‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 32 sur 163 · L. oleae Bernard, sur l'olivier, dans le midi · texte numérisé non relu

L. oleae Bernard, sur l'olivier, dans le midi

L. racemosus Ratz., sur le sapin, dans la France septentrionale et centrale.

G. Kermès Targ.

K. Bauhinii Planch., sur le Quercus ïlex L., dans le Midi.

K. vermilio Planch., sur le Quercus coccifera L., très-commun dans toute la région méditerranéenne. — Cette espèce a servi pendant longtemps en Europe pour la teinture des draps ; son emploi n'a été abandonné qu'au moment de l'importation de la cochenille du Mexique.

G. GossYPARiA Sign,

G. ulmi Geoffr., sur l'ormeau, dans toute la France. G. Eriococcds Targ.

E. buxi Fousc, sur le buis, France méridionale. G. Dactylopius Cost.

D. adonidum L., sur toutes les plantes de serre.

D. vitis Xieà., sur les feuilles de vigne et les raisins, dans le Midi de la France.

G. Orthezia Bosc.

0. urticae L., sur toutes les plantes basses, dans la région méditerranéenne.

(Voy. D"' SiGNORET, Essai siu- les Cochenilles ou Gallinsectes, in Ann. Soc. entom. de France, année 1868 et suiv. ).

On place aujourd'hui à la suite des Hémiptères, les Pédiculides et les Mallophages, qui pendant longtemps ont constitué un ordre distinct, appelé l'ordre des Parasites. Ainsi que ce nom l'indique, tous les insectes qui le composent sont parasites des mammifères et des oiseaux, et, par suite, leur distribution

554 FRANCE (fauke).

géo'Traphiqiie suit nécessairement celle des animaux qui les portent. Nous nous bornerons à signaler comme existant en France : PedicuJus capitis De Geer, ou Pou de la tête; P. vestimenti^urm., ou Pou du corps; VUciematopinussuisL., parasite du Porc; Phthirius pubis L., ou Vou du pubis. Morpion; Trichodedes canis De Géer., ou Chique du chien; Liothenm (inscris Sulz., parasite de l'oie; Menopon pallidum Sulz., qui vit sur les poules, Gijropus porcelli Schrk, parasite du cochon d'Inde, ainsi que plusieurs autres espèces appartenant aux genres Philoptcrus Nitsch., Goniodes Nitsch., Goniocotes Burm., etc.

Liépidopti^res. Dans l'état actuel de nos connaissances, la Faune trançaise compte plus de 2000 espèces de Lépidoptères, c'est-à-dire les trois quarts des espèces européennes. Cette richesse relative de notre faune tient, d'une part, à la position exceptionnelle qu'occupe la France en Europe, d'autre part, et surtout, au nombre et à la variété des végétaux qu'elle nourrit. C'est ainsi que l'on trouve dans nos provinces méridionales (principalement en Languedoc et en Provence) la majeure partie des espèces de la région méditerranéenne, et que dans nos montagnes de l'Est se rencontrent presque toutes celles de la Suisse et des contrées boréales. Ces deux régions sont par cela même les plus riches ; quant à nos provinces du Centre, elles renferment la plupart des Lépidoptères du reste de l'Europe, à l'exception toutefois de certaines espèces propres aux contrées les plus orientales. Dans l'impossibilité oti nous sommes de donner ici une énumération complète des nombreux représentants de cet ordre en France, nous nous bornerons à signaler dans chaque groupe les espèces les plus importantes et nous renverrons pour plus de détails aux ouvrages spéciaux, principalement à la Faune entomologique française (Lépidoptères), publiée tout récemment par MM. Berce et Th. Deyuolle (Paris, 5 vol. in-J8 avec planches).

I. Rhopalocères. Ce groupe se compose de tous les Lépidoptères que les anciens auteurs appelaient Lépidoptères diurnes ou Papillons de jour; les espèces signalées comme existant en France se répartissent dans les huit familles suivantes : Papilionides^ Piérides, Lycénides, Erycinides, Libythides, Apaturides, JStjmphalides et Satyrides.

La famille des Papilionides, qui renferme de si nombreuses et si belles espèces des contrées chaudes du globe, n'a en France que huit représentants, savoir : Papiiio Machaon L. et P. podalirius L., qui sont répandus partout (ce dernier cependant est remplacé dans les Pyrénées-Orientales par la variété Feisthamelii Dup.) ; P. alexanor Esp., confiné dans la Provence et dans les Basses-Alpes ; Tha:is polyrena Hb. des environs d'Hyères ; Th. medesicaste Hb., du Languedoc et de la Provence; Parnassius Apollo L., P. mnemosyne L., propres aux régions élevées des montagnes, enfin P. Delius Esp. qu'on rencontre seulement dans les Alpes de la Savoie.

Dans les Piérides, Leuconea crataegih., Pieris brassicae L., P. rapaeL.^ P. napili., P. daplidice L., Anthocharis cardamines L., Leucophasia sinapis L., Rhodocera rhamni L-, Colias edusa L., et G- hijale L. sont communs partout ; Anthocharis tagis Esp., A. belia Fabr., A. eupheno L. et Rhodocera Cleopatra L., au contraire, habitent exclusivement la région méditerranéenne, tandis que Pieris callidice Esp., Colias phicomone Esp. et C. palaenoh. se rencontrent seulement dans les hautes montagnes ; cette dernière espèce n'est cependant pas rare dans les Vosges aux environs du lac Lispach.

FRANCE (faune). oûb

Les Lycénides sont plus nombreuses. Cilons parmi les plus communes :

Thecla helulaeh., Th. quercûs h.. Th. W. album Illig., Th. rubi L., Pohjom-

matus phaelas L., P. xanthe Fabr., Lycaena amyntas Fabr., L. hylasYahr.,

L. argus L., L. Adonis Fabr., L. argiolus L., etc.; puis comme propres aux

régions montn gueuses : Thecla spini Fab., Th. roboris Esp., Polyommatits

virgaureae L., P. Eurydice Rott., P. gordius Esp., P. alciphron Rott., Ly-

cce«« optilete Fab., L. orbitulus Esp., L. eros Och., i. dorylas Dup., L. Z)a-

n/o» God., L. Icarius Esp., etc.; enfin, comme n'habitant que le 3Iidi: Pohjoni-

matus ballus Fabr., Lycaena telicanus Herbst, L. battus Fabr., L. Escheri

Hub., L. sebrus Roisd., L. Rippertii Boisd., L. Lefebvrei God. etl. /o/as Hub.

Les Erycinides et les Libythides sont représentées en France, les premières par

Nemeobius LucinaL., qui fréquente surtout les parties centrales et boréales, les

secondes TpsiT Libythea celtis Esp., qu'on rencontre assez communément dans le

Midi.

Dans les Apaturides, nous possédons seulement : Charaxes Jasius L., propre à la Provence et aux environs de Montpellier, Apatura iris L. et A. ilia Fabr., qui habitent la plupart de nos provinces mais plus particulièrement dans le Centre, le Nord et le Nord-Est.

La famille des Nymphalides nous offre un bon nombre d'espèces remarquables, parmi lesquelles il convient de mentionner principalement : Argynnis Niobe L., A. Pandora Esp., A. Hécate Fabr., Melitaea didyma Fabr., M. Deione Ilubn., Vanessa Egea Cram., de nos provinces méridionales ; Argynnis pales Fabr., des Alpes et des Pyrénées; Melitaea cynthia Fabr., des Alpes, Argynnis aphirape Hubn. et Vanessa xanthomelas Esp., des environs de Strasbourg ; enfin, Limenitis Sybilla Fabr., L. Camilla Fabr., L. populi L., Argynnis paphia L., A. aglaia L., A. adippe Fabr., A. laihonia L., A. dia h., A. eiiphros7jne L., A. selene Fabr., Melitaea Artemis Fabr., M. cinxia Fabr., M. phaebe Fabr., M. athalia Bork., Vanessa Atalanta L. (le Vulcain), V. lo L. (le Paon de jour), V. Antiopa L., F. polychloros L. (la Grande Tortue), V. urticae (la Petite Tortue), V. C. album L., etc., qui sont répandus partout.

Les Satyrides de notre faune se répartissent dans les quatre genres Arge, Erebia, Satyrus et Chionobas; ce dernier est représenté seulement par Ch. Aello Esp., qui habite exclusivement les prairies élevées des Alpes de la Savoie. — Arge galathea L., est la plus commune du genre : elle est répandue dans toute la France ; A. Lachesis Hubn., A. Clotho Ilubn. et A. Psyché Hubn. se rencontrent : la première, dans la région du Sud-Ouest jusqu'aux environs de Nîmes et de Montpellier; la seconde, dans la Lozère et les Basses-Alpes ; la troisième aux environs de Montpellier et d'IIyères. — A l'exception à'Erebia Medea Ilubn., qui est commune dans les plaines du Centre et de l'Est et d'E. Ligea L., qui se trouve dans celles du Nord et de l'Est, toutes les espèces d'Erebia que nous possédons en France {E. Tyndarus Esp., 1?. il/a?ztoFabr., E. Gorge Esp., E. EiiryaleEsp., E. Alecto Hubn., E. Cassiope Fabr., E. Pyrrha Hubn., E. Melampus Esp., E. Ceto Hubn., etc.), habitent exclusivement les prairies élevées des montagnes; E.-Epiphron Kn. est spéciale aux hautes Vosges etE. Gorgone Boisd. se montre seulement dans les Pyrénées sur les pelouses situées à 2000 mètres de hauteur. — Parmi nos espèces du genre Satyrus mentionnons surtout : S. Fauna Fabr., S. BriseisL., S. Semele L. , S. Arethiisa Fabr. , S. {Epinephile) TithonusL., S. {Pararga) Maera L., S. Megaera L., S. DejaniraL., etc., répandus partout; puis S. [Coenonympha) Davus L., assez commun dans les Vosges autour du lae

336 FRANCE (faone).

de Retournemer ; S. JEgeria L. et S. Hennione L. de nos forêts du Centre; S. Fidia L., de l'Hérault et du Var; et S. Alcijone Hubn., qui habite le Languedoc et la Provence, où il remplace S. Hermione L. ; il remonte même jusqu'en Auvergne, dans le Dauphiné et en Savoie aux environs de Saint-Jean-de- Maurienne.

Les Hespe'rides, qui constituent la dernière famille des Lépidoptères-Rhopalocères, ne comptent en France qu'un petit nombre de représentants parmi lesquels il importe de signaler surtout : Spilothyrus malvarum lllig., Syrichtus carthamilluhn., S. Sao Hubn., Thanaos tagesL., répandus dans la plupart de nos provinces; Syrichtus cacaliae IXnmh. et S. carllnae Ramb., propres aux Rasses-Alpes ; S. Profo Esp. des environs de Montpellier, enfm Carterocephalus paniscus Esp., qu'on rencontre aux environs de Paris, en Auvergne, au Jlont- Dore et en Alsace.

H. HÉTÉROCÈr.ES. Cette section, infiniment plus considérable que la précédente, comprend tous les Lépidoptères crépusculaires et nocturnes des anciens auteurs. Elle se divise en cinq tribus : les Sphingides, les Bombycides, les Noctuides, les Géométrides et les Microlépidoptères.

