SOS
Source à Dronne . . .
Saint-Paidoux
Brantôme
Ribérae (au ba?). . . .
Sainte-Aulaye
Conflue
înt de Corrèze . .
;nt de Vézère . . .
Mussidan. .
Conflu(
Coutras. . .
Sur la rive gauche se trouvent une série de grands vallons qui naissent au pied des Pyrénées, en un point très-circonscrit de la partie la plus haute de l'Aquitaine, le plateau de Laanemezan, et qui vont, en divergeant, aboutir à la vallée de la Garonne : ceux du Loiitge allongé au N.-E. et qui se termine à Muret; de la Save allongé au N.-E., qui a l kilomètre à partir de Lombez jusqu'à Grenade ; de la Gimone allongé au N.-N.-E. jusque non loin de Castelsarrazin ; de VArratz allongé au N.-N.-E. jusque devant Valence; du Gers allongé au N., qui n'a 1 kilomètre qu'à partir de Layrac ; enfin de la Bcdse au N. qui atteint 1 kilomètre à Nérac avant de recevoir celui de la Gélise qui court au N.-N.-E, Enfin plus au N., et ne faisant plus partie de cet ensemble, il y a le vallon du Ciron allongé auN.-N.-O. jusqu'à Langon. Altitudes principales :
'S este.
Source, plan d'Aragnouet.
Pont d'Aragnouet ....
Arreau
Garonne (confluent) . . .
Gimone.
Source près Gensac . . .
Simorre
Beaumont-de-Lomagne .
Garonne (confluent . . .
Baise.
Capvern (devant) ....
Mirande
Condom
Garonne (confluent). . .
GO
Loiitge.
Source ,
Lodes
Le Fousseret ...
Garonne, Muret. .
Arratz.
Source près Thermes Castelnau-Barbarens .
Mauvozin
Garonne (confluent) .
Gelise.
Source à Cahuzères .
Eauze
Mezin
Baise à Lavardac . .
Save.
Source près Pinas. . . . 640"
Ciadoux (au bas) .... 260
Lombez 160
Garonne, Grenade. . . . 102
Gers.
Source (au bas) 4SI"
Ca5telnau-Magnoac(aul).) 270
Auch 122
Lectoure 68
Ciron.
Lagune de Lulibon . c . 140"
Baulac 70
Villandraut • . 23
Garonne, Langon .... 4
La grande surface triangulaire annexe, qui s'étend de l'embouchure de la Gironde à la source de l'Adour et à l'embouchure de la Bidassoa, renferme au
FRANCE (orographie). 3H
N. le vallon de la Leijre qui s'ouvre à l'Océan, à l'angle S.-E. du bassin d'Ârcachon : le vallon allongé au N.-N.-O. a une faible largeur.
Source à Luglon 95° | Jonction des Leyres. . . , 55" | Belin (au bas) 12"
Dans la partie méridionale, le bassin de YAdour occupe une surface triangulaire dont la crête des Pyrénées forme la base et dont le sommet se trouve vers la naissance du Ciron. Il est formé par les deux cinquièmes occidentaux de la pente des Pyrénées et l'angle S.-O. de l'Aquitaine. La vallée de l'Adour, qui commence au faite de la chaîne, se poursuit au N.-N.-O. jusqu'à la rencontre du vallon du Garros ; là elle tourne à l'O.-N.-O. jusqu'au vallon de la Midouze dont elle prend la direction au S.-O vers Bayonne, où elle tourne subitement au N.-O. pour atteindre l'Océan. Elle reçoit successivement sur son flanc droit les vallons du Garros et de la Midouze, et sur son flanc gauche ceux du Gabas et du Luy, la vallée du Gave de Pau, à laquelle s'abouche celle du Gave d'Oloron, enfin les vallons de la Bidouze et de la Nive. La A'allée de l'Adour prend 1 kilomèti'e de largeur de Bagnères-de-Bigorre à Montgaillard, d'où elle s'élargit jusqu'à 10 kilomètres à Tarbes, pour se rétrécir à 4 et 5 de Maubourguet à Castelnau-Rivière-Basse ; elle a une largeur de 8 kilomètres à la réunion du Garros, mais elle se rétrécit à A kilomètres, d'Aire jusqu'au delà de Dax. Elle est ensuite réduite à 1 kilomètre sur plusieurs points avant le Gave après lequel elle en reprend 2 à 3 jusqu'à Bayonne et la mer où elle n'a plus que i kilomètre. Altitudes principales :
Source au Tourraalet. .
Tarljos
Saint-Sever
Midouze (confluent). . , Dax
Sainte-Marie
Bagnères-de-Bigoire . .
Mnuhourguet. . . .
