Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41
Sarmates, Sarmat^, SAUROMAT^,iayooaâTai. — Aux noms des Âlains et des Théipbales, les auteurs anciens- associent souvent le nom des Sarmates, ainsi qu'on a déjà pu le remarquer. Ces Sarmates, sont signalés à côté des Rhoxolans, des Quades et des Vandales auprès de la Pannonie et de la Mœsie, par Spartien, Capitolin, Yopiscus, durant les trois premiers siècles de notre ère (.Elius Spartianus, Adriani imperat. vit. VI : Histoire Auguste, p. 515, coll. Nisard, éd. Dubochet. — J.Capitolinus, MarciAntoninipliilosopbiYitaXVII, XXVII : Hist. Auguste, p. o4"i et 350. — Flavius Vopiscus, Aurelianus, XXXIII : Hist. Auguste, p. 581).
Ammien Marcellin, les dit habiter depuis le Danube jusqu'au Tanais.w ... Ister -advenarum magnitudine fluenti Sauromatas prœtermeat adusque amnem Tanaim pertinentes » (Lib. XXXI, cap. ii, t. II, p. 247). Etienne de Byzance, parle des Sarmates comme d'un peuple scylbique. (lap/xârat, è'ôvo; S/.uâwôv. Ethnie, p. 557, éd. Aug. Meinekius, Berolini, 1849). Procope, place les Sauromates ou Mélanclaines dans la Scythie (De Bello Gothico, IV, § 5, t. II, p. 476 : Corp. hist. Bysant., texte et trad. lat. de Niebuhr, Bonnae, 1855).
Ces Sarmates, comme leurs voisins orientaux, les Alains, suivant saint Jérôme, auraient également pris part à la grande invasion des Gaules par les peuples d'ouUe-Rhin, au commencement du cinquième siècle (Sancti Eus. Hieronymi oper., t. IV, p. 748,Epist. ad Agu-uchiam. Parisiis, 1706, in-fol.).
Mais ils paraissent surtout avoir fourni de nombreuses troupes auxiliaires vers la fin de l'empire d'Occident. La Notice des dignités de l'empire, nonseulement indique un Préfet ou commandant des Sarmates et des Théiphales résidant aux environs de Poitiers, mais parle de nombreux Préfets de Sarmates gentils, c'est-à-dire païens, cantonnés auprès de Paris, entre Amiens et Keims dans la Seconde Belgique, dans les environs de Langres, etc. (Prsefectus Sarma-
DICT. E^X. 4° s. V. 1
2 FRANCE (akthropoi.ogie).
tanim a Chora Parisios usque. Prsefectus Sarmatarum Gentilium inter Remos et Ambianos Provincise Belgicse Secundaî. Prsefectus Sarmatarum Gentilium Lingonas (Notitia Dignitatum et aclministrationum, cap. xl, t. II, p. 122, éd. de Bôcking, 1855).
Sermages anciennement Sarmaticum, entre Moulin Engilbert et Château-Ghinon, dans )e département de la Nièvre, selon MM. Charleuf et Collin, aurait été une colonie de Sarmates (Saint-IIonoré les Bains, Et. archéol. sur Aquis Alisencii, p. 13, 1865).
M. Sirand pense retrouver la résidence d'une colonie de militaires sarmates dans le village de Sermoyer ou Sarmonyi, situé dans le département de l'Ain, à l'embouchure de la Seille dans la Saône (Antiquités de l'Ain, p. 71, 73, 310, in-8, 1855).
Gertain acte de vente relaté par Estienne Perard, conseiller du Roy, semblerait témoigner aussi de l'existence d'un camp de Sarmates en Alsace «... Sarmatii castri quamdam terram in Comitatu Alsensi. n (Rec. servant à l'hist. de Bourgognes, choisy parmy les titres plus anciens de la chambre des comptes de Diion, 1664, in-fol. Paris, p. 172).
Ges soldats sarmates, disséminés sur divers points de notre territoire, ne paraissent pas y avoir eu d'influence ethnique sur la population.
Agathyrses, Agathyrsi, 'Ayà.Bvptroi. — A la suite des Sarmates, il faut rappeler les Agathyrses. Hérodote , Pline , Pomponius Mêla , Ptolémée , Marcien d'Héraclée, placent les Agathyrses dans la Sarmatie, au delà du Borysthène, c'est-à-dire du Dnieper, près de la mer Putride (Hérodote, 1. IV, § cm, p. 213, g cxxv, p. 218, coll. Didot. — Pline, H. n., 1. lY, § xxvi, t. I, p. 199. —Ptolémée, I. III, cap. v, p. 201, éd. Wilberg. — « IIujus flexum Buces amnis (embouchure de la mer Putride) secat : Agathyrsi .et Sauromatse ambiunt : quia pro sedibus plaustra habent, dicti Hamaxobige. » Pojnponius Mêla, I. II, cap. i, p. 621,coll. Nisard).
oi ''Aya.pOo\>prjoi tôsOvoçtâç h EùpwTT-/; SapuaTtaç ovreç (Marcien d'Héraclée, Périple de la mer extérieure, I. II, § 39 : Geographi Grœci minores, coll. Didot).
