Haute-Vienne
Mais il n'est plus [toujours aussi facile d'expliquer ces différences entre le nombre des veuves. On voit bien que, s'il y a relativement moins de veuves encore jeunes (et alors beaucoup ae veuves vieilles) dans la Haute-Marne et dans l'Eure, cela est dû à la faible mortalité des époux, de sorte que celle s qui deviennent veuves ne le sont qu'à un âge avancé.
Inversement, on peut dire que c'est au contraire parce que la mortalité est rapide dans la Haute-Yienne, dans le Finistère et en Corse, que beaucoup de femmes se trouvent veuves de bonne heure ; mais comment se fait-il que dans l'Aude il y en ait plus que partout ailleurs, alors que la mortalité des époux y est généralement faible? Peut-être y a-t-il là une erreur dans les census.
FRANGE (démographie). 467
Proportion des garçons pubères, des époux, des veufs au-dessus et au-dessous de 55 ans. Si de cette étude de la population féminine P''^^ nous passons à celle de la P'i8 masculine, travées [16], [17], [18], nous trouvons" (ravée [16] que, par 1000 hommes de 1856-1866 de plus de 18 ans et de tout état civil, il y a en France 303 célibataires, «i5 époux, 76 veufs. Jlais il y a des départements qui n'ont guère plus de 200 célibataires : r Oise, 202; 2*^ Eure-et-Loir, 206; r Lot-et- Garonne, 208,6; et d'autres plus du double : 87° Savoie, 88" Haute-Savoie, 89*^ Bouches-du-Rhône, 593,9.
En ce qui concerne la proportion des époux, les uns, au lieu de 8 1 5 époux, moyenne de France, n'en ont que: r Haute-Savoie, 486; 2' Savoie, 500 ; 3*= Lozère, 511; et d'autres : 87' Lot-et-Garonne, 716; 88' Oise, 719- 89" Eure-et- Loir, 720.
Et quant à la proportion des veufs, au lieu de «6 que l'on compte en France, il s'en trouve seulement : r dans le département de la Seine, 50 ; 2' en celui du Rhône, 58 ; 3'= Indre-et-Loire, 94, etc. Au contraire il y en a plus dans : 87" Lozère, 96 ; 88' Basses-Alpes, 97 ; et 89" Hautes-Alpes, 104.
En outre, sur 1000 célibataires nubiles de tout âge (au-dessus de 18 ans), il y en a en France 941 à 94» (et 945 avec l'armée) dont l'âge est compris entre 18 et 55 ans. Les déparlements qui s'éloignent le plus de la valeur moyenne sont : d'abord en moins, 1% la Lozère, 885; 2" Aveyron, 910 ; 3'^ Pyrénées (Basses) et i" Bouches-du-Rhône, 914; 5" Corse, 916; 6" Ariége, 917; V Hle-et- Vilaine, 918 ; 8" Pyrénées Hautes, 921 ; 9" Corrèze, 924, etc. Ceux qui ont le plus dé célibataires de 18 à 55 ans sont : 80" Aude, 964; 81*= Indre, 964; 82" Loir-et- Cher, 965; 83"Drôme, 965,5; 84" Nièvre, 965,5; 85" Seine-et-Marne, 967,3; 86" Cher, 968 ; 87" Saône (Haute-), 969; 88*^ Marne (Haule-), 972,2 et 89" Haute- Vienne, 972,4. Les compléments de ces nombres pour 1000 donnent évidemment les nombres de vieux célibataires.