Aire
Le vallon du Garros qui court au N.-N.-O. a une largeur qui, de 1 kilomètre à Tournay, en atteint 2 et 3 à Plaisance. Celui de la Midouze court en arc de cercle au N.-O., à l'O. et au S.-O., et a partout une faible largeur. Altitudes principales :
Douze, Midouze.
Source à Herrolles . . . 250'°
Manciet 113
Mont-de-Marsan 32
Garros.
Source, près Esparros. . ifiO'
Tournay 251
Villecomtal 172
Midou.
Source à Bacarisse. . . . 250"
Loussous-Debat 121
Nogaro 91
Les vallons du Gabas, du Louts et du Luy, allongés au N.-O. et à l'O.-N.-O., ont très-peu de largeur.
La vallée du Gave de Pau, qui fait suite au cirque de Gavarnie, court au N. jusqu'à Lourdes où elle tourne au N.-O. jusqu'au delà d'Orthez. De là elle va droit à l'O. s'aboucher à celle de l'Adour. Sa largeur dépasse 1 kilomètre, de Pierrefitte jusqu'au-dessous d'Argelez; à partir de N.-D. de Bétharram elle en prend 2 à 5 avec des élargissements de 4 à 5 kilomètres autour de Coarraze et d'Artix. D'Orthez à Ramous ce n'est qu'un sillon et avant Peyrehorade elle n'a que 1 kilomètre. A Peyrehorade elle est rejointe par la vallée du Gave d'Oloron, qui du Pic du Midi d'Ossau descend au N. à Arudy et ensuite au N.-O. jusqu'à sa terminaison; elle a une largeur moyenne de 2 kilomètres parfois étendue à 3. Altitudes principales :
Nive .
Aldudes 600"
Saint-Jean-Pied-de-Port . 160
Bidarray 70
Cambo 20
Gavarnie
Gave
de Pau.
Gave d'Oloron.
Pas-d'Aspe
Accous ...,,»..
Lurbe
Luz. . .
Argelez
Pau. . .
Oloron
iVavarrenx
Sauveterre
Orthez .
Peyrehoi
ade.
512 FRANCE (géographie).
La ligne de partage entre les versants atlantique et méditerranéen forme au IN'.-O. la ligne séparative du bassin du Rhône et des quatre autres bassins qui se partagent le territoire français. A l'E. la ligne séparative des bassins du Rhône et du Pô suit la frontière italienne et la crête des Alpes, du Grand Saint- Rernard et du Mont-Blanc jusqu'au col de Tende et plus loin au col de Giove; les principales altitudes ont déjà été données à la description des Alpes.
MontCervin
Col du Mont-Cenis . .
Col de la Madelaine. . .
Col Ferret
Tunnel de Fréjus .
Cime de Mercantour . .
Mont-Blanc
Monl Tabor." ....
Col de Tende
Col de la Seigne . . .
Col de Mont-Gcnèvre.
Mongioie
Grand e-Sassicre. . .
Mont-Viso
Col de San-Bernaido . .
Bassin du Rhône et annexes, ou de la Méditerranée. Au point de vue des régions naturelles il comprend : les pentes occidentales du Jura et des Alpes et leurs dépendances méridionales, la Provence et les Maures; la plaine de la Bresse, le bord du plateau de la Bourgogne et celui du Plateau central au devant duquel se trouve la basse plaine qui renferme la Grau et la Camargue; enfin, l'extrémité orientale des Pyrénées comprenant le massif des Corbièi^es. Ce versant, qui s'étend du Pont-Saint-Louis au cap Gerbera, présente un bassin principal, celui du Rhône; \m beaucoup moins grand, celui de l'Aude, aboutissant tous deux à la mer dans le golfe du Lion, et un certain nombre d'autres plus petits, aboutissant soit au golfe précité, soit au golfe de Gênes. Les parties dépendant du bassin du Rhône, des annexes orientaux, le Yar et l'Argens, ainsi que de l'Hérault, forment une surface obscurément rectangulaire dont un angle est situé à la source de la Saône et deux autres à celles du Yerdon au S.-E. et du Gardon d'Anduze au S.-O., et près de Nice et de Béziers; elle est ainsi allongée du N. au S.; à l'angle S.-O. se trouve soudée la petite surface carrée qui comprend le bassin de l'Aude et l'extrémité orientale des Pyrénées.
La vallée du Rhône, l'une des cinq grandes vallées de la France, prend naissance dans les Alpes de la Suisse centrale. A partir de son origine elle a une direction générale sinueuse de l'E.-N.-E. à l'O.-S.-O. jusqu'à Lyon; en effet, de Genève elle court au S.-O., puis au S. jusqu'au vallon du Guiers après lequel elle retourne au N.-O. et à l'O. A Lyon elle s'abouche à la vallée de la Saône qui la précède dans la direction du S., qu'elle affecte ensuite avec quelques ondulations jusqu'à la réunion de la vallée de la Durance, peu après laquelle elle s'épanouit en une large plaine qui condne à la Méditerranée. Immédiatement avant son entrée en France elle s'élargit et s'approfondit pour former le lac de Genève, puis elle sépare la chaîne du Jura de celle des Alpes, et celle-ci du Plateau central, au pied duquel coule le Bhône.