1" Sphingides. Les représentants de celte tribu présentent trois types principaux : les Sphinx, les Sésies, les Zygènes. Parmi les Sphinx, AcherontiaAtropos L. (Sphinx à tète de mort), Smerinthus tiliae L., Sni. popidi, Sm. ocellata L., Sphinx ligustri L., Sph. convolvuli L., Sph. pinastri L., Deilephda porcellus L., D. Elpenor L., D. euphorbiae L., Macroglossa bomhyUformis Och. M. stellatanim L., etc., sont répandus dans la plupart de nos provinces; Smerinthus quercûs Fab., n'a encore été rencontré que dans les Vosges et les Pyrénées-Orientales; Deilepliila nerii L., D. nicaea Depr. et D. celerio L. habitent tout le littoral méditerranéen ; D. galii Fab, vit sur la Garance [Ruhia tinctorum L.), en Lorraine et en Alsace; enfin Pterogon oenotherae Fab. est propre à la région méridionale et aux ri^gions sous-alpines.

Les Sésies, si remarquables par leur ressemblance frappante avec certains Hyménoptères, sont représentées en France par un bon nombre d'espèces, dont voici les plus importantes : Trochilium api forme h., Sciapteron taniforme Rott., Thyris fenestrella Scop., Sesia asiliformis Rott., S. sphegiformis W., S. chrysidiformis Es^., répandus un peu partout; Sesia cephiformis Och., Paranthrene tineiformis Esp. et Bembecia hylaeiformis Lasp., qui n'ont encore été rencontrés que dans certaines localités spéciales : le premier, dans le Bas-Rhin; le second, aux environs de Montpellier; le troisième enfin dans les Vosges au Champ-du-Feu.

Les Zygènes, que les anciens auteurs appelaient Sphinx-Béliers^ à cause de leurs antennes claviformes, jamais pectinées, comptent en France des espèces assez uoinbreuses. Citons notamment : Aglaope infausta L., Zygaena lavandiilae, Z. Rhadamanthus Esp., Z. scabiosae Esp., Z. hilaris Och., Nadia punctata Fabr., qui sont propres à la région méridionale; Z. alpina Boisd., et Syntomis phegeaL. des montagnes de la Savoie et des Basses-Alpes ; Zygaena Iransalpina Esp., des environs de Nice; Z. Contaminei Boisd. et Z. anthyllidis Boisd., des hauts sommets des Pyrénées; Ino micans, Nadia servula Berce, des environs d'Hyères ; Heteroyynis penellaEuhn., des Pyrénées-Orientales et de la Lozère; enfin, Zygaena faustaL., Z. achilleaeEsi^., Ino statices],., I.pruni Fabr., I. globulariae, llubn., et Nadia ancilla L., qu'on rencontre dans la plupart de nos provinces.

FRANCE (faune). 357

2° Bombycides. Ce groupe est représenté dans la Faune française par un assez grand nombre d'espèces qui se répartissent dans treize familles.

Les Nycléolides renferment seulement : Sarrothripa Revayana Ilubn., do l'Alsace et des environs de Paris; Halias clorana L.,H. pmsinana L. elH.quer' cana Fabr., assez communs partout.

Parmi les Lithosides, mentionnons principalement : Nola togatulatis Ilubn., de l'Alsace et de la région séquanienne, iV. strigula Fabr., Nadariamundana L., CalHgenia miniata Forst, Setina irrorella L., Lithosia complanata L., L. quadra L., répandus dans la plupart de nos provinces; L. unita Ilubn., de la région méridionale et Setina ramosa Fabr. , des montagnes de la Savoie et des Basses-Alpes.

Les Chëlonides sont nombreuses ; citons parmi les types les plus importants : Eurydia grammica L., E. crihrum L., Euchelia jacobaeae L., Nemeophila russula L., Callimorpha domimda L., C liera L., Chelonia caja L., Ch. villica L., Spilosoma fuliginosa L., Sp. mendica L., Sp. menthastri Fabr., etc., qui se trouvent à peu près partout; Deiopeia pidchella L., jolie espèce du Centre, du 3Iidi et de l'Alsace; Nemeophila plantaginis L., des régions montagneuses' Chelonia fasciata Esp., des Pyrénées -Orientales et des Basses -Alpes; enfin Trichosoma hemigenum de Grasl., qui n'a encore été rencontré que dans un rès -petit nombre de localités des Pyrénées-Orientales.

Les espèces les plus intéressantes de la famille des Hépialides sont : Hepialus velleda lluhn., qui est spécial aux montagnes alpines, //. py renaicus Donz. et H. Ganna Hubn., propres tous deux aux Pyrénées-Orientales.

La famille des Cossides a pour types principaux : Hypopta caestrum Hubn., des environs de Montpellier, Stygia australis Latr., du Languedoc, Endaqria pantherina Hubn., de la Provence, Zeuzera aesculi L., espèce assez commune et Cossus ligniperda Fabr., dont la chenille dégorge une liqueur grasse d'une odeur infecte.

Limacodes testudo Fabr. et L. asellus Fabr. représentent seuls, en France la famille des Codiopides.

Parmi les Liparides, il convient de mentionner surtout : Pentophera morio L du Midi; Orgyia aurolimbata Gn., des Pyrénées - Orientales et de l'Anéo-e- 0. trigotephras Boisd., de la région méditerranéenne; Liparis rubea Fabr. des Pyrénées-Orientales et des environs d'Hyères, Panthea coenobita £sp. qui n'a encore été capturé qu'aux environs deColmar; enfin Liparis dispar L. L nacha L., L. salicis L., L. chrysorrhoea L., Cnethocampa processionea L pt Cn. pityocampa Fabr., ûonl les chenilles vivent en société et causent des déô^ât souvent considérables. °

Les types les plus importants de la famille des Bombycides sont, en France • Trichiiiracrataegi L., Paecilocampa populi L., Bombyx trifolii FAbr. B eus L., B. rubi L., B. dorycnii Mill., qui habite le littoral de la Méditerranée sur le Statice limonium L. et sur le Dorycnium suffruticosum VilL; B. fran nica Fabr., propre aux sommets élevés des Alpes; Clisiocampa neûstria L Eriogaster lanestris h , Lasiocampa potatoria L., L. pruni L.; enfin L sih' rifolia P.amb., découvert aux environs de Digne, puis retrouvé dans les environs de Collioure et dont la chenille vit sur le Quercus suber L.

UEndromis versicolora L. est le seul représentant français du <^roupe d^ Endromides. a f ts

La famille des Saturnides renferme les plus grands Lépidoptères d'Europe • 1-

BICT. EKC. 4° S, V 99

558 FRANGE (faune).

Faune française ne possède que les trois espèces suivantes : Saturnia pyri Fabr. («^rand paon de nuit), S. pavonia L. (petit paon de nuit) et Aglia tau L., répandues dans la plupart de nos provinces et auxquelles il convient d'ajouter S. cynthia Di'ur., qui est originaire du nord de la Chine et dont on rencontre souvent, dans les jardins des environs de Paris, des exemplaires échappés aux éducations.

Des sept espèces de Drépanulides qui vivent en France, les plus communes sont : Platypteryx falcataria L. et Cilix spinula Fabr.

Dans la famille des JSotodontides, nous mentionnerons comme espèces principales : Harpyia verbasci Fabr., des environs de Montpellier; Stauropus [agi L., Uropus ulmi Fabr., Hyhocampa Milhauseri Esp., JSotodonta dictaeah., Lophopteryx camelincih., Pterostoma palpina L., Dnjnohia meîagona Bkh., propre à nos départements du Nord; Gluphisia crenata Esp., Diloba caeruleocephala L., très-commun partout; Ptilophora plumigera Fabr., Clostera anachoreta Fabr., Pygaera hiicephala L., et P. bucephaloides Och., qui est répandu dans toute la région méridionale.

Enfin, citons parmiles Cymatophorides : Gonophoraderasa L., Thyatira bâtis L., Cymatophora ocularis L., et C. nWeus Fabr.

5° et 4° Noctuides et Géométrides. Ces deux groupes comptent en France un nombre considérable d'espèces. Forcés d'être brefs, nous ne pouvons passer spécialement en revue chacune des familles qu'ils renferment ; nous nous bornerons donc à citer les quelques types suivants, choisis parmi les plus remarquables.

Dans les Noctuides : Diphtera Orion Esp., Acronycta Psi L., A. ligiistri Fabr., Leucania Vilhargyria Esp., Glottula pancratii Cyr., Xylophasia lateritia llufn., Dipterygia pinastri L., Mamestra persicariae L., Agrotis aquilina Fabr., Eiria linogrisea Fab., Tiphaena fimbria L., Noctua musiva Hubn., Trachea piiiiperda Panz., Anthocelis riiftiia L., Orthosia Iota L., Dasycampa rubigineq Fabr., Hiptelia ochreago Hubn., Mesogona acetosellae Fabr., Euperia paleacea Esp., Phlogophora scita Hubn., Miseiia bimaculosa L., Valeria jaspidea Yill., Agriopis aprilina L., Polyphaenis sericata Lang., Aplecta herbkla Fabr., Hadena atripHcis L., Calocampa vetusta Hubn., Calophasia opalina Esp., Chariclea delphinii L., Brephos parthenias L., Placodes amethysllna Hubn., Pliisia interrogationis L., Gonoptera libatrix L., Syntomopus cinnamomea Bkh., SpiJitherops spectrmn Esp., Catocala sponsa L., C. paranymplia L., Ophiodes tirrhaea Cr., Grammodes bifasciata Petag., etc.

Dans les Géométrides : Urapterix sambucaria L., Angerona prunaria L., Metrocampa honoraria Wern., Ellopia prosapiaria L., Selenia tetralunaria Hufn., Odontopera bidentata Alb., Ennomos aidumnaria Wern., E. augularia "Wern., Phigalia pilosaria Alb., Nychiodes lividaria Hubn., Synopsia sociaria Hubn., Boai^mia umbraria Hubn., B. cinctaria Wern., Tephrosia crepusculan'a Wern., Gnophos glaucinaria Hubn., Gn. obscuraria Hubn., Gn.pidlata Tr., Psodos quadrifaria Sulz., Dasydia tenebraria Esp., Pseudoterpna pridnala Hufn., Geometra papilionaria L., lodis vemaria L., Phorodesma pustulata Hufn., Uemithea fimbrialis Scop., Ephyra anmdata Schul., E. pendularia L-, Hyria muricata Hufn., Acidalia ornata Scop., Pellonia calabraria Zell., Thamnomma contaminaria Hubn., Tephnna vincularia Hubn., JSumeria pulveraria L., Fidonia piniaria L., F. plumistaria Yill., Abraxas grossulariata L., Rhyparia melanaria L., Timia margarita Hubn., Anisopteryx aescularia Fabr., Hybernia defoUaria L., Larentia cyanata Hubn., L. turbata Hubn., Eiipithecia cauchijata Dup., Lobophora halterata Hufn., Melanthia albicil-

FRANGE (faune). 559

latah., Melanippe hastata L., Scotosia undiilata L., Ciàaria priinala h., Eubolia cervinata Fabr., E. moeniata Scop., E. peribolata Ilubn., Anaïtis plagiata L., Avenda flexularia Hubn., etc.