De même pour les époux, sur 1000 époux, de tout âge, il y en a en France Î46 au-dessous de 55 ans et 254 au-dessus. Les départements qui en ont moins que la moyenne sont : r Tarn-et-Garonne, 672; 2*^ Hautes-Pyrénées, 682; 3"Côte-d'0r, 685 ; 4' Eure, 692; 5^ Calvados, 694; 6" Lot-et-Garonne', 696-, 7" Lot, 697,5; 8" Manche, 700 ; 9" Orne, 706; etc., presque tous départements à faible mortalité des adultes, en conséquence plus fournis en vieux époux et moins en jeunes. Au contraire, les départements qui ont le plus d'époux de 18 à 55 ans sont: 8r Allier, 787; 82" Haut-Rhin, 788; 83' Creuse, 789; 84*^ Vendée, 790 ; 85" Corrèze et le 86" Finistère, 79 1 ; 87" Corse, 800 ; 88' Haute-Vienne, 813; 89" Seine, 823.3. Les compléments de ces nombres donnent les nombres des vieux époux.
Pour les veufs, sur 1000 il s'en trouve seulement 3,18 au-dessous de 55 ans (et alors 968,3 au-dessus). Les départements qui en ont le moins sont : i« les Ardennes, 21,9; 2" la Moselle, 22,6; 3" l'Eure, 22,7; 4" Côte-d'Or, 22,8; 5' Tarn-et-Gai-onne avec le 6" Meurthe, 23; 7" l'Oise, 23,1; 8" Eure-et-Loir, 23,25 ; 9" Meuse, 23,6 ; 10" Rhin (Bas), 24, 1 ; H" Aube, 24-,3 ; etc. Les départements qui ont le plus de veufs sont : le 83® la Corrèze, 40,7 ; 84' Haute-Vienne 42,9 ; 85' Seine, 44,8 ; 86' Corse, 45,6 ; 87' le Fmistère, 46,9 ; S^^ l'Aude, 50,6,' et l'Hérault, 56,5; les compléments, pour faire 1000, donnent les nombres des veufs âgés de plus de 55 ans.
Enfin, en réunissant les trois groupes d'état civil, on trouve que sur 1000 hommes de plus de 18 ans (célibataires, époux ou veufs) il en est en
468 FRANCE (démogeaphie).
France îîSjS au-dessous de 55 ans et nécessairement 22G,5 au-dessus de cet âge (cette analyse n'a pu y trouver place dans mes tableaux). Les départements qui ont le moins d'hommes à ces âges de 18 à 55 ans sont : l'' Tarn-et-Garonne, 694; 2'' Eure, 710; 3' Lot-et-Garonne, 711,5; puis 4'= Côle-d'Or, 725; 5' Calvados, 730; 6' Lot, 7" Hautes-Pyrénées, 732 ; g'^ Aube, 733; f Meuse, 735; etc. Ces départements sont évidemment les plus fournis en vieillards. Au contraire, ceux qui sont le plus riches en hommes de 18 à 55 ans sont : 82'' lUiône, 809 ; 83' Vendée, 8 1 4 ; 34^= Loire, 8 1 5 ; 85« Corse, 8 1 6 ; 26'^ Haut Rhin, 8 1 8 ; 87« Haute- Vienne, 825; 83'' Finistère, 825 ; 89'' Seine, 860; ils ont conséquemment moins de vieillards, soit par suite de la mortalité plus rapide (Corse, Haute-Vienne, Finistère), soit par suite des mouvements migratoires (Rhône, Seine). Les compléments de ces nombres donnent nécessairement le nombre des vieillards.
Proportion des femmes mariées et des femmes mariables f/e 15 à 50 ans, travée [19] (col. a, è), et des hommes mariables de 18 à 65 ans (col. c). Cependant, il peut y avoir intérêt à savoir la proportion des épouses fécondes (15 à 50 ans), et celle des pei-sonnes utilement mariables, soit 15 à 50 ans pour les femmes (filles et veuves) et 18 à 65 ans pour les hommes.