Cette vallée, de son entrée en France jusqu'à son éloignement du Jura, à Lagnieu, n'est qu'un étroit sillon interrompu par de petites plaines à Collogny, à Culoz à la jonction du vallon du lac du Bourget, à Peyrieux. Réunie à celle de l'Ain elle a une largeur de 8 kilomètres qui se réduit ensuite à 2 kilomètres pour s'élargir de 4 à 5 jusqu'à Lyon. Au delà elle conserve une largeur de 1 à 2 kilomètres jusqu'à Givors pour se rétrécir souvent jusqu'à Tournon. Elle prend ensuite, devant la vaste plaine élevée de Valence et de l'Isère, une largeur moyenne de 2 à 5 kilomètres qui en atteint 7 à Lavoulte, 5 à 6 à Jlontélimar, 8 à Pierrelatte. Une plaine très-vaste existe à Caderousse et Orange, à la réunion des grands vallons de l'Eygues et de la Cèze; une autre renferme Avignon, la montagnette de Barbentane ; resserrée à Aramon à 1 kilomètre, elle s'élargit à
FRANCE (orographie).
5 kilomètres à Beaucaire où commence la plaine qui renferme la Crau au S. au massif des Alpines et l'île marécageuse de la Camargue entre les deux bras du Rhône d'abord, et plus loin entre les collines qui bordent l'étang de Berre et les coteaux d'Aigues-Mortes. Altitudes principales :
Lac de Genève 573"
Bellegarde ô02
Culoz ....".... 2oo
Guiers (confluent). ... 210
Lyon
Sainl-Vallicr .
Valence . . , Jlontélimar. ,
Pont-Saint-Esprit , Caderousse. . . .
Avignon
Arles
Sur le flanc gauche, les vallons de l'Arve, immédiatement à l'aval de Genève, du Fier et du Guiers, l'atteignent au N.; vient ensuite, en amont de Valence, la vallée de l'Isère, qui a un cours moyen à l'O.-S.-O. et s'abouche successivement à divers vallons. Viennent ensuite, en aval, ceux de la Drôme et du Roubion vers l'O. ; du Lèz, de l'Eygues, en amont d'Orange, et de l'Ouvèze augmenté de la jNesque vers le S.-O-, en aval. Enfin, à Avignon, la vallée de la Durance à laquelle se rattachent les vallons de l'Ubaye, de la Rléonne, de l'Asse et du Verdon, à gauche, et du Buech et du Calavon, à droite.
Le vallon de VArve commence au pied du massif du Mont-Blanc et se dirige à rO.-X.-O., à Genève; il est à l'état de sillon ou a 1 kilomètre de largeur, excepté autour de Sullanches et entre Cluses et Bonneville où celle-ci en atteint 2 ou 5.
La vallée de V Isère, qui a un cours moyen à l'O.-S.-O., décrit des contours assez grands et reçoit, sur sa gauche, successivement les vallons de l'Arc près de Saint-Pierre d'Albigny, de la Romanche par celui du Drac près de Grenoble ; tous sont dirigés vers le N.-O. La vallée du Grésivaudan, quia déjà 2 kilomètres au fort Bnrraux, en acquiert 4 à Grenoble à la jonction du vallon du Drac qui a une largeur semblable à sa terminaison. Rétrécie ensuite, elle reprend 5 kilomètres jusqu'à Voreppe pour s'élargir à 4 et 5 autour de Tullins; après un rétrécissement à 2 kilomètres avant Vinay, la plaine de o à 4 kilomètres continue, mais l'Isère coule dans un étroit sillon jusqu'à sa jonction au Rhône; le vallon de la Romanche a 2 kilomètres, à partir de Villard-Eymond jusqu'au delà du Bourg-d'Oysans ; il y a aussi la haute plaine des quatre lacs entre Lamure et Laffray. Altitudes principales :
hère .
Val de Tigncs à Prarioiid 2272"
Moutiers 480
Gier.olile 209
Sainl-Marcellin (au bas) 172
Uomans loi
Le Rhône (confluent) 107
Romanche.
VillarJ-d'Arène léol"
Bourg d'Oysans 725
Drac .
Corps (au bas) 690»
Romanclie (confluent) 264
Le vallon de la Drôme, dirigé au N.-O. jusqu'à Die, retourne au S. puis à l'O. pour atteindre la vallée du Rhône ; sa largeur de 1 kilomètre, de Luc-en-Diois au delà de Die, la reprend en amont de Crest pour atteindre ensuite 2 et 3 kilomètres.
