmates, à peu près sessilcs, couronnent le sommet de l'ovaire. Le fruit drupacé est une noix monosperme par avorlement, quelquefois 2 ou 3-spermcs, il est oliviforme et trèsobtusément hexapentagone. L'épicarpe est fin, uni, orangé, le mésocarpe est charnu, gorgé de suc résineux, même avant sa maturité, l'endocarpe est osseux, coriace, épais, dur et garni de côtes longitudinales saillantes. Le fruit renfermé une et plus rarement deux ou trois graines, possédant deux enveloppes membraneuses appliquées sur un albumen épais, charnu, blanc jaunâtre et fortement » oléagineux, qui renferme un embryon à cotylédons foliacés, elliptiques ut pourvtis de nervures.
Matière médicale et pharmacologie. Les semences sont, au point de vue médical, la seule partie utile de la plante : elles fournissent l'huile drastique dont j'ai parlé déjà. Le poids de chaque graine oscille entre 0^%80 et 1=%20; elles donnent en poids la moitié de leur huile par expression et présentent la composition suivante :
Huile draslique soluble d;ins l'éther 0gr.5o
Eau, parenchyme, aleuronc, gomme, résine.. 0 43
L'huile renferme une résine, une huile volatile, delà gomme et de la matière stéaiiforme. Les graines de Fontainea, qui se distinguent de celles de Croton tiglium et de Jatropha ciircas par l'absence d'épisperme corné et caroncule, ne peuvent être ingérées même sous un petit volume (l'ragment d'amende du poids de Qs^So) sans déterminer les évacuations alvines, abondantes le plus souvent, accompagnées de vomissements persistants. L'huile fortement drastique est presque dépourvue de propriétés émétiques. On peut l'obtenir par les procédés ordinaires, trop conrms pour que je les rappelle ici, qui sont usités dans la préparation de l'huile de croton, à laquelle elle ressemble beaucoup. Ces procédés
294 FONTÂINEA PLANCHERI.
sont l'expression et les dissolvants appropriés {sulfure de carbone; alcool; éther sulfurique; mélange d'alcool et d' éther ou procédé de Soubeiran). Quand elle a été obtenue par l'action d'un dissolvant alcoolique ou étbéré, elle présente souvent l'inconvénient de faire vomir en même temps qu'elle purge ; en deliors de cette condition exceptionnelle, on peut dire, qu'en général, l'huile obtenue par les deux procédés sus-indiqués possède toutes les propriétés purgatives (intus) et éruptives {extra) de l'huile de Croton tifjlium, mais toutefois accompagnées, d'une plus grande sûreté d'action et d'un degré de variabilité moindre qui rend son emploi moins brutal et son action moins infidèle. J'ai eu lieu de remarquer qu'il était facile, en employant tel ou tel mode de fabrication, de se procurer un produit doué de propriétés bien différentes. L'huile convient mieux pour l'usage interne comme évacuant, spoliateur, etc — quand elle a été obtenue par expression; déplus, dans ces conditions, elle ne détermine pas de vomissements après son ingestion et agit faiblement comme excitant du système dermoïde. Préparée au contraire par dissolvant, elle purge avec "vomissements, ainsi que je l'ai dit déjà, mais constitue sui'tout, après application sur la peau, un agent éruptif très-énergique et très-prompt. En une demi-heure environ , avec de l'huile fraîche, on peut déterminer une éruption miliaire très-confluente. J'attribue cette différence d'action entre les deux huiles obtenues par des procédés différents, à la présence dans l'huile résultant d'un traitement alcoolique ou éthéré, d'une certaine quantité d'huile volatile et de résine qui reste dans le tourteau non épuisé, quand on emploie la pression seulement. Il serait à désirer que les mêmes observations fussent portées sur Vliuile de Croton, on s'expliquerait alors peut-être la variabilité de son action.
Action physiologique et thérapeutique. Pour les résumer, je transcris ici les conclusions de mon travail sur le Fontainea Pancheri (Etude au point de vue botanique et thérapeutique sur le Fontainea Pancheri. Thèse de Montpellier, 1870).
1° Cette huile se place au premier rang et à côté de celle de VAnthostema Aubryanum du Gabon, parmi les purgatifs drastiques les plus énergiques et les excitants du système dermoïde ; elle surpasse de beaucoup le Croton tiglium et comme rapidité d'action éruptive, et comme sécurité d'action purgative quand on s'adresse au mode de préparation le plus convenable.