¥ Microlépidoptères. — Cette Iribu se compose de petits papillons qui, à l'état de larves , attaquent les ve'gétaux, les fruits, les graines, les fourrures, les vêtements de laine, etc., et commettent souvent des dégâts considérables; tels sont notamment : l'Alucite des céréales {OEcopJiora cerealella Latr.), la Teigne des grains [Tinea granella L.), la Teigne des pelleteries (T. pellionellaL.) , h Teinge des tapis {T. tapezella L.), la Teigne des crins (7'. crinella L.), la Tordeuse des pommes {Carpocapsa pomanella L.), la Toideuses des prunes {Penthina pruniana Ilubn.), la Tordeuse des raisins [ConcJnjlis roserana Tr.], la Pyralc de la vigne [Pijralis vitana Bosc), l'Asopie de la farine [Asopia farinaiis h.], rilyponomeule du fusain [Yponomeuta evonymella L.), etc. — Comme nous ne pouvons songer à énumérer ici les très-nombreuses espèces de ce groupe qui se trouvent en France, nous renvoyons aux ouvrages suivants, dans lesquels on trouvera tous les renseignements désirables : Stainton, The natural history of the Tineina, t. I à IX, London, 1858-70. — A. Gukkée, Species général des Lépidoptères, Paris, 1854. — Frey, Die Tineen und Pterophoren, Zurich, 1856; de plus, les nombreux mémoires que Peyerimboff et 31. Ragonot ont publiés dans ]es Annales de la Société entomologiqiie de France et dans les Petites nouvelles entomologiques de E. Deyrolle fils.

Diptères. De tous les ordres qui composent la classe des Insectes, l'ordre des Diptères est celui dont l'étude a été la plus négligée en France. A l'exception des travaux de Macquart [Hist. nat. des insectes Diptères. 2 vol., Paris 1854-55) et de Robineau-Desvoidy {Myodaires des environs de Paris), nous ne possédons aucun ouvrage français spécial, dans lequel soient énumérces et décrites les très-nombreuses espèces qui habitent notre beau pays. Dans cette situation, nous nous bornerons à mentionner ici les familles les plus importantes, en indiquant dans chacune d'elles les types les plus remarquables, sans tenir compte des intermédiaires.

Les Diptères se subdivisent en Aphaniptères, Némocères, Brachycères et Pupipares.

1" ÂruANiPTÈREs. Ce sous-ordre ne renferme qu'une famille, celle des Puliaides, dont les diverses espèces, à l'état adulte, vivent en parasites sur le corps des animaux à sang chaud. Ses représentants en France appartiennent tous au genre Pidex L.; ils sont au nombre de dix environ, savoir : Pulex irritans L. ou Puce de l'homme, P. caiiis Bouché, ou Puce du chien, P. gallinae Schr. parasite sur la poule domestique, P. martis Bouché (sur la marte ordinaire), P. sciurornm Schr. (sur les écureuils), P. erinacei Bouch. (sur le hérisson), P. talpae Bouch. (sur la taupe), P. musculi Bouch. (sur la souris), P. vespertilionis Bouch, (sur la chauve-souris) et P. élis Bouch., qui est parasite sur le chat domestique, et dont M. le docteur Laboulbène a fait connaître les premiers états (voy. Ann. soc. entom. deFrance, h" série, t. II, p. 267-275), 1872.

2° Némocères. Les espèces européennes de ce groupe se répartissent dans neuf familles, qui toutes ont des représentants en France. Citons comme types principaux :

Parmi les Cécidomy ides :Dioniyza oh fuscata Meig., Lasioptera alhipennis Meig., L. herherina Schrk, Cecidomyia salicina De Geer, C. rosaria Lw.,

C. J9î/rt Bouch., Diplosis pini\)eQ., D. tritici Kirb., ou Cécidomyie du blé, Hormomijia grandis Meig., H. juniperina L., Asphondylia verbasci Vall., Epidosis corticalis L\v. , Campylomyza bicolor Meig. , toutes espèces qui déposent leurs œufs dans les jeunes bourgeons des plantes et y forment des galles dans lesquelles les jeunes larves subissent leurs métamorphoses.

Dans les Bibionides : Bibio pomonae Fabr., jB. marci L., B. hortulanus L.. B. laniger Meig., etc.

Parmi les Culicides, dont les diverses espèces sont bien connues sous les noms vulgaires de Cousins, Moustiques, Maringouins : Corethra paUida Fabr., C. plumicornis Fabr., C. fusca Staeg., Anophèles bifurcatus L., A. maculipennis Meig., A. villosus R. Desv., Culex annulatus Schvk. , C. cantans Meig., C. nemorosus Meig., C. pipiens L., C. ornatiis Meig., C. quadrimaculatus Msicq., C bipunciatus Macq.

Enfin dans la famille des Tipulides, dont les représentants fréquentent surtout les bois humides, les prairies et les endroits marécageux : Trichosticha maculataMég., Tr. trivialis Meig.. Tr. lutea Meig., Tr. fuscipennis Meig., Dasyptera lineata Meig., D. nodulosa Macq., Gonomyia cothurnata Macq., Symplecta stictica Meig., S. punctipennis Jleig., Idioptera fasciata L., Lim~ nophila nemoralis Meig., L. bicolor Meig., L. discicoUis Meig., Poecilostola pictipennis Meig., P. punctata Meig., Epiphragma picta Fabr., Dactylolabis sexmaculata Macq., Rhamphidia longirostris Meig., Rhiphidia maculata Meig,, Limnobia modesta Meig., L. unimaculala Macq., Plychoptera contaminata L., Ft. albimana Fabr., Pt. paludosa Meig., Pt. pectinata Macq., Pachyrhina pratensis L., P. crocatah., P. maculosa Meig., P. histrio Fabr., P. cornicina L., Nephrotoma dorsalis Fabr., Tipula nigra L., T. gigantea Schik., T. hortensis Meig., T. hortorum L., T. horiulana Meig., T. oleracea L., T. /mnafa L., Ctenophora bimaculata L., Cl.ruficornis Meig., Ct. pectinicornisL., Ct. flaveolata Fabr., etc.

3° Brachycères. Ce sous-ordre, le plus vaste de l'ordre des Diptères, compte en France un nombre considérable d'espèces réparties dans une vingtaine de familles. Nous citerons seulement les plus importantes.

Les Stratiomydes présentent quelques types remarquables, te4s sont : Pachygaster ater Fabr., Nemotelus paniherinus L., Ephippium thoracicum Latr., Oxycera trilineata Fabr., 0. pulchella Meig., Stratiomys chamaeleon L., Str. longicornis Scop., Odontomyia tigrina Fabr,, Od. viridula Fabr., Od. Jiydroleon L., Sargus bipunctatus Scop., S. cuprarius L., Chrysomyia fonnosa Scop., Chr. polita L., Beris chalybeata Forst., B. vallala Fôrst., Actina nitens Latr., qui sont répandus un peu partout; Stratiomys cenisia Meig., spécial aux montagnes de la Savoie; Pachygaster Leachii Curt., Oxycera tenuicornis Macq. ct Ox. nigra Macq., des environs de Bordeaux; enfin, Oxycera formosa W. ct Odontomyia annulata Meig., qui se rencontrent seulement dans le Midi.

Les familles des Coenomyides et des Xylophagides sont représentées dans la Faune française : la première, par le Coenomyia ferruginea Scop., \i[. seconde par les Xylophagiis ater L., X. cinctus Deg., Subula maculata fahr., S. marginata Meig., .S. varia Meig. et S. citripes L. Duf.

Les Tabanides, connus sous le nom de Taons, sont de redoutables Diptères qui, à l'état adulte, sucent le sang des mammifères ; la France eu possède un bon nombre d'espèces, parmi lesquelles il importe de mentiouner surtout : Haematopoda pluvialis h., H. italica Meig., Hexatoma pelliicens Fabr., Ta-

FRANCE (faune). 541

hanmtropicus L., T. rusticm L., T. fiilvus Meig., T. hovimis L., T. glaucopis Meig., T.autumnalis L., T. bromiush., Chrysops marmoratus Ross., Chr.qnadratus Meig., CAr. caecutiens L., C^r. re//cfMs Meig., qui sont répandus dans la plupart de nos provinces; Pangonia flava Meig., de la région lyonnaise; puis Tabanus graecus Fabr., T. rufipes Meig., Pangonia maculata Ross., P. variegata Macq., P. marginata Fabr., P. mimns Meig. et P. jî^icto Macq., tous propres à nos départements du Midi.

Dans les ISémestr inides, la Faune irançaise ne possède que le Fallenia fasciata Fabr., qui habite le Languedoc et la Provence.

A l'exception de quelques espèces {Anthrax flava Meig., A. venusta Meig.,

A. niorio L., Lomatia laleralis Meig., Bombylius médius L., B. major L.,

B. minorh., Phthria piUicaria Mik., P. minuta Fabr. et P. fulva Lat., etc.), qui se rencontrent un peu partout, tous les représentants, en France, de la famille des Bombylides sont méTÏdionaux. Citons notamment : Anthrax leucostoma Meig., A. cana Meig., A. concinna Meig., A. afra Fabr., A. velutina Meig.,

A. punctata Wied., Exoprosopa stupida Meig., Ex. aeacus Meig., Ex. grandis Wied., Ex. vespertiiio Wied.; Ex. capvcina Fabr., propre à la région pyrénéenne; Ex. Germari Wied., des environs de Beaucaire ; Argijrdmaeba trifasciata Meig., des environs de Marseille ; Mulio obscurus Fabr., M. infuscatus Meig., delà Provence; Lomatia Behebul Fabr., Bombylius piinctatus Ydhr.,

B. ater Scop., de la région lyonnaise; B. cruciatus Fabr., B. niveus Wiedm., Systaechiis 7iitidulus Fabr., S. sulphureusUik., S. ctenopter us Uik., S. sericeus Meig., Dischistus minimus Schrk., Ploas virescens Fabr., P. flavescens Meig., Cyllenia maculata Lalr., Phthiria scutellaris Meig.; Geron gibbosus Meig., des environs de Beaucaire; Toxophora maculata Wied., f/s/a aeneaUeig., U. atrata Fabr., etc.

Dans les Asilides, nous possédons comme types principaux : Leplogaster cy- Undriciis De Geer, Dioctria rufipes De Geer, D. lateralis ^le\g. , Laphria fulva Meig., L. marginata L., Andrenosoma atra L.,ist7«s crabroniformis L., assez communs partout; Dioctria Beinhardi Meig., D. Baumhaueri Meig., propres à nos départements du Nord ; Dioctria Wiedemanni Meig. , Dasypogon teutonus L., Cyrtopogon ruficornis Fabr., Asilus chrysites Meig., A. cingulatus Fabr., A. barbarus L.,.etc,, qui habitent nos provinces méridionales; enfin, Apogon Dufouri Perr., des Landes; Heteropogon manicatus Meig., de la Provence ; Cyrtopogon flaminanus Meig., des Alpes de la Savoie, et Isopogon brevirostris Meig-, qui fréquente les prairies élevées des montagnes.

