‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 54 sur 163 · soit 13,5 par 10,000 P · texte numérisé non relu

soit 13,5 par 10,000 P

Donc cette profession nourrit un ensemble (dont 43.274 femmes). . lOi.147 personnes, soit 27.4

par 10.000 P.

b. Le clersé dit régulier (soumis à la règle) o>i congréganistes

de tout ordre (dont 86 300 femmes) 104.800 soit 27,5 par 10,000 P.

Et leur famille (dont 5780 femmes) 4.483

Occupant (dont 3778 femmes) un personnel de 4.935

Ce dernier ijroupe nourrit lui-même (dont 628 femmes) 780

Et est servi par (dont 6538 femmes) 9.402

Ce qui constitue un ensemble de (dont 101 024 femmes) 124.420 personnes, ou près de

33 par 10X00 P.

De même pour les cultes protestants réunis, on a relevé 1154 personnes directement occupées du culte et nourrissant une famille de 2875 (dont 1941 femmes) et aidées par 43 personnes (dont 1 1 femmes) dont la famille (28 femmes) 36 personnes.

Ce clergé est servi par un personnel domestique (dont 773 femmes) de 834. Ensemble le cljergé protestant nourrit (dont 2756 femmes) 4942 personnes.

De même le culte israélite se compose de rabbins, 177 ; et 463 membres de leur famille (dont 301 femmes), servis par 78 domestiques (dont 75 femmes), plus 46 employés (dont 7 femmes) et leur famille 75 (dont 52 femmes). Ensemble il nourrit un personnel de rabbins et leur famille et employés, faisant un ensemble de 839 (dont 455 femmes).

En définitive pour ce qui touche le clergé, la société française sustente donc un personnel de 254548 individus attachés directement ou indirectement aux divers cultes entretenus par le public, soit près de 68 personnes par 10 000 personnes.

En résumé, en ce qui concerne les professions dites libe'rales, on voit qu'en 1866 :

IG à 19 personnes (y compris leur famille, aides et serviteurs) sur 10 000 habitants, vivent des professions qui ont pour objet les travaux, les ouvrages scientifiques, littéraires, artistiques, qui font la gloire d'un pays;

36 à 39 personnes (chefs de famille, femmes, enfants et serviteurs), vivent des professions qui ont pour objet la santé de l'homme et de ses animaux domestiques ;

4G à 4ï vivent des professions qui ont pour objet de maintenir la justice et l'équité dans les rapports des hommes entre eux ;

53 vivent des professions qui ont pour sujet l'éducation et l'instruction de nos enfants, la propagation de l'héritage du savoir de toute sorte légué par nos ancêtres:

6S personnes vivent de l'exercice des différents cultes ; du soin de louer Dieu en faveur de ceux qui etliment que ces piières, ces louanges et cesdianls, amènent la divinité à favoriser nos petits intérêts, ou tout au moins sont des cordiaux fort utiles ',

108 vivent des fonctions publiques et des soins donnés à la gestion des affaires d'intérêt général;

Enfin, environ iÇi vivent du soin de la défense extérieure et intérieure des personnes et de la fortune publique et privée. En outre, à la même époque, je relève :

190 personnes (familles et serviteurs compris) vivant du produit de la location de leui s biens ruraux ; 61 à 62, de la location de leur propriété urbaine; 1ÎJ6, du produit de leurs rentes (sur l'État ou autre?); 30, des pensions faites par l'État, ou autre puissance publique ou privée. Sur ce lésumé de la répartition des prolessions dites libciales, nous tairons les reflexions qui naissent en loulc. Mais comme nous pensons que l'inlluence des institutions républicaines, • — qui n'ont qu'un objeciil : le profil et le bon heur de tons, avec la gloire et la grindeur de la nation, — est appelée à modifier profondément une telle distribution, il nous a paru intéressant de donner cette répartition telle qu'elle existait à la lin de l'empire, apogée du vieil état de choses.

