PAYS
AYANT FODBKl
DES
DOCDMENTS SUFFISANTS.
France* (1872). .
Belt;ique (1872). .
Angleterre ' (1872) Irlande (1872). . .
Italie (1872). . . .
Pays-Bas
Danemark (1872) .
Saxe
Suède (?)
Autriche (1872j. .
Hongrie (1872) . , Russie (1871). . .
l" DANS LES MAISONS d'aRRÊT.
2° dans les maisons centrales
ET bagnes'.
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3° journées
n'iNCAnCÉRATIOS EN GÉKÉHAL.
ritoire, une portion des galériens sont iranspones ei uiic au..», y^...-..., .^-^ .>,.......„ t.„.
exemple, font leur temps dans les maisons centrales. Je remarquerai encove que c est en, Suède (surtout pour les hommes) et en France (surtout pour les femmes) qu il y a le plus
i II y a lieu d'observer que si la France et l'Angleterre n'ont plus de bagne sur leur territoire, une portion des galériens sont transportés et une autre poj^tmn, Jes ^einmes^par exemple, font leur t Suède (surtout pour les hommes) d'incarcérations par simple mesure administrative. • i „ f^„„„f- t.,o o^^„».v
'^ ÎSon compris les actes de rébellion politique (communeux, etc.], m les forçat, tiansportes, et ces forçats ont fourni 5 061 447 journées de présence, ce qui, ajoute au passif de la population mâle (18 374 000), fait 172 journées par 1000 a ajouter aux 660 ci-dessus, ou 83à l'ensemble des deux se.xes (40(3).
5 Non compris les ti"ansportés, s'il y en a toujours?
U8 FRANCE (démographie).
J'espère que les explications précédentes permettront de comprendre ces tableaux -sans autre développement. Il est évident que les deux: catégories maisonft iV arrêt, établissements pénitentiaires et bagnes n'ont pas partout précisément la même /détermination qu'en France ; mais enfin elles s'en rapprochent le plus possible. Le M)remier tableau se rapporte aux personnes incarcérées et le second aux journées <de présence. Dans ces tableaux, ce qui touche la France s'applique à l'année J872, et, par conséquent, n'est pas identique aux données précédentes qui se «-apportent à 1875, généralement bien plus chargée ^ En outre, je ne suis pas èien renseigné si d'autres États que la France, par exemple l'Angleterre, les Pays-Bas, etc., n'ont pas, en même temps que leurs maisons centrales, un lieu ■<de transportation, et, par consé({uent, j'ign )re le nombre de transportés qui s'y «rencontrent et diminuent d'autant la proportion des incarcérés de ces nations tici rapportée. Pour la France seulement, nous avons donné double rapport •suivant que l'on compte ou que l'on néglige ces colons obligés. Ainsi, d'après le tableau ci-après, nous avons par 100 000 hommes 178 incarcérés sans compter les forçats transportés, ou 210 en les comptant. L'Angleterre en a 202 sans transportés ; que deviendra ce nombre si l'Angleterre a en outre des galériens liors son terri loire?
Pourquoi l'Italie accuse-t-elle un nombre si élevé d'incarcérés hommes (514), let si faible pour les femmes (à peine 27)? Nous ne savons ; la Belgique est au ■contraire remarquable par son faible contingent de prisonniers ; lu Suède, la France et l'Angleterre par leur contingent élevée Evidemment, tout cela ■demande et contrôle et explications : c'est pour solliciter les uns et les autres ■que nous donnons ces chiffres^.
II. Criminalité. Bien que nous ne puissions pas faire ici de statistique înor.de, il y a peut-être lieu, après celte étude de la population incarcérée, de résumer très-succinctement ce qui concerne la criminalité proprement -dite. Disons d'abord qu'il est passé en usage presque constant chez les criminalistes de mesurer la criminalité d'après le rapport des accusés (et non des condamnés) à la population, non-seulement parce que les magistrats, assure-t-on, -apportent plus de fixité dans les motifs qui les déterminent que le jury plus impressionnable aux fluctuations de l'opinion, mais surtout parce que toute accusation témoigne d'un crime commis, et, par suite, au moins d'un criminel. Nous suivrons donc cet usage.
