CO^H. CO^H
Acide lactique Acide formobenzoylique
(méthyl-glycolique). (pliényl-glycolique).
Le procédé pratique de préparation consiste à traiter l'essence brute d'amandes amères par l'acide chlorhydrique. L'acide cyanhydrique contenu dans l'essence se transforme par ce moyen en acide formique et en ammoniaque :
CAzH + 2H-'0 = CHO.O(AzîP).
Acide Formiate
cyanhydrique. d'ammoniaque.
Le reste de la réaction s'explique aisément.
Propriétés. L'acide formobcnzoyïique est un corps solide, blanc, cristallin, soluble dans l'eau, l'alcool et l'clher. 11 fond à une température peu élevée, et
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en se volatilisant dégage une odeur très-agréable. Sous l'influence du peroxyde de manganèse, il se dédouble en essence d'amandes amères et en acide carbonique. Il forme avec la baryte et avec l'argent des sels cristallisables, solubles dans l'eau. 11 décompose les carbonates, les acétates, les formiates et les bcnzoates. Le benzoylate de potasse, traité en solution aqueuse par un courant de chlore, se dédouble en carbonate et benzoate de potasse. L. ILn.
FORMomÉTHTLAL. Coips obtenu par M. Dumas en distillant un mélange d'esprit de bois, d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse. C'est une buile élhérée, miscible à l'eau, qui, d'après les travaux de Malaguti, n'est qu'un mélange de formiate de méthyle et de méthylal Q W 0. Le formométbylal, en effet, ne présente pas de point d'ébuUition fixe et donne à l'analyse des l'ésultats variables. 11 jouit d'une action anesthésiante {Voy. Méthylal). L. Hn.
FORinO\APHTlIALIDE OU ÎVAPHTnTLFORMIAMIDE {Voy. FoRMIAmide).
FORIVIULAIRE. Un formulaire est à la fois une nomenclature des médicaments simples et un recueil de recettes ou de formules des agents pbarmacologiques composés que l'on doit toujours trouver préparés dans les pharmacies (préparations officinales), et de ceux dont la composition appropriée à un cas donné est indiquée par le médecin au fur et à mesure du besoin (préparations magistrales). Le Codex medicamentarlus, ïOfficine de Dorvault, peuvent être considérés comme des formulaires à la fois officinaux et magistraux ; d'autres ouvrages, ceux de M. Boucliardat, par exemple, sont simplement des formulaires magistraux, les prépax'ations officinales y étant seulement citées sans que l'auteur ait jugé utile de les décrire.
Nous laisserons de côté l'histoire des formulaires ; on trouvera seulement plus loin une courte étude sur les Formulaires arabes, qui intéressent l'histoire de la médecine.
En général, les formulaires ne renferment que les recettes officielles et celles habituellement en usage dans le pays pour lequel ils ont été faits ; il serait cependant fort utile qu'un recueil véritablement international, comprenant les lormules des médicaments avec les variantes dans les différents pays, fût élaboré et universellement adopté. Des tentatives particulières se sont déjà produites dans ce sens, mais elles ne paraissent pas avoir encore sérieusement abouti, et l'unité si désirable dans l'art de préparer, de doser et d'administrer les médicaments ne semble pouvoir résulter que d'une entente entre des délégués spécialement désignés par les gouvernements des différents pays, qui donneraient force de loi au résultat des travaux exécutés.
