‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.39Chapitre 28 sur 89 · FONTE · texte numérisé non relu

FONTE

ces points du crâne, on sent avec le doigt et l'on peut voir les battements du cerveau. D-

FOXTAXEYRE (E\u MINÉRALE de) , athermale, bicarbonatée ferruginseue bfaie, carbonique moyenne. Dans le département du Cantal, dans l'arrondissement de Mauriac, dans la commune de Cliamps, et près du hameau qui lui a donné son nom, sur la colline qui forme la berge septentrionale de la petite i-ivière de la Rue, émerge la source de Fontaneyre dont l'eau transparente et limpide n'a d'autre odeur que celle du gaz acide carbonique qui la traverse et vient s'épanouir en bulles assez grosses à sa surface ; sa saveur est sensiblement ferrugineuse. Sa température n'est pas constante, elle est de 12°, 8 à 14°, 3 centigrade; son analyse chimique n'a jamais été faite.

L'eau de Fontaneyre est exclusivement employée en boisson par quelques habitants de la contrée qui viennent s'y traiter d'accidents dont la chorose et l'anémie sont la cause. A. R.

Bibliographie. — De Sartiges d'Axgles. Notes vianuscrites , 1844. — Nivet 'Victor). Eaux minérales du déparlement du Cantal. Clermont-Ferrand, 1S45, in-8°, p. 20. A. R.

FOXTAXOX (Denis). Nous nous en tenons, quant ta ce médecin, à la notice que Lachaise et Londe lui ont consacrée dans la Biographie médicale, qui fait suite au Dictionnaire en 60 vol.

Docteur de la Faculté de Montpellier, sa patrie, Denis Fontanon est mort en 1558, selon Astruc, dans son histoire de la Faculté de cetto ville ; mais comme cet auteur dit ailleurs qu'il mourut après 1544, on est d'autant plus fondé à s'en tenir à cette dernière date, que René Moreau rapporte qu'il vivait encore en 1542. Fontanon occupa avec distinction la chaire que laissa vacante, en 1502, la mort de Jean Garcin. 11 a dicté et développé dans l'école de Montpellier, un traité de médecine supérieur à ceux qui avaient paru jusqu'alors, et qu'un médecin, nommé Jean Reinier, fit imprimer sons ce titre : Practica medica, seu de morborum internorum curatione, /i7>ri IV ; Lyon, 1550, in-8°. H a ensuite été réimprimé à Lyon en 1556, 1605, 1607, in-12; à Francfort en 1600 et 1601, in-8°, et de nouveau à Lyon, en 1658, in-12. Luisini a tiré de cet ouvrage le chapitre intitulé : Cephalalgiœ a Gallico morbo ciiratio, qu'il a inséré dans le premier tome de sa compilation. A. G.

FOXTAVL'»». Fo?/. Font EYK,

FO.VTARABIE (Station maritime). En Espagne, dans la province de Gui puzcoa, à l'embouchuz^e de la Ridassoa, dans le golfe de Gascogne, est un petit port de 2000 habitants protégé par un fortin nommé le fort Saint-Elne. Fontal'abie, fuenterabia en espagnol, fons rapidus en latin moderne, VOEnso des anciens, était une importante place forte autrefois que François I" (1551) et €ondé(1639), ne purent prendre. Rerwick seul s'en empara en 1719.

Fontarabie, à 34 kilomètres seulement de Rayonne, est une station marine fréquentée presque exclusivement par les Espagnols. Sa plage est très-belle et la <louceur de son climat permet aux baigneurs de commencer leur saison dès le mois de juin et de la continuer jusqu'à la fin du mois d'octobre. A. R.

FOXTE (Chimie). On donne ce nom à la combinaison que forme le fer avec ' le carbone. La proportion de ce dernier élément varie de 2, 3 à 5, 9 p. 100; lorsque cette proportion s'abaisse au-dessous de 2 p. 100, le fer acquiert les propriétés de l'acier [voy. ce mot).

300 FONTECHÂ.

Il existe des variétés bien distinctes de fontes : la fonte grise et la foiite blaiiche ; elles ne diffèrent pas l'une de l'autre par la proportion de carbone, mais par la manière dont cet élément est uni au fer. La première résulte du refroidissement lent de la fonte en fusion ; la seconde est produite au contraire par refroidissement brusque ; on peut les transformer l'une dans l'autre en modifiant les conditions de la solidification. Dans la fonte grise, une partie du carbone s'est déposée par le refroidissement lent sous forme de petits cristaux de graphite, disséminés dans toute la masse à laquelle ils communiquent une teinte grise ou même noirâtre (fontes noires). Certaines fontes présentent des parcelles de graphite moins nombreuses, mais plus grandes; ce sont les fontes truitées ; elles résultent de minerais plus purs que les fontes grises ordinaires.

