‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.40Chapitre 41 sur 75 · i Septembre · texte numérisé non relu

i Septembre

i Octobre 1842 128 ,0.

Du 8 au 9 octobre 1837, en vingt-quatre heures, il tomba 791 millim.,7 à Joyeuse (Tardy de Biossy, observateur). C'est une pluie semblable qui submergea le village de Goncelin (Isère) et l'engouffra dans le vallon. Celle qui ravagea la ville de Saint-Étienne, en 1824, versa à Saint-Symphorien-le-Château plus de 524 millim.,8 d'eau.

Le nombre annuel de jours de pluie renseigne jusqu'à un certain point sur l'abondance de chaque averse. D'une manière géne'rale, le nombre de jours de pluie décroît du Nord-Ouest au Sud-Est, c'est-à-dire qu'il marche en sens inverse des chiffres représentant les quantités absolues. D'où l'on peut conclure qu'il pleut d'autant moins souvent qu'il pleut davantage; en d'autres termes, que là où il pleut rarement il tombe de grosses averses à la fois. Abbeville a 175 jours pluvieux, Lille plus de 200, Marseille n'en aurait que 55. Si les pluies toxTentielles sont pénibles et parfois désastreuses, c'est un fléau bientôt passé; en revanche, les villes où il pleut 200 jours par an, si peu que ce soit à la fois, ne laissent pas que d'être un séjour maussade. La notation de la quantité d'eau tombée par heure, qui est pratiquée sur quelques points, fournirait à cet égard des comparaisons curieuses et non sans profit. Le tracé des iignes isydométriques (ou isoombres) ne donne guère de lumière sur tous ces problèmes. Sur les côtes de l'Océan, les jours de pluie sont plus nombreux en automne; dans l'Est et le Centre, ils sont à peu près aussi nombreux en été qu'en automne.

FRANCE (climatologie).

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