Vivant dans des chars, à la manière des Sarmates, ces Agathyrses dits Haraaxobes (ay.a^a, char., ^loç vie), voisins des Scythes, extrêmement indolents, couverts d'or, avaient les femmes en comm.un (Ittî x.oivov Sï twv yuvat/wy t«v p^tv TToioyvxai. Hérodote, 1. lY, § 103). Aussi se considéraient-ils tous comme des frères ou des cousins.
Au cinquième siècle, Etienne de Byzance, place les Agathyrses dans l'intérieur des terres, près del'IIémus, actuellement les Balkans. Ge peuple riche, aurait eu plusieurs villes, entre autres Maimarse, sur le Danube {'Ayâ.pQup<joi, eôvoç hSoTÊpM Toû kly.o\). Maty.apo-o; 7r6),t; "lo-Tpcov. Stéphane de Byzance, Ethnie.) Pline dit qu'ils avaient des cheveux bleus, c'est-à-dire teints en bleu : cœruleo capillo Agathyrsi, (1. IV, § 26). Plus explicite, Ammien Marcellin, qui range les Agathyrses au nombre des peuples alains, à côté des Gelons, dit qu'ils se teignent en bleu le corps et les cheveux ; que ceux d'humble condition n'ont que des marques petites et peu nombreuses, et que les nobles en portent de larges, foncées et rapprochées. « Gelonis Agathyrsi coUimitant, interstincti colore cgeruleo corpora simul et crines ; et humiles quidem minutis atque raris, nobiles vero latis, fucatis et densioribus notis » (XXXI, p. 549, etc , coll. Nisard).
Ges Agathyrses, de race scythique, suivant Jehan Bouchet, seraient d'abord
FRANCE (anthropologie). 3
venus en Calédonie, l'Ecosse actuelle, anciennement habitée par des Pietés, puis seraient ensuite venus « en cesto région de Gaule aquitanique de présent appelée Poictou, du nom de ces Agatliyrses Pietés » {Annales (V Aquitaine, feuill. 111, in-fol., d5i5). Bèdelc Vénérable dit bien que les Pietés de l'Hibernie, l'Irlande, et de la Calédonie venaient de Scythie, la Russie actuelle, mais rien n'établit cette filiation hypothétique des Agathyrses de la Scythie avec les Pictavi, Pictones, occupant anciennement notre Poitou. ;< ... Conligit gentem Pici torum de Scythia ut perhibent, longis navibusnon multis oceanum ingressam... extra fines omnes Brittanise lliberniam pervenisse... » Bedae Venerabilis Historiœ ecclesiasticce gentis anglicorum, 1. I, cap. i, p. 41, éd. Johan Smith, 1722).
Peut-être le rapprochement ethnologique des Agathyrses et des Pietés, (Picti, les peints), de la Calédonie, repose-t-il principalement sur la communauté d'usage de se teindre la peau en bleu; car, de même que chez les Agathyrses, ce singulier usage, d'après César, existait chez les Bretons insulaires. Une teinture bleue, extraite du pastel, donnait aux combattants un horrible aspect. « Omnes vero se Britanni vitro inficiunt, quod ca;ruleum efficit colorem; atque hoc. horridiore sunt in pugna aspectu » (De Bell. Gall., 1. V, cap. xiv).
Suivant Pline, leurs femmes et leurs fdles se teignaient le corps avec le glastum, (le Guède, isatis tinctoria, L.) pour paraître nues, semblables à des Ethiopiennes, dans certaines cérémonies religieuses. « Siniile plantagiiii glastum in Gallia vocatur, quo Britannorum conjuges nurusque toto corpore oblitse quibusdam in sacris et nudse incedunt, .Ethiopium colorem imitantes » (II. N., lib. XXII, § 1, t.' II, p. 74, coll. Nisard).
La parenté des Agathyrses de Scytliie et des Pietés des îles Britanniques est fort contestable, mais, ainsi que le remarquait Dadino Alteserra, contrairement à l'opinion de Guillaume Breton, les rapports des Pietés de la Calédonie avec les Pictavi du Poitou, sont encore moins démontrés. « Pictones falso Pictos Britannicas gentes auctores jactant; quo alludens Guillelmus Brito Pictones Pictos vocitat « (Ant. Dadino Alteserra, Rer-um Aquitanicarum, t. I, cap. xiv, p. 66, Tolos», 1648, 2 vol. in-4°).