Les vallons de VEygues et de VOuvèze ont des directions moyennes au S.-O. ; le premier, de 1 kilomètre à partir de Nyons, s'élargit à 8 dans la plaine de Vizan et de Suze-la-Rousse, puis se réunit à la basse plaine de l'Ouvèze à l'E. d'Orange. Altitudes principales :
Drôme.
Source Bâtie-des-Fonds.
Die
Eijgues.
Source
Au bas de Rémuzat. .
Nyons
Sommecaze Saint-Auban
Ouvèze.
Crest
Rhône (conUueni) . . ,
Rhône confluent) , . .
Vaisou. . .
3U FRANCb; (géographie).
La vallée de la Burance prend naissance à Mont-Genèvre et se poursuit au S.-O. jusqu'à Peyrolles en recevant, à gauche, les vallons de l'Ubaye, de la Bléonne, de l'Asse et du Verdon, et, à droite, celui d,u Buécli à Sisteron; elle tourne ensuite à l'O.-N.-O., reçoit le Calavon à droite, et se termine à Avignon. Sa largeur, de 1 kilomètre en aval delJriançon, en atteint 2 aux Mées au confluent de Ja Bléonne, et 5 entre ceux de l'Asse et du Verdon. Réduite, cq aval, à un demi-kilomètre, elle en reprend jusqu'à 6 au Pertuis et même 2 après Cadenet. A Orgon, où elle a 4 kilomètres, elle s'abouche à la vaste plaine avec l'îlot montasrneux de Cavaillon et la colline de Chàteauneuf distante de o kiiomètres de celle de Château-Pienard. Le vallon du Buech, large de 1 kilomètre à partir de Veynes, présente des étranglements à Serres et au-dessous, où il a 2 kilomèti'es jusqu'à la Durance. Altitudes principales :
Diirance.
Source près Mont-Genèvre. . 2200'"
firiançon (au bas) . . . 1250
Embrun 790
Le Buech (confluent) . . 475
Le Pertuis 185
•Cavaillon 71
Le lîhône (confluent). . lô
Buech.
Col de la Croix-Haute. . 1170'° Au bas (le la Roche-des-
Arnauds 932
Confluent des Bueclis. . 668
Asse.
Jloriez (au-dessus). . . 1003'°
Mezcl 535
Durance (confluent) . . 529
Verdon.
Saint - Andié-de-Méouil-
les 890"
Castellaue 720
Pont d'Aiguille 4i3
Pont de tjuinsoii. . . . 55i
La Durance (confluent) . 2G0
Sur le liane droit, après avoir quitté le pied du Jura, la vallée du Rhône est rejointe par le grand vallon de l'Ain et peu après, à Lyon, par la vallée de la Saône qui avait reçu à gauche les vallons de l'Oignon, du Doubs et d'autres plus petits, tant à gauche qu'à droite.
Le vallon de VAin^ qui prend naissance près de Nozeroy, est dirigé vers l'O.- N.-O. en décrivant plusieurs sinuosités; puis il prend son cours au S. -S.-O., à peu près parallèlement aux bas chaînons occidentaux du Jura, du Pont-du- Navoy jusqu'à sa réunion au Rhône à Authon. Altitudes principales :
.\ozeroy (pont au lias) 729'° 1 Poncin 259"
Pont-du-JNavoy .172 j Rhône (confluent à Authon) 190
La vallée du Doubs, de son origine au S. du lac de Saint-Point, court auN.-E. dans un grand val à peu près parallèlement au haut chaînon du Jura jusqu'au pied du Mont-Terrible; là il tourne vers l'O. un peu S., au pied méridional du chaînon du Lomont qu'il traverse ensuite par une cluse profonde dirigée au N. par laquelle il arrive aux environs de Montbéliard. De là il reprend à l'O.- S.-O. dans une direction à peu près parallèle à la première, mais au milieu <les derniers bas contreforts, qui semblent s'avancer non loin de l'Oignon, jusqu'à mi-chemin de Besançon à Dôle où il débouche dans les plaines de la Saône. La vallée, qui a 1 kilomètre de largeur à partir de Pont-de-Roide, présente de fréquents étranglements entre Glerval et Boussières où elle prend près de 2 kilomètres jusqu'à Dôle. A Chaussin elle a 12 kilomètres, mais elle se réduit à 8 au N. de Pierre et à 2 ou 3 à Verdun, à sa jonction avec la vallée de la Saône.
Le vallon de VOignon, qui naît dans les Vosges, court au S.-O. jusqu'à la . vallée de la Saône au-dessous de Gray; il a une largeur de 1 kilomètre, parfois rétrécie à partir de Champagney, et qui en atteint quelquefois 2 en aval de Marnay.
