FRANCE (faune
pour fournir un mets fort délicat. Le Sphœrechinus hrevispinosus Blainv. et VEchinus Flemingi Forb. ont été retrouvés par M. Fisclier dans le golfe de Gascogne. Le Psammechiniis miliaris Ag., espèce de la mer du Nord, voisines du Ps. microUiherculalus Ag., a été depuis pêche en grande quantité sur le cotes de la Jfanche et dans le golfe de Gascogne, où abonde également VEchinus sphcera Mull., espèce voisine de VE. esculenius.
Citons encore, comme propres à la Méditerranée, le Diadema europœum Ag. (Cenhvstephaniis longispinusVelers), Y Arbacia pustnlosa Graj [Echinocidaris œquitiiberculata Desm.), le dorocidaris ]apillata A. Ag. {Cidaris hystrix Lamk), qu'on retiouveia peut-êtie sur les côtes de l'Atlantique; enfin, le Toxopneustes [Strongylccentrns) lividns Lamk [Echinns lividus Lamk], qui habite également les bords de l'Océan et de la Manche, où il avait été décrit tout d'abord par Yalenciennes, sous le nom à." Echinus terehrans, à cause de la singulière faculté qu'il possède, en commun avec d'autres Échinides, de se creuser une demeure dans les rochers très-durs, granité, grès silurien, etc.
Du reste, les Échinides, en général, affectionnent les fonds pierreux et rocailleux : il n'y a guère que les Spatangoïdes qui vivent dans le sable.
STELLÉRIDES. Les Stellérides offrent à notre examen deux ordres d'Échinodermes, bien caratérisés par leur forme discoïde régulière, pentagonale ou étoilée.
1« Ophiubides. Parmi les Ophiurides de nos côtes, nous signalerons, entre autres, Ophiomyxa pentagona Lamk, d'abord découvert sur les côtes de la Sicile, Ophiothrlx alopecurus M. et Tr., Ophiopsila aranea Forb., surtout propres à la Méditerranée, et que l'on retrouvera peut-être dans l'Atlantique; MM. Fischer et de Folin ont ramené par la drague, dans le golfe de Gascogne,. une espèce propre aux mers de l'Angleteire, VOphiactis Ba///Thoms.; enfin, ou trouve dans les deux mers qui baignent la France YOphiolepis dilata M. Tr., qui est très-commun, ïOphioglypha texturata Lamk, VOphioderma lacertosa Lamk {Ophiura lœvis Lym.), VOphiotrix fragilis Mull. (Ophiocoma rosila Forb.), V Amphipholis neglecia Johnst., VOphiocnida hracJiiata Mont. [Amphitira iieapolitana Sars), enfin VAmphivra squamata Délie Ch. (A. Chiaj ei Fovh.),. espèce vivipare, et à métamorphoses à peu près nulles, connue tout d'abord dans l'Adriatique, et découverte depuis à Marseille et au cap Breton, dans le golfe de Gascogne ; cette espèce se rencontre jusque dans la baie de Massaclmsetts.
2° AsTÉRiDEs. Cet ordre a été, de la part de M. Ed. Perrier {Nouv. Arch. du Muséum, t. I, 1878), l'objet d'une étude particulière au point de vue de la distribution géographique. C'est à ce mémoire que nous empruntons la plupart des détails qui suivent. Les Astérides peuvent se répartir en huit familles, toutes à aire géographique étendue, et dont la plupart sont représentées dans nos mers ; les espèces principales, qui habitent à la fois les côtes de la Méditerranée et celles de FAtlantique, sont les suivantes : Luidia cdiaris Phil., Astropecten serratus Yal., péché à Marseille, au cap Breton et à La Rochelle, Asterina gibbosa Penn. (à Marseille on ne rencontre que la var. minor), Palmipes menibranaceus Linck et Asterias glacialis L., qui offre de nombreuses variétés, particulièrement dans la Méditerranée; comme espèces propres à cette dernière mer, nous mentionnerons : Aspropecten aster Phil.. trouvé dans le golfe de Marseille, A. aurautiacus L., A. bispinosus Phil., Ophidiaster ophidianus
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Lamk, puis Asterias tenuispina Lamk, qu'on rencontre jusqu'en Australie. Citons enfin le Cribrella oculata Penn. (C. seposita Gmel. — Echinaster sepositus Retz), trouvé d'abord dans la Manche, puis sur tout notre littoral ; celte espèce à une distribution géographique extrêmement vaste; elle s'étend du Labrador jusqu'à Java ; le Solaster papposus Linck, qui au sud ne paraît pas dépasser la Manche ; VAslropectus amntianus UnW. {A. irregularis Duj. et H.), V Asterias violaceus Gmel., l'i. rubens L., ou étoile de mer commune, trèsabondante sur les côtes de l'Atlantique, où elle s'étend depuis l'Islande jusqu'au détroit de Gibraltar, qu'elle ne traverse probablement pas ; cette espèce, qui présente quelquefois six rayons au lieu de cinq, se retrouve jusqu'au Sénégal et au Japon; sur la plage de la Manche, l'étoile de mer commune est si abondante, qu'on s'en sert pour fumer la terre. Du reste l'i. rubens, de même que VAsterina gibbosa, remonte au niveau des plus basses mers.
Nous devons encore une mention au genre cosmopolite Brisinga, dont les deux seules espèces connues, le Br. coronata Sars et le Br. endecacnemos Ahs]., n'habitent que les régions profondes de l'Atlantique, depuis les régions boréales jusqu'aux mers australes, et se rencontrent jusqu'à 5500 mètres de profondeur (voyage du Challenger). Les mers profondes de l'Atlantique renferment en outre le Solaster furcifer Dùb. et Kor., ainsi que plusieurs espèces de Pteraster, etc.
Les Stellérides, en général, passent pour ravager les bancs de mollusques, particulièrement les bancs d'huîtres.
CRINOIDES- Parmi les rares repi'ésentants vivants de cette classe, on trouve sur les côtes de France YAntedon rosaceus Lamk {Comatula mediterranea Lamk), qui paraît n'être autre chose que l'état adulte (non pédoncule) àxiPentacrinus europœus, et a pour parasites plusieurs Myzostoma et un petit mollusque gastéropode, le Sfylina comatulicola Graff; Y Antedon phalangium Mull., qu'on rencontre à Nice et à Marseille, et qui porte également des parasites : Lepralia ciliata Pall., des bryozoaires, des hydraires, des Pecten et des Spirorbis.