Néanmoins, plusieurs historiens de cette région de la France, qu'ils fassent allusion aux Alains, aux Théiphales, aux Sarmates ou aux Agathyrses, regardent les Scythes comme ayant anciennement possédé le Poitou (Briquet, Hist. de la ville de Niort. — G. Moullié, Essai de topogr. méd. de la ville de Niort et de ses environs : Rec. de niém. de méd. cliir. et phann. millt., 5" sér., t. III, p. 17, 1860).
A ces colons slaves, qu'ils soient Alains, Théiphales, Sarmates ou Agathyrses, M. Maciejowski, paraît disposé à faire remonter certaines mœurs et coutumes de communautés agricoles, certaines constitutions communalistes existant encore en Auvergne, dans le Bourbonnais et le Nivernais, où M. Le Play a eu occasion de les étudier. (Maciejowski, Actes de l'Acad. sud-slave d'Agram : Rev. d'anthrop., t. I, p. 750, 1872. — Le Play, Les ouvriers européens, p. 247 : Sur les communautés de paysans agricidteurs du bas Nivernais, 1855).
Puisque les immigrations du commencement du cinquième siècle, nous ont amené à parler successivement des Alains, des Théiphales, des Sarmates, venus du sud-ouest de l'Europe, de la Scythie, de la Sarmatie, baignée par le Tanais et le Borysthène, peut-être ne semblera-t-il pas déplacé de parler des Ruthcnes , qui, bien que très-antérieurement établis au sud de la région centrale de notre pays, dans le Rouergue, ont été considérés par certains ethnographes, comme
4 FRANCE (anthropologie).
ayant eu quelques relations ethniques avec les Ruthènes du' bassin du Dnieper, l'ancien Borystliène. A propos des migrations cello-galatiques des Gaules, dans le bassin du Danube, on a vu précédemment que M. le baron de Gaujal, était disposé à regarder les Ruthènes de GalUcie et des bords du Dnieper, comme les descendants des Ruthènes, venus des bords de l'Aveyron (Mém. sur les Ruthènes de Gallicie : Hist. sur le Ronergiie, t. III, p. H7, Paris, 1858-59). Sans prétendre nullement établir des relations ethniques qui me semblent fort contestables, ou du moins très-insuffisamment démontrées, je rappellerai qu'une tout autre direction paraîtrait avoir été suivie par des émigrants Ruthènes de l'ancienne Sarmatie, selon Alexandre Guagnin.
Ces Ruthènes orientaux, Russniaks ou Petites Russes habitent encore une région très-étendue située au nord de la Hongrie, au sud-est de la Pologne, au sudouest de la Russie, répondant à la Petite Russie et à une grande portion de la Russie Rouge, et comprenant : eu Russie, les gouvernements ou provinces actuelles de Volhynie, de Podolie, de Kiew, de Poltava, de Tzernickow ; en Autriche, la Gallicie et au sud des Rarpathes, les comilats de Sarosch, Beregh, Zemplin, etc., où ils ne seraient veuus qu'au douzième siècle de la Russie Rouge. Or, d'une part, ces Ruthènes oi'ientaux, suivant Alexandre Guagniti, ainsi que les Moldaves, les Valaches, auraient envoyé des émigrants du littoral nord-ouest du Pont-Euxin, de la mer Noire, vers le nord, jusqu'à l'océan Germanique, c'est-à-dii'e vers la mer du Nord. « Sic quoque a Ponto Euxino Moldavi Yalachiique et ceterse Rutenorum geutes, ad mare usque Germanicum colonias suas liabent » (Sauromatia europîca, p. 2-46, etc. : Respiiblica Poloniœ, Lituaniœ, Prlissiœ, Livoniœ, etc. Elzevir. Lugd. Batav. 1627). Et d'autre part, Jacob Meyer et J. Malbrancq signalent la présence de Ruthènes ou de Russes, Rtiteni seu Rusii à côté de Cimbres sur une partie de notre littoral septentrional. « Cymbri, Ruteni seu Rusii, Suevique ac Erisii, Batavi, Franci... Flandrias incoluisse putanlur. » Jacobi Meyeri Baliolani Flandriarum rerum tomi X, fol. 4, Antuerpiae, 1551, in-12.
« Dehinc ducto in Morinos exercit, Goldnerum, Ruthenorum, Cimbi'orumque ducem cepit. » Malbrancq : De Morinis, t. I, p. 174, etc., 5 vol., 1659.
Ce Rnthenicum littiis, encore appelé Ruthen par les pêcheurs de ces parages, aurait été compris entre Calais et Dunkerque, selon M. Am. Courtois, et aurait répondu au littoral de la terre de Merck ou Bas Calaisis, portion de l'ancien littoral saxon déjà appelée, pays de Marc, oii la Notice des Dignités de l'Empire indique la présence de cavaliers Dalmates, également de race slave (A. Courtois, Sur l'origine du mot Ruthen : Annales du Comité flamand de France, t. VI, p. 587, etc., 1861-1862. — Derode, Hist. de Lille, t. I, p. 45; et les Ancêtres des Flamands : Ann. duCom. flam., t. VIII, ch. m, p. 25, etc., 1864-1865.