La vallée de la Saône naît dans le bord du plateau de la Bourgogne, descend vers le S. à Port-sur-Saône et de là prend un cours sinueux au S.-O. jusqu'à sa
FRANCE (orographie). 315
jonction avec la vallée du Doubs à Verdun. Puis elle court au S. jusqu'à Lyon, où elle s'abouche à la vallée du Rhône qui prend la même direction. A partir de Coney elle a une largeur de 1 kilomètre qui arrive à 2 en aval de Dampierre. De Gray où elle n'a que 1 kilomètre, elle en atteint 3 jusqu'à la jonction de l'Oignon, 5 à Saint-Jean-de-Losne et en aval de Verdun, et même 7 à 8 en aval de Chalon. Réduite à 1 kilomètre en aval de Tournus, elle en reprend 4 à 5, excepté à Mâcon où elle n'en a que 2. A partir de Villefranche où elle en a 5 elle se réduit à 1 à Neuville- l'Archevêque et môme moins jusqu'à Lyon. Altitudes principales :
Oignon.
970" Château-Lambert .... 6i6'
851 Lure (au bai) 297
753 Montbozon 2ii
34B Marnay 207
269 Pesmes 195
203 Saône (confluent) .... 186
Doubs.
Source à Châlel-Blanc .
Lac de Saint-Point . .
Morteau
Pont-de-Roide (au bas).
Baume-les-Dames . . .
Dôle
Verdun-sur-DoulJS . .
Saône.
Vioméuil 472"
Montliureux 2i8
Armance (confluent). . . 219
Gray 187
Auxonne 183
Chalon-sur-Saône .... 172
Mâcon 169
Sur la pente orientale du Plateau central et traversant le Languedoc méditerranéen, existent un grand nombre de vallons tributaires de la vallée du Rhône, dirigés du N.-O. au S.-E. ; ceux de la Cance, du Doux, de l'Erieux, de l'Ardèche, de la Cèze et du Gard.
Le vallon de YAnlèche, dirigé à l'E. jusqu'à Aubenas, tourne au S.-S.-O. jusqu'à la rencontre du vallon du Chassezac dont il prend la direction à l'E. -S.-E. jusqu'à sa terminaison au Pont-Saint-Esprit.
Le vallon de la Cèze commence près de Villefort, et avec une direction analogue vient aboutir devant Caderousse.
Les vallons du Gardon d'Alais et du Gardon d'Anduze dirigés au S.-E. tournent à l'E. -S.-E. et à l'E., après leur réunion, pour reprendi'e au S.-E. à leur terminaison, en amont de Beaucaire. Altitudes principales :
Ardéche.
Source au Tanargue . . 1 iOO™
Lignon (confluent) . . . 312
Aubenas 201
Chassezac (confluent). , 107
Rhône (confluent) ... 62
Cèze.
Source à la Lozère . . . 1 126"
Ruisseau de Genolhac. . 526
Saint-Ambroix 158
Montclus 91
Rhône (confluent) ... 50
Gardon.
Source à Barre-des-Cév.. 900"
Saint-Étienne-de-ValI.-Fr. 250
Ânduze 124
Réunion des Gardons . 100
Pont du Gard 28
Vers le S.-O. se trouve une série de petits bassins annexes dépendant les uns du Plateau central, ceux duVidourle, de l'Hérault et de l'Orb, et les autres des Pyrénées, ceux de l'Aude, de l'Agly, de la ïêt et du Tech.
Le vallon de VHérault commence à Valleraiigue et est dirigé au S. un peu 0. jusqu'à sa terminaison à Agde.
Le vallon de YOrb ondule vers le S.-S.-O. pour tourner ensuite au S.-E. jusqu'à sa terminaison eu aval de Réziers. Altitudes principales :
Hérault.
Source près Valleraugue 621"'
Ganges 150
L'Ergues (confluent) 40
Pézenas 16
Orb.
Source à Romiguièie §00"
Bédaricux 195
Cesbcnon 60
Béziers (au bas) 9
La vallée de VAude, qui commence au pied des pics pyrénéens près de Mont- Louis, est dirigée auN. un peu E. jusqu'à Carcassonne ; là elle prend la direction du vallon tributaire du Fresquel qu'elle continue vers l'E. jusqu'à la Méditerranée en s'abouchant, à Marcorignan, au vallon de l'Orbieu dirigé au N.-E.
316 FRANCE (géographie).
Le grand vallon de la Têt, qui naît entre les hauts pics, est dirigé à l'E.-IV. E., de Mont-Louis au delà de Perpignan. Altitudes principales ;
Atide.
Angles (au bas) 1396°
Puyvalador 1102
Mijanès (ruisseau) 830
Quillan 283
Limoux 163
Carcassoiine 94
Orbieu (confluenl) . 18
Élaug d'Estagnol 2200°
Mont Louis looO
Olelte. . .
