‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.39Chapitre 31 sur 89 · FORAMINIFÈRES · texte numérisé non relu

FORAMINIFÈRES

Sections, heing an Abslract of a Paper read beforc the Physical Society of New-York. Ibid., t. \I. p. 276, 1805. — in. An Inquiry into Ihe Cause of the Prématuré Decay of the Human Tecth in America. Ibid. Ilexade II, t. I, p. 558, 1804. — IV. An Examination of Dr. Hugh WilUatnsons Memoir on Fascination ; to which is subjoined a new Theory of ihat Phenomenon. Hexadell, t. Y, p. 115, 1808. lL. Hn.

'''? FORAMIXIFÈRES. Oïl observe sur les algues mai^ines et sui^ d'autres corps également plongés sous les eaux salées, de petits êtres ayant l'apparence de coquilles microscopiques ou qui sont de petite dimension, du moins dans la plupart des cas : la diversité de forme de leur test, souvent comparable à celui de certains Céphalopodes fossiles, des Ammonitidés et des Nautilidés, par exemple, les a fait regarder pendant longtemps comme appartenant au même groupe de Mollusques que ces animaux ; aussi les a-t-on désignés sous le nom de Céphalopodes microscopiques. Quelques espèces ont été recueillies dans des terrains très-anciens et jusque dans le paléozoïque. Les Nummuliles, qui ressemblent tantôt à des lentilles pétrifiées, tantôt à des pièces de monnaies, sont fossiles dans des roches en général plus récentes, au nombre desquelles on peut citer celles que les Égyptiens ont exploitées pour la construction des pyramides; aussi les Foraminifères ont-ils été remarqués très-anciennement. Les sables actuels de la mer renferment aussi d'innombrables variétés de Foraminifères, et beaucoup de terrains en sont également constitués, par exemple, le terrain crétacé, les marnes blanches d'Oran, qui appartiennent à l'époque miocène, et d'autres formations encore.

Les Foraminitères actuels ont conservé une action considérable dans la formalion des roches qui continuent à se déposer dans le fond des mers, et, par endroits, ce fond est constitué en très-grande partie par leurs coquilles, comme il l'a été à des époques plus ou moins éloignées de nous.

Ils n'interviennent pas d'une manière moins active dans la constitution des sables littoraux de certaines région? maritimes. Ainsi Plancus, naturaliste du dernier siècle, qui a l'un des premiers cherché à reconnaître leurs caractères spécifiques et a publié à leur égard un ouvrage fort curieux, en a compté six mille dans une once de sable pris dans l'Adriatique, à Rimini, et d'Orbigny, l'un des naturalistes qui les a le plus étudiés de nos jours, en a trouvé jusqu'à trois millions huit cent mille dans une même quantité d'un sable provenant des Antilles. Ceux de la fausse craie d'Oran, qui sont aussi de petite dimension, sont également très-nombreux dans ce terrain.

On a continué jusqu'à Cuvier, de Blainville et Férussac, à regarder les Foraminifères comme étant des Céphalopodes, et d'Orbigny a affirmé que ce mode de classification était justifié par la structure des animaux dont il s'agit; mais, postérieurement à la publication de son Traité de malacologie, de Blainville a émis des doutes à cet égard, et Dujardin a montré que loin de ressembler par leur structure anatomique aux Mollusques auxquels on les avait d'abord comparés, les Foraminifères sont des animaux très-simples et analogues par la simplicité de leur structure à ceux qui constituent les degrés les plus hiférieurs de la série zoologique. Ils n'ont en effet ni les appendices céphaliques propres aux espèces du groupe auquel on les a longtemps associés, ni leur complication anatomique et on ne connaît encore aucun organe distinct.

Les loges dont leur coquille est constituée sont remplies d'une substance vivante, en apparence anhiste, et leur dernière chambre laisse échapper des expansions amorphes ayant l'apparence de racines ou de filaments privés d'en-

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