PopvkUion selon Je degré d'instruction. D'après le dénombrement de 1866» sur 100 habitants de tout âge, près de S3 ont déclaré ne savoir ni lire ni écriie; tl,3 savoir lire seulement, et 55,9 savoir lire et écrire.

Si, comme contrôle, on consulte les legislres des mariages, on en trouve en 1856 pi es de 40 qui ont déclaré ne pouvoir signer, nombre qui diminue progressivement ; en 1866, il n'y en a plus que 34, et seulement 25,4 en 1876;

Enfin, si on interroge les conscrits à ce même point de vue on en trouve 55 qualifiés d'illettrés (ne sachant ni lire ni écrire) en 182H83Û; 34 en 1860-1885; 30 en 1860 ; seulement 24 en 1865, et 16 en 1876-

A celte dernière époque, on compte près de 6(5,8) bacheliers sur 1000 jeunes gens.

Ccpcn:lant, en divisant la population au-dessus de cinq ans par sexe, on trouve : en 1866 près de 29 illettrés pour JOO chez les hommes et 3? chez les femmes ; chez les hommes 9,9 sachant lire seulement, et 13,2 clez les femmes ; et chez les hommes 61,5 sachant lire et écrire et à peine 50 chez les femmes.

Nombre des déshérités : indigents, malades, infirmes, aliénés, condamnés, prisonniers, etc. Dans un mémoire spécial sur les crânes néo-calédoniens comparés aux crânes parisiens S j'ai été amené à regarder comme présumable que, sous le rapport cérébral, la supériorité d'une race, d'une collectivité sur une autre dépend moins de l'excès des grandeurs céphaliques moyennes, et notamment des capacités crâniennes moi/ en w es, que de la proportion du nombre des

* Forme et grandeur de divers groupes de crânes néo-calédoniens comparées aux crânes p arisiens, lapons et cafres. In Revue d'anthropologie, 1872, p. 250-288, avec une planche.

4o8 FRANCE (démographie).

beaux crânes (c'est-à-dire supérieure par les volumes et par les formes) et aussi de celle des crânes inférieurs; mais les proportions respectives de ces deux catégories de crânes (supérieurs et inférieurs) ne sont pas en rapport étroit ni nécessaire avec leurs valeurs moyennes ; elles ne peuvent pas être exactement appréciées sur ces valeurs moyennes; elles doivent l'être sur les sériations des mesures crâniennes. Depuis, cette vue a été reprise et défendue par plusieurs, et notamment par M. le docteur G. Le Bon, dans un mémoire couronné parla Société d'anthropologie ^ Seulement, pour cette thèse, et pour plusieurs autres qu'il présente comme siennes, l'auteur ignore ses devanciers, ou s'aJjstient de les citer. S'il en est de même de tous les autres attributs, bons ou mauvais de l'humanité, ainsi que je suis porté à le penser, il en résulte que, dans une collectivité, il est du plus haut intérêt de déterminer la proportionnalité des déshérités de tout ordre, au physique ou au moral (ignorants, indigents, malades, infirmes, idiots, aliénés, criminels : condamnés et prisonniers), sorte de boulet que les groupes sociaux traînent après eux et qui alourdit et retarde leurs progrès. L'importance de connaître la force de ce contingent de misère a été généralement mal appréciée et, par suite, ces déshérités sont irrégulièrement et incomplètement énumérés dans les enquêtes. Cependant nous servant de ce qui a été relevé, nous essayerons un commencement d'appréciation.

Personnel indigent, et assistance. M. le sénateur docteur Théophile Roussel, dans son projet de loi sur V Assistance dans les campagnes, est conduit à admettre en France pour la population des campagnes (environ vingt-cinq millions) « 500 OOO à a 300 OOO indigents (soit 65 à 70 par 1000 personnes) sur lesquels notre confrère estime qu'il se rencontre annuellement 660 000 indigents en cas de requérir les secours médicaux, secours qui, à raison de 6fr,36 par malade (4,3 pour le médecin et 2 francs pour les médicaments) constitueraient un budget annuel de 5 600 000, auquel il conviendrait d'ajouter plui< de 410 000 francs pour 68 000 accouchements (68 à 70 sur 1000 accouchements généraux), à 6 francs l'un, complétant un budget annuel d'assistance à constituer d'environ 6 500 000, pour permettre de créer la médecine cantonale.