Prades . .
Vinça . . .
Perpignan.
A l'E. de la vallée du Rhône, enfin, se trouvent quelques petits bassins annexes compris dans la partie méridionale de la Provence et l'extrémité des Alpes françaises, ceux de l'Arc, de l'Argens, du Yar et d'autres plus petits interposés.
Le vallon de l'ire, dirigé de l'E. à l'O., débouche à la plaine deBerre ouverte à l'étang dont l'entrée est, après les Martigues, au port de Bouc.
Le vallon de VArgens fait en quelque sorte suite au précédent de l'O. à l'E., de Saint-Maximin à Fréjus ; sa largeur, de 1 kilomètre avec des élargissements de 2 à 0 à partir du Luc, en atteint 5 près de Fréjus.
Le vallon du Var, qui naît entre les pics alpins, d'abord dirigé en moyenne au S., tourne à l'E. avant Entrevaux; après la jonction du vallon de la Tinée il prend la direction de celui-ci au S. un peu E. jusqu'à Saint-Laurent près de ISice, en recevant celui de l'Estcron. Altitudes principales :
Arc.
Source aux Cubannes Trels (au bas) . . .
Aix (poni)
Roquefavour (pont) .
Argens.
Source à Sainte-Estèye. .
Carcès
Vidauban
Nartuby de Draguignan.
Var.
Source 1800
Pugel-Théniers 400
Communication des bassins. Ceux-ci ne sont quelquefois séparés les uns des autres que par des seuils peu élevés au-dessus du niveau de la mer ou du fond de leurs vallons les plus rapprochés.
Dans le bassin de la Seine, la Champagne est fort abaissée, soit sur sa bordure occidentale crayeuse, au pied de la haute plaine de la Neustric, soit sur sa bordure orientale argileuse, au pied du plateau de la Lorraine et de la Bourgogne; elle met ainsi presque en communication dans leurs parties moyennes, d'une part le bassin spécial de la Somme et les bassins secondaires de l'Oise, de l'Aisne, de la Marne et même de l'Aube, mais à des altitudes plus élevées; d'autre part, de l'Aisne, de la Marne, de l'Aube, de la Seine et de l'Yonne; c'est ce que montrent les altitudes suivantes :
Bordure occidentale.
Somme à Saint-Simon. . 66°
Seuil du canal Crozal . . 70
Oise à La Fèie 51
SerreetSoucheaSissonne. 80
Seuil 110-
Amitontaine 69
Aisne à Bcrry-au-Bac . . 52
Canal à Brimont .... 90
Vesle à Reiras 80
Livry lOl)
Seuil 120
Marne à Condé 71
Marne à Condé
Somme-Soude à Norme. ,
Seuil
Rivière des Auges piès la
Fére-Champenoise. . .
Aube à Boulaoe
Bordure orientale.
Aisne près de Vaubecourt. 178°
Seuil de 4 kilomètres . . 200
Clice à Lahcycourt. . . . 136 Ornain et Marne à Vitry-
le-François 93
Seuil à Chavanges. . . . 120 Voire et Aube près de Les-
mont 107
Aube 107
Seuil de Géraudot. . . . 130
Seine il Troyes 11^
Seuil à Pragiiy 185
Vannes et Yonne à Sens . 70
FRANCE (orographie). 317
Dans le Gotenlin, la partie septentrionale, portantClierbourget Valognes, n'est rattachée au reste que par un seuil à 20 mètres d'altitude, séparant le grand vallon de la Douve, qui aboutit à la Vire sur la cote orientale, d'un petit vallon qui va aboutir à Port-Bail sur la côte occidentale.
Dans la Bretagne, Saint-Malo par la Rance, le Canal, dont le seuil est à 64 mètres, et l'Ille, communique avec la Vilaine, qui est à 40 mètres à Bennes.
Dans la haute plaine de la Beauce, au N. d'Orléans les bassins de l'Essonne, affluent de la Seine, de la Loire et du Loir son affluent, ne sont séparés que par des seuils peu élevés.
Cercottes 127"
Sougy 137
Vallon à Neuville 120"
Loiie à Orléans 95
Conie à Villeneuve. . . . 118
Essonne à Pilhiviers. , . 102°
Loire à Tours i8
Loir à Marboua 112
Dans le Poitou aussi les bassins du Clain, affluent de la Vienne et de la Loire, de la Sèvre-Niortaise et de la Charente, sont séparés par des seuils peu élevés.
liouillé . . . .
Chemin de fer
l-lo"
Vonne à Lusignan. . .
Clain à Vivonne
Vallon à Pamprous . .
Sèvre à St-Maixent . . .
Cliarente à Civray . .
Charente à Angoulèine. .
