L. IIahn
FORmiQUE (Éther). Voij. Éthers.
FORMIS ou FORMI (Les deux).
Fornii (Pierre). Médecin et littératem* français qui a joui d'une certaine célébrité, naquit à Nîmes, au commencement du dix-septième siècle, d'une famille protestante. Après avoir fait de bonnes études à Montpellier, il revint dans sa ville natale et y exerça l'art de guérir avec le plus grand succès. Lorsque Gustave-Adolphe, roi de Suède, visita le midi de la France, ce prince le prit pour médecin, et Formi l'accompagna, en 1651, aux bains de la .Mausson, mais il ne consentit pas à le suivre en Suède, malgré ses instances et les propositions les plus brillantes. 11 mourut à Nîmes, le 5 juillet 1079.
Formi, outre la médecine, cultivait avec succès la poésie, la littérature, l'éloquence. Il a publié plusieurs ouvrages qui témoignent d'un grand savoir, mais en même temps des idées singulières qui avaient cours à son époque sur les propriétés des corps employés en thérapeutique. Ménard, dans son Histoire de Nîmes, indique le titre d'un manuscrit de Formi, qui n'a jamais été publié :
FORMOMÉTin'LÂL. 653
UArt de bien former les discours, enrichi d'une courte et claire suite d'exemples et d'une histoire de l'homme et de ses divers étals, naturel, moral et surnaturel, dans laquelle on fait voir Vanatomie de son corps et de toutes les parties qui le composent, avec la description de son ûme, de ses facultés, de ses actions et de son innocence première, des malheurs du péché et de la félicité de la grâce. « 11 devait dédier cette histoire, en la publiant, aux magistrats de Berne et de Zurich, en témoignage de reconnaissance pour la bienveillante hospitalité que ces cantons avaient accordée à ses ancêtres pendant les troubles religieux du seizième siècle. »
Nous connaissons de Formi :
I. De l'adianton, ou cheveu de Vénus, contenant la description, les utilités et les diverses préparations galéniques et spagyriques de cette plante. Montpellier, 1644, in-8°. (Ce traité, joint à celui d'André Graindorge Sur l'origine des ?nacreuses, a été réimprimé par les soins de Buchoz sous le titre : Traités très-rares concernant Vliistoire naturelle. Paris, 1780, in-12). — H. Idée de la fièvre épidéynique qui depuis le commencement de celte année a paru et continue à paraître à Nîjyies et aux lieux circonvoisins. îsîmes, 1G66, in-S". — III. Vita Saniuelis Pclili, professoris iheologiœ in Academia Nemausensi. Grenoble, 1673, in-8°. — IV. Florilegium heliconium, sive Musée latinœ et gallicœ. Arausione, 1674, in-12,
Formi avait épousé la fille de Samuel Petit; de ce mariage, il eut deux fils dont l'un embrassa la carrière militaire ; l'autre, Jacques Formi, fut médecin comme son père. Il naquit à Nhiies, vers le milieu du dix- septième siècle; nous le trouvons en 1686 membre de l'Académie de sa ville natale. D'après ses biographes, il était versé dans la connaissance des langues orientales et publia la traduction de divers opuscules de Maimonidcs avec des annotations. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il fit profession publique de catholicisme, mais il émigra néanmoins en 1687. Nous ignorons l'époque de sa mort. L. Un.
for:m[OBE\zoixique (Acide). C«H«0^ = G^R-'O^ OH = CHO. G^fP. 011. Corps obtenu par la combinaison de l'essence d'amandes amères avec l'acide formique naissant. (Winckler).
La constitution de l'acide formobcnzoyliquc est analogue à celle de l'acide lactique ; ces deux acides présentent entre eux les mêmes relations que les aldéhydes acétique et benzoïquc :
Aldéhyde Aldéhyde
acétique. benzoïque.