DEPARTEMENTS CELTIQIES DO CENTRE
Lozère 317
Haute-Loire 519
Tarn 355
Aveyron 421
Puy-de-Dôme 44i
Charente 481
Ardèche 490
Loire 492
Creuse 542
Corrèze. . .
Cantal.. . .
Indre. . . .
Haute- Vienne,
Lot
Rhône.. . .
DEPARTEMENTS .VORMANDS.
Manche
Calvados. . . .
Seine-Inférieure.
Orne
Eure
Moyenne.
Moyenne 525
La proportion des varices qui, suivant M. Sistach, de 1850 à 1859, .est de 611 exemptés sur 1 00 000 examinés en Corse et de 4689 dans le département des Ardennes, paraît peu dépendre de l'etlinogénie des populations. (Tableau d'exemptions pour varices, de 1850 à 1859 : Gaz. méd de Paris, p. 725, etc., 1865.) Cependant, sans repousser toute autre cause étiologique, on ne peut refuser une certaine influence à la race sur la prédisposition aux varices, lorsqu'on remarque certains groupes de départements dont les populations, d'orignes diverses, présentent de notables différences dans la proportion des exemptés pour cette infirmité. En effet, les départements bretons sur 100 000 examinés n'ont que 1224 exemptés, et seize départements du Centre de l'ancienne Celtique que 1370. Ces faibles proportions d'exemptés pour varices, comme pour varicocèles, sont, il est vrai, également observées dans les départements s'étendant au sud de ce dernier groupe jusqu'à la Méditerranée, entre le Rhône et les Pyrénées, c'est-à-dire dans les départements du Gard, de l'Hérault, des Pyrénées- Orientales, etc., région peuplée de descendants de bien des races diverses, de Ligures, d'Ibères, de Celtes, etc., etc.
Pour les varices, le département des Landes, avec ses 1082 exemptés, se rapproche encore beaucoup des dépai'tements celtiques de la Bretagne et du Centre.
Au contraire ceux de la Normandie en comptent 3007, plus du double. Aussi M. Broca reconnaît-il que par rapport aux varices et aux varicocèles la race celtique, qui peuple principalement la Bretagne et le Centre de notre pays, jouit d'une immunité relative. Toutefois cet anthropologiste croit que cette « immunité de la race celtique à l'égard des varices et des varicocèles ne constitue pas un caractère pathologique spécial, qu'elle n'est que la conséquence de la petitesse de la taille », et que pareillement la fréquence de ces infirmités parmi les habitants de nos départements du Nord tiendrait moins à « une hérédité réellement pathologique » qu'à la haute stature que présenteraient assez généralement ses habitants ; car, ajoute cet observateur, « c'est un fait bien connu
FRANCE (ânthuopologie). 91
que, toutes choses égales d'ailleurs, les individus de haute taille sont plus dispose's que les autres à la dilatation des veines qui ramènent le sang des parties sous-diaplu'agmatiques. » (L'elhnol. de la France au point de vue des infirmités. Rapp. à l'Acad. de méd., 18G9 : Rev. des cours scientifiques, p. 285, 1868-69.)