‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 11 sur 163 · DU MIDI · texte numérisé non relu

DU MIDI

Indre-et-Loire. . .

Seine-et-Marne. .

Gard

Cher

Meuse. .....

Ariége

Corrèze

Pas-de-Calais. . .

Basses-Pyrénées. .

Indre

Somme

Hautes-Pyrénées. .

Puy-de-Dôme. . .

Nord

Pyrénées-Orient. .

Lot

Eure-et-Loir. . . .

Gers

Loiret

Oise

Hérault

Cantal. ^ . • . .

Seine-et-Oise. . .

Haute-Garonne . .

Allier

Ardennes

Aude

Creuse

Aisne

Gironde

Nièvre

Orne

4iO

Lot-et-Garonne. .

Haute-Loire. . . .

Eure

Vaucluse

Rhône

Seine

Basses-Alpes . . .

Haute-Marne . . .

Tarn-et-Garonne..

Moyenne. . .

Seine-Inférieuru. .

Aube

Bouches-du-Rhône

Moyenne. . .

Moyenne. . .

M. Boudin et M. Magitot se sont occupés de la répartition de la mauvaise denture. Pour toute la France, de 1837 à 1849 inclusivement, la proportion moyenne est de 785 exemptions pour 100 000 jeunes hommes examinés. De 56' dans le département du Puy-de-Dôme, la proportion des exemptions s'élève à 6760 dans celui de la Dordogne. (Boudin, Traité de géogr. et statist. méd., t. II, p. 451. — Magitot, Rech. ethnol. et statist. sur le système dentaire : Bull. Soc. d'Anthrop., 2« série, t. II, p. 71-100, 1867.)

Ce dernier confrère accorde une grande part à l'influence ethnique sur la fré» quence de la carie dentaire. Il fait remarquer que les départements occupés par les descendants des Celtes, soit de la Bretagne, soit de la région qui du Centre s'étend jusqu'aux Alpes, sont les plus favorisés sous le rapport de la denture. Au

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contraire, les départements du Nord-Est, peuplés par les descendants des Belges et des Normands, présentent une proportion considérable déjeunes gens exemptés pour mauvaise denture. Depuis longtemps M. Oudet avait également remarqué que, chez les habitants de la Hollande et surtout de la Frise, la carie dentaire semblait endémique. (Dent : Dict. de méd., 2^ éd., en 50 vol., p. 166, t. X, 1835.) Ainsi que M. Magitot le fait obseï ver, la mauvaise denture se montrerait donc principalement chez les populations de haute stature présentant peu d'exemptés pour défaut de taille, c'est-à-dire chez les descendants des immigrés d'outre-Rhin ou d'outre-mer, de la blonde et grande race germanique septentrionale. M. Vincent, en remarquant que dans le département de la Creuse où les blonds sont peu communs, la carie est chez eux relativement plus fréquente que chez les bruns, semble également corroborer cette observation. (Et. anthrop. sur le département de la Creuse : Bull, de la Soc. des Sciences naturelles et archéol. de la Creuse, t. IV, p. 21, Guéret, 1865.)

Fig. 28.

Sans contester l'influence étiologique, d'ailleurs peu démontrée, que les conditions physiques et chimiques des eaux, de certaines boissons, des aliments, pourraient avoir sur la carie dentaire, et sans prétendre faire jouer aux prédispositions ethniques un rôle exagéré, ou peut comparer dans les régions correspondant à la Bretagne, à la partie centrale et alpestre de la Celtique, au littoral

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ligurien et à la partie septentrionale norinano-belge de notre territoire quatre groupes de départements contigus. Tandis que les Armoricains-Bretons et les habitants de la région celtique centrale n'ont que 124 à 177 exemptés sur 100,000 examinés, la population principalement ligure du Sud-Est en compte 602 et celle du groupe belge-normand 1810. Parmi ce dernier groupe, il faut remarquer que les quatre départements normands de l'Eure, de la Seine-Inférieure, du Calvados et de l'Orne présentent l'énorme moyenne de 2855 exemptés pour caries dentaires. Comme pour beaucoup d'autres causes d'exemptions, défaut de taille ou infirmités, par la proportion de o77 exemptions pour mauvaise denture, le département de la Manche se montre intermédiaire aux départements bretons et aux autres départements normands.

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