M Equités Dalmatae Marcis in littore Saxonico » (Notitia occidentis, cap. xxxvii, p. 108, éd. d'Edw. Bocking).
D'ailleurs, tout en rapprochant cette migration des Ruthènes de la mer Noire à la mer du Nord de la présence des Ruthènes sur notre littoral septentrional, il est bon de remarquer que, suivant certains histoiiens ou chroniqueurs, entre autres selon Orodoc, cité par Meyer, suivant Jacques de Guyse, les Ruthènes fixés sur notre littoral, depuis le pays des Morins jusqu'aux embouchures du Rhin, étaient des insulaires venus de la Northumbrie, de la Cambrie septentrionale, du Northumberland, au nord de l'Angleterre, a Scriptor Orodocus nomine nos-
F R A N C E ( A N T II p. n f 0 L 0 G I E ) . 5
tros Piuthenos coloniam esse tradit Biitaiinicorum. Nam Albionos, Northwinlhunibros ac Britannos fuisse constanter refert ab Rulbeno suo duce ila dicLos, ab illisque Morinorum urbem [jortusque el littora antiquilus occupata, ac jugiter possessa confirmât » (Jac. Meyer, Flandr. annal., 1. I, p. 1 au verso, 1501).
« Uulbeni (|ui et Albani, ÎNortlnvint-Cambri atque Britones antiquitus extilerunt... maritiinas partes a portibus gallicis et morinicis usque ad rbenicos portus occupantes, semper littora oceauia coluerunt » (Jacques de Guyse, llist. de Hainaut, texte ettrad., t. 1, p. 174, 2 vol. Paris, 1826. — Voir aussi : Lefèvre, Hist. gén. et part, de Calais et du Calaisis, t. I, p. 7, 2 vol., 1766.)
Quant aux liens de parente ayant existé entre ces Ruihènes de notre littoral septentrional et les anciens Ruthènes du Rouergue aux cheveux blonds, mentionnés par Lucain, Strabon, Pline et maints autres auteurs, aucun document, aucun indice ne paraît autorisera les admettre (Lucain, La Pharsale, 1. I, p. 26. coll. Nisard. — Strabon, Geogr., 1. IV, cap. n, § 2, p. 158, coll. Didot. — Pline, H. N., I. IV, cap. xxxiii, p. 204, texte et trad. de Littré).
La présence des Ruthènes sur les bords de l'Âveyron remonte à une époque antérieure à la conquête des Gaules par les Romains, et les migrations des Ruthènes, venus des bords du Pont-Euxin ou de la Norlhumbrie sur notre littoral septentrional, ne semblent guère pouvoir être rapportées qu'à une époque indéterminée, mais de beaucoup postérieure, ainsi que sembleraient l'indiquer les noms soit de Northurabres, soit de Moldaves et Yalaques. il faut toutefois remarquer que, suivant certaine légende rapportée par Vander Ilaer et certain manuscrit d'Alard Tassart, cités par MM. Derode et Courtois, la présence de Ruthènes ou de Reuses sur notre littoral septentrional remonterait jusqu'à l'époque de César. César trouve « sur la marine plusieurs géants ou lieuses, lesquels il a tout défaits » (Vander Ilaer, llist. des Châtelains de Lille, p. 25, cité par V. Derode, Les Ancêtres des Flamands de France, ch. m, § 1. Les Reuses, Reusses, Ruthènes, etc. ; Ann. du Comité flamand de France, t. Vlll, p. 25, 1861-1865).
César u venit ad Morinos per nemus Rutiienorum quod nunc Flandria dicitur. >> (Âlard Tassart, archiviste de Saint-Bertin : Chronica episcoporum et abbatium, manus. n° 752 de la Biblioth. de Saint-Omer, vers 1520, cité par A. Courtois : /. c, p. 395).
Lucain nous dépeint les Ruthènes des bords de l'Aveyron comme ayant les cheveux blonds. Ce caractère anthropologique semblerait les rapprocher des blonds conquérants Galates, premiers émigrants des peuples Kimméiiens qui, eux aussi, paraissent avoir occupé le littoral du Pont Euxin, de la mer Noire, ainsi qu'il a été dit précédemment. Suivant M. Durand de Gros, tandis que dans le Rouergue actuellement « la masse de la population ne donne guère qu'un vrai blond contre neuf bruns, les lamilles nobiliaires de vieille roche offrent, au moins, pour un brun neuf blonds. » La taille moyenne des hommes présentant les diverses nuances de blond serait de l^'jôi (Aperçu d'anthropologie aveyronnaise, manuscrit.)