On y voit qu'en France sur 1000 habitants de tout âge et de chaque sexe, on compte 140 femmes de 15 à 50 ans déjà mariées, et 235 du même âge non épouses (filles ou veuves), par conséquent mariables (^(3-50)) et 23î hommes de 18 à 65 ans mariables (pjg-es)» l'armée comprise, mais seulement 223,4 non compris l'armée (environ 250000 célibataires obligés). Les départements qui ont le moins de femmes mariables de ce groupe d'âge (15-50) sont : ^ Calvados, 150; 2« Oise, 155; 3" Seine-et-Marne, 155; 4" Lot-et-Garonne, 161 ; 5" Eure-et-Loire, 1 64 ; ô'' Alpes-Maritimes, 164,5 ; 7" Eure, 165; S'' Yonne, 170; 9" Aisne, (75; 10® Seine-et-Oise, 176; etc.; tous départements à forte nuptialité. Ceux qui ont le plus de femmes mariables au-dessous de 50 ans sont : 83" Savoie, 289 ;84'' lUeet- Vilaine, 289; 85" Hautes-Pyrénées, 289; 86' Basses-Pyrénées, 291; 8? Morbihan, 292; 88" Côtes-du-Nord, 297; 89" Haut-Rhin, 304; presque tous départements à faible nuptialilé.
En outre, il importe de connaîlre le rapport des mariables des deux sexes et dans les conditions d'âge ci-dessus définies. Ce rapport est donné colonne [20]. On y constate que, sur 1000 femmes mariables (de 15 à 50 ans) ou compte en France 950 hommes mariables de 18 à 65 ans, non compris l'armée, et 1004 avec l'armée.
Les départements qui ont le moins d'hommes mariables par rapport aux mai"iables femmes sont : l*' la Creuse, 692 hommes pour 1000 femmes mariables; 2" le Ras-Rhin, 718; 3" le Cantal, 744; 4" les Vosges, 788 ; 5" les Côtes-du- Nord, 807; 6" la Haute-Loire, 813; 7" Rasses-Pyrénées, 828; 8" Haules-Pyrénées, 813; 9" Haut-Rhin, 833; 10" Sarthe, 844; etc.; il y a 46 départements qui sont dans le même cas, qui ont un déficit d'hommes. Ce sont en général des départements à faible nuptialité. 11 y en a 42 qui ont au contraire plus d'hommes que de femmes mariables, ce sont généralement les départements à forte nuptialité; ceux chez lesquels cet excédant d'hommes mariables est le plus marqué sont: 79" Gers, 1151 pour 1000 femmes mariables; 80" Savoie, 1160; 81" Haute- Savoie, 1208; 82° Seine-et-Oise, 1212; 83^^ Seine, 1328; 84" Seine-et-Marne, 1237; 85" Rasses-Alpes, 1310; 86" Bouches-du-Rhône, 1312; 87" Haute-Garonne, 1251; 88" Var, 1521; 89" Alpes-Maritimes, 1552. C'est l'immigration
FRANCE (démographie). 469
italienne, surtout masculine, qui en tous ces départements frontières augmente la population des hommes non mariés. Ces immigrants, généralement besoifrneux, se marient peu, aussi la nuptialité, bien que notable, n'est pas comme ailleurs en proportion de l'excès des mariables hommes.
État de l'instruction élémentaire en chaque département : 1° des conscrits ; 2° des hommes et aussi des femmes âgés de plus de 5 ans. Tabl. V [travée 21 et 221. Il convient maintenant de donner une idée sommaire de la distribution des hommes et des femmes sachant lire et écrire en chaque département. Ce renseio"nement, fourni avec précision pour les seuls conscrits, a été donné aussi, mais sans doute avec moins de rigueur, par le census de 1866. Nous en fournissons les résultats par départements (col. a) pour les conscrits, (col. b) pour les hommes et col. [c) pour les femmes d'après le census de 1866.