Le type le plus remarquable de la famille des Leptides est le Vermileo Degeeri Macq., qui habite le Midi et remonte sensiblement dans le centre, sans toutefois avoir été observé jusqu'ici aux environs de Paris ; signalons, en outre, comme espèces de la même famille assez communément répandues : Leptis scolopacea L., L. tringaria L., L. conspicua Meig., Chnjsopila aurea Meig., Chr. atrata Fabr., Atherix 7narginata]Fàhr., Ptiolina immacidata Fabr., etc.

La Faune française compte de nombreuses espèces dans la famille des Syrphides; nous citerons seulement : Bâcha elongata Fabr., iscm podagrica Fabr., Syrphus pyrastri L., S. ribesii L., S. vitripennis Meig., S. balteatus De Geer, Platycheirus peltatus Meig., Cheilosia mutabilis Fall., Ch. viduala Fabr., espèces communes, dont les larves vivent sur les végétaux oîi elles se nourrissent de pucerons ; puis, Bhingia rostrata L., Bh. campestris Meig.; Volucella homhylans L., V. pellucens L., F. inflata Fabr., Y. zonariaPoà., qui dé-

342 FRANCE (faune).

posent leurs œufs dans les nids de certains Hyménoptères sociaux (Bourdons, Guêpes, etc.); Arctophila bomhyformis Fall., A. mussitans Fabr., Eristalis sepulchralis L., E. tenax L., E. intricarius h., E. arhustorum L., E. nemorum L., Helophilus floreus L., Merodon spinipes Fabr., qui sont répandus partout; enfin, Merodon equestris Fabr., M. albifrons Meig., M. annidatus Fabr., Mi~ lesia crabroniformis Fabr. et M. splendida Ross., propres surtout à nos provinces méridionales.

Les OEstrides, dont les larves vivent en parasites sur les Mammifères, sont représentés dans la Faune française par un très-petit nombre d'espèces, dont les principales sont : Gastrophilus eqiii Fabr., G. flavipes Oliv., G. haemorrlioidalis L., G. nasalls L-, Hypoderma bovis Deg., Oestrus avis L. et Fharyngomyia picta Meig., dont la larve vit dans les poches pharyngiennes du cerf (voy. Ann. soc. entom. de France, 5^ série, t. VIII, xl et lxxxiv, i878).

Les Conopides et les Pipunculides vivent à l'état de larves dans l'abdomen d'autres insectes et, en particulier, de certains Hyménoptères et Acridiens. Signalons notamment comme se trouvant en France: Dabnannia aculeata L., D. punctata Fabr.,D. marginataUeïg., D. dorsata Meig., Myopa buccata L., Occemyia atrà L., Zodion cinereum Fabr., Z. notatum Meig., Conops vesicularis L., C. quadrifasciatus De Geer, G. flavipes L., G. elegans Meig., Physocephala nigra De Geer, Ph. rufipes Fabr., Ph. pzwiV/aMeig., Ph. viltata Fabr., Chalarus Iwlosericeus Meig., Pipunculus campestris Latr., P. pratorum Fall., etc.

La famille des Miiscides, la dernière et en même temps la plus vaste de la section des Diplères-Brachocères, renferme un nombre considérable d'espèces qui sont connues dans le vulgaire sous le nom général de Mouches. Elle se subdivise en plusieurs groupes, dont nous ne signalerons que les plus importants, en mentionnant, dans chacun d'eux, les types principaux qui se trouvent eu France.

Les Acalyptères vivent pour la plupart, à l'état de larves, soit dans les excréments, soit dans les matières animales ou végétales en décomposition. Les Borborus equinus Fall., B. fimetarius Meig., Scatophaga scybalaria L., -Se. lutaria Fabr., Se. stercoraria L., Se. merdaria Fabr., Lucma fascinta Meig., Dryomyza flaveola Fabr., Sciomyza cinerella Fall., Se. Schônherri Fall., -Se. striata Meig. , Oseinis frit L., Chiorops nasuta Schrk., CM. lineata Fabr., Homalomyia cunicularis L., etc. sont des types très-répandus; le Piophila casei L. vit, à l'état de larve, dans le fromage; les Eelomyza maxima Schin., H. gigantea Meig., H. ru fa Fall. attaquent les champignons, et en particulier les truffes, etc.

Les Muscines ont des larves qui se nourrissent, pour la plupart, d'excréments ou de viandes corrompues. Parmi les très-nombreuses espèces signalées en France, nous nous bornerons à citer les quelques types suivants, qui sont à peu près répandus partout : Cyrtoneura agilis R. Desv., Pyrellia cadaverina L., P. ignita R. Desv., Lucilia Caesar L., dont les larves, connues sous le nom vulgaire d'Asticots, dévorent les cadavres des animaux et sont très-recherchées des pêcheurs à la ligne; L. cornicina Fall., L. pubeseens R. Desv., Musca domestiea L., M. corvina Fabr., M. bovina R. Desv., M. vitripennis Meig., M. phasiaeformisUeig., plus particulière au Midi; Polletiia rudis ¥nhi\, J*. vespillo Meig., Calliphora vomitoria L., ou Mouche bleue de la viande ; C. azurea Fall., Graphomyia meridiana L., Stomoxys caleitrans L., Onesia se^

pidchralis Meig., 0. floralis R. Desv., Cynomyia mortuornm L., Sarcophaga carnaria L., ou Mouche vivipare, S. criientata Meig., etc.

Les Tachinaires forment une longue série de Muscides qui, à l'état de larves, vivent en parasites sur d'autres insectes. Parmi les espèces les plus communes, nous citerons : Macromjchia agrestis FalL, Metopia leucocephala Ross., Frontina laeta Meig., Masicera sciitellata R. Desv., Tachina larvarum h., T. rusticaUeig., T. poUta Meig., T. erucarum Rond., T. niacroglossae J{. Desv., Exorista vidgaris FalL, Ex. dubia FalL, Ex. cauta Macq., ISemoraea pupnrum Fabr., N. radicwnVahv., Gonia capitatade Geer, Zophomyia temida Scop., Echinomyia tessellata Fabr., E. fera L., etc.

Les Ggmnosomines et les Phasines se développent également dans le corps de certains insectes, tels sont principalement : Cistogaster globosusYahv., Gymnosoma rotimdata L.,Xysta holosericea Fabr., Phasia analis Fabr., P/i. crassipennis Fabr., Alophora hemiptera Fabr., etc.

4" PupiPARES. Ce sous-ordre, le dernier des Diptères, se compose d'insectes remarquables, autant par leur organisation que par leurs mœurs. Tous sont parasites et vivent les uns sur les Insectes [Braulides), les autres, beaucoup plus nombreux, sur les Mammifères et les Oiseaux. Mentionnons, comme ayant été trouvés en France : Braida caeca Nitzs., sur les bourdons; Melophagus ovinus Latr., sur les moutons; Lipoptena cervi L., sur les cerfs, les daims, les chevreuils; Ornithomyia avicidaria L., sur les buses ; Stenopieryx hirundinis L., et Oxypterum pallidum Leach, dans les nids d'hirondelles; Uippobosca equina L., sur les chevaux; enûn Nycteribia Latreillel Leach [N. vespertilionis Latr.), N . Hermanni heach {N. hiarticidata Westw.) et A^ vespertUionis L., sur les «hauves-souris.

MYRIAPODES. Les Myriapodes, si nombreux dans les conti"ées tropicales, ne «ont représentés en France que par un très-petit nombre d'espèces. On n'en trouve que peu à l'état fossile; ils sont surtout disséminés dans les terrains oolithique et tertiaire.

Dans les C/ii/opofZes nous citerons : Geophdiis longicornis Leach, G. simplex L., G. electricus L., etc., qu'on trouve dans la terre des jardins, des bois, etc.; ScolopendreUa notacanthea Gerv., espèce presque microscopique qui abonde dans les jardins de Paris; Scolopendra morsitans Gerv., la plus grande espèce indigène, qu'on ne rencontre guère en France qu'aux environs de Montpellier et de Marseille ; elle est plus répandue en Italie et en Dalmatie, et jusque dans les hides occidentales, où elle atteint une longueur de 20 centimètres ; Se. cingtdata L., spécial au Midi de la France et dont la piqûre est assez dangereuse; Cryptops hor ternis Leach, C. argUis B. M., communs dans les jardins et les bois, sur les feuilles et la mousse; Lithobius forficatush. et Scutigera coleoptrata L., qui hantent nos habitations et sont surtout nombreux dans nos piovinces méridionales; enfin, Se. araneoides PalL, cantonné dans la région méditerranéenne.

Parmi les Chdognathes, mentionnons : Polyzonium germanicum Brdt, assez commun dans nos forêts ; Juins sabidosus L., J. pusillus Leach, J. terrestris L., répandus partout et sécrétant une matière odorante qui rappelle assez bien l'odeur du bioxyde d'azote; Blaniidus gutlulatus Tabr., qu'on trouve souvent dans les fraises; Polydesmus complanatas Deg., espèce dépourvue d'yeux, qui habite sous les pierres et les feuilles ; StrongylosomapalUpesBràt., Str.jidoïdes

344 FRANCE (faune).

Brdt., également ainophih3\mes ; Polyxenus ïagurm L., qu'on rencontre sous les écorces, P. Huxleyi Lbk., P. pedunculatus Lbk., très-petites espèces, qui vivent sous les feuilles mortes; enfin, Glomeris limbata Latr., abondant dans le centre et le nord de la France, Gl. marginata Leach, G/, giittata Latr., etc., spéciaux au littoral de la Méditerranée.

ARACHNIDES *. La classe des Arachnides occupe une grande place dans la faune française ; ses principaux ordres y sont représentés par de nombreuses espèces, à l'exception de ceux des Pedipalpi {Tarentiila Fabr., Thehjphonus Latr.) et des Solifugae [Galeodes Oliv.), le premier étant confiné entre les tropiques, et le second ne dépassant pas, dans l'hémisphère nord, le centre de l'Espagne.

L'ordre des Aranej: renferme toutes les araignées proprement dites ; de beaucoup le plus riche en espèces et le plus important de la classe des Arachnides, il compte en Europe 21 familles, dont une seule, celle des Hersilidae, manque à la faune de France.

La famille des Attidae, l'une des plus nombreuses, car elle renferme actuellement plus de mille espèces, est représentée en France par 150 espèces réparties en 27 genres ; certains Attidae offrent une frappante ressemblance de forme et de couleur avec les fourmis, tels sont : le Salticus formicarius de Geer, le Leptorchestes berolinensis C. K. , le Synageles venator Lucas; parmi les Attidae de forme normale, les plus nombreux en France sont les Ileliophanns C. K., Attiis Wlk., Euophrys C. Koch, Hasarius E. S., CaUiethera C. Koch; à ce dernier appartient C- scenica Cl., l'une des araignées les plus communes; certains Attidae se font remarquer par leur forme courte et trapue, tels sont les JSeera E. S., les Ballus C. K., les Neoii E. S. ; le JSeon Rayi E. Sim. est propre à la France.