2° A la dose de deux gouttes, elle purge constamment, mais avec de fortes coliques, qui sont de courte durée; les vomissements survieniient rarement quand on a observé les recommandations qui suivent ;
5" Quand il devra agir à l'intérieur, ce médicament devra être préparé par simple pression, il purge alors moins abondamment, mais sans déterminer de vomissements ; quand, au contraire, on voudra l'employer comme rubéfiant et éruptif, il faudra préférer l'huile obtenue par le procédé de Soubeiran ;
4° Le meilleur mode d'administration, pour l'usage interne, est la forme pilulaire. Je n'ai pas à refaire ici la médication évacuante, aussi, à ces conclusions suffisantes j'ajouterai seulement que, doué de ces propriétés, le Fontainea m'a parumériter d'être répandu dans les zones voisines de l'Europe, où il put trouver un climat approprié aux besoins de son développement. J'ai pensé que le produit qui en provient pourrait être avantageusement substitué à celui de la graine des Molluqucs et, dès lors, j'ai fait quelques efforts en vue de l'acclimater en Algérie et dans nos colonies d'Afrique et d'Amérique (Bourbon, Martinique, Guadeloupe, Guyane). En Algérie, le succès de la naturalisation est livré aux
FO!<TâNA. 295
soins du directeur du Jardin d'essais à Alger; pour les autres colonies, j'ignore les résultats obtenus. L'avenir nous dira ce qu'il faut espérer de ces tentatives; en attendant, j'ai mis le produit entre les mains d'un grand nombre de praticiens, et je dois dire que partout et particulièrement dans les hôpitaux de Montpellier, où il a été expérimenté longuement, il a donné avec constance les résultats que je vien^ d'indiquer sommairement. Edouard Heckel.
Fo:^TAix (Jean-Pierre-Amédée). Docteur en médecine, reçu à Paris le 4 juin 1858, ancien interne des hôpitaux, licencié en droit, membre correspondant de l'Académie de médecine, correspondant de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, membre de la Société de jurisprudence de cette dernière ville, lauréat de l'Institut, médecin consultant à Bagnières-de-Luchon. Ce savant homme, qui était né à Izaourt, dans le département des Hautes-Pyrénées, est mort à Saint-Bertrand-de-Comminges, le 17 avril 1867. Chimiste, physicien, géologue, clinicien et légiste, il réunissait toutes les aptitudes et possédait toutes les connaissances qui peuvent rendre féconde l'étude des eaux minérales. 11 avait été élevé dans le laboratoire particulier de Barruel, et avait été interne dans le service de Louis. Ses efforts, ses publications, ont beaucoup contribué à la prospérité de Ludion. Le mérite était de race dans cette famille; le père de J. P. A. Fontan avait, en 1780, importé en France le premier troupeau de mérinos venant directement d'Espagne, et qui fut conduit cà Piambouillet. Ce fut lui aussi qui planta dans les Pyrénées les premiers peupliers d'Italie qui y subsistent encore aujourd'hui.
J. P. A. Fontan a beaucoup écrit. Nous empruntons au regretté Gaffe la liste suivante :
I. Notes sur les matières organiques et organisées des eaux 7ninerales. — II. Découvertes et descrijjtions de la sulfuraire, 1857. — III. Rapport à la commission formée à Luchon pour l'achèvement des fouilles de Luchon, la reconstruction des thermes et pour les embellissements, 1857. — IV. Recherches sur les eaux minérales des Pyrénées. Thèses de Paris, 1858, n° 154, in-4'', 156 pp. — V. Mémoire sur les eaux des Pyrénées naturelles et accidentelles, 1858. — YI. Voyage scientifique en Allemagne, e7i Belgique, en Suisse et en Savoie, 1859. — VII. Sur la nature des matériaux à employer dans la construction des établissements thermaux, des j)iscincs, des baignoires, des tuyaux de conduite suivant la nature des eaux, 1840 — VIII. Mémoire sur la thérapeutique des eaux thermales des Pyrénées, et fragments de ma clinique de Luchon, où je fais voir V importance des affections herpétiques dans l'étude des maladies chroniques des muqueuses, 1845. — IX. Sur la combinaison du soufre et du sodium, 1845. — X. Mémoire sur la reconstruction des thermes de Barèges, pour les fouilles et les conduites d'eau. — XI. Recherches sur les eaux minérales des Pyrénées, de V Allemagne, de la Belgique, de la Suisse et de la Savoie. Paris, 1853, 2« édition ; in-8°, 510 pp. pianclies. — XII. Etude sur un cas de plaie de la moelle. Paris, 1874, in-S".