Mais en dehors ou à côté de ce service à constituer en faveur des nécessiteux des campagnes, il en existe un autre plus particulièrement pour les villes ayant déjà son personnel et sa clientèle, qui sans doute fait quelquelois double emploi avec celui en vue dans le projet de M. Th. Roussel : c'est celui de l'assistance des villes telle qu'elle fonctionne aujourd'hui avec les établissements et le personnel suivant :

En janvier 1869, il existait en France comme établissements hospitaliers :

413 hôpitaux pour le traitement des maladies ;

291 hospices pour vieillards et infirmes;

851 hôpitaux-hospices, recevant les deux catégories ci-dessus.

Ensemble 1557 établissements hospitaliers, non compris les maisons d'aliénés.

11 s'en trouvait déjà 1224 avant 1791 ; mais les rapports de Tenon et de Bally nous ont appris les détestables conditions humanitaires et sanitaires de ces tristes hôpitaux.

Quoiqu'ilen soit, ces 1557 établissements hospitaliers contenaient 141 576 lits,

* Recherches anatomiques et tnathém. sur les lois de variations du volume du cerveau..., etc. Mme Revue, 1879, p. 27-104.

FRANCE (démographie).

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440 FRANCE (démographie).

environ 555 000 individus y étaient soignés en 36 millions de journées de présence et y fournissaient 44 SîS décès.

Les recettes de ces établissements se sont trouvées, en 1864 (époque admise comme année typique!), de près de 62 millions, et les dépenses de près de 58 millions. Pour donner une idée sommaire de cet immense service des établissements hospitaliers des villes, nous en résumons les éléments pour l'année 1864 dans les deux tableaux de la page 439.

Le personnel faisant le service de ces 1557 établissements se compose (en 1864) :

Médecins et chirurgiens 2.548

Fiiarmaciens diplômés 55

Élèves internes 425

Maîtresses sages-femme S5

Inlirniiers it servants 9.026

Sœurs (la plupart plus ou moins surveillantes de ces servants,

ou encore économes, lingères, pharmaciennes, etc.) .... 8.854 (!)

On voit que la surveillance est richement représentée.

Population au point de vue des maladies et infirmités apparentes, relevées lors du census de 1866 :

A. Aliénés, divisés en : 1° Fous, comprenant les individus atteints pendant le cours de leur vie d'une altération plus ou moins profonde des facultés intellectuelles ;

2° En IDIOTS, présentant un arrêt de développement, d'origine congénitale, du cerveau et de l'intelligence;

3° Et en chétiks, comprenant ceux dont la déchéance intellectuelle et organique, souvent aggra\ée par l'hérédité, est d'abord sous une intluence endémique.

Le nombre total des aliénés recensés en 1866, a été de 90 679, se décomposant !• en 50 726 fous (1874 dans leur famille et 31 992 dans les asiles, soit 37 pour 100 en famille et 63 dans les asiles) et 2° en 39 953 idiots ou crétins (35 973 à domicile et 5980 dans les asiles, soit 90 pour 100 chez eux et seulement lO dans les asiles). Parmi les fous, il y avait 91 hommes pour 100 femmes et, au contraire, chez les idiots et crétins 132 hommes pour 100 femmes, et pour les deux infirmités prises ensemble : lOï hommes pour 100 femmes.

Il résulte de ces nombres que l'on a compté 1330 fous et 105 idiots et crétins, ensemble 238 par 1 000 000 habitants.