La famille des Lycos idae renferme des araignées vagabondes, ne construisant aucune toile ; au moment de la reproduction, elles portent leur cocon attaché aux filières et, après l'éclosion, les jeunes montent sur le dos de leur mère. Le genre L?/cosa Latr. , qui compte 58 espèces françaises, renferme la L. narbonensis Wlk., commune dans le Midi sur les pentes arides où elle creuse un large terrier ; c'est l'une des plus grosses araignées de notre faune ; les autres Lycosa sont de taille moyenne ; quelques-unes sont très-répandues dans nos environs, telles que L. accentuata Latr., pulverulenta CL, ruricola de Geer, cinerea Fabr., etc. La L. insignita Th., commune dans les hautes montagnes, a été retrouvée au Groenland ; les L. littetiana E. S. et figurata E. S. sont propres à la France; le genre Pardosa C. K., encore plus nombreux, se compose d'espèces plus petites ; quelques-unes sont très-communes partout : amentata CL, hortensis Th., lugubris Wlk., etc.; d'autres sont propres aux prairies les plus élevées des Alpes : cursoria C. K., nigra G. K. ; le genre Pirata Snd. ne compte que peu d'espèces vivant au bord de l'eau : piraticus CL, etc. et le genre Aidonia C. Koch, n'en renferme qu'une seule : A. albimana Wlk. Appaiiiennent encore aux Lycosidae le genre un peu aberrant des Dolomedes Wlk, dont le type D. fimbriatus CL est une belle araignée ornée de

Le chapitre relatif aux Arachnides a été entièrement rédigé par M. E. Simon qui a fait une étude toute spéciale de ce groupe ; nous nous empressons de lui adresser tous nos remerciments. L. Un. et E. Lef.

FRANCE (faune). ^^^

bandes jaunes, vivant sur le bord de l'eau, et le genre Ocyale C. Koch., dont la seule espèce, 0. mirabilis Cl., est très-commune partout ; dans ces deux genres, le cocon n'est pas attaché aux fdières, et la femelle construit une tode spéciale pour le déposer. La petite famille des Oxyopidae, un peu intermédiaire entre la précédente et celle des Thomisidae, n'est représentée en France que par trois espèces du genre O.rî/o/Jes Latr., ramosus Panz., lineatus Latr. et heterophthalmus Latr. , qui atteignent à peine les environs de Paris.

La famille des Sparassidae, très-voisine de celle des Thomisidae, dont elle diffère par son bandeau très-étroit et ses lames maxillaires droites, renferme de très-grosses araignées ; le genre Sparassiis a deux espèces dans l'extrême Midi de la France : Argelasi Latr. et spongitarsis L. Duf. ; le second remonte accidentellement jusque dans les Charentes; le type du genre Micrommata Latr., le M. virescens CL, commun dans nos environs, est une belle araignée d'un vert clair, relevé, chez le mâle, d'une bande dorsale rouge.

La grande famille des Thomisidae renferme toutes les araignées connues vulgairement sous le nom d' Araignée-crabe, à cause de la direction de leurs pattes et de leur démarche latérale ; dans un premier groupe, les pattes sont très-inégales, celles des deux premières paires étant beaucoup plus longues et plus épaisses que les autres; le genre principal XysticusC. K. compte en France une trentaine d'espèces, dont quelques-unes sont fort communes : cristatusC\.,Kochilh., ulmi Ilahn, etc.; les Misumena Latr., Diaea Th., Synaema E. S., remarquables par leurs belles teintes claires, se tiezment sur les fleurs; les Ojcj/ptila E. S., dont les téguments sont rugueux et épineux, se trouvent sous les pierres, tandis que les Coriarachne Th., dont le corps est très-déprimé, se cachent sous les écorces. Un second groupe renferme les Thomisidae à pattes d'égale longueur; le genre Philodromus Latr., qui en est le type, compte beaucoup d'espèces qui se font remarquer par la rapidité de leurs mouvements ; les P. margaritatus CL, dispar Wlk., aureolus Cl. sont répandus partout; le genre Tibellus E. S., type oblongus y^Ws.., et Thanatus C. K., type formicinus CL, sont également communs en France.

La petite famille des Palpimanidae n'est représentée en Europe que par le Palpimanus gibbulus L. Duf., très-répandu en Espagne et en Algérie, et qui a été pris aux environs de Nice.

La famille des Eresidae n'est représentée en France que par quelques espèces du genre Eresus, dont le type E.moniliger Villers, se trouve jusqu'aux environs de Paris, dans les plaines sablonneuses ; la femelle, qui est noire, creuse un terrier qu'elle tapisse d'une forte toile ; chez le mâle, l'abdomen, d'un rouge vif, est orné de quatre points noirs.

La famille des Epeiridae renferme toutes les araignées construisant une toile orbiculaire formée de cercles concentriques coupés de rayons ; elle est trèsrépandue en France, et plusieurs de ses espèces y sont très- communes. Le groupe des Gasteracanthinae, si nombreux dans les pays chauds, est étranger à notre faune, mais il est représenté en Corse par deux petites espèces du genre Peltosoma E. S. Le genre Argiope Sav. , également riche en exotiques, a deux espèces en France; leur habitat est très-étendu: l'A. Bruennichi Scopl., qui s'avance jusqu'à Paris, est répandu dans toute l'Europe et l'Asie, jusqu'au Japon ; ÏA. lobata Pallas, qui ne dépasse pas, au nord, le Midi de la France, s'étend dans toute l'Ali-ique jusqu'au Cap. Le genre Epeira compte chez nous une trentaine d'espèces; chez les unes, l'abdomen est anguleux en avant, telles sont : E. angu-

546 FRANCE (faune).

lata Cl., dromedaria Wlk., gihhosa Wlk. ; chez d'autres, il est un peu triangulaire, telles sont : marmorea Cl., diademata Cl., cette dernière trèscommune en automne, même dans les jardins de Paris ; chez d'autres, l'abdomen est ovale, tantôt convexe : cornuta Cl., patagiata Cl., si communs au bord de l'eau, tantôt déprimé: umbralica Cl., qui se cache sous les écorces ; chez d'autres enfin, l'abdomen est allongé : ceropegia Wlk., carhonaria L. K., cette dernière, qui habite dans les Alpes sur les morènes des glaciers, a été retrouvée depuis au Labrador. Parmi nos Epeiridae les plus communs, il faut encore citer les Zilla, type .x-notoia CL, les Singa, type hamata CL, les Meta, type segmentata Cl. ; la Meta Menardi Latr. habite dans les caves et les grottes oii elle suspend à la voûte un beau cocon blanc en forme de poire; la Cyrtophora opuntlœ L. Duf. du Midi, remarquable en ce que, par exception, sa toile n'est pas orbiculaire mais en simple trame horizontale. Enfin, la famille des Epeiridae se termine par le genre Tetragnatha Latr., au corps étroit, aux pattes trèslongues, dont le type T. extensa L. est très-commun sur le bord des ruisseaux.

Les Uloboridœ touchent de près aux Epeiridae, mais ils sont pourvus d'un calamistrum; leur toile est tantôt orbiculaire, tantôt mcomplète et formée seulement de quelques rayons isolés ; VU. walckenaerius Latr. est commun dans le Midi et le Centre de la France; le plumipes Lucas est méridional; VHijptiotes paradoxus Wlk. est assez répandu, mais rare partout.

La famille des Theridionidae est la plus nombreuse de notre faune; c'est aussi celle qui renferme les plus petites espèces ; elle se divise facilement en trois groupes ; chez les Théridions proprement dits, les lames maxillaires sont inclinées et les pattes sont dépourvues d'épines; le genre Theridion Wlk., renferme plus de 50 espèces françaises, dont les plus communes sont: lineatum CL, sisyphium CL, formosum Cl.» etc.; plusieurs espèces du genre Steatoda Sud vivent dans l'intérieur des maisons, telles que : bipunctata L., triangulosa Wlk; les Euryopis, type flavomaculatum G. K., de petite taille, vivent dans les mousses; le Latrodectus tredecimguttatus Rossi, si redouté en Corse, appartient à ce groupe ; il a été signalé sur plusieurs points de la France : en Bretagne, à Avignon, à Lunel, etc. Un second groupe renferme le genre Linyphia, dont les mâchoires sont droites et les pattes épineuses; la toile se compose d'une nappe horizontale, soutenue par un double réseau irrégulier ; un grand nombre sont très-communes, entre autres: montana CL, triangularis CL, etc. Enfin un troisième groupe se compose du genre Eriyone Sud, qui ne compte pas moins de 200 espèces en France ; chez ces petites araignées, le céphalothorax de la femelle est normal, mais celui du mâle est presque toujours pourvu de protubéi^ances affectant les formes les plus singulières, il suffit de citer : les E. acuminataBl., bituberculata Wider, monoceros Widcr, cucullata C Koch, etc., quelques-uns habitent les grottes des Pyrénées : lucisca E. S.

A la famille des Theridionidae appartiennent encore quelques types aberrants, par exemple les Pachygnatha Sund, qui se rapprochent beaucoup des Epeiridae; trois espèces sont très-communes : P. de Geeri Sund, Clercki Sund et Listeri Sund; les Oroodes, i^pe paradoxus Lucas, dont l'abdomen s'élève en énorme tubercule; enfin les Ariames Th., et Argyrodes E. S., aux teintes argentées, qui, dans le Midi, vivent en parasites sur les toiles d'Epeires. Les Pholcidae offrent les plus grands rapports avec les Theridionidae, dont ils diffèrent par le groupement de leurs yeux et l'excessive longueur de leurs pattes ; les Phol-

FRANCE (faune). 5i7

eus phalangioides Fuessl., et opilionoides Scli., sont communs partout, le premier dans l'intérieur des maisons ; les Holocnemus E. S., et Sperniophora Hentz sont du Midi. La petite famille des Urocteidae n'a que peu d'espèces confinées dans le Midi; le type Urotea Durandi Wlk., belle araignée noire ornée de taches jaunes, est commune sous les pierres, où elle file une toile en forme de tente ; les Oecohius, de très-petite taille, vivent soit sous les pierres, soit dans les maisons.

La famille des Enyoidae est également peu représentée en France ; elle y compte une dizaine d'espèces du genre Enyo ; gallica E. S., elegans E. S., etc. Ce sont de petites araignées très-vives, se nourrissant de fourmis ; près la frontière d'Espagne, on trouve aussi la Selamia reliculata E. S. La famille plus importante des Agelenidae renferme quelques types bien connus, entre autres les Tegenaria Latr., dont plusieurs espèces : ferruginea Panz., parietina Frc, domestica Cl., vivent dans l'intérieur des maisons, oîi elles filent dans les angles une grande toile en forme de nappe; les Agelena labyrinthica Cl. et similis Keys. couvrent de leur grande toile les haies et les hautes herbes; les genres Textrix Sund, et Hahnia C. Koch ne renferment que de peLiles espèces ; le type du genre Caetotes Bl., le C. atropos Wlk., est très-commun dans nos bois, tandis que les autres espèces du genre se trouvent soit dans les Alpes : pabulatorE. S., etc., soit dans les Pyrénées : roscidus C. K. Enfin la famille des Agelenidae est encore représentée par ri?;^î/ro?ieta aquaticaCi., la seule araignée exclusivement aquatique, très-répandue dans le Centre et le Nord de la France.