FOXTA\^l (Félix). L'un des savants les plus distingués de son temps, naquit le 15 avril 1750 à Pomarole dans le Tyrol. Il était le troisième fils d'une famille pauvre et fort honorable, et fut envoyé, ses premières études terminées, dans diverses villes de l'Italie pour s'y perfectionner dans les lettres et les sciences. C'est ainsi qu'il visita successivement Vérone, Parme, Bologne', Padoue, Florence et Rome. L'empereur François 1", alors grand-duc de Toscane, le nomma professeur de philosophie rationnelle à l'Université de Pise. Dès cette époque, Fontana publia un mémoire intéressant sur l'irritabilité en général, sur celle de l'iris en particulier. C'est eu se livrant, paraît-il, à des recherches de physiologie expérimentale, qu'il fit connaître d'intéressantes expériences sur
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l'action des venins, surtout du venin de la vipère. Son travail, publié d'abord en italien puis en français, est encore cité aujourd'hui dans les discussions académiques. C'est un ouvrage complet pour son temps, quant à l'appareil anatomique; maniant habilement le microscope, il a publié aussi quelques observations nouvelles alors sur les globules rouges du sang. Dès la mort de son père, l'empereur Léopold II appela Fontana à Florence et lui donna la direction du célèbre muséun d'histoire naturelle de cette ville, oîi les curieux peuvent encore voir les instruments, les machines et différents objets ayant appartenu à Galilée, à Torricelli, etc. Après avoir voyagé, pendant plusieurs années, en Angleterre et en France, afin d'enrichir le musée dont il avait la garde, et s'être lié avec les savants les plus distingués de ces deux pays, Fontana revint à Florence et s'appliqua jusqu'à sa mort à augmenter les collections du muséum de pièces intéressantes, originales, relatives à tous les règnes de la nature. C'est ainsi qu'il perfectionna la fabrication de la cire pour les pièces anatomiques, et qu'il fît exécuter, sous ses yeux, un grand nombre de sujets divers, en grandeur naturelle, composées de parties mobiles qui se superposent et se démontent. Il a aussi fait exécuter une série considérable de dessins coloriés destinés à expliquer, grâce à un procédé de ligues et de points tracés dans des courbes, les détails anatomiques des modèles. Mais les événements religieux et politiques qui agitèrent l'Italie lui suscitèrent bientôt des embarras et des ennemis. Fontana avait de vives amitiés en France, et son amour du progrès lui faisait propager toutes les découvertes qui venaient de notre pays. R. Desgenettes, son biographe et son ami, a raconté que l'expérience de la décomposition de l'eau, manquée par le fait de l'ignorance d'un adversaire de Fontana et démontrée victorieusement par ce dernier, lui avait attiré plus d'un désagrément. Les idées du christianisme de l'Église primitive, qu'il avait embrassées sous l'influence de l'empereur, qui voulait opérer une réforme religieuse en Toscane, lui attirèrent un procès qui, en dépit de la décision souveraine qui le fit annuler, fit naître contre Fontana des haines vivaces, et l'intérêt qu'il mit à suivre et à approuver, quoique d'une manière réservée, le mouvement de la Révolution de 1789, en France, le firent considérer comme un novateur dangereux. Les Français, bientôt victorieux en Italie, lui témoignèrent tous les égards dus à sa réputation de savant ami de la France, égards qui eurent leur contre-partie dans son arrestation par les Autrichiens, lors de leur entrée en Toscane. Rendu à la liberté, il ne quitta point pour cela ses études anatomiques, et imagina une statue construite en bois, dont les parties devaient se démonter et se remonter, premier essai d'un système que le carton-pâte a rendu célèbre, grâce au docteur Auzoux. On ne dit point que Fontana ait réussi selon ses désirs, et la collection en cire qu'il avait envoyée en France, sur la demande du gouvernement français, n'ayant pas été agréée par ce dernier, fut reléguée à Montpellier en 1802, ce qui fut pour le savant italien l'un des plus grands chagrins de sa vie. Il mourut trois ans après cet événement le 9 mars 1805, et l'on rendit les plus grands honneurs à sa dépouille mortelle. Sa vie, consacrée tout entière à la science, fut mieux appréciée après sa mort que de son vivant, ce qui arrive encore de nos jours. Sa patrie adoptive honora sa mémoire, et toutes les universités italiennes prononcèrent son éloge. Nous citerons de Fontana:
I. Expériences sur les parties irritables et sensibles. Lettre à Tosetti. lu Mémoires de Haller, t. III, 1757. —II. Nuove osservazioni supra i globelli rossi del saiigue. Lucques, 17(36, in-8°. —III. Dei tnoti del iride. Lucques, 1767, in-8°. — IV. Ricerche filosofiche sopra il vcleno dclla ripera. Lucques, 1767, in-8°. — V. Descriiioni ed use di alcuni ins-
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tromenti per misurar la salubrita delV aria. Florence, 1774, in-8°. — VI. Ricerche filosofiche sopra la flsica animale. Florence, 1775, in-4''; traduit en allemand. Leipzig, 1785, in-S". — VII. Saggio sopra il faho crgol e tremella. Florence, 1775, in-4°. — VIII. Recherches phijsiques sur la nature de V air dépldogistiqué et de l'air nitreux. Paris, 1776, in-S". — IX. Traité sur le venin de la vipère, sur les poisons américains, sur le laurier-cerise, et quelques autres poisons végétaux; on y a joint des observations sur la structure primitive du corps animal, différentes expériences sur la reproduction des nerfs et la description d'un nouveau canal de l'œil. Florence, 1781, 2 vol. in-4° avec fig. traduit en allemand. Berlin, 1787, 2 vol. in-4''. — X. Opuscoli scientifice. Florence, 1785, in-8°. — XI. Choix cVobservations physiques et chimiques, publiées par Vibelin. Paris, 1785, in-S". — XII. Lettera ad un a/nico sopra il sistema degli sviluppi. Florence, 1792, in-S". A. D.
FOXTAX,!. (Nicolas). Médecin navigateur , natif de Cre'nione; est connu par un bon livre sur les maladies des Européens dans les pays chauds. Voici dans quelles circonstances il eut occasion de le composer. Il prit part à l'expédition du vaisseau autrichien le Joseph-Thérèse, qui appareilla à Livourne le 24i septembre 1776; ce navire devait visiter les comptoirs de l'Inde et y poser les bases d'un établissement. A partir des îles Canaries , Fontana commença son journal météorologique, notant tous les jours, et le plus souvent par deux observations (9 heures du matin et 4 heures du soir) , la température au thermomètre Fahrenheit, la pression atmosphérique au moyen du baromètre de Nairne, la direction du vent, l'état du ciel, et enfin la latitude observée ; son zèle ne se démentit pas un instant pendant les quatre ans et demi que dura le voyage. Il eut à combattre plusieurs épidémies de scorbut, de fièvres pernicieuses, de dysenterie, etc., et enfin la syphilis, au sujet de laquelle il dit :
« Mais le plus grand inconvénient à redouter, c'est que les marins qui se
trouvent infectés du vice vénérien, ne sont jamais assez prompts à déclarer leurs maux : le chirurgien du vaisseau ne le sait, en général, que lorsque le virus a jeté de profondes racines, et presque toujours on ne lui en donne connaissance que lorsque le vaisseau est en mer. Or, c'est alors que l'on manque
des moyens les plus propres pour favoriser l'action du mercure Outre ce
défaut de secours si efficaces et si nécessaires, on peut dire que l'usage même modéré de ce remède.... met le sang dans une disposition prochaine à passer à la diathèse scorbutique — et ceux qui ont pris beaucoup de mercure contractent plus facilement les fièvres et les dysenteries et y succombent plutôt que les autres. » Malgré ces inconvénients du mercure, il en recommande vivement l'usage contre l'hépatite, traitement qui lui réussit dans plusieurs cas. Le livre de Fontana renferme 45 observations particulières, dont quelques-unes relatives à la pathologie externe, toutes offrant un cachet de rigueur scientifique et de bonne foi qui en rend la lecture vraiment attrayante. Voici le titre du livre :
Osservazioni intorno aile malattie che attacan gli Europei nei climati caldi.... Livorno, 1781, in-8°. En français : Des maladies qui attaquent les Européens dans les pays chauds et dans les longues navigations. Traduit de l'italien par Vermssat; revu et publié par Kéraudren. Paris, 1818. L. Un.