La criminalité est telle que, dans la période quinquennale 18721876, on a •compté année moyenne 1 987 accusés de crimes contre les personnes (et l'ordre public) et 3126 contre les propriétés. Ensemble 5113 accusés, dont 83 à 84 fois pour 100 par des hommes, 1 7 à 1 6 fois par des femmes. En outre, sur 100 000 habitants de chaque sexe, on rencontre 2 I à 22 accusés (hommes), et «n peu plus de 4 accusées (femmes).
Sous le rapport de l'âge (toujours par cent mille personnes de chaque groupe)
* Quoique en France nous n'ayons compté que les incarcérés pour crimes ou délits de droit commim. Cependant, il est certain que les troubles politiques en agitant, aig-rissant les passions, perturbant les positions et les fortunes, ort contribué aussi à augmenter la criminalité, sans doute aussi la répression! et qu':iinsi s'ex,jlique la proportion élevée de nos ■détenus. ÎSous ne savons dans quelle proportion, mais cette cause d'aggravation est certaine.
^lls sont extraits delà Statistique pénitenliaire internationale due à M. Beitrani-Scalia, travail dont il avait été chargé par le C(mgrès péniteniiaire de (Londres juillet 4872) et qui a été publié par le Bureau romain en 1875 (in-folio).
FRANGE (démographie). 449
il se rencontre 9 à 10 accusés de 7 à 21 ans ; 24 accusés de 21 à 40 ans ; 1 3 de 40 à 60 ans et près de '6 au-delà de 60 ans.
Pour apprécier l'influence de l'état civil, il y a lieu de distinguer les sexes. Alors on trouve, toujours par cent mille habitants de chaque groupe :
Célibataires 59 hommes et 10 femmes accusés.
Époux . . 20 - 3,5 — —
Veuls , 27 — S — —
On remarquera combien ces rapports, quoique se rapportant à une autre période, confirment ceux que nous avons donnés à notre article Mariage, et corroborent nos conclusions sur les qualités préservatrices de l'association conjuo-ale. En outre, nous avons établi depuis, dans notre article Mésologie, l'influence également préservatrice des enfants. Ainsi, dans la période 1860-1868, 28,7 époux sans enfants ontété accusés au criminel et seulement 18,6 avec enfants (toujours sur cent mille de cliaque catégorie) ; de même 6 épouses sans enfants, et 3,2 avec enfants.
La fixité du domicile exerce une influence remarquable sur la criminalité ; non-seulement c'est parmi les gens errants et sans domicile que se recrute le plus gros contingent de criminels, mais encore ceux qui sont domiciliés dans le département où ils sont nés fournissent une moindie proportion d'accusés que ceux qui ont quitté leur lieu de naissance; car tandis que l'on compte à trèspeu près 84 personnes du premier groupe (nées et domiciliées dans le même département), pai' 100 habitants en général, elles ne fournissent que les 60 centièmes des accusés, alors que les 16 par iOO qui ont quitté le pays natal en donnent près de 40 centièmes ! 11 est vrai que cette émigration s'est faite souvent vers les villes qui fournissent un plus grand contingent d'accusés. En effet, en France, la population rurale comprend à très-peu près les deux tiers de la population, et les communes urbaines (agglomération de plus 2000 habitants) iin tiers ; et pourtant le nombre d'accusés fourni par l'un ou l'autre groupe est à peu près le même. ,
Cette analyse sommaire nous mène à la criminalité par profession, sujet des plus difficiles, car la très-grande diversité des professions, et même de leur nomenclature,exige un classement et groupement des professions ayant les mêmes influences; mais comme ce sont justement ces influences qu'il s'agit d'apprécier ; il faudrait, pour bien faire, connaître par avance ce qui est à déterminer; il en résulte nécessairement incertitude et désaccord sur les groupes à former.
Cependant nous suivrons ici M. Er. Bertrand, conseiller à la Cour d'appel de Paris, dont la compétence supérieure sera notre garantie. Cette analyse trèssommaire se rapporte à la période de 20 ans 1835-1854, étudiée par cet auteur [Journ. de la Soc. de siatist. de Paris, 1871-72, p. 253). Elle a pom^ base 148.357 accusés qui peuvent, d'après notre auteur, être rapportés aux groupes professionnels ci-après :
CICT. ENC. 4' s. V,
FRANCE (démographie).
DÉSIGNATION des'grocpes professionnels