Interrogeons d'abord le document le plus certain : l'enquête la plus récente sur les conscrits, moyenne des deux années 1875-1876. Sur 1000 conscrits examines à ce point de vue, 818 sont déclarés savoir lire, écrire et compter ; mais il y a encore des départements qui n'en comptent que : r le Morbihan, 537 ; r la Corrèze, 561 ; 8' les Côtes-du-Nord, 587 ; i' Haute- Vienne, 587 ; 5' l'Indre, 617 ; 6*^ le Finistère, 666 ; 7*^ l'Allier, 667; 8" la Dordogne, 694,5; r la Haute- Loire, 695; 10" la îNièvre, 697; ir les Landes, 699. Les déparlements qui comptent le plus de conscrits lettrés sont : 75° les HLiulcs-Pyrénées, 935 ; 76« l'Yonne, 941 ; 77" Seine-et-Oise, 942 (la Seine ne vient qu'au 72'' rang avec 926) ; 78° le Rhône, 943 ; ir la Côte d'Or, 946 ; W la Haute-Savoie, 952 ; 81* les Ardennes, 952; 82° l'Aube, 956; 83° la Meuse, 975; 84^ la Haute-Marne, 979; 85"= Meurthe-et-Moselle, 983 ; 86' Vosges, 983 et 87'^ Doubs, 985.
Les données du census se rapprochent assez de ce classement et le plus souvent les divergences ne sont pas inexplicaLles. Donc, en 1866, ce census a trouvé (col. a.) 612 hommes et 499 femmes, sur 1000 de chaque sexe et âgés de plus de Sans, ayant déclaré savoir lire et écrire. Cependant les départements qui ont annoncé le moins de lettrés sont :
Pour les hommes : 1'' le Finistère ne comptant que 302 sachant lire et écrire; r le Cher, 308; 3° le Morbihan, 312 ; 4° la Haute-Vienne, 336; 5° l'Allier, 365 ; 6° l'Ariége, 366 ; 7° llndre, 378 ; 8° la Dordogne, 379 ; 9° les Côtesdu-Nord, 384; 10* riUe-et-Vilaine, 411 ; 11° les Pyrénées-Orientales, 412, etc.
Pour les femmes : 1° la Corse qui ne comptait que 163 femmes sur 1000 de plus de 5 ans sachant lire et écrire; 2° l'Ariége, 167 ; 3° les Pyrénées-Orientales, 178; 4*= le Finistère, 204; 5° le Morbihan, 215; 6*= la Dordogne, 220; 7° la Haute-Vienne, 226,7; 8'= les Landes, 246; 9° le Lot, 260,5; lOMe Cher, 266,4, etc.
Les départements qui, au contraire, comptent le plus d'habitants sachant lire et écrire, sont, pour les hommes: 75° la Côte-d'Or, 771,8; 76° la Seine-et-Oise, 785; 77° la Haute-Saône, 799; 78"= les Ardennes, 801 ; 79° le Haut-Rhin, 803; 80° les Vosges, 837 ; 81° la Marne, iB40; 82° l'Aube, 851 ; 83° la Meurthe, 853; 84°laMeuse, 856;85°laSeine, 861; 36° le Doubs, 866; 87' le Ras-Rhin, 897; 88° le Jura, 903,5 ; 89° la Haute-Marne, 911.
Pour les femmes^ les départements qui en comptent le plus sont : 75^ Côted'Or, 662 (toujours pour 1000 de plus de 5 ans); 76° Orne, 666; 77° Ardennes, 701; 78° Seine-et-Oise, 733; 79° Vosges, 754; 80' Marne, 758 81»^ Meurthe, 760; 82* Aube, 765; 83° Doubs, 776; 84* Meuse, 776; 85° Haut-
470 FRANCE (démographie).
Rhin, 781; 86' Seine, 808; 87' Jura, 809; 88' Haute-Marne, 862; 89' Haut- Rhin, 882.