Dans le bassin de la Gironde les cartes les plus parfaites de -la région des Landes, celles de l'état-major, ne montrent rien qui puisse être qualifié de lignes de crête. En effet Captieux à 130 mètres est sur un vaste plan incliné qui, des bords de l'Océan à Mimizan, va en se relevant doucement jusque fort loin, à l'E. de ce bourg, assez près de Nérac, jusqu'à 180 mètres. On ne découvre même pas sur ces vastes surfaces planes, de Captieux soit à Cordouan, soit à Mimizan, soit enfin à Bayonne, les lignes si indécises de partage des bassins hydrographiques du Ciron, affluent de la Garonne, de la Leyre et de la HJidouze, affluent de l'Adour.
Dans le bassin de la Garonne, celui de l'Agout, affluent du Tarn et de la Garonne, est mis en communication avec celui de l'Erz, affluent direct de la Garonne, par une plaine, située au N.-O. de la Montagne-Noire, qui s'étend successivement de Vielmur à Castres et Labruguière, de Puylaurens à Dourgne, de Saint-Félix, à Revel, et d'Avignonet à Gastelnaudari où, par le Fresquel, la communication est établie avec le bassin de l'Aude et la Méditerranée.
S Sor près Revel . . . 190" Agout au-dessus de Vielmeur . . 153" „ . , ,, .Q-, \ Avignonet. . . 186" Villefranche. . . 170
Bas.,ndeNaurouse. 183 | Cas^elnaudari . 164 Fresquel et Aude. 91
Bassins fermés. Sur quelques points du Jura il y a de petits bassins isolés entourés par des arêtes et des seuils plus élevés, où les eaux pluviales par suite s'accumulent dans des lacs sans issue ou se perdent dans des gouffres. Le principal est le bassin de l'Orbe qui naît aux Rousses à 1075 mètres et se continue au S.-E. en Suisse sur une longueur de 35 kilomètres, avec une largeur qui dépasse 10 kilomètres; il renferme un cours d'eau, l'Orbe, qui se termine dans le lac deJoux de 10 kilomètres de longueur et à une altitude de 992 mètres. Sur les plateaux occidentaux du Jura français existent plusieurs bassins analogues, mais moins grands: aji S. du Lomont, ceux de Sarmont et La Grange de 5 kil. de l'E* à rO. cà 681 mètres; deVercel au S.-O. de Saint-Hippolyte à 625 mètres; à l'E. de Besançon celui de Saône et Nancray de 8 kilomètres du N.-E. au S.-O. à 586 mètres; enfin à l'E. de Salins, celui de Levier de 5 kilomètres à 722 mètres.
Sur les plateaux de calcaire jurassique du Quercy (Lot et Tarn-et-Garonne) et des Causses, il y a fréquemment des dépressions circulaires désignées sous le nom
318 FRANCE (géographie).
de combe [coumbo) qui atteignent quelquefois 100 mètres de diamètre et 10 à 15 mètres de profondeur.
Corse. Une ligne séparative dirigée du N. au S. établit deux versants, l'un oriental ou italien, l'autre occidental ou franco-espagnol. Cette ligne, qui part du cap Corse pour aboutir aux îles Lavezzi des bouches de Bonifacio, est dirigée au S. jusqu'au delà de Bastia, tourne à l'O.-S.-O. jusqu'au delà de l'Ile- Bousse, d'où elle reprend au S. un peu E. Dans la moitié septentrionale de l'île, elle est ainsi plus rapprochée de la côte occidentale, de sorte que les grands vallons y sont dans la partie orientale; dans la moitié méridionale, elle l'est davantage de la côte orientale, aussi les grands vallons y sont dans la partie occidentale. Principales altitudes :
Punta délia Torricella . .>ii" 1 Monte Rotondo 2764" 1 Punta d'Ovace Ii93°
Monte Stello 1583 ] Monte dell' Incudine . . 2056 | Monte dalla Trinita. . . 297
Sur l'un et l'autre versant se trouvent un grand nombre de petits bassins et de vallons dont les principaux sont les suivants :
Vei'sant occidental. — Liamone. — Gra- i Versant oriental. — Golo augmenté de
vone. — Prunelli. — Taravo. — Valinco. | l'Asco. — Tavignano. — Fium-Orbo.
