OSCILLATIONS ANNUELLES
BANnE MÉDITERRANÉENNE.
Perpignan (Malilmann). . 20,0
Montiiellier (id.) .... 20,1
Marseille (id) 17,6
Toulon (Pagel) 13,6
Aice (JlahlmaLin) . . . . 13,5
Avignon (id.) 19,0
Valence (Bresson). ... 20,9
ZONE CONTINENTAI.C.
Paris (Observatoire). . . 16,5
Orléans (Sainjou) .... 19,0
Nancy (Hôpital militaiie). 16,2
Strasbourg (Mahlman). . 19,2
Be-ançon (École noriM.). . 19,4
Mirecouvt (Bionsvick) . . 19,2
St-J.-Maurienne (Mahl.) . 20,7
Briançon 19,12
Ce court tableau suffit à faire ressortir les avantages de notre climat marin, au point de vue qui nous occupe et qui est un des caractères de l'égalité des climats. Ou remarquei"a, de plus, que les villes du Midi, à moins de conditions topographiques spéciales, d'abri plutôt que de situation côtière, sont non-seulement inférieures à celles de la bande Atlantique, mais même ne l'emportent pas sur les localités continentales. Nice et Toulon ont seules une véritable supériorité; encore sont-elles moins favorisées que Brest, Fécamp, Lorient,
Il en résulte que la somme de chaleur versée annuellement sur un lieu donné, quel que soit le mode de répartition, conserve son importance; l'égalité du climat de Brest s'efface assez complètement devant les hautes moyennes de Nice, Marseille, Montpellier, à température capricieuse. A vrai dire, les oscillations annuelles ne doivent pas faire perdre de vue les écarts entre la moyenne
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des maxima et celle des mininia, par an ou par série d'années. Valenciennes, par exemple, dont l'oscillation annuelle n'est que de 17", avait pour moyenne des minima, en 1867, — H", 5, et pour moyenne des maxima 29°; écart 40°, 5. A Nancy, la même année, ces moyennes étaient — 14°, 2 et 34°, 6 ; écart 48°, 8; à Briançon : — 16°, 1 et 50°; écart 46°, 1, tandis qu'à Nice, pour 1867, je relève dans les Observations des hôpitaux militaires, qui me fournissent aussi les chiffres précédents : moyenne des minima, 5", 5; moyenne des maxima, 25°; écart 19°, 5.
Ces résultats font voir combien est dangereuse et illusoire la simplicité des moyennes et légitiment tout effort qui a pour but de multiplier les aspects sous lesquels on présentera aux lecteurs la climatologie de la France. Fonssagrives met en parallèle les écarts, non-seulement de janvier à juillet, mais de tous les mois, chacun d'eux étant comparé à son voisin. Le travail est fait (article Climat) pour Paris, Montpellier et Menton. Celui que nous présentons dans le tableau ci-dessous exprime les allures mensuelles de la température d'une façon un peu différente : il donne les moyennes thermiques de chaque mois et laisse au lecteur le soin de faire la différence entre deux mois consécutifs. Cette opération étant des plus faciles, notre tableau a l'avantage, en en fournissant les éléments, de figurer en même temps la marche moyenne de la température des localités choisies comme types. Nos chiffres résument trois années d'observation des hôpitaux militaires, sauf ceux de la dernière ligne qui appartiennent à M. V. Meurein.