Il y aurait un intérêt manifeste à comparer chacun des éléments constitutifs :; enfants et adulâtes de chaque état civil : célibataires, époux et veufs, et de chaque sexe, au nombre de vivants qui les a fournis, comme nous le faisons^ ci-après pour les aveugles et les sourds-muets; malheureusement, le census n'a relevé ces catégories d'âge et d'état civil que pour les aliénés en famille, c'està-dire seulement pour les 3» pour 100 de l'ensemble, et nous n'avons aucune moyen de savoir quelle est la population qui fournit spécialement cette fraction. au contingent des aliénés en famille. Nous ne pouvons donc pas calculer la probabilité de la folie pour chacune d'elles, mais seulement la fréquence relative de chaque catégorie, ce qui est bien différent.

Sur 1000 personnes de chaque sexe atteintes de folie et vivant dans leur famille, il s'est rencontré :

58 garçons (0-15 ans) , . et 42 filles enfants ou de moins de 15 ans.

632 cé.iijataires, hommes- . . 537 filles nuhiles.

240 hommes mariés 288 femmes mariées,

70 veufs 133 veuves.

FRANCE (démographie). Ul

Sur 1000 personnes des deux sexes atteintes de folie, il s'en trouve 473 du sexe masculin et 527 du sexe féminin vivant dans les familles et presque la même proportion 480 et 520 dans les asiles ; ou, si l'on veut une aiitre forme^ par 1000 fous de chaque sexe, on en a rencontré 365 hommes en famille et 636 dans les asiles : et pour les femmes, 374 dans la famille et 626 dans les asiles ; ces ressemhlances entre les rapports des sexes des uliénés en famille et ceux vivant dans les asiles pourraient peut-être autoriser à supposerque la tiême ressemblance de rapports existe aussi entre les divers gioupes d'âges et d'états civils des deux catégories d'aliénés, et alors on pourrait... (un peu bien arbitrairement, j'en conviens, mais aucune autre combinaison n'est possible), on pourrait distribuer le total des aliénés hommes (24 190) dans les mêmes proportions que les 8850 insensés hommes restes dans les familles, cette hypothèse donnerait, en nombres absolus environ les valeurs suivantes :

1420 petits garçons et 1115 petites filles au-dessous de d5 ans; 15 280 célibataires garçons au-dessus de 15 ans et 14 236 filles nubiles; 5800 époux avec 7675 é| ouses, et 1690 veufs avec 3510 veuves, faisant ensemble 24 190 hommes et 26 536 femmes pour la totalité des aliénés en France.

Si maintenant nous comparons terme à terme ces aliénés avec la population au sein de laquelle ils se recrulent, on a, en nombres ronds, à savoir, d'après le census de 1866 (rectifié pour l'armée hors territoire et les enfants omis) : 5 270 000 enfants mâles, et 5 155 000 filles au-dessous de 16 ans; 5 160 000 hommes non mariés et 4 446 000 filles nubiles; 7 735 000 époux et 7 690 000 épouses', enfin 971000 veufs, et 1 863 000 veuves; ensemble 19 156 000 hommes et 19 154 000 femmes ; lotal 58 290 000.

On constate alors que, par 100 000 personnes de chaque catégorie (sexe et état civil), on compte : 27 enfants garçrns et 21 filles au-dessous de 15 ans (dont 9,8 garçons et 8 filles dans la famille); 296 célibataires hommes (dont I08 dans la famille) et 321 filles nubiles (dont 119 dans la famille) ;

î» époux (dont 21 en famille) et lOi épouses (dont 33 dans les familles) ; enfin 194 veufs (dont 63 en famille), et 188 veuves (dont îO m famille). Ensemble : I2î5 hommes (dont 46 en famille) et 1283 femmes dont 52 ei> famille) ; total 13» fous (dont 49 en famille), par 100000 habitants.

En restituant les fous des asiles aux déparlements, siège de leur dernier domicile, on trouve que les dix déparlements extrêmes qui ont fourni le moins ou le plus d'insensés, par 100 000 habitants, sont :

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