En outre, nous avons pensé qu'il n'était pas sans intérêt d'apprécier l'instruction comparée des deux sexes et de savoir, par exemple, en chaque département, sur 100 hommes ayant déclaré savoir lire et écrire, combien de femmes ont déclaré avoir cette connaissance. En France, on en comptait (en 1866) à peine 82, mais seulement : r en Corse, 31,5; 2' Hautes-Pyrénées, et 3'^ Pyrénées- Orientales, 43; 4' Ariége, 45 ; 5' Hérault, 51 ; 6' Landes, 52; T Cliarente-Infèrieure, et 8' Alpes-Maritimes, 55; 9' Basses-Pyrénées, 56; 10' Lot, 57, etc. Mais dans les 74'-76* les Bouches-du-Rhône, le Rhône, la Marne, ily ena90; dans les 77^-80^ Meuse, Manche, Sarthe, Vosges, il y en a 91 ; 81' Orne, 92; 82' Seine-et- Oise, 93,4; 83' Indre-et-Loire, 93,6; 84' Seine, 93,8; 85' Maine-et-Loire, 94,5; 86' Haute-Marne, 94,6; 87' Haut-Rhin, 97,3; 88' Bas-Rhin, 98,3; 89' Mayenne, 98,8. Si on pouvait toujours compter sur la bonne qualité de l'enquête de 1866) cette étude sur l'instruction comparée des deux sexes serait un indice de l'estime où sont tenues les femmes en chaque département. Lorsque l'on voit le nombre des femmes sachant lire et écrire n'être pas le tiers de celui des hommes, comme en Corse, on peut penser que la femme est tenue comme un être inférieur dont l'instruction importe peu. On notera que le plus grand nombre des départements à moindre instruction relative des femmes sont plutôt méridionaux, que ceux à presque égalité sont plutôt septentrionaux ; enfin que cette quasi-égalité se rencontre le plus souvent dans les départements instruits, tels : les deux Rhin, la Haute-Marne, les Vosges, la Seine, etc.; quelquefois aussi avec l'ignorance, tels : la Mayenne, la Sarthe, mais plus rarement, avec nos préjugés qui nous font attacher moins d'importance à l'instruction des femmes et expliquent cette constante inégalité, il y a encore les écoles de régiments et les écoles du soir qui contribuent à faire pencher partout la balance en faveur des hommes.
Nous bornerons à ces renseignements de l'étude statique ou de la composition des vivants au point de vue de la proportion des grands groupes d'âge, des sexes, et de celle des nubiles et mariables, des âges de fécondité etdu degré d instruction.
Mariage et Nuptialité'. — Nuptialité comparée des filles, des veuves et des divorcées. Nous devons prier le lecteur de se reporter seulement à notre article Mariage, dans lequel nous avons inséré tout ce que nous avions alors à dire sur le mariage en France comparé avec nos principaux voisins : l'Angleterre, la Belgique, etc. ^.
* 11 y a lieu sans doute de prier ceux qui s'intéressent à ce sujet de corriger quelques fautes de typographie se rencontrant dans l'art. Mariage : 1° § 5, p. 8 et 9, on mettra partout col. 4° au lieu de colon. S''; p. 11, 1"' tab. colon. (15), le dernier nombre exprimé répondant à la Norvège : au lieu de 35,7 on lira 53,7 ; p. 18, IV= lab., 5» ligne : Belgique, 5' et 4= colon., au lieu de 494-286, on lira 49,4 et 28,6. On pourra ajouter une dernière ligne pour la Prusse, 1867-74, 787 — M 6 — 58 — 39 — 845 — 1 55 — 903 — 97, ces nombres dans le même ordre que ceux dudit tableau, c'est-à-dire : pendant la période 1867-74, sur 1000 mariages, il y en a eu 787 entre célibat., 1 1 6 entre veufs et filles, 58 entre garçons et veuves, 39 entre veufs et veuves, 845 hom. et 903 fera, en première noces, etc. P. 26 et 27 : fautes importantes, § 19, 5° ligne, au lieu de 22.800 lisez 822.600, et lign. 19« et 20» : au lieu de 509,000 et 160.000, lisez 30.900 et 1 6.000. Dans les tableaux, p. 27, tabl. super., ligne du total, au-dessous de 13-20 ans : au lieu de 22,860, lisez 228.600; et au-dessous de 33-40, au lieu de 309,000, lisez 30.900.