FOXTAXES (Eau MINÉRALE de) , (ithemiale , bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique moyenne. Dans le département du Cantal, dans l'arrondissement de Saint-Flour, près du village de Paulhenc , sur la rive gauche d'un ruisseau nommé le Pierrefort, au fond d'une vallée étroite et sauvage dont les eaux se rendent à la petite rivière de la Truyère , émerge d'un terrain cristallisé, kl source Fontanes. Son eau claire et limpide laisse déposer un résidu
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ocreux sur les parois intérieures de sa fontaine et du ruisseau par lequel elle s'écoule ; elle n'a pas d'autre odeur que celle du gaz acide carbonique qui la traverse et vient s'épanouir en assez grosses bulles à sa surface ; sa saveur est acidulé, sensiblement ferrugineuse, légèrement amère et assez désagréable ; sa température varie de 13° à 14" centigrade, ce qui tient à un captage trèsincomplet. Son analyse chimique n'a jamais été faite ; mais M. le professeur Nivet dit , d'après le docteur Dessauret, qu'elle contient à peu près les mêmes principes, et en proportion à peu près semblable que l'eau de la source Marie (Saime-). [Voy. ce mot).
Emploi thérapeutique. Les chemins qui conduisent à la source Fontanes sont presque inaccessibles et pourtant près de 300 malades des environs viennent demander à ces eaux qu'ils emploient en boisson seulement, la guérison d'accidents chloro-anémiques qu'elles combattent efficacement. A. R.
FOXTAXEILLES (François-Philibert). Milhau cst une villette assez importante du département de l'Aveyron, et ornée de plus de dix mille habitants. C'est là qu'est né, le 20 novembre 1775, ce médecin, qu'on est heureux de pouvoir placer dans ce Dictionnaire, et qui se recommande à la postérité par les qualités du cœur, par sa grande érudition et par ses talents littéraires. Reçu docteur en médecine à Montpellier (an VIII), chef de chirurgie à l'hôpital ^aiut-Éloi de cette dernière ville, puis, officier de sauté à l'armée d'Italie, il finit par venir se fixer à Paris, où il devint membre du Comité de vaccine, médecin des épidémies, inspecteur des enfants placés en nourrice, médecin du Bureau de charité du I" arrondissement (aujourd'hui le VIII«), médecin de la maison du duc de Bourbon. Il mourut d'une attaque d'apoplexie, le 16 août 1851. Ses travaux scientifiques et littéraires sont nombreux. Quelque soin que nous y ayons mis, nous craignons de ne pas être complets dans l'énumération suivante :
I. Essai sur le diabète sucré. Thèse de 31ontpellier, an VIII, in-4"', 21 pp. — II. Description de la varicelle qui a régné épidéiniquement et conjointement avec la variole, . Milhau [Aveyron), en 1817. Montpellier, 1818, in-8\ — III. Lettre à M. Strambio fils, médecindocteur à Milan. Paris, 182 i, in-8°. — IV. Nécrologie de Henri Acerbi, médecin docteur Paris, 1828, in-8°. — V. Mémoire sur un moyen proposé pour rendre plus avantageux l'exercice de la médecine légale. In Annales de la Société de médecine pratique de Montpellier, t. VI, 2« partie, p. 521. — VI. Autopsie cadavérique d'une brebis, ayant deux organes essentiels à la vie profondément altérés, sans aucune lésion dans le système nutritif. Ibid. Hist. t.ij, p. 515-317. — VII. Observation d'une éruption pemj^higoïde observée en même temps sur deux frères. In Journal universel des sciences médicales, décenibre 1820, t. XX, p. 365-567. — VIII. Mémoire sur les bons effets du sulfate de quinine dans un cas de fièvre intermittente, et quelques idées sur une classification naturelle des causes inatcrielles des maladies en général, et de celle des fièvres intermittentes en particulier. In Nouveau journal de médecine, octobre 1822, t. XX, p. 106-114. — IX. Observation d'un ictère aigu guéri par le tartre émétique à hautes doses et quelques sangsues; avec réflexions. In Journal complet du Dictionnaire des sciences médicales, mai 1825, t. XX, p. 252-239. — X. Réflexions sur quelques points de la méthode ectrotique. In Revue médicale, octobre 1828.— XI. Brûlures traitées par l'application du coton écru. In Journal des progrès des sciences médicales, 1830; t. I, p. 255-236. — XII. L'art d'élever les vers à soie, trad. de l'italien de Dandolo. Lyon, 1823, in-8°, avec un tableau et 5 pi. — XIII. Histoire de la fièvre pétéchiale de Gènes, trad. de l'italien de Rasori. Paris, 1822, in-8°. — XIV. L'art de cultiver les mûriers. Traduction du latin de Verri. Lyon, 1826, in-S". A. C.
FOXTAi\[ELLES {de fons). On a donné ce nom aux espaces laissés libres entre les os du crâne chez les jeunes enfants et fermés seulement par la peau, le péricrâue et la dure-mère. On les a appelés fontanelles pulsatUes parce que, dans