La famille des Dictynidae, moins nombreuse que la précédente, se compose d'araignées pourvues d'un calamistrum ; les ùictyna Sund sont de petites araignées filant leur toile irrégulière soit sur les plantes soit sur les murailles ; les unes, arundinacea L., uncinata Th., latens F., civica Luc, de couleur foncée, avaient été toutes confondues par Walckenaer sous le nom de Theridion henigmini; les autres sont de couleur verte ou rosée : puella E. S., viridissima Wlk.; les Lethia M., type humilis Bl., et les Titanaeca Th. sont voisines des Dictyna; les Amaurobius G. Koch, de taille plus forte, habitent soit sous les écorces et les pierres, fenestraUs St., soit dans les caves, ferox AYlck. La famille des Drassidae, la plus nombreuse après celle des Theridionidae, se compose d'araignées de forme normale, ne filant point de toile, mais construisant presque toutes une coque ou cellule d'habitation. Dans un premier groupe les mâchoires ont une impression et les filières inférieures sont disjointes ; les Micaria, types fidgens "Wlk et pulicaria Sund, sont de petites araignées à coloration métallique; les DrassusWlk., de couleur fauve, sont de forte taille; les types lapidosiis Latr., troglodytes C. K., sont communs partout; les Prosthesima L. K., très-nombreuses (plus de 40 en France) sont de taille moyenne et de couleur foncée, type subterranea C. K., enfin les Gnaphosa Ltr., de même forme, sont en général plus grosses, la G. lucifuga Latr, est commune sur les terrains calcaires, elle est remplacée sur les terrains siliceux par la G. lugubris C. Koch ; chacun de ces genres possède des espèces propres aux sommets des Alpes : Micaria aeneaE. S,, Drassusvinosus E. S., Prosthesima clivicola L. K., Gnaphosa tigrina E. S. ; d'autres propres aux régions maritimes : G. oceanica £. S., etc. Un second groupe est caractérisé par des mâchoires sans impression et des filières inférieures conniventes ; les genres principaux : Anyphœna Sud, type accentuata Wlk, Clubiona Ltr., type pallidula CL, Chiracanthiiim G. K., type pitntiorium Villers, sont très-répandus dans nos

348 FRANCE (faune).

environs; viennent ensuite quelques genres anormaux comme les ^^roeca Wst., type hrunnea BL, qui ressemblent aux Agelena, et les Zora C. K., type spinimana Snd, qui rappellent les Lijcosidœ.

La îamille des Scytodidœ, très-peu nombreuse, renferme le genre Scî/toc?esLtr., dont le type S. tlioracica Ltr., se trouve communément sous les pierres dans le Midi, mais n'habite, sous le climat parisien, que l'intérieur des maisons ; et le genre Loxosceles, type rufescensL. Dufour, qui est propre au Midi.

La famille des Dysderidœ, caractérisée par le nombre des yeux qui est réduit à 6 et par la simplicité des organes sexuels, a pour type le genre Dysdera Ltr., dont 5 espèces : erytlmnaLa.\.r.,crocata G.K. et Hombei^gi Scopl. : habitent nos environs ; elle renferme aussi le genre Segestria Ltr. dont le type, S. florentina Rossi, est une grosse araignée noire remarquable par ses chélicères d'un vert métallique ; et VOonops pulcher Templ. qui est la plus petite araignée connue. La petite famille des Filistatidœ, intermédiaire entre la précédente et celle des Avicularidœ, n'a qu'un seul genre en Europe, dont le type Filistata testecea Latr. est commun dans le Midi de la France.

La famille des Avicularidae, très-nombreuse sous les tropiques, renferme toutes les araignées anciennement connues sous le nom de Mygale ; ses représentants exotiques atteignent souvent une taille colossale ; en France, ils sont peu nombreux et de plus modeste proportion. Un seul est répandu dans toute la France, VAlypus piceus Sulzer ; il creuse sur les talus ou sous les mousses des bois un terrier étroit et profond qu'il garnit d'un tube soyeux dont une partie reste extérieure. Quelques espèces voisines habitent diverses parties delà France: A. bleodonticus E. S., Blackwalll E. S., etc.

La Provence et le Languedoc nourrissent les genres iV^emesia Sav., et Cteniza Latr., dont le terrier, fermé par un opercule mobile, a depuis longtemps attiré l'attention des observateurs et a été étudié en dernier lieu par T. Moggridge; les Nemesia cœmentaria Ltr. et suffiisa Cb., habitent l'Hérault et l'Aude, les ]Semesia Eleanora Cb., Mandersjernœ L. K., etc., la Provence; une seule, le iV. Simoni Cb. habite le Sud-Ouest de la France, la Gironde, les Landes et les Basses-Pyrénées. Le genre Cteniza, dont le type (Sawiia^ei) est très-commun en Corse, est représenté en France par une forme voisine, C. Moggridgei Cb., confinée dans quelques vallées humides des Alpes-Maritimes.

L'ordre desScoRPio;NEs, si nombreux dans les pays chauds, n'est représenté en France que par six espèces propres aux régions méditerranéennes, ne dépassant pas au nord le 45" de latitude, et n'atteignant pas à l'ouest les départements océaniques. Le Buthus eiiropœus L., plus connu sous le nom de S. occitanus, ne s'éloigne guère de la région maritime : il est rare à l'est du Rhône, mais trèscommun à l'ouest depuis Cette jusqu'à la frontière d'Espagne; VEuscorpius flavicaudis de Geer est très-commun, dans l'extrême Midi il habite sous les pierres, un peu plus au nord il ne se trouve plus que dans les maisons, il s'avance ainsi, parpetites stations isolées jusqu'à Grenoble ; VE. carpathicush., habite les contreforts des Alpes; les E. italiens Herbst et Fauzagoi E. Simon, n'ont été pris qu'accidentellement près des frontières d'Italie et d'Espagne ; enfin le Belisarius Xanbeui E. Simon, qui est aveugle, a été découvert récemment dans les Pyrénées-Orientales.

L'ordre des Cherketes, ne renferme que des Arachnides de petite taille appelés vulgairement Pinces et pendant longtemps rapprochés des scorpions à cause d'une ressemblance de faciès purement extérieure. Les ouvrages les plus

FRAÎSCE (faune). ô49

récents ne mentionnaient en France que 5 ou 6 espèces de Chernetes, nous

avons porté ce nombre à près de 50 et beaucoup d'espèces restent sans doute à

découvrir. Dans une première tribu les pattes ont un second trochanter ou

trochantin et l'article mobile des chélicères est prolongé par un appendice

membraneux ou galea ; le genre Chellier Geoff. a pour type le C. cancroi-

iles L., qui vit dans nos maisons, dans les herbiers, les cages, etc. ; les autres

espèces se trouvent sous les écorces ; les unes sont pourvues de deux yeux :

C. maculalus L. Koch, de Geeri G. K. etc. ; les autres sont aveugles : C cvni-

coides Fabr., nodosus Schr., etc., ce dernier a souvent été observé accroché à

des mouches. Les Garypus L. K., Olpiiim L. K. et Chiridium Meuge n'ont de

trochantin qu'aux pattes postérieures; les Garypus, type Uttoralis L. Koch,

se distinguent par un front prolongé en museau et se trouvent toujours au bord

de la mer; le Chiridium museorum Leach habite nos maisons comme le C. can-

croides. Une seconde tribu est caractérisée par l'absence de trochantin et de

galea ; elle renferme les Obisium Leach et les Chthonius G. Koch, qui sont

communs dans les mousses ; les Chthonius se trouvent aussi dans les caves

humides ; quelques Obisium, dépourvus d'yeux et aux formes très-grèles, ont été

observés dans les grottes des Pyi-énées et décrits sous les noms de Blothrus

AbeilleiE. S., Cerfeerws E. S., etc.

L'ordre des Opiliones ou faucheurs est représenté en France par ses trois sousordres, mais les deux premiers n'y comptent qu'un petit nombre d'espèces; ce sont eu effet des animaux de régions chaudes égarés sous nos climats ; la grande masse des Opiliones indigènes appartient au troisième sous-ordre. Le sous-ordre très-aberrant des Cyphophthalmi E. S. , caractérisé par des yeux latéraux pédicules et par la présence de filières, a deux familles en Europe : celle de Gihocellidae est étrangère à la France, mais celle des Sironidaey est représentée par le Siro rubens Latr. , qui se trouve dans le Midi sous les pierres très-enfoncées. Le sous-ordre des Mecostethi, caractérisé par un sternum étroit et long et par des pattes-mâchoires pourvues d'épines et de griffes puissantes, est abondamment répandu sous les tropiques, principalement en Amérique, mais en France il n'est représenté que par le genre Phalangodes Tellk (synonyme de Scotolemon Luc), dont toutes les espèces sont cavernicoles ou lucifuges ; l'une est propre aux Gévennes : P. Querilhaci Lucas, les autres sont Pyrénéennes : Lespesi Lucas, etc. Le sous-ordre des Plagiostethi diffère du précédent par un très-petit sternum transverse caché par une grande avance intercoxale de l'abdomen ; il renferme tous les faucheurs normaux remarquables par l'extrême longueur de leurs pattes. Les faucheurs typiques forment la famille des Phalangiidae, les uns sont trapus et épineux, tels sont les Sclerosoma Lucas, Astrobunus Th., Acanlholophus C. Koch ; une espèce de ce dernier genre, gallicus E. S., est propre à la France ; les autres Phalangiidae ont un corps ovale, court et de très-longues pattes; les Liobunum C. Koch, type rufum Latr., les Phalangium L., i]pe opilio L., sont communs partout ; les OUgolophus K., type morio, habitent les régions élevées et froides; les Prosalpia L. K., sont confinés aux sommets des Alpes.

Les Ischyropsalis C. Koch, remarquables par l'excessive longueur de leurs chélicères, forment une petite famille à part : le genre Ischyropsalis C. Koch, a quelques espèces dans les Gévennes, tuteipes E. S., et dans les Pvrénées, pyrenaea E. S., nodifera E. S., où elles habitent dans les grottes ou dans les mousses des torrents.

350 FRANCE (fauke).

La petite famille des Nemastomatidae a pour type le genre Nemasfoma dont deux espèces, lugubre Muller et chrysomela Herm., sont communes partout, les autres étant soit alpestres, dentipalpe Auss., soit pyrénéennes, bacilliferum E. S. Enfin la famille des Troguliclae termine l'ordre des Opiliones, ce sont des faucheurs à pattes courtes et épaisses, à corps ovale et déprimé, prolongé en avant par une sorte de chaperon cachant les pièces buccales ; deux types les Dicranolasma Sorensen et Amopaum Sor., propres à l'extrême Midi, font un peu le passage des Nemastoma aux Trogulus ; les genres typiques : Aiielasmocephalus E. S., Trogulus Latr., Metopoctea E. S., sont répandus dans toute la France, mais peu nombreux en espèces ; ils se trouvent dans les mousses des bois et leur démarche est très-lente.