Chapitre III. Géologie. Distribution des terrains en France. La France présente la succession à très-peu près complète de tous les terrains stratifiés ou non stratifiés, reconnus comme entrant dans la composition de l'écorce terrestre. Il s'en faut de beaucoup, toutefois, que chacun d'eux occupe une égale étendue superficielle. Les terrains tertiaires, par exemple, occupent presque le tiers de la surface de la France, tandis que le terrain bouiller n'eu forme que la deux-centième partie environ. Voici leur étendue respective d'une manière approximative, en centièmes de la superficie de la France, d'une part, et en hectares de l'autre :
Terrains d'alluvion 0,01 — 550,000
— vokaniquBJ 0,01 — 540,000
— tertiaires 0,30 — 16,200,000
— crétacés 0,12 — 6,420,000
— jurassique 0,20 - 10,800,000
— tiiasique et permien 0,05 — 2,700,000
Porphyres et terrain houillcr 0,01 — 540,000
Terrains de transition 0,10 — 5,400,000
primitif 0,20 — 10,000,000
Total 1,00 — 54,155,000
Le terrain primitif occupe le cinquième de la surface de la France et forme presque en totalité le vaste trapèze placé dans la partie moyenne de la France et désigné sous le nom de Plateau central. Il constitue la Vendée et, en Bretagne, une bande continue, qui longe la côte S.-O., et une série d'amas presque juxtaposés, qui bordent la côte septentrionale. La chaîne des Pyrénées en présente aussi plusieurs massifs considérables, notamment dans la partie orientale. Il constitue encore les Maures, la partie méridionale des Vosges, deux massifs dans la partie septentrionale des Alpes et les deux tiers occidentaux de la Corse.
Les terrains de transition forment une bande continue d'un bout à l'autre de la chaîne des Pyrénées, la partie centrale de la Bretagne et le Gotentin ; ils constituent l'Ardenne et plusieurs amas ou bandes dans les Vosges et dans les parties orientale et méridionale du Plateau central.
FRANCE (géologie). 319
Le terrain carbonifère forme des amas peu étendus à la surface des terrains de transition des Corbières et des terrains primitifs du Plateau central, de la Bretagne, des Vosges et des Maures. Au N. de l'Ardenne, il constitue une bande très-étendue, située principalement en Belgique.
■ Les porphyres percent, sur un grand nombre de points, les terrains primitifs et de transition ; mais ils ne jouent un rôle un peu important que dans la partie N.-E. du Plateau central.
Le terrain permien forme, avec les terrains primitifs et de transition, la chaîne des Vosges.
Le terrain triasique constitue la partie orientale de la Lorraine et une bande étroite àl'E. des Vosges. Il forme de grandes bandes continues et plusieurs massifs isolés sur les bordures septentrionale et S.-O. du Plateau central. Il forme un bon nombre de crêtes dans la partie occidentale des Pyrénées, et constitue enfin une longue bande sur le revers N.-O. des Maures.
Le terrain jurassique occupe à lui seul le cinquième de la France, et présente une disposition remarquable. D'une part il forme une ceinture presque complète autour du Plateau central par les Causses, le Quercy, le Haut-Poitou, etc. ; et de l'autre, il embrasse en grande partie le terrain tertiaire de la Neustrie par la Lorraine, la Bourgogne et les bordures méridionale et occidentale delà A^eustrie. Il forme ainsi, suivant l'ingénieuse comparaison de Dufrénoy et Élie de Beaumont ^ : « deux espèces de boucles qui dessinent sur la surface de la France une figure qui approche de celle d'un x placé sur le côté {h ); et môme, si l'on observe que la boucle inférieure est presque fermée et ne présente que des lacunes apparentes, dues à des dépôts superficiels, qui cachent le terrain jurassique, on pourra comparer la disposition de ces bandes à la forme générale d'un 8 ouvert par en haut. » Au N. se trouve le lambeau de Boulogne, qui est une sorte de jalon pour fermer le 8. A l'E. se rattache à la boucle septentrionale un appendice c»nsidérable, le Jura, qui projette lui-même une ramification dans l'Alsace. "Les Alpes sont aussi, en grande partie, formées par le terrain jurassique. Enfin, il y en a une bande assez longue sur le revers N. des Pyrénées, et une autre petite à l'O. des Maures.
Les terrains crétacés constituent la Champagne, et forment, dans la Xeustrie, une ceinture incluse dans celle du terrain jurassique, et qui renferme elle-même les terrains tertiaires de cette grande région. Us forment, en outre, plusieurs bandes : une large dans la partie septentrionale de l'Aquitaine, deux étroites sur les revers septentrional et méridional des Pyrénées ; une autre dans le Languedoc, adossée au Plateau central, et une autre en Provence, au N.-E. des Maures. Il y en a, en outre, des lambeaux considérables dans les Alpes, et d'autres plus petits dans les vallées longitudinales du Jura. Le tiers occidental de la Corse est formé par eux.
Les serpentines, ophites, etc., se montrent en beaucoup d'endroits, mais en très-petits massifs qui ont percé au milieu des terrains antérieurs aux terrains tertiaires.
Les terrains tertiaires qui occupent presque le tiers de la surface de la France forment la Neustrie tout entière, à l'exception de la bordure occidentale ; l'Aquitaine, sauf la partie septentrionale; la Bresse et une partie du Lanouedoc et de la Provence. Ils forment, en outre, un certain nombre de lambeaux épars