Un formulaire à la fois officinal et magistral est indispensable au pharmacien ; un recueil de formules magistrales suffit généralement au médecin, qui prescrit les composés officinaux sans avoir besoin d'indiquer le nom de chacune des substances qu'ils renferment ou leur mode de préparation. Mais dans un ouvrage de ce genre, capable de rendre d'utiles services, le médecin et le pharmacien sont surtout désireux de trouver réunis un certain nombre de renseignements pratiques importants, desquels ils puissent facilement se servir sans être obligés de feuilleter un livre entier. On veut parler, précédant le recueil de recettes, de documents suffisamment complets présentés, par exemple, sous forme de
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tableaux : mesures et poids anciens et nouveaux, mesures et poids étrangers, relations qui existent entre ceux-ci et les premiers ; énumération des signes anciens et nouveaux, des signes alchimiques et autres usités dans les différents pays ; tableaux concernant :
La thermomëtrie ; L'aréométrie ; D'autres indiquant :
Le poids des gouttes de divers liquides employés sous cette forme ; Le nom des substances très-actives et les doses maxima de celles-ci ; Les contre-poisons ;
Les substances incompatibles des médicaments et celles qui agissent en qualité de synergiques et d'auxiliaires ;
Les coefficients de solubilité dans les principaux véhicules des produits chimiques employés en pharmacie, etc., etc.
Ces documents existent, mais le plus souvent incomplets et épars dans le coi'ps de différents ouvrages quelquefois volumineux, de façon qu'au moment du besoin il est difficile de les retrouver et de les consulter. En réalité, l'on veut avoir à sa disposition un livre contenant le plus grand nombre possible des recettes usitées en France et à l'étranger, mais qui, à côté des formules, présente succinctement des notions pratiques et certaines aussi indispensables au médecin qui libelle l'ordonnance qu'au pharmacien qui l'exécute.
Il est bien, sans doute, de savoir qu'ordinairement dans une formule, se doivent trouver avec la base un auxiliaire et un correctif; mais il n'est pas moins utile pour le médecin qui veut se servir d'un soluté de chlorhydrate de morphine, par exemple, de pouvoir être immédiatement renseigné sur le poids maximum de sel qu'un volume déterminé d'eau est capable de dissoudre à la température ordinaire.
Cette préparation bien simple d'une solution titrée de morphine, quelquefois mal formulée, quelquefois aussi mal exécutée, fournit un exemple entre mille de l'utilité d'un formulaire-agenda dans lequel le médecin retrouverait rapidement une foule de chiffres et de détails sortis de sa mémoire et que le pharmacien même a oubliés, ou bien que le désir d'exécuter fidèlement la prescription remise lui a fait perdre de vue.
C'est en définitive à la prescription magistrale, c'est-à-dire à l'écrit par lequel le médecin indique les moyens de traiter une maladie, qu'aboutissent ses connaissances médicales; c'est la prescription, dit Dorvault, qui les couronne et qui fait foi de l'habileté du praticien. Parmi les moyens indiqués se trouvent le plus souvent les médicaments, et l'art de les formuler est, en quelque sorte, le critérium de la médecine.
Quand on compose une formule, il faut se préoccuper : 1° du choix de la substance active, 2" de la la dose, 5° des associations.
La substance active que l'on veut administrer étant choisie, c'est elle qui forme la hase du médicament; elle peut être un corps simple minéral, un corps composé minéral ou organique, une partie d'un végétal ou d'un animal.
On juge quelquefois à propos de lui adjoindre une ou plusieurs autres substances possédant des propriétés analogues et qui interviendront en qualité \ïadjuvants ou A' auxiliaires. Veut-on masquer certaines qualités physiques ou organoleptiques de ces premiers composants de la formule, on emploiera des correctifs sucrés, aromatiques, etc.
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L'excipient ou véhicule donnera au mélange la forme pharmaceutique sous laquelle il sera définitivement administré; et souvent, pour que la base et le véhicule puissent être facilement mélangés, l'on est obligé de se servir d'un intermède inactif au point de vue thérapeutique, et approprié à la nature du médicament que l'on veut obtenir.
Dorvault [Officine) donne quelques excellents conseils à propos de l'inscription des substances qui doivent entrer dans une prescription médicale.
D'abord, attribuer aux formes pharmaceutiques les noms qui leur conviennent.
Ne pas prescrire une trop grande quantité de médicaments altérables (potions, émulsions, tisanes, qui doivent être renouvelées toutes les vingt-quatre heures).