FRA?;CE (démographie). * Al\
>^ous y ferons seulement quelques additions, fruits de nos travaux postérieurs.
Et d'abord prévenons à nouveau que nous désignons par nuptialité {nuptiœ, les noces) le rapport des Mariages (Ma) à la population (P) qui fournit les mariés ou fiancés (F') et fiancées (F") (nous avons dit autrefois matrimonialité) .
Depuis l'article Mariage un travail important a été fait sur la nuptialité des veufs et veuves, ainsi que des divorcés, par mon fils, Jacques Bertillon, qui a mis en lumière, mieux que je ne l'avais fait dans le 3^ tableau numérique de l'article Makiage, p. 13, les particularités remarquables qui suivent. M. J. B. insiste avec raison sur la haute nuptialité des veufs et même celle des veuves comparée âge par âge à celle des célibataires. Ainsi, à l'âge oiî la nuptialité des hommes est la plus prononcée, de 25 à 30 ans, on compte annuellement 1 12 jeunes hommes se mariant sur 1000 célibataires; mais 249,5 sur 1000 veufs du même âge, ces deux nuptialités sont : 78 et 227 dans le département delà Seine ; de 138 et de 337,5 en Angleterre ; de 8 1 et 457 en Belgique ! tant la poursuite du mariage est plus active chez ceux qui en ont déjà goûté! qui ont arrangé leur vie en vue de l'association conjugale. Les veuves elles-mêmes, malgré la sotte défaveur que certaines coutumes (et même la loi française!) font peser sur la veuve se remariant, les veuves elles-mêmes ont le plus souvent une nuptialité égale ou supérieure aux filles du même âge.
Pour l'Angleterre, la Belgique, la France et la Seine, voir l'article Mariage, p. 151.
Moins marquée en France, cette nuptialité plus grande des veuves est trèsprononcée dans les autres pays. Ainsi le rapport de la nuptialité des filles est à celle des veuves comme 130,5 : 167 de 20 à 25 ans; comme 101 : 153 de 25 à 30 ans; comme 58 : 104 de 30 à 35 ans; ainsi de suite. Pour l'Angleterre, où ces deux nuptialités des filles et des veuves sont comme 63 : 259 de 20 à 25 ans ; comme 88 : 231 de 25 à 30 ans ; comme 75 : 153 de 30 à 35 ans, etc. Différence de même ordre en Hollande, en Suisse; mais un fait encore plus inattendu et bien mis en lumière par M. Jacques Bertillon, c'est la forte nuptialité des divorcés dans les pays où le divorce existe et où leur nombre et leurs mariages sont relevés à part : tel est le cas de la Hollande et de la Suisse.
Le petit tableau numérique ci-joint résume les recherches de M. Jacques Bertillon sur ce sujet, et complète les tableaux que nous avons donnés à notre article Mariage.
Page 60, 8= et "" ligne, en partant du bas : au lieu de « sacrifier à un intérêt de santé un intérêt de fortune », lisez : « sacrifier un intérêt de santé à un intérêt de fortune ». Page 07, § 95, j'ai écrit : « ces testicules peuvent être restés dans l'abdomen et y avoir gardé leurs fonctions normales ».ll y a lieu de modifier cette appréciation trop optimiste, car cette supposition est aujourd'hui fort contestée. Le professeur Robin déclare ces organes privés de «permatozoaires ; les hommes ainsi.constitués ne seraient pas impuissants, mais stériles. Il est venu à ma connaissance deux cas confirmant cette opinion.
FRANCE (démographie).
NUPTIALITÉ PAR AGE ET PAR ÉTAT CIVIL (EMPRUNTÉ A JACQUES BERTILLON) : PAR lOOO MARIABLES DE CHAQUE GROUl'E d'aGE ET d'ÉTAT CIVIL, COMBIEN SE MARIENT