L'ordre des Acari ou Acariens renferme tous les Arachnides appelés vul^airement Mites ; il a été peu étudié au point de vue spécifique et, dans l'état actuel de la science, il est impossible de se rendre compte, même approximativement, du nombre des espèces qui le représentent dans notre faune; il est seulement permis de supposer que ce nombre est très-considérable. Les acariens ont cependant fait l'objet des études de Dugès, Dujardin et Nicolet, de MM. C. Robin, Fumouze et Megnin en France; de Claparède et de Kramer en Allemagne; de Fanzago en Italie; mais les observations de ces auteurs n'ont porté que sur quelques types isolés ; aucun travail d'ensemble n'a été entrepris.

A la sortie de l'œuf, les Acariens sont hexapodes, ce n'est qu'après plusieurs mues successives qu'ils deviennent octopodes ; pendant longtemps on a cru que là se bornaient leurs métamorphoses ; mais les recherches récentes ont montré que beaucoup de ces Arachnides subissent, des changements plus profonds avant d'arriver à leur forme définitive; plusieurs de ces formes transitoires avaient été décrites comme genres particuliers par les anciens auteurs, tels sont les Achlysia Aud., les Leptus Latr., les Hypopus Ducès, etc.

La famille des CaecuUdae, qui se rapproche beaucoup des Opiliones, n'a, en France, que le Caeculus echinipes Duf., très-répandu dans tout le Midi, vivant aussi sur les plus hautes montagnes des Alpes. Les Oribalidœ, reconnaissables à leurs téguments très-durs et brillants, sont nombreux dans les mousses et sous les écorces : genre Oribates Latr., type alalus Herm., genre Pelops Koch., type ac/'omios Herm., genre Damaeus C. Koch., type geniculatus L., aux pattes .ongues; genre Ilaplophoro Koch., type dasypus Dugès, qui a la faculté de se rouler en boule.

La famille des Gamasidae esi représentée par le genre Gamasus Latr., type crassipes L., qui vit dans les matières décomposées et s'accroche souvent aux insectes et aux petits mammifères comme simple moyen de transport. Les Dermonyssus Dugès sont parasites, soit des oiseaux [gallinae Redi), soit des chiroptères [lanius Koch.); enfin les iVotasjJzs Herm., type cassideus Herm., vivent dans les mousses. Les Trombidiidae sont très-nombreux en France, et se font remarquer par leur belle couleur rouge ; adultes, ils vivent dans les endroits humides; jeunes, la plupart se fixent en parasites sur des insectes, particulièrement sur les faucheurs; genre Trombidium Latr., type, holosericeimi L., genre Rhyncholophus Dug., type phalangioides Dug., genre Erythraeus Latr., type ruricola de Geer, Cheyletus Latr., type eruditus L., Telramjchus Duf., type lintearius Duf., qui possède la faculté de filer une toile, Linopodes Koch., type motatorius L., aux pattes antérieures très-longues.

FRANCE (faune). 551

Les Bdellidae ou acariens à rostre sont moins nombreux; genre BdellaLatr.y type longirostris Herm., genre Scirus Herni., type elaphus Dugès.

Les Hydrachnidae sont essentiellement aquatiques et très-répandus dans toutes nos eaux douces ; quelques-uns sont parasites des L'nio et des Anodontes; d'autres, à l'état de larve seulement, se fixent sur les coléoptères et hémiptères aquatiques; les genres principaux sont : Hydrachna Mûll., Atax Fabr., Lhnnochares Latr. Les Ixodidae, appelés souvent tiques, vivent sur les tiges des plantes, ils se fixent, à l'occasion, sur les mammifères et même sur l'homme pour en sucer le sang ; les deux espèces les plus communes de nos environs sont : Jxodes reduvius L., et Dermacentor reticulatus Fabr. ; dans les grottes du Midi on trouve des Eschatocephalus Fruenf., qui sont parasites des Rhinolophes ; enfin, le genre Argas Latr., dont le type A. reflexus Fabr., se fixe souvent sur les pigeons.

Les Acaridae proprement dits, ont pour type le genre Acarus L., appelé aussi Tyroglyphus, dont quelques espèces connues des anciens, vivent dans le fromage, la vieille farine, etc., tel est l'i. siroL.;ÏA.entomophagus Laboulb., ravage les collections d'insectes; les genres Glyciphagus Hering., Typhlodromns Pack., le curieux Heteropus venlricosus Newp., appartiennent probablement à celte famille. Les Sarcoptidae sont essentiellement parasites des mammifères et des oiseaux : l'un d'eux, Sarcoptes scahiei L. , détermine chez l'homme la maladie appelée gale; les genres Sarcoptes Lat., Psoroptes Gerv., etc., sont psoriques et vivent dans l'épaisseur de la peau des animaux; les genres Dermalichus K., Pierolichus C. Robin, etc., vivent dans les plumes des oiseaux; enfin la petite famille des Tenuridae n'est représentée que par le Demodex follicidorum G. Sim., qui vit dans les follicules sébacés de l'homme et de quelques mammifères, comme le chat, le loup, etc.

CRUSTACÉS- Cette classe renferme des animaux essentiellement aquatiques, à l'exception toutefois de ceux qui composent la famille des Oniscides. On en connaît environ 5500 espèces vivantes et 1600 fossiles, ces dernières appartenant en grande partie à l'ordre des Trilobites, qui dominait à l'époque silurienne et qui est depuis longtemps complètement éteint. Les Crustacés se divisent en neuf ordres qui, tous, ont des représentants en France.

L Décapoiies. Cet ordre comprend à la fois des types marins et des types d'eau douce; ces derniers se réduisent chez nous au Caridina Desmaresti Mill., qui se rencontre dans le Midi, et à trois espèces du genre Astacus [Ecrevisse), qui sont : Astacus fluviatilis L., répandu partout dans les eaux courantes ; A. longicornis Lereb. et A. pallipes Lereb., très -abondants tous deux aux environs de Strasbourg: le premier, dans les eaux très-courantes à fond caillouteux ; le second, dans les eaux moins courantes et à fond vaseux.

Quant aux Décapodes marins, ils sont nombreux sur nos côtes, aussi bien sur celles de la Manche et de l'Océan que sur celles de la Méditerranée. Au lieu de les énumérer ici dans leur ordre systématique, c'est-à-dire par sous-ordres et par familles, nous croyons plus intéressant, pour donmr une idée précise de leur répartition dans nos mers, de reproduire une partie d'un travail publié sur le même objet par M. Fischer, dans les Comptes rendus de l Académie des sciences, t. LXXIV, p. 1589. 1872.

1° Décapodes se trouvant sur toutes nos côtes, répandus également dans loutBs les mers d'Europe: Stenorhynchus phalangiimiPeim., St. longirostris

552 FRANCE (faune).

Fab., MacJuis scorpio Fab., Pisa Gibbsi Leach, Maîa squinado Herbst., Eurynome asvera Vena. , Cancer pagurus L., Pirimela denticulata Mont., Xantho floridus Mont., X. rmdosus Risso, Pilunmus hirtellus L., Carcinus nioenas Penn., Platyonichus latipes Penn., Portiinus puber L., P. depurator L., P. holsatus Fab., P. marmoreus Leach, P. armatus Leach, Gonoplax rhomboïdes Fab., Pinnotlierus pisumL.,Ebalia Crmichi hesicb, Tliia politaLea.ch, Corystus dentatus Fab., Dromia vulgaris Edw., Pagurus Bernhardus L., P. Prideaiixi Leach, Porcellana platycheles Penn., P. longicornis Penn., Cyllarus ardus L., Galathea strigosah. , G- s qu ami fer a Leach, Palinurus vulgaris Latr. (Langouste commune), Callianassa subterranea Mont., Homarus vulgaris Edw. (Homard commun), Nephrops No7'vegicus h., Crangon vulgaris Fabr. (Crevette grise), Cr. spinosus Leach, Cr. fasciatus Risso, ISika edul is Kisso, Palemon serratus Penn., P. squilla L., P. rectirostris Zadd., Virbius varians Leach, Hippolyte Cranchi Leach, Alhanas nitescens Leach, Alpheusruber Edw.

2° Espèces septentrionales habitant la Manche et les côtes de la Bretagne, mais ne dépassant pas au sud l'embouchure de la Loire : Acheus Cranchi Leach, Hyas aranea L., H. coarctata Leach, Pisa tetraodon Penn., Gebia deltura Leach, Axia stirlnjncus Leach, Cuma Audouini Edw.

0° Espèces habitant la .Méditerranée et les côtes du Sud-Ouest, sans atteindre la Manche : Eriphria spinifrons Herbst, Pachygrapsus marmoratus Fabr., Atelecyclus cruentatus Desm., Homola spinifrons Lamk, Pagurus misanthropus Risso, P. meticulosus Rom., Gebia Uttoralis Risso, Palaemon Edwardsi Hall., Penaeus siphonocerus Phil., Virbius viridis Ott , Lambrus Massena Roux.

4° Espèces propres au golfe de Gascogne : Pagurus Lafonti Fisch., Nika platyura Fisch., Palaemon imbellis Fhch., Petiaeus Orbignyanus Latr., Diastylis Orbignyi Latr., Bodotria ferox Fisch.

5" Principales espèces de nos côtes de la Méditerranée étrangères à l'Océan : Amathia Rissoana Roux, Inachus thoracicus Roux, Herhstia conrfî//ate Herbst, Pisa corallina Risso, P. armata Latr., Lissa chiragra Herbst, 3Iaïa vernicosa Edw., Acanthonyx lunulatus Risso, Lambrus mediterraneus Roux, Pilumnus spinifer Sav., Pinnotheres veterum Rose, Calappa granulata L., Ilia micleus Herbst, Ethusa mascarone Herbst, Homola Cuvieri Roux, Pagurus angidatv^ Risso, P. striatus Latr., P. callidus Roux, P. pictus Edw., etc., Paguristes macidaius Risso, Crangon catapractus Oliv., Autonomea Olivii Risso, Gnatophyllum elegans Risso, Lysmata seticauda Risso , Palemon Latreillanus Risso, Sicyona sculpta Edw., Penaeus caramote Risso, P. membranaceus Fisch., Ephyra punctulata Risso, Pasiphaea sivado Risso, Typton spongicola Costa, etc.

Ici vient se placer le genre Nebalia, dont l'organisation présente des particularités remarquables et dont nous possédons une espèce : iV. Strausii Risso, qui habite dans le golfe de Marseille et porte comme parasite un ver rotifère, le Seison nebaliœ Grub.

H. Stomapodes. Cet ordre n'est représenté en France que par deux familles : 1° les Squillides, comprenant Squilla mantis L. de la Méditerranée et Sq. Desmaresti Risso, qui se trouve dans les deux mers; 2° les Mysides offrant seulement trois espèces, dont l'une, Mysis frontalis Edw., habite la Méditerranée; les deux autres, M. spinidosa Leach et M. chamaeleon Thomps., vivent exclusivement dans l'Océan.

