FOSSOYEURS
humatiles les parties conservées de la même manière qui appartiennent à des espèces encore vivantes. Mais la distinction entre ces deux sortes de débris organiques, naturellement déposés dans le sol, est difficile à établir, et le mot fossile, qui signifie simplement enfoui, semblerait comporter une plus grande extension que celle qui lui est attribuée dans la manière devoir qui vient d'être rappelée. C'est pom" ne pas s'être entendus à cet égard que l'on a discuté pendant longtemps la question de savoir s'il y a ou non des fossiles appartenant à l'espèce humaine; nous reviendrons plus longuement sur ce sujet et sur ceux qui ont trait à l'ensemble des fossiles dans l'article Paléontologie de ce Dictionnaire [voij. ce mot), et nous parlerons également dans cet article des principaux groupes d'animaux ou de plantes que l'on ne connaît que par les débris qui en ont été conservés par les dépôts contemporains des époques géologiques plus ou moins anciennes, pendant lesquelles ces êtres organisés ont existé.
P. Gerv.
FOSSIUS (Nicolas). Médecin danois, né à Viborg en 1587, mort en 1645. 11 était médecin et chanoine de la ville de Lunden et médecin du pays de Schonen. Fossius est connu par un ouvrage assez original qui a pour titre :
Asseriiones medicœ miscellanece. Leyde, 1624, in-4°. L. H.v.
FOSSOYEURS. (IIyciène PROFESSIONNELLE.) Le portrait misérable que llamazzini nous fait des fossoyeurs de son temps trouve sa raison d'être dans les habitudes d'inhumation de l'époque. On comprend, en effet, combien la nécessité dans laquelle ils se trouvaient de descendre et de séjourner dans des caveaux humides et infects, ou dans des fosses communes, véritables charniers remplis de cadavres en putréfaction, devait les exposer aux dangers d'un méplîitisme redoutable. Les premiers, ils étaient appelés à subir les effets de ces exhalaisons fétides qui, en portant atteinte à la santé publique, étaient devenues un fléau permanent pour les villes et les bourgs au sein desquels les sépultures étaient entretenues.
Il est certain encore que l'ignorance ou l'insouciance de toute mesure préservatrice, que l'absence complète de toute hygiène privée, que la misère eU i-s, privations de toutes s:: les qu'elle entraîne à sa suite, les soumettaient sans défense aux influences nuisibles de leur profession. Il en est tout autrement pour le plus tfrand nombre des fossoyeurs de nos jours. Sans aller jusqu'à penser avec l'optimiste Parent-Duchâtelet que les émanations infectes d'origine animale n'ont qu'une influence négative sur la santé de ceux qui y sont exposés, nous devons avouer que pour ce qui concerne les fossoyeurs, la plupart des observateurs s'accordent à reconnaître le peu d'inconvénients que leur profession présente.
Il faut attribuer un pareil résultat aux précautions prises aujourd'hui, soit dans le mode d'ensevelissement, soit dans les opérations d'exhumation, opérations dirif^ées presque toujours par des hommes compétents; soit pendant l'inhumation dans des caveaux, dont la construction mieux entendue garantit le plus souvent un degré de salubrité convenable, dont on a soin d'ailleurs de s'assurer préalablement.
La plupart des prescriptions hygiéniques ayant pour but de prévenir, en pareil cas, les effets dangereux des exhalaisons cadavéu'iques, sont encore plus du domaine de l'hygiène publique qu'elles n'appartiennent à l'hygiène spéciale des