FROID
l,8(janv.)
0,9 2,9 (déc.)
.MOIS LE rLU3 CHAUD.
' Les chiffres relatifs à la température seront supposés affectés du signe qu'ils ne porteront aucun signe.
toutes les fois
Ces moyennes sont trop élevées, quelques-unes de beaucoup. Le lecteur trouvera ailleurs, et dans ces pages mêmes, des chiffres différents, généralement plus faibles ; nous avons déjà dit pourquoi : c'est que les thermomètres ont été mal placés. Nous reproduisons, cependant, ces résultats défectueux, parce que, péchant tous dans le même sens, ils restent susceptibles de comparaisons légitimes. 11 semble difficile, d'ailleurs, pour peu qu'un même lieu ait été exploré par des observateurs différents et successifs, que les résultats par séries ne varient pas quelque pea selon la durée et l'époque des observations. Le climat français, après tout, est essentiellement mobile et inégal ; on aura l'occasion de s'en convaincre.
Une comparaison utile est celle des moyennes de la saison chaude et de la saison froide. Ch. Martins l'a faite au point de vue des caractères différentiels du climat maritime d'avec le climat continental. La différence , ou plutôt l'écart, entre les moyennes estivales et hibernales, s'accentue plus fortement dans la région continentale du territoire que dans la zone côtière , ainsi que l'on peut en juger par le parallèle ci-dessous :
DIFFERENCES ENTRE LES MOYENNES ESTIVALES ET HIBERNALES. EÊGION CONTINENTALE.
Metz 18,9
Strasbourg 17
Nancy 17,9
Épinal 18,7
Mulhouse 18,4
Dijon 18,9
Besançon 17,9
Lyon 18,8
Blois 16,6
Mâcon 18,2
REGION OCEANO-MËDITERRAÎiEENNE.
Paris 14,8
Saint-Malo 13,2
Poitiers 14.1
La Rochelle 14,4
Agen 16,2
Orange . 16,5
Toulouse 15,6
Pau 15,9
Marseille 13,7
Nice 13,2
FRANGE (climatologie). 423
A l'aide des deux dernières colonnes du tableau emprunté à Mahlmann {voy. plus liant), il est facile d'obtenir ce que l'on nomme l'oscillation annuelle, c'est-à-dire l'écart qui existe entre la température moyenne du mois le plus Iroid et celle du plus chaud. Qu'il s'agisse de Montpellier, par exemple : la moyenne du mois le plus froid est de 5°, 6 ; celle du mois le plus chaud, 25», 7 ; la différence est l'oscillation annuelle : 20°, 1. Konssagrives a pour chiffres correspondants : moyenne du mois le plus froid 5", 7; du mois le plus chaud 22", 9; différence 18", 6. Il est vrai que, pour notre éminent collaborateur, la moyenne annuelle de Montpellier est 13°, 38, tandis que nous avons trouvé dans Kaemtz (d'après Mahlmann) 14 ",1 ; encore avons-nous choisi le chiffre le plus faible entre deux qui sont portés au tableau (l'autre chiffre est 15", 5 mais est marqué d'un ?). Complétons la situation en reproduisant à cette place la moyenne, plus voisine de la vérité, adoptée par Ch. Martins (dans Patria) % 13°,6.
A Lille, la moyenne de janvier est 2", 94 ; celle de juillet, le mois habituellement le plus chaud, de 17", 72 ; l'oscillation moyenne n'est donc que de 14", 78. Cependant, le 26 décembre 1853, le thermomètre descendit à — 18" et, en juin 1858, atteignit à 35", 5 ; écart en cinq ans : 53", 5. Dans la seule année 1861 , le thermomètre parcourut 49", 4 dans la même localité, de — 16", 9 (le 9 janvier) jusqu'à 32", 5 (le 12 aoiàt). A Lyon, de 1865 à 1867 [Observations des hôpitaux militaires), la moyenne dô janvier est de 3", 63 ; celle de juillet : 21", 26 ; l'oscillation annuelle de 17", 63. Nous avons vu l'écart absolu de dix ans (Marmy et Quesnoy), dans cette ville, atteindre à 54", 1. Le climat marin de Lille, pour n'être pas habituellement excessif comme celui de Lyon, enfoncée dans les terres, est cependant exposé à subir inopinément des variations très-étendues. Telle est la caractéristique d'à peu près toute la climatologie française.
Il y aurait intérêt à comparer entre elles les oscillations annuelles en répartissant les localités par zones.
UANDE ATLAMIQUE.
Lille (Meurein) 14,78
Fécainp (Marchand) . . . 12,4
Dieppe (Observatoiiei . . 15, '2
Brest (de Keimareil . . 11,0
Lorient (Bourdillon). . . 15,4
La r.ochcUe (Mahlmann). 17,5
Boideaiix (id.) 17,9
St-Mart.-de-Hinx (Carlier) 14,0