FRA.NCE (fal-ne). 555

m. Edrîophthainies. Les représentants de cet ordre qui ont été signalés sur nos côtes se répartissent dans les trois groupes suivants :

1° Laemodhodes. Parmi les espèces de ce sou^-ordre, mentionnons principalement, dan-? la famille des Cajyrellides : Proto pedata Mont., Protella phas7vo Mont., Coprella linearis L., C lohata MuU., C acutifrons Latr., C.lujstrix Kr.. C. acanthifera Leach, C. tuherculata Guér., lépandus surtout dans l'Océan; puis, dans la famille des Cyamides : Cijamus ceti I;., C. ovalis U. de V., C. (jracHis R. de V., etc., qui vivent en parasites sur les Cétacés,

2° IsopoDEs. les Crustacés Isopodes sont très-nombreux en France; les uns sont terrestres, les autres habitent les eaux salées ou les eaux douces; il en esl enfin qui sont parasites. Parmi les espèces marines, les types principaux sont : Tanais vUtatus Ralhk., S/diceroma curtum Leach, Anthura gracilis Mont., Paranthnra penicillata Risso, signalés dans la Méditerranée , Leptochlia Edwardsi Kr., Paralanais forcipatus Lilj., Apseudes talpa Mont., Ancein^ maxillaris Mont. ^, Arcturus longicornis Sow., Idotea pelagica Leach,/ acumlnata Leiidi, Sphœroma Prideauxia7ium Leach. Cyiiiodocea triincata Leach, etc . qui vivent particulièrement dans l'Océan, pitons encore Idotea tricmpidata Dcsm. et Sphaeroma serratiim Fabr., propres à l'Océan et à la Méditerranée; celte dernière espèce se rencontre également dans les eaux saumâtres; tt Limnoria liçjnoriim Rathk. {L. lerebrans Leach), espèce très-n doutée dans nos ports, où elle ronge le bois des pilotis.

L'espèce la plus importante des Isopodes d'eau douce existant en France esl VAsellur: aquaticus L., qui est très-commun dans toutes nos marcs.

Parmi les Isopodes parasites, nous signalerons principalement les Bojiyros rquUlarum Latr., Gyge Galathece Bules, G. Hippobjtes Kr., Phryxiix fnslicatidatus Dates (parasite des Pagurus), loue thoracica Latr. (parasite des Callianassa), Cryploihiria pygmaea Rali.k. (parasite des Balanes), enfin Cyinot'.oe œstrum L., Cirolana Cranchi Leach, Eurydice pidchra Leach (Slabberina agathd v.Beneii.), qui tous sont parasites de diverses espèces de poissons de m or.

V'juï Lorniiner celte revue des Isopodes de la Faune française, il ne nous reste plus ;'i nicn;ioniier que la famille des Oniscides, dont les représentants sont ciinnns iinli^lin' tenient sous le nom vulgaire de (Cloportes. A l'exceiition du Liqia oceanica L., commun sur les ro-her-; des bords d- l'Océan et de la MancJie et du L. ilalica Fabr., qui vit dans la Méditerranée, toutes les antres espèces soni tcn-e:lr3s. Cilous notamment : Philoscia musconim !^cop., très-commun dau'? lus muiissesdes bois, Oimcwi asellus L. (0. murarius Cuv.), qu'on trouve abordjuiniL'iit, dans les cavts. 0. fossor Koch, spécial à nos provinces de l'est Porcellio scaher Latr., P. dilataim Brdt, P.pictus Brdt, P.pruinosus Brdt, inn^dillo vulgaris Lalv., répandus partout, A. officinalis L., spécial an midi et plusieurs espèces aveugles trouvées par M. E. Simon dans les grottes de l'Aliène et des Pyrénées, mais dont les noms ne sont pas encore publiés.

3° Amphipodes. a l'exception des Gammarns lociista L., G. pulcx \j. trcsc:;mmuns dans toutes nos eaux douces, et de quelques espèces aveu '^ les,' telles (|!!e iSipharcus stygius Schiodt., qui vivent dans les puits et dans les eaux sou-

* Crûs des Anceus viennent se placer les Praniza, dont M. Leach a fait un ^eare diMii mais qui, d'après les récentes découvertes de M. Hessc, de Brest, ne sont nue des i-.r\-^ à'Aitccus.

:iCT. E.NC. 4' s. ^'. .,-

354 FRANCE (faune).

terraines des grottes, tous les Ampbipodes de France habitent la mer. ÎNous nous bornerons à mentionner : Talitnis saltator Mont. {T.locusta Latr.), qui abonde sur nos sables maritimes, Iphlinedia obesa Uathk., 1. corallina Gatta, Ampelisca brevicornis Costa, Leiicothoe spinicarpa Abilg., Mœra integrimana HelL, M. truncatipes Spin., M. Donatol Hell., Frotomedeia hirsutimana Catta, P. massiliensis Catta, Lysianassa Audouiniana Bâte, L. spinicornis Costa, L. costae Edw., L. Liljeborgia]jix\e, Orchestia méditer) anea Costa, signalés dans la Méditerraue'e; Lysianassa Atlantica Edw., Orchestia littorea Mont., Allorchestes Nilssoni Rathk., Dulichia por recta Bâte, propres à l'Océan; Gammarus marinus Leach, répandu partout, Phrosyna Nicœensis Edw., spécial au golfe de Nice; Amphithoe rubricata Mont., Podocerus pulchellus Leach, P. varlegatus Leach, Corophium longicorne Latr., qui creusent des galeries dans le sable ou la vase; Chelura terehrans Phil., qui ronge les bois submergés; enfui Vibilia méditer ranea Cls., Pkronima sedentaria Forsk., Phr. elongata Cl., et Phr. Nicœensis Edvf., qui habitent la Méditerranée et qui vivent en parasites dans certains polypiers mous et dans les ascidies.

IV. Phyilopodes. Les Crustacés de ce groupe sont tous aquatiques ; la plupart habitent les eaux douces, les autres sont marins. Ces derniers appartiennent principalement aux genres Evadne {E. Nordmanni Lov.), Podon [P. poJyphemoides Leuck.), Conchœcia {C. serrulata Cls.), Halocypris [H. coucha Cls.), Cythere [C. albomacidata Mull., C. antiqua MuU., C. emaciata Mull., etc.), Cytheridea {C- angustata Baird., etc.), Loxoconcha (L. cuboïdea 0. Sars), Paradoxostoma [P. armatum Fiscli.), Bythocythere {B. conslricta Sars, B. turgida Sars), Philomedes (P. Folini Brady, P. groenlandica Lilj.), etc.

Les espèces d'eau douce rentrent dans les faniilles suivantes :

1° Branchipusides^ dans lesquels la Faune française ne possède que trois espèces : Branchipus stagnalis L. , B. diaphanus Prév., communs au printemps de certaines années pluvieuses dans les flaques d'eau temporaires, et Artemia salina L., propre aux eaux saumàtres des environs de Montpellier, de Nantes et de Nancy ;

2° Apusides, qui comptent en France seulement deux espèces : V Apiis productus L., répandu aux environs de Paris dans les mêmes conditions que les Branchipes, et VA. cancriformis L-, à peu près spécial au midi ;

5° Esthérides, représentés aux environs de Toulouse par VEstheria tetracera Kryn., et duns la région séquanienne par le Limnadia gigas Henn., spécial aux mares de Belle-Croix dans la forêt de Fontainebleau ;

4° Cladocères, dont les petites espèces appartiennent principalement aux genres Daphnia (D. pulex De Geer, D. longispina Mull., etc.), Polyphemus (P. pediculns De Geer), Lynceus [L . macriirus Mull., L. reticidatus Lilj., L. sphaericus Mull., L. globosus Baird), J^onospilus {M. tenuirostris Fisch.), Eurycerciis {E. lamellatus Mull.), etc.

V. Lophyropodes. A l'exception de certaines espèces parasites, telles que Copilia denticulata Cls., Saphirina fulgens Thomps ,Ergasilus Sieboldi^ovàm., parasite sur les branchies des Cyprinoïdes, Nicothoe Astaci Edw., sur les branchies du homard, Bolomochiis bellones Burm., Ascomyzon Liljeborgi Thor., parasite dans la chambre respiratoire de certaines ascidies, Lamproglenia pulchella Nordm., sur les branchies des Cyprinoïdes, Lernœocœra esocina Burm., L. cyprinacea L., L. gobina Cls., Lernaeopoda elongata Grant, parasite sur

FRANCE (faune). 555

les squales, L. salmonea L., et diverses espèces des genres Chondmchanlhus , Lernaea, Notodelphys, etc., les représentants des Lophyropodes en France rentrent tous dans la famille des Copépodes. Les Ctjclops coronatus Cls., C. brevicornis Ch., C. tenuicoi^nis Cls., C. serndatus Fisch., C. cardhocarpoides Fisch., Diaptomus castor Jur. {Cyclopsina castor Edw.), Cantkocamptus staphylinus Jur. et C- minutus Gis. sont commi.ns dans les eaux douces. Dans nos mers, au contraire, se rencontrent Longipedia coronata Cls., Harpacticus nicœensis Cls., Scutellidium tisboides Cls., Cetochdus mastigophorus Cls,, C. Clausii Brady, Ireneus Patersoni Templ., et Pontella Balrdii Lbk.

VI. Cirripèdes. Les Crustacés de cet ordre sont tous marins ; les uns [Lénadides] se tiennent dans la haute mer sur les corps flottants ; d'autres {Balanide>;) vivent attachés aux rochers du littoral; d'autres enfin [Wiizocéphales et Ichthyophthires) sont parasites de Crustacés Décapodes ou de poissons.

La plupart des Lépadides sont répandus dans presque toutes les mers du globe ; tels sont par exemple : Lepas anatifera L. {Anatifa laevis Brug.), L. Hdli Leach, L. ansefira L., L. pectinata Spengl., L. fascicalaris Eilis, Chonchoderma auritum L., Ch. virgatum Sp., Polliceps cornucopia Leach, Scapellum vulgare Leach, qui se rencontrent à la fois sur nos côtes de l'Océan et de la Méditerranée ; ajoutons encore comme propres à cette dernière Cineras vittata Leach et Alepas minuta Rang.

Parmi les représentants en France de la famille des Balanides, nous mentionnerons principalement :

1" Comme espèces répandues à la fois dans les deux mers : Balanus per forains Brug., Acasta spongites Poli, Pyrgoma anglicum Sowerb., Chthamalus stellatus Poli, Verruca Stromi Mûll. ;

2" Comme espèces septentrionales faisant défaut dans la Méditerranée : Balanus improvisus Darw., B. balanoides L.;

5" Comme espèces spéciales à la Méditerranée : Balanus amphitrite Darw. et Chelonobia patula Leach, parasite sur divers crustacés et mollusques;

4° Connue parasites de la baleine et des balénoptères : Coronula biscayensis Ren. et C. diadema Leach.

Enfin la famille des Bhizocéphales ne comorend que des espèces parasites sur des Crustacés Décapodes, tels que Peltogaster paguri Lilj., Succulina carcini Thomps., etc.

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