SUR
Médecins et pharmaciens 3,Ro
Professeurs et liommos de lettres . . 3,56 Fonctionnaires. Eniployés . 1,37
La surexcitahililé nerveuse des gens de lettres a été bien décrite par [{éveiilé- Parise [Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de V esprit. Paris, 1854). On attribue à la vie sédentaire et à la station assise prolongée, une certaine proportion des calculs vésicaux, observés dans cette classe. L'influence de ces conditions sur la céphalalgie, la migraine, la gastralgie (ces deux dernières, si souvent liées l'une à l'autre), la constipation, les hémorrhoïdes, ne saurait être regardée comme douteuse. (Becquerel et Bcaugrand, Traité élément, d'hygiène, 5* édit. Paris, 1875.)
La station assise et le travail sur les livres, en déterminant l'inertie relative de l'expansion pulmonaire, surtout des sommets, dispose à la phthisie. La chose a été déjà indiquée pour les écoliers. Nous avons cru remarquer que la phthisie est aussi un peu plus fréquente sur les élèves de Saint-Gyr que chez les jeunes soldats de l'armée, presque du même âge. A vrai dire, il y a quelque autre élément à considérer en ceci que l'influence des travaux intellectuels des Saint-Cyriens ; la moyenne de constitution j)hysique de ces jeunes gens est audessous de celle des recrues de l'armée et ils proviennent d'un milieu social moins favorable, au point de vue de la résistance corporelle.
Pendant les trois années 1850-1852, l'Ecole polytechnique de Paris a eu 171 malades pour 1000 élèves (dont 60 p. 100 traités à l'infirmerie). Michel Lévy, qui nous fait connaître ces résultats, les attribue : 1" à l'influence des constitutions individuelles ; 2'^ aux travaux de scolarité, l'hygiène de l'Ecole étant excellente. Les manifestations morbides ont été les suivantes :