La fonte blanche, qui est produite par un refroidissement brusque présente plus d'homogénéité et constitue une masse métallique dure, cristalline et cassante. Dans ses fontes, le carbone est presque entièrement resté combiné au fer, aussi n'y remarque-t-on pas de cristaux de graphite. Il existe trois espèces de fontes blanches : les hnies lamelleuses , qui sont riches en manganèse; les fontes grenues et les fontes fibreuses; ces dernières sont les plus mauvaises, car elles contiennent beaucoup de phosphore, d'arsenic et de soufre.

La fonte grise est moins fusible que la fonte blanche, mais elle passe brusquement de l'état solide à l'état liquide; tandis que la fonte blanche devient molle el pâteuse avant de fondre.

La fonte grise présente une ténacité que ne possède pas la fonte blanche ; on peut la tourner et la forer; aussi sert-elle à la confection d'un grand nombre d'objets.

Les fontes se dissolvent dans l'acide chlorhydrique en dégageant du gaz hydrogène mélangé de gaz carburé, qui lui communiquent une certaine fétidité ; les fontes grises se dissolvent plus rapidement que les fontes blanches, et laissent un résidu plus ou moins abondant de charbon graphitique.

Lorsqu'on prive totalement la fonte de son carbone et des autres éléments accidentels qu'elle renferme, on produit le fer malléable; les opérations qui conduisent à ce résultat portent le nom d'affinage {voij. Fer,]. Une soustraction partielle du carbone aux fontes de bonne qualité donne naissance à Vacier (voy. ce mot). Ed. Willm.

FOIVTE. (Hygiène). Voy. Fonderies.

FOXTE. (Pathologie). Voy. Colligation et Foïsdants.

FOXTE (Ljelius a.). Médecin italien d'un certain mérite, naquit à Eugubi'io, en Ombrie. Il pratiqua avec le plus grand succès l'art de guérir, d'abord à Rome, puis à Venise, à la fin du seizième siècle. Il a laissé un livi'e qui n'est qu'un recueil d'observations, dont quelques-unes sont fort curieuses, du reste ; Stahl estimait beaucoup cet ouvrage, et considérait Fonte comme un observateur très-judicieux. Voici le titre du livre en question :

Lcelii a Fonte Eugubini medici Veneti celeberrimi consultationes medicœ in quibus vera vivaque consuUandi effigies elucet, plurimorumque difficiliiim et notatu dignorum affectuum agnitio, tractandiquc ratio docte arlificioseque explicatur. Ejusdem disputât iones duce succincte simul et accuratœ. Una de modo visionis, altéra de vesicantium usu, cum tribus indicibus. Venetise, 1608, in-fol. L. Ilx.

FOXTECHA (Jua]\-Alo>so DE LOS RuiCEs y) . Célèbre médecin espagnol; naquit vers 1560, à Daimiel, dans la province de la Manche ; étudia la médecine à Alcalâ de Henares et y prit le grade de docteur; après un court séjour à

FONTENELLE (bibliographie). 401

l'Université de Bologne, où il se mit en r&lation avec le savant Taliacoci, il revint dans sa patrie et obtint la première chaire de médecine à l'Université d'Alcala de Ilcnares ; en récompense de ses services il fut nommé chevalier de l'ordre de Saint-Jacques; enfin il mourut, universellement regretté, vers 1620.

Fontecha était à la fois un habile praticien et un érudit. Il a laissé une description magistrale des angines en général et particulièrement de l'angine maligne, connue sous le nom de garrotillo, qui régna épidémiquement en Espagne à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. 11 est de plus l'auteur d'un dictionnaire de médecine et d'histoire naturelle extrêmement curieux et devenu très-rare, où il donnait les étymologies grecques, arabes et latines de tous les mots. Malheureusement il ne sut s'affranchir complètement des préoccupations de son siècle, et tous ses ouvrages en portent la trace ; il croyait à la fascination et à la puissance de divers talismans et remèdes merveilleux.

On a de lui :

I. Medicorum incipientium medicina, seu medicinœ christianœ spéculum, tribus luniinaribus distinctum, a medicis inchoantibus prœ oculis semper habendum, confcssariisque admodum utile. Alcalâ-de-Henares, 1598, 1606, in-4''. — II. Liez privilégias para mujeres prenadas. Alcalâ-de-Henares, 1606, in-4''. — III. Biccionario de los nombres de piedras, plantaz, frutos, yerbas, flores, enfermedades, causas y accidentes que van en este libro, de los diez privilégias de mujeres prenadas, y se hallan communmenle en los autorcs que van citados en él, Hipôcrates, Galeno, Avicena, Paulo Aegineta, Rasis, Moschion, Cleopatra, Aristôteles y otros muchos, etc. Alcalâ-de-Henares, 1606, in-4°. — IV. Disputationes medicœ super ea quœ Hippocrates, Galenus, Avicena, necnon alii Grceci, Arabes et Latini, de anginaruni naturis, speciebus, causis et curationibus scripsere diversis iti locis, et circa affectioneni hisce temporibus vocatam Garrotillo. Alcalâ-de-Henares, 1611, in-4°.

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