DEMI- FROIDE
DEMI- CUAODE.
A^NÉE
Paris, terrasse
Paris, cour
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446 FRANCE (climatologie).
Les moyennes mensuelles, pendant la même période, ont été
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Terrasse
Cour
Si. 8
11 est bon de rappeler que les périodes décennales successives ne se ressemblent pas plus nécessairement que les années ne se ressemblent entre elles. Toutefois, la prédominance des pluies de la saison chaude paraît constante, ce qui détacherait légitimement Paris, sous ce rapport, du climat maritime dans lequel on le comprend avec Lille, Dunkerque, Cherbourg, Brest, sous la rubrique de climat séquanien. A vrai dire, Lille, d'après les observations de M. Victor Meurein, se rattache au régime pluvial Atlantique (prédominance dans la saison froide ) ; mais avec une certaine peine : moitié froide 358'"" 5 ; moitié chaude 5oi'"'" 2 . Et de même qu'à Paris, l'automne étant la saison la plus pluvieuse, c'est l'été qui vient immédiatement après, s'en approchant plus encore que dans le régime pluvial parisien. On croirait vraiment qu'il y a des transitions insensibles de l'intérieur au littoral.
Les pluies d'été l'emportent au total sur les pluies d'hiver, mais moins dans la France occidentale que dans la France orientale. Les pluies d'hiver étant représentées par 100, celles de l'été le seraient par 107 dans la moitié Ouest et 154 dans la moitié Est.
La comparaison des séries d'années et des années entre elles pour un même lieu ou d'un lieu à un autre est encore pleine d'enseignements. M. Raulin a abordé ce travail aussi utile que minutieux. « En recherchant ce qui se passe dans la France méridionale par la comparaison des deux années les plus pluvieuses el celle des deux années les plus sèches de chaque série, aux mêmes années de chacune des onze autres, on trouve que sur quatre années échelonnées de 1786 à 1800, et dix-sept ensuite jusqu'à 1870, en tout vingt et une, il y en a : dix assez uniformément pluvieuses ou sèches; sept pluvieuses ou sèches dans l'Ouest ou dans l'Est ou dans la partie centrale; enfin quatre très-variées. C'est-à-dire que, à part les dix années uniformes, soit moins de moitié, les onze autres établissent qu'une compensation se produit dans la chute de la pluie entre l'Est et l'Ouest, c'est-à-dire entre le bassin de la Gironde et le bassin du Rhône, ou bien d'une manière plus morcelée encore. » De même, la compensation se fait entre le Nord et le Midi sur une longue série d'années. Mais elle n'a plus lieu, si l'on considère une année seulement : il se produit de très-grandes variations soit sur une vaste surface, soit sur une surface restreinte. Une année très-pluvieuse dans le Nord peut être très-sèche dans le Midi et vice versa; et, rien que dans la France méridionale, les mêmes différences peuvent se produire entre l'Est et l'Ouest et même entre deux portions d'un même bassin.
Il n'est pas besoin de redire ici que les moyennes masquent les inégalités des précipitations aqueuses sur un même lieu, d'une année à l'autre. En 1857, il tomba à Aigues-Mortes 1067 millimètres d'eau et seulement 251 millimètres en
Elles n'éclairent pas davantage sur l'intensité des averses à chaque précipita-
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tioii. En 1772, à Marseille, une seule averse fournit 525 millimètres; à Joyeuse, le 9 août 1807, 250 millimètres.
Le comte de Gasparin {Cours d'Agriculture. Paris, 1844-48, t. Il) observe, à Orange, les précipitations suivantes :
7 Octobre 1820 - . lSô"»,5.