Éviter de faire entrer des sels déliquescents dans la composition des pilules ou des paquets de poudre.
Eviter d'associer des médicaments non miscibles entre eux, à moins de laisser ;iu pharmacien toute latitude pour le choix d'un intermède.
Tenir compte, dans un cas pressant, du temps nécessaire à l'exécution d'une formule.
Se renseigner, dans le milieu où l'on se trouve, si des médicaments rares ou nouveaux y existent. Tenir compte de la saison pour l'emploi des plantes fraîches.
Enfin, dans l'adoption d'une médication à suivre, avoir pour guide la fortune du malade; il est bien rare qu'un moyen coûteux ne puisse être remplacé par un autre plus économique.
Lorsque le médecin a trouvé la substance qui convient le mieux à un cas donné, il lui reste à en fixer la dose, et pour résoudre ce problème délicat il doit faire un appel attentif aux connaissances spéciales qu'il possède.
Indépendamment des doses maxima des divers médicaments actifs que l'on peut prescrire sans danger, on sait encore que les effets thérapeutiques d'une même substance varient profondément avec les quantités administrées (doses massives, doses partielles, doses réfractées); de plus, l'âge du malade, le sexe, l'habitude, la tolérance, l'apathie, l'idiosyncrasie, la période de la maladie, sont autant de conditions qui doivent être appréciées à propos.
La décroissance suivant les âges est indiquée par le tableau suivant de Gaubius :
Adulte (homme de 20 à 60 ans). Unili; de dose = 1 Vers l'âge de 20 ans — 2/3
— U ans — 1/2
— 7 ans — 1/3
— 5 ans — 1/4
— 1 an — 1/8
A la naissance — 1/15
Pour les femmes, on diminue environ d'un cinquième; pour les vieillards, on se règle selon les forces apparentes.
Ces chiffres ne peuvent avoir évidemment qu'une valeur relative, et c'est au médecin à apprécier dans quelle mesure il doit les adopter lorsqu'il prescrit un remède à un malade nouveau.
L'association des médicaments peut avoir pour but : d'augmenter par synergie l'action d'une substance en la mélangeant avec une ou plusieurs autres possédant les mêmes propriétés ou répondant à la même indication, — de diminuer l'action irritante d'un médicament, — de former un remède nouveau (exemples : l'électuaire diascordium; les corps qui, réagissant chimiquement les
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uns sur les autres, donnent naissance à des composés possédant une action différente de celle de chacun des composants), — de déterminer la forme pliarmaceutique la plus convenable à donner à un médicament (véhicules, intermèdes).
En associant des médicaments, le médecin doit avant tout éviter de mélanger des substances incompatibles : au point de vue chimique, c'est-à-dire capables de produire des réactions qui en annulent les effets ; — au point de vue thérapeutique (l'opium et le café); — ou enfin au point de vue physiologique, lorsque les effets sont antagonistes (l'opium et la belladone). 11 est bon d'ajouter que l'incompatibilité physiologique, pas plus (|ue la formation d'un produit insoluble résultant, par exemple, du mélange de deux corps tels que le sublimé corrosif et l'albumine (incompatibilité chimique), n'impliquent nécessairement l'incompatibilité thérapeutique.
Le plus souvent, les composants d'une formule sont inscrits dans l'ordre suivant : 1" base, 2° adjuvant, 5° intermède, 4° excipient, 5° correctif. Un ancien usage consiste à écrire en tète de la formule la lettre P qui veut dire prenez, la lettre R qui signifie recipe, ou bien le signe Ij: qui servait dans l'aslrologie à désigner Jupiter.
On a souvent aussi l'habitude, dans le libellé d'une formule, d'employer un certain nombre de signes anciens et nouveaux et d'abréviations convenues.
Voici les plus importants de ces signes et de ces abréviations. Leur énamération est suivie de quelques tableaux présentant des documents pratiques qui intéressent aussi bien le médecin que le pharmacien.