Les Ruthènes de l'Autriche et de la Russie, que MM. Duchinski et Kopernicki considèrent comme les Slaves les plus purs, ou les moins mêlés, comme ayant le mieux conservé les caractères propres au type slave, suivant ce dernier anthropologiste, qui a pris des mensurations et des observations sur onze soldats ruthéniens, se feraient remarquer par leur crâne sous-brachycéphale à indice de 81,6
6 FRANCE (ANiURoroLOGiE).
pour 100, par leur face peu large, comprimée latéralement, les diamètres bimalaire, bizygomatique et mandibulaire étant de 107, 137 et 104 millimètres. Leur taille moyenne serait de 1™,61 . Des militaires examinés presque tous avaient les cheveux d'un blond foncé, deux franchement blonds; neuf avaient les yeux gris, deux les yeux bleus (Duchinsld, Introd. à l'ethnol. des peuples rangés au nombre des Slaves : Bull. Soc. (Vanthrop., 2« sér., t. II, p. 271-284, 1867. — Kopernicki, Quelques obs. céphalométriques sur les Ruthéniens : Bull. Soc. d'anthrop., 2 sér., t. IV, p. 622, 6ol, 1869).
De ses mensurations prises sur 221 crânes de Slaves autrichiens, M. Weisbach conclut également que les Slaves sont, en général, brachycéphales (Rem. sur des crânes slaves : Zeitschr. fur Ethnol., 1874, extr. : Rev. (Vanthrop., t. IV, p. 554, 1875). Selon M. V. Sasinek, le Slovaque est ordinairement de taille moyenne, quelquefois élevée, ses yeux sont bleus, ses cheveux blonds, son teint clair (Die Slovaken. Prague, 1875, extr. : Rev. (V anthro'p . , t. IV, p. 515, 1875.)
Contrairement, M. Alfred Rambaud, qui visitait des gymnases de petites filles, donne aux Petites Russiennes la forme alloneée du visage et leur attribue aussi des yeux noirs vifs et brillants {Rev. des Deux-Mondes, 15 mars 1875). En dehors de cette coloration foncée des yeux qui témoigne d'un mélange de race très-admissible, il est juste qu'après avoir montré le peu de fondement sur lesquels reposent les prétendus liens de parenté existant entre les Ruthènes du Rouergue et ceux de la Hongrie et de la Russie, on remarque certaine conformité de taille et de coloration de chevelure entre les descendants des anciens Ruthènes des Gaules et les blonds soldats rutbéniens observés par M. Kopernicki.
Inutile d'insister davantage sur ces dilférents peuples sarmates ou slaves, qui intéressent peu notre ethnogénie occidentale.
RACES OURALO-ALTAÏQUES : mongole , ougrieyine , finnoise. — Uuns , HtJjVNi, Ouvvot, Ouigour S, Hongrois. — Macrocéphales, Macrocephali, May.poy.i^âloi.
Huns, HuNNi , Ouvvot. Hongrois, Ouigours , Ogres, Magyars. Ainsi que l'ont montré de Guignes (Hist. des Huns, 1756-1758), Amédée Thierry (Hist. d'Attila et de ses successeurs, 2 vol., ¥ éd., 1872) et divers historiens et ethnographes, sous la' dénomination de Huns, Hunni, Oûwot, étaient compris d'une part des peuples asiatiques turcks, tatars et mongols, d'autre part des peuples européens d'origine finnoise, habitant plus ou moins près de l'océan Glacial, ainsi que l'indique AmmienMarcellin. « Ilunnorum gens... ultra paludes Moeoticas Glacialem Oceanum accolens. b (L. XXXI, cap. ii, p. 244.)
Il semblerait même, d'après Ptolémée qui écrivait au deuxième siècle de notre ère, que dès cette époque desXoûvot habitaient dans une région moins septentrionale près des Rastarnes et des Roxolans [u.zT</.\xt Si Baa-rîpvwv xal 'PoSolavwv Xoiivot (Geog., 1. III, cap. v, p. 201, texte et trad. de Wilberg).
Les Heung-noo qui paraissent avoir habité au nord-oueot du désert de Kobi, au nord du grand plateau central de l'Asie, ont longtemps été considérés comme les ancêtres des Huns; mais M. Howorth et d'a)ilrcs ethnographes, regardant les Turcs comme les véritables descendants des Heung-noo, assignent aux Huns, aux Hunigares une origine plus occidentale (Howorth et A. Wylie, Les Annales de Ilan ; Hist. des Heung-noo : Jour, of the Anthropol. Institute of Great Britan. and Ireland, janv. 1874, extrait dans Rev. d'anthrop., t. IV, 1875, p. 750).
Que la dénomination de Huns ait été d'abord spéciale à un peuple conquérant
FRANCE (anthropologie). 7
asiatique, ou à uu peuple européen comme les XoOvoi, en tous cas cette dénomination, par suite de la prépotence de ce peuple, aurait été imposée à d'autres peuples de races diverses, ainsi que semble l'attester la distinction qui paraît s'être faitfe parmi cette nation des Huns. La fraction descendue dans le bassin de rOxus ou Amou-Daria jusqu'au nord du lac d'Aral et de la mer Caspienne, puis à l'est et au sud de cette mer, prit le surnom de Huns blancs, Ephtalites, 'Ey9aîiîTai ou Orientaux, alors que l'autre, francliissant l'Oural ou restant à l'ouest de ce fleuve et de la mer Caspienne, constituait les Huns occidentaux, dont le teint paraît avoir été fort basané, ainsi qu'on pourra en juger par le portrait d'Attila plus loin rapporté. ^
La diversité ethnique de ces deux grandes divisions de Huns est bien indiquée par Procope qui, après avoir remarqué que les Huns Ephthalites sont sédentaires, tandis que les autres sont nomades, et qu'ils n'ont aucun rapport entre eux, ajoute que des Huns les Ephthalites seuls sont blancs de peau, et ne sont pas hideux à voir. 'Ey9«).tT«i... ^6-Jot §k Oywwv oStoi À£ux.ot ts zà. (TMiiarx /.où oOx' a/iAopyoi rà; o-hsiç dah (De Bcllo Persico, 1. I, § 5, t. I, p. 16, texte et trad. lat. deNiebuhr.)
Vers la fin du quatrième siècle de notre ère, les Huns, ainsi que l'indique Ammien Marcellin (1. XXXI, cap. ii et m, p. '247, etc.), envahirent le pays occupé par les Alains au nord du Caucase, chaîne de montagnes auprès de laquelle Procope nous montre les Huns, les Sabires et autres peuples hunniques («pf t tw opst Tw Kauxacrîw... Ouwot §ï, oî /.ai Sâêstpot xa/oû^t/Evot, hzuïiQa wxrjrat xat àll ûltzoc Oûvvr/à É'âvïî. (De Belle Gothico, 1. IV, § 3, p. 469 du t. 11).
Ayant chassé et entraîné les Alains dans leurs migrations vers l'occident, les Huns, de conserve avec les Slaves et les Antes, s'avancèrent vers la Thrace et la mer Ionienne jusqu'en llellade (Procope, Anecdotes, ch. xviii, § 4, p. 218).
Enfin après avoir repoussé ou soumis la plupart des peuples de l'Europe centrale, les Huns, sous la conduite d'Attila, détruisant tout sur leur passage, pénétrèrent dans les Gaules, jusqu'auprès d'Aureliana, Orléans. Attaqués dans leur marche dévastatrice, les Huns, dont l'armée se serait élevée à cinq cent mille hommes, malgré le concours des Ostrogoths commandés par Walemir, Théodemir et Widémir, et des Gépides commandés par Ardaric, furent écrasés en 451 dans les Champs Catalauniens, in campos Catalaunicos qui et Maiiricii nominantur, dans les vastes plaines situées près de Châlons-sur-Marne, par l'armée romaine du Patrice Aélius, par les Francks de Mérowig, par des Sarmates, des Armoricains, desBui'gundions, des Saxons, et parles AVisigothsdeThéoderic, et de ses fils Thorismund et Théoderic. A la suite de cette formidable bataille, bien décrite par Jornandès (XXXV, p. 457 et suivantes), le fils de Mundzucc (Mound-Zouck), Attila, repoussé des Gaules, mais toujours redoutable, envahit le nord de l'Italie, prit Aquilée, puis remonta vers les plaines baignées par le Dnnube et la Theiss, et lorsqu'à sa mort son vaste empire se divisa en plusieurs nations, les Gépides, les Aulziagres, les Avares et maints autres peuples, le nom de Hunigares ou Hounougours, habitant au delà du Dnieper rappela encore le nom de ces Huns si redoutés. Ces Hounougours, ces Huns de Crimée se divisèrent en Outourgours et en Koutourgours (Procope, De Bello Gothico, 1. IV, § 5, t. H, p. 475. — Jornandès, De Gett. ch. v, p. 429, coll. Nisard). De ces Hunigares, les plus méridionaux, ultérieurement refoulés vers les bords du Danube paraîtraient avoir laissé leur nom à la Hongrie. Aussi les Hongrois actuels
8 FRANCE (anthropologie).
se recfarderaient-ils cncote comme L's ùé^a iunts des Huns à'Etele , Attila (Mme Dora d'Islria, La poe'sie populaire des Magyars : Rev. des Deux Mondes, l"août 1870, p. 645).
Les peuples de la Hongrie, la plupart de la famille Ouigours ou Oùgrienne, Huns, Avares, Cumans, Uzes, Khazars et, plus tard. Magyars Finnois-Ostiaques, arrivés par étapes successives du nord-ouest de l'Asie, des bords de Yaik ou Oural, puis du Volta, sur les bords du Don et du Dnieper, puis sur ceux du Danube et de la Theiss, vers la fin du neuvième siècle, à plusieurs reprises vinrent dans l'Europe occidentale, jusqu'en France, faire des incursions décrites avec soin par M. Dussieux. De 910 à 054 ils ravagèrent ainsi l'Alsace, la Lorraine, la Champagne, la Bourgogne, la Provence, le Gévaudan, voire même l'Aquitaine (L. Dussieux, Essai hist. sur les invasions des Hongrois en Europe et spécialement en France, cour, par l'Institut en 1859 : Mé77i. de la Soc. bibliophile historique; — Reinaud, Invas. des Sarrasins en France, /. c, p. 185).
Les caractères anthropologiques des Huns, des Ouigours, des Hongrois et des nombreux peuples sous leurs noms confondus sont difficiles à déterminer. Cependant pour les Huns, on peut rapprocher les descriptions données des Huns par Ammien Marcellin et par Jornandès, du portrait d'Attila que cet évêque historien donne, d'après Priscus, envoyé comme ambassadeur sur les bords de la Theiss par l'empereur Théodose II. Ammien Marcellin en nous dépeignant ces cavaliers, qui couvrent leur corps de vêtements de toile, et de fourrures de martres (silvestrium murium), leurs jambes velues de peaux de chevreaux, vivent nuit et jour sur des chevaux vigoureux, mais difformes, se nourrissent de racines ou de viandes à peine échauffées entre leurs cuisses et le dos de leur monture, mangent, boivent, vendent, achètent, dorment même à cheval, dit qu'ils sont imberbes, ainsi que des eunuques par suite d'un tatouage cicatriciel tracé par le fer sur les joues des enfants, et remarque qu'ils ont généralement des membres trapus et vigoureux, un cou gros, prodigieusement recourbé, un aspect repoussant et sauvage « Compactis omnes fîrraisque membris et opimis cervicibus ; prodigiosse formae et pandi... In hominum autem figura licet insuavi ita visi sunt asperi... « (l. XXXI. cap. II, p. 244, etc.).
« Leur teint, dit Jornandès, est d'une horrible noirceur, leur face est plutôt une masse informe de chair qu'un visage; et ils ont moins d'yeux que des trous'^ leur assurance et leur courtage se trahissent dans leur terrible regard... A l'aide d'un fer ils taillent les joues des (enfants) mâles, aussi vieillissent-ils sans barbe,, après une adolescence sans beauté.... Ils sont petits mais déliés, libres dans leurs mouvements et pleins d'agilité pour montera cheval; leurs épaules larges ; toujours armés de l'arc et prêts à lancer la flèche ; le port assuré, la tète toujours dressée d'orgueil. » (Species pavenda nigredine, sed velut quaedam... deformis offa, non faciès, habensque magis puncta, quam lumina. Quorum aninii fiduciam torvus prodit adspectus..., maribus ferro gênas sécant... Hiuc imberbes senescunt et sine venustate ephebi sunt... Exigui quidem forma, sed arguti; motibus expediti, et ad œquitandum promptissimi : scapulis latis, et arcus sagittasque parati; (irmis cervicibus et in superbia semper erecta (Jornandès, De Cet. orig., cap. xxiv, p. 446, coll. Nisard).
Attila est représenté par Jornandès de la manière suivante : Cet homme, né pour ébranler le monde et jeter l'épouvante sur la terre, cet homme qui, par un étrange privilège, frappait de terreur tous les esprits, était superbe dans sa
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démarche, dans ses regards promenés autour de lui, et aussi dans ses mouvements pleins de majesté. Aimant la guerre, mais modéré dans l'action, très-sûr dans le conseil, accessible à ceux qui l'imploraient, favorable envers ceux qui lui avaient juré fidélité, « il était de petite stature, il avait la poitrine large, la tête volumineuse, les yeux petits, la barbe rare, les cheveux un peu gris, le nez camus, le teint basané : il présentait les caractères de sa race. » (Forma brevis, latopectore, capite grandiori, minutis oculis, rara barba, canis aspersus, simo naso, teter colore, originis suse signa restituens (Jornandès, XXXV, p. 455).
Les Huns qui ne firent en Gaule que des incursions passagères ne durent avoir aucune influence sur notre population au point de vue ethnologique.
Peut-être cependant était-ce à quelques-uns des premiers émigrants Iluns, regardés comme étant de race mongole que Serres rapportait les crânes de variété kalmouk du type mongol qu'il avait observé avec plusieurs autres types gotb, slave, etc., parmi les ossements trouvés à Précis-sur-Oise en 1846, et qu'il croyait devoir faire remonter à quelques-uns des cent mille habitants des bords du Danube qui, sous Théodose 1", auraient été « disséminés dans les vallées de la petite rivière de l'Oise, aux environs d'Orléans jusqu'à Poitiers ». (Serres, Notes sur la paléontologie humaine : Comptes rendus de VAcad. des sciences, 1833, 2"^ sér. t. XXXVll , p. 518). Il faut toutefois remarquer que cette nombreuse transportation de vaincus danubiens, insuffisamment démontrée, serait antérieure à l'arrivée en Occident des grandes hordes hunniques, qui d'ailleurs pouvaient parfaitement avoir été précédées en Germanie ou en Gaule par quelques émigrants ou mercenaires mongols.
Sur certain crâne trouvé à Château-Thierry par M. Souliac-Boileau dans une auge de jiierre de la crypte de l'église Saint-Céneric, datant du neuvième siècle, l'étroitesse de la partie supérieure du coronal, et la largeur de la face au niveau des os malaires, en donnant à la tète une forme ogivale m'avaient également rappelé le type mongol, en me faisant songer à quelque descendant de ces Huns battus dans les plaines peu éloignées de Chalons-sur-Marne. Mais rien ne paraît légitimer cette descendance.
Il faut cependant rappeler que M. Picrquin, de Gembloux, a pensé retrouver encore actuellement dans le Morvand quelques descendants de ces Huns redoutés. Ils se feraient remarquer par leur tête carrée, leurs yeux petits et en amande, leur nez épaté, leurs cheveux roidcs, leur visage glabre, leur esprit querelleur, etc. (Les Huns et le Morvand, Mém. de VAcad. de Dijon, p. 201 et suiv. 1845-1844).
Selon M. Edw. Bôcking, le nom de HundsrUck, c'est-à-dire dos de chien, porté par le prolongement des Vosges s'étendant dans la Bavière rhénane, entre la Nahe, le Rhin et la Moselle, dériverait de Tractas Hunnorum et paraîtrait rappeler une colonie militaire de Huns établie dans cette région après la défaite d'Attila dans les Champs Catalauniens (Edw. Bôcking, Commentaires sur la Notifia Dignit. imp. occid., p. 848 du t. H, 1853; — Hundsrûck dans : Bouillet, Dict. univ. dliist. et géogr., ù^ éd., 1845, Paris).
Quant aux caractères anthropologiques des Ouigours ou Hongrois, avec l'exagération résultant de l'épouvante qu'inspiraient ces cavaliers intrépides et féroces, dont le nom francisé Ogre désigne encore un monstre imaginaire, on les représentait comme des hommes horribles, d'une vivacité extraordinaire, d'une taille peu élevée, ayant la tête assez ronde, entièrement rasée, le front peu développé et fuyant, le visage osseux et couvert de cicatrices ; le teint jaune et
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basané, les yeux gris étincelants, enfoncés dans les orbites et relevés à leur angle externe ; la bouclie grande et saillante, les lèvres épaisses, les dents longues, la barbe rasée, le cou très-fort, formant postérieusement une ligne droite avec la région occipitale de la tète (L. Dussieux, 1. c, p. 16 et 108. — W. Edwards, des caractères physiologiques des races humaines : Mém. de la Soc. etlinol., p. 73. Paris, 1841. — Prichard, Hist. nat. de l'homme, t. I, p. 278 : De la race ugorienne ou ugrienne, trad. de Roulin).
Cette description plus ou moins légendaire est loin de se rapporter au type des Hongrois actuels. De nos jours les Magyars , issus de plusieurs peuples divers, toujours intrépides cavaliers, sont notablement mieux que ces anciens Ouigours. Anders Retzius les range parmi les Ougriens au crâne brachycéphale, à la face orLhognathe. (Ethnologie au point de vue de la forme du crâne. Biblioth. univ. ; Rev. suisse et étrangère, LXV année, nouv. période t. Yll, n° 26, p. 155, 20 février 1860). En effet, les mensurations prises par MM. Van der Hoeven, Huschke et Pruner Bey sur quelques crânes magyars, montrent qu'ils sont généralement courts et arrondis. Leur indice céphalique moyen serait de 80 p. 100, ils seraient donc sous-brachycéphales. Le petit tableau suivant donne les principales des mesures indiquées par ces anthropologistes. Selon M. Pruner Bey, la tête magyar, à ossature fine, semblerait desharmonique par la forme arrondie, courte, brachycéphale de son crâne, et par la forme allongée de sa face orlhognathe, à cavités orbitaires très hautes (Van der Hoeven, Dcscript. des crânes hongrois et esthonien : Mém. de VAcad. roy. des Pays-Bas, p. 83, 1861, en néerlandais. — Huschke, Descript. de deux crânes hongrois; Pruner Bey : Sur les origines hongroises. Mém. de la Soc. d'anthr., t